La Banque africaine de développement et les institutions saoudiennes renforcent leur partenariat pour stimuler les investissements en Afrique

Le Groupe de la Banque africaine de développement et le Royaume d’Arabie saoudite sont convenus de renforcer leur partenariat pour accélérer les investissements dans les secteurs clés de la croissance en Afrique, à l’issue d’entretiens de haut niveau à Washington. Lundi, le président de la Banque, M. Sidi Ould Tah, a rencontré respectivement le dirigeant de la Banque saoudienne d’import-export (Saudi EXIM), M. Saad Alkhalb, et le dirigeant du Fonds saoudien pour le développement (SFD), M. Sultan Abdulrahman Al-Marshad, en marge des Assemblées annuelles 2025 de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Les discussions ont porté sur l’élargissement du co-investissement dans les énergies renouvelables, les infrastructures commerciales et le développement social, y compris le logement abordable. Les deux parties ont décrit ces réunions comme marquant un nouveau chapitre dans les relations entre la Banque africaine de développement et l’Arabie saoudite, visant à promouvoir une croissance durable et la création d’emplois à travers l’Afrique. Le président Ould Tah et les responsables saoudiens ont noté que la Vision 2030 de l’Arabie saoudite et les priorités stratégiques des Quatre points cardinaux de la Banque africaine de développement étaient fortement alignées, notamment en ce qui concerne l’industrialisation verte, la facilitation du commerce, l’emploi des jeunes et l’intégration régionale. Le président du Groupe de la Banque a souligné les initiatives phares de la Banque, notamment Desert to Power, le programme des Zones spéciales de transformation agro-industrielle et l’Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique, comme autant d’opportunités clés pour les futurs partenariats et investissements saoudiens. Au cours des discussions avec Saudi EXIM, MM. Ould Tah et Alkhalb ont réaffirmé leur ambition commune d’élargir la collaboration en matière de financement du commerce, de garanties de crédit et de soutien aux exportations saoudiennes dans les projets d’infrastructure et industriels africains. Les deux dirigeants ont convenu d’approfondir leur coopération en matière de connaissance du marché, de renforcement des capacités et de mécanismes de cofinancement conjoints afin d’accroître les opportunités en matière de commerce et d’investissement à travers le continent. Lors des échanges avec le Fonds saoudien pour le développement, le président Ould Tah a souligné la volonté de la Banque de s’associer au cofinancement d’investissements du secteur public dans l’agriculture, l’énergie, les transports et la résilience climatique. Les deux institutions ont convenu d’intensifier leur collaboration structurée afin d’accroître l’impact sur le développement. Ces réunions ont réaffirmé l’engagement de l’Arabie saoudite à honorer sa promesse de 41 milliards de dollars en faveur de l’Afrique, dont 10 milliards de dollars de financements des exportations par l’intermédiaire de Saudi EXIM et 5 milliards de dollars de financement du développement par l’intermédiaire du Fonds saoudien. L’État du Golfe a annoncé ce plan lors du « New Africa Summit » en octobre 2024, s’engageant à établir un partenariat pour aider à combler les déficits de financement, créer des emplois, stimuler la croissance économique et améliorer les conditions de vie de millions de personnes en Afrique. La Banque africaine développement collabore avec les deux institutions pour canaliser ces ressources vers des projets transformateurs qui soutiennent la transformation économique de l’Afrique. Les Assemblées annuelles 2025 de la Banque mondiale, qui se sont ouvertes lundi sous le thème « Emploi — la voie de la prospérité », sont axées sur les stratégies mondiales en matière d’emploi et de croissance inclusive. La participation de M. Ould Tah souligne sa vision axée sur le renforcement des partenariats qui débloquent des opportunités à grande échelle pour les jeunes et stimulent une croissance économique durable dans toute l’Afrique. Afdb
17 pays s’engagent à mettre en œuvre des plans concrets pour améliorer l’accès à l’électricité dans le cadre de l’extension de la Mission 300

Dix-sept gouvernements africains se sont engagés (mercredi 24 septembre, Dnr) à mettre en œuvre des réformes et des plans concrets visant à améliorer l’accès à l’électricité dans le cadre de la Mission 300, un partenariat ambitieux mené par le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement, qui vise à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030. Lors du Bloomberg Philanthropies Global Forum, des Pactes énergétiques nationaux — des schémas directeurs concrets qui guident les dépenses publiques, suscitent des réformes et attirent les capitaux privés — ont été approuvés par le Bénin, le Botswana, le Burundi, le Cameroun, les Comores, la République du Congo, l’Éthiopie, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Kenya, le Lesotho, le Mozambique, la Namibie, Sao Tomé-et-Principe, la Sierra Leone et le Togo. « L’électricité est la base de l’emploi, des opportunités et de la croissance économique », a déclaré Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale. « C’est pourquoi la Mission 300 est plus qu’un objectif : elle forge des réformes durables qui réduisent les coûts, renforcent les services publics et attirent les investissements privés. » Depuis le lancement de la Mission 300, 30 millions de personnes ont déjà été raccordées, et plus de 100 millions sont dans le pipeline. « Une énergie fiable et abordable est le multiplicateur le plus rapide pour les petites et moyennes entreprises, la transformation agricole, le travail numérique et la création de valeur industrielle », a déclaré le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Sidi Ould Tah. « Donnez de l’énergie à un jeune entrepreneur, et vous lui donnez une rémunération. » Les Pactes énergétiques nationaux sont au cœur de la Mission 300. Ils ont été élaborés et approuvés par les gouvernements avec le soutien technique des partenaires au développement. Adaptés au contexte de chaque pays, ces plans d’action concrets intègrent trois axes principaux : les infrastructures, le financement et les politiques. Plus tôt dans l’année, des Pactes énergétiques ont été approuvés par le Tchad, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, le Libéria, Madagascar, le Malawi, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Tanzanie et la Zambie, qui se sont engagés à mettre en œuvre plus de 400 mesures politiques visant à renforcer les services publics, réduire les risques pour les investisseurs et supprimer les goulets d’étranglement. Le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement travaillent avec des partenaires, tels que la Fondation Rockefeller, l’Alliance mondiale pour l’énergie au service des populations et de la planète (la GEAPP), Énergie durable pour tous (SEforALL) et le fonds fiduciaire du Programme d’assistance à la gestion du secteur énergétique (ESMAP) de la Banque mondiale afin d’harmoniser les efforts en faveur de l’électrification de l’Afrique. De nombreux partenaires au développement et institutions financières de développement soutiennent également les projets de la Mission 300 par le biais de cofinancements et d’une assistance technique.
La Banque africaine de développement et la République du Congo signent le protocole d’accord pour l’organisation des assemblées annuelles 2026

Le Groupe de la Banque africaine de développement et la République du Congo ont signé, vendredi 19 à Brazzaville, un protocole d’accord ainsi que le premier aide-mémoire en vue de l’organisation des prochaines Assemblées annuelles de l’institution, prévues du 25 au 29 mai 2026 dans la capitale congolaise. La cérémonie s’est tenue en présence de Anatole Collinet Makosso, Premier ministre de la République du Congo ainsi que d’autres membres du gouvernement congolais. Les Assemblées annuelles 2026, du Groupe de la Banque comprendront la 61ᵉ Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement et la 52ᵉ Assemblée du Fonds africain de développement, guichet de prêts à taux concessionnels du Groupe destiné aux pays africains à faible revenu. Le protocole d’accord, qui précise le cadre juridique et organisationnel de la rencontre, a été paraphé par Ludovic Ngatsé, ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale et gouverneur de la Banque pour la République du Congo, et par Vincent O. Nmehielle, Secrétaire général du Groupe de la Banque africaine de développement. La signature du protocole d’accord et de l’aide-mémoire intervient au terme de la première mission préparatoire des Assemblées annuelles menée par une délégation du Groupe de la Banque entre le 11 et le 19 septembre au Congo. Pour le ministre Ngatsé, « cette première mission d’organisation des 61ème Assemblées du Groupe de la Banque a été utile et riche. Utile, car elle a permis aux parties d’échanger sur les cadres organisationnels mis en place de part et d’autre, en vue de disposer de structures institutionnelles dédiées … riche, car elle nous a tous permis non seulement de prendre la mesure de nos engagements, mais également de mieux connaitre les différentes tâches qui nous incombent ». Cette signature marque une étape importante dans le programme des Assemblées annuelles 2026. Elle reflète une compréhension commune des conditions nécessaires à sa réussite ainsi qu’un engagement partagé dans des domaines clés comme l’organisation logistique, la sécurité, l’accueil, les services linguistiques, l’hébergement, les transports, les technologies de l’information et les réunions statutaires. « Par la signature de ce protocole d’accord, le gouvernement de la République du Congo s’engage à fournir les biens et services nécessaires à l’organisation efficace et au bon déroulement des Assemblées annuelles, conformément aux règles et procédures de la Banque en matière de passation de marchés. Par un dialogue permanent avec le pays hôte, la Banque s’emploiera également à garantir le respect des normes de qualité des Assemblées annuelles à tout moment », a déclaré M. Nmehielle. Rendez-vous statutaire du Groupe de la Banque, ces Assemblées permettent aux Conseils des gouverneurs et à la direction de l’institution de dresser le bilan de l’année écoulée et d’adopter des résolutions stratégiques pour accélérer le développement du continent. Parallèlement à cette signature et afin de préparer efficacement l’échéance de mai 2026, les deux parties ont également officialisé le premier aide-mémoire de la mission préparatoire. Ce document a été paraphé le même jour par Sylvain Lekaka, directeur de cabinet du ministre congolais de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, et par André Basse, chef de la Division du protocole, des privilèges et immunités du Groupe de la Banque africaine de développement. Premier d’une série de trois, cet aide-mémoire détaille les travaux à réaliser par les autorités congolaises afin d’assurer une organisation fluide et offrir une expérience optimale aux représentants des gouvernements, partenaires et autres parties prenantes. Les Assemblées annuelles du Groupe de la Banque attirent chaque année plus de 3 000 participants : gouverneurs et administrateurs de la Banque, partenaires du développement, philanthropes, chercheurs, acteurs du secteur privé, représentants de la société civile, médias, ainsi que les équipes dirigeantes et le personnel de l’institution. Leur tenue dans un pays membre obéit à un principe de rotation. La République du Congo accueillera les Assemblées pour la deuxième fois depuis la création de l’institution en 1964, après une première édition en 1984 à Brazzaville. Les Assemblées 2026 seront les premières à se dérouler sous la présidence de M. Sidi Ould Tah, élu le 29 mai dernier à la tête du Groupe de la Banque. La coopération entre le Groupe de la Banque africaine de développement et la République du Congo a démarré en 1972. Depuis, l’institution a approuvé des projets et programmes pour une valeur cumulée de 1,27 milliard de dollars. Le 30 juin 2025, le portefeuille actif du Groupe de la Banque au Congo comptait neuf opérations souveraines pour un engagement total d’environ 223,3 millions de dollars américains, reparti entre les secteurs suivants : transports, agriculture, finance, énergie et eau & assainissement. Afdb
Forum national sur l’assainissement au Tchad : la Banque africaine de développement réaffirme son engagement à accompagner le pays vers l’accès universel aux services d’assainissement

Dans le cadre du tout premier Forum national sur l’assainissement au Tchad, tenu du 2 au 4 septembre derniers à N’Djamena, le Groupe de la Banque africaine de développement a confirmé son engagement à soutenir les efforts déployés par les autorités tchadiennes pour atteindre l’accès universel aux services d’assainissement. Organisé par le ministère de l’Eau et de l’Énergie, l’évènement était placé sous le haut patronage du Premier ministre tchadien, Allamaye Halina, autour du thème suivant : « Enjeux, défis et perspectives de l’assainissement au Tchad ». Il a réuni un large éventail d’acteurs publics, dont les principaux ministères et administrations concernés par la problématique, ainsi que les municipalités de N’Djamena, Abéché et Moundou. Parmi les partenaires techniques et financiers figuraient la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, l’Union européenne, l’UNICEF, l’Ambassade du Royaume-Uni, l’ONG Internationale « Eau et Assainissement pour l’Afrique », la Coopération Suisse, LM international, l’Agence française de développement ou encore l’Organisation mondiale de la Santé. Le forum a pu compter sur la participation d’experts du Burkina Faso, du bureau régional de l’UNICEF pour l’Afrique centrale et de l’Ouest, d’ONG, d’associations de jeunes, de représentants des communautés, de chercheurs et structures spécialisées. Pour Claude N’Kodia, responsable par intérim du bureau pays du Groupe de la Banque au Tchad, « Garantir un accès universel à des services d’assainissement gérés en toute sécurité n’est pas une utopie, mais un objectif tout à fait réalisable. La Banque africaine de développement est prête à accompagner le Tchad avec ses instruments financiers et son expertise technique pour transformer cette ambition en réalité. » Représentant le Premier ministre, le ministre d’État chargé de l’Enseignement supérieur, Tom Erdimi, a souligné que le Forum constituait un rendez-vous crucial pour l’avenir sanitaire, environnemental et économique de son pays. « L’assainissement est […] un déterminant majeur de la santé publique, un fondement de la dignité humaine et un socle du développement durable. Ce forum doit nous permettre […] de tracer une feuille de route nationale réaliste et de mobiliser toutes les énergies pour améliorer durablement le cadre de vie des Tchadiens », a-t-il affirmé. Le Tchad fait face à d’importants défis dans le domaine de l’assainissement : plus de 82 % des habitants ne disposent pas d’installations sanitaires adéquates, 63 % pratiquent encore l’élimination à l’air libre, et seul 11 % ont accès à des services gérés en toute sécurité. Cette situation, qui engendre des pertes économiques estimées à 129,5 millions millions de dollars par an, constitue une menace majeure pour la santé publique, l’environnement et le développement socioéconomique du pays. Le forum a permis de dresser un état des lieux, de partager des expériences et de proposer des solutions concrètes en matière de gestion des excreta, des eaux usées, des déchets solides et spéciaux ainsi que des eaux pluviales. Les participants ont ainsi formulé plusieurs recommandations fortes : renforcer le cadre légal et réglementaire de l’assainissement ; rendre fonctionnel le mécanisme de coordination intersectorielle ; allouer une ligne budgétaire spécifique représentant au moins 0,5 % du PIB ; lancer une campagne nationale inclusive sur la gestion des déchets et la lutte contre l’élimination à l’air libre ; créer un Office national de l’assainissement. Les collectivités territoriales ont été appelées à intégrer l’assainissement dans leurs plans locaux et à renforcer leurs dispositifs de gestion des déchets, tandis que les partenaires techniques et financiers ont été invités à poursuivre leur appui stratégique et à soutenir la numérisation et le suivi-évaluation des programmes. Djamal Yaya Moussa, qui est maire de la commune du 1er arrondissement de N’Djamena, a abondé dans ce sens : « l’assainissement est au cœur de la mission des municipalités. Ce forum constitue un véritable contrat social, qui engage l’État, les partenaires, et surtout la population, acteur principal de l’assainissement. Son enjeu majeur est de susciter un changement durable des comportements afin que chacun adopte des pratiques responsables et contribue à un cadre de vie plus sain et plus républicain. » Chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur « Eau, Hygiène et Assainissement » au Tchad, le Groupe de la Banque a tenu également à rappeler ses engagements à travers des projets structurants : le Programme national d’alimentation en eau potable et d’assainissement en milieu rural (PNAER), financé à hauteur de 21,67 millions de dollars, a permis la réalisation de 366 latrines, 570 lave-mains et des campagnes de sensibilisation ayant réduit de moitié la prévalence des maladies hydriques ; le Programme d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement en milieux semi urbain et rural (PAEPA SUMR) phase I et II, qui couvre onze provinces fragiles du Tchad, vise à améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, tout en renforçant la résilience des communautés. Avec des investissements intégrant l’économie circulaire, l’autonomisation des femmes et l’adaptation climatique pour des montants respectifs de 23, 26 millions de dollars pour la phase 1 et de 38, 32 millions de dollars pour la phase 2, le programme contribue à réduire les inégalités, créer des emplois et améliorer durablement la santé publique. Ces projets traduisent l’approche inclusive de la Banque africaine de développement, qui considère l’assainissement comme un préalable à la santé, à la dignité humaine et à la réduction de la pauvreté. En sa qualité de vice-présidente du comité d’organisation de l’évènement, la Banque africaine de développement a joué un rôle moteur dans la conception, la préparation et le déroulement des travaux du forum. Son implication illustre le rôle central qu’elle occupe dans le secteur « Eau, Hygiène et Assainissement » au Tchad, et son engagement constant à accompagner le gouvernement et les communautés du pays dans la recherche de solutions durables et inclusives.
M. Sidi Ould Tah prend ses fonctions en tant que neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement

Une nouvelle page d’histoire s’est ouverte aujourd’hui au moment où M. Sidi Ould Tah a prêté serment en tant que neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement. À 11h04 très précisément (heure d’Abidjan), par un lundi matin pluvieux, M. Tah a prêté serment, assumant la direction de la première institution financière de développement en Afrique et succédant ainsi à M. Akinwumi Adesina à l’issue de ses deux mandats successifs. Le président de la Côte d’Ivoire, M. Alassane Ouattara, et son homologue mauritanien, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ont honoré de leur présence la cérémonie officielle qui s’est déroulée au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. Les anciens présidents du Groupe de la Banque, M. Akinwumi Adesina et M. Donald Kaberuka, ainsi que les membres du Conseil des gouverneurs du Groupe de la Banque, y compris ses administrateurs, le personnel de l’institution et des personnalités internationales de haut rang, étaient présents pour assister à cette passation de pouvoir. Le ministre de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale de la République du Congo, M. Ludovic Ngatsé, en sa qualité de président du Conseil des gouverneurs du Groupe de la Banque, a présidé la cérémonie de prestation de serment. De nationalité mauritanienne M. Tah, âgé de 60 ans, a été élu, le 29 mai dernier, avec plus de 76 % des voix des actionnaires, ce qui représente la plus forte marge obtenue par un président élu pour un premier mandat à la tête de l’institution. Le président Ouattara a qualifié ce changement de direction de « jalon historique dans la vie de notre institution panafricaine », et a déclaré qu’il « ouvrait la voie à une nouvelle ère d’espoir pour la Banque ». Dans son discours de félicitations prononcé immédiatement après la cérémonie de prestation de serment, le président Ghazouani a souligné que M. Tah avait « la lourde responsabilité de veiller à ce que la Banque renforce son rôle clé dans la promotion du développement économique et social du continent, afin qu’elle reste un levier à part entière pour répondre aux aspirations des Africains à la paix, à la prospérité et au développement ». Le président Ghazouani a exprimé sa confiance dans la capacité du nouveau président du Groupe de la Banque à tenir ses promesses pour le continent. « Nous serons la banque qui comblera les fossés entre les régions, entre les ambitions et la mise en œuvre, entre le public et le privé, entre l’urgence et la bureaucratie. Allons de l’avant ensemble, avec célérité, avec unité et avec une responsabilité sans faille », a déclaré M. Sidi Ould Tah dans son discours d’investiture, qui a reçu un accueil très favorable. M. Tah a présenté les quatre points cardinaux de sa stratégie, qui comprennent une écoute attentive, le lancement d’un programme de réformes accéléré, l’approfondissement des partenariats et l’accélération des solutions concrètes comme priorités fondamentales qui guideront sa présidence au cours des cent premiers jours de son mandat. Le nouveau président a réaffirmé que la Banque serait « attentive, réactive et capable de fixer les priorités qui comptent ». M. Tah a ensuite souligné que la Banque renforcerait ses partenariats en travaillant en étroite collaboration avec les gouvernements, le secteur privé et les partenaires internationaux, « afin qu’ensemble, nous créions un cadre financier qui serve l’Afrique selon ses propres conditions ». M. Tah a salué la présence des partenaires de la Banque, notamment Finance en commun, l’Alliance des institutions financières africaines, le Club international de financement du développement et le Groupe de coordination arabe, et s’est déclaré prêt « à étendre le partenariat de la Banque à de nouveaux acteurs tels que les fonds souverains, les fonds de pension, et d’autres ». Par ailleurs, il s’est engagé à « revoir d’urgence nos modèles d’investissement afin d’y inclure un pilier dédié à l’investissement dans la paix ». Le président Tah a affirmé son intention d’organiser « dans les prochains jours » une réunion publique pour le personnel de la Banque, qu’il a qualifié de « ressource la plus précieuse de l’institution ». M. Tah a envisagé le rôle essentiel que peut jouer la Banque en tant que guide pour un continent confronté aux défis du 21e siècle en matière de démographie, de technologie et de changement climatique : « L’Afrique doit regarder vers le nord, le sud, l’est et l’ouest, non pas pour imiter, mais pour puiser la sagesse et la force dans toutes les directions, tout en définissant sa propre voie. À l’instar d’un navigateur guidé par sa boussole, la Banque devrait aider l’Afrique à naviguer vers une autonomie accrue, une ambition accrue et une plus grande capacité d’action », a-t-il suggéré. Il a toutefois souligné que ce rôle important de leadership dans l’élaboration de solutions universelles « façonnées par les perspectives, les priorités et l’autonomie africaines » doit être abordé de manière sélective, affirmant que « la Banque africaine de développement ne doit pas chercher à être tout pour tout le monde. Elle doit se concentrer sur les domaines où elle peut avoir le plus d’impact, toujours dans un esprit de partenariat ». M. Tah est l’ancien président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), où il a supervisé une transformation institutionnelle historique. Sous sa présidence, les actifs de la BADEA sont passés de quatre milliards à près de sept milliards de dollars, les approbations annuelles ont été multiplié par douze et les décaissements par fois ; l’institution a obtenu la notation de crédit AA+/AAA. M. Tah apporte à la présidence du Groupe de la Banque africaine de développement plus de quatre décennies d’expérience reconnue dans le domaine des banques de développement, de la politique économique et de la transformation institutionnelle. Il a également occupé les fonctions de ministre de l’Économie et des Finances de Mauritanie entre 2008 et 2015, et de gouverneur de la Mauritanie au sein des conseils d’administration de la Banque africaine de développement, de la Banque mondiale et de la Banque islamique de développement, entre autres. Parlant couramment
Congo : Léandre Bassolé, nouveau directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale effectue sa première visite officielle à Brazzaville pour renforcer le partenariat

Le nouveau directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale, Léandre Bassolé, a réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner le Congo dans la réalisation de ses priorités de développement durable. Nommé en avril 2025, M. Bassolé a conduit une mission du 4 au 7 août à Brazzaville pour prendre contact avec les autorités nationales, renforcer le dialogue stratégique, faire le point sur l’état de mise en œuvre des projets financés par le Groupe de la Banque et identifier de nouvelles opportunités de coopération dans le cadre du Document de stratégie pays 2023–2028 et du Plan national de développement 2022-2026. Cette mission intervient à un moment particulièrement stratégique de la coopération entre le Groupe de la Banque et la République du Congo. Le pays, qui a signé en 2012, un accord de siège avec le Groupe de la Banque africaine de développement accueillera en mai prochain, les 61e Assemblées annuelles du Groupe de la Banque. « La visite s’inscrit dans une volonté affirmée du Groupe de la Banque africaine de développement de renforcer sa proximité avec ses pays membres régionaux notamment ceux d’Afrique centrale et de consolider des partenariats fondés sur l’impact et la redevabilité », a déclaré M. Bassolé. Avec le ministre de l’Économie, du Plan, et de l’Intégration régionale, M. Ludovic Ngatsé, également gouverneur de la Banque pour le Congo et président du Conseil des gouverneurs du Groupe de la Banque, M. Bassolé a salué l’excellente qualité du partenariat entre la Banque et le Congo. Il a réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner le pays dans la mise en œuvre du Plan national de développement 2022–2026 et dans la préparation des prochaines Assemblées annuelles. Une première mission préparatoire du Groupe de la Banque est attendue du 11 au 19 septembre 2025 à Brazzaville pour des discussions avec les autorités sur la tenue de ces assises. M. Bassolé a réitéré la pleine disponibilité de la Banque à accompagner les autorités congolaises pour le succès de l’événement. Au cours de son séjour, M. Bassolé a eu des entretiens de haut niveau avec plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres en charge des Finances, Christian Yoka, de l’Énergie et de l’Hydraulique, Emile Ouosso, de l’Agriculture de l’élevage et de la pêche, Paul Valentin Ngobo, de l’Aménagement du Territoire et des Grands Travaux, Jean Jacques Bouya, et des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Léon Juste Ibombo. Ces échanges ont permis de passer en revue les principaux projets en cours dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, du numérique et des infrastructures. Ils ont surtout porté sur les conditions nécessaires à l’accélération de la mise en œuvre des projets du Groupe de la Banque au Congo et particulièrement du Projet de développement des chaînes de valeur agricoles (PRODIVAC), ainsi que sur la finalisation du Data Center national et des projets structurants à fort impact socioéconomique. Les entretiens avec le ministre Yoka, gouverneur suppléant de la Banque pour le Congo ont porté sur les possibilités de mobilisation de financements additionnels pour le Congo, l’état d’avancement des réformes macroéconomiques et les engagements du gouvernement en matière de discipline budgétaire. La Banque a salué les efforts des autorités congolaises pour assainir les finances publiques, ouvrant la voie à la reconstitution d’une marge d’emprunt à partir de 2026. Dans le secteur des énergies et de l’hydraulique, les échanges avec le ministre Ouosso ont porté sur les enjeux de développement du secteur notamment sur les différentes études de faisabilité en cours, la préparation du Compact énergétique dans le cadre de la Mission 300 et la mobilisation de financements pour le futur Projet d’amélioration de la performance et de l’accès du secteur électrique (PAPASE). Quant au secteur de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, les deux parties ont mis l’accent sur la réorientation de la gestion du Projet de développement des chaînes de valeur agricoles afin d’en accélérer les résultats, l’importance de renforcer les équipes de coordination et d’opérationnaliser les antennes du projet, ainsi que sur les perspectives liées au développement des zones agricoles prioritaires. Accord pour le rebasage du PIB congolais La Banque africaine de développement et le gouvernement ont signé un accord de don d’environ 600 000 dollars américains. Ces ressources qui proviennent du Fonds d’assistance technique pour les pays à revenu intermédiaire visent à appuyer le rebasage du produit intérieur brut (PIB) du Congo à travers le basculement du Système de comptabilité nationale de 1993 à celui de 2008. La Banque entend renforcer les capacités du pays à produire des données macroéconomiques fiables, désagrégées et conformes aux normes internationales afin de mieux refléter les évolutions récentes de l’économie nationale. « Ce projet vise à faire en sorte que le PIB du Congo soit évalué à sa juste valeur, a souligné M. Ngatsé. Cela engendrera des changements substantiels. Le ratio d’endettement pourra nettement baisser, ce qui renforcera la transparence et la crédibilité de notre pays vis-à-vis des partenaires techniques et financiers. Le rebasage est aussi un levier puissant pour améliorer notre profil de risque et mobiliser davantage de ressources pour le développement. » « Le rebasage du PIB n’est pas un simple exercice statistique, a rappelé M. Bassolé. C’est une démarche stratégique qui permettra au Congo de mieux refléter la réalité de son économie, d’améliorer ses indicateurs macroéconomiques clés et de renforcer sa crédibilité auprès des investisseurs et partenaires techniques et financiers. » Visite de terrain et dialogue avec les partenaires au développement Le directeur général et le ministre de l’Agriculture se sont rendus sur le terrain pour visiter la Zone agricole protégée de Bambou-Mingali, à 65 kilomètres au nord de Brazzaville dans le cadre du Projet de développement des chaînes de valeur agricoles, en particulier les initiatives en faveur de l’insertion socioéconomique des jeunes dans les filières agricoles. La mission de la Banque a également eu des échanges de haut niveau avec le coordonnateur résident du Système des Nations unies et plusieurs chefs d’agences partenaires. Il s’est agi d’échanger sur la coordination des interventions, l’alignement des priorités et les complémentarités à
La République du Congo et la Banque africaine de développement signent un accord de don de 602 000 dollars pour appuyer le rebasage des comptes nationaux

Le ministre congolais de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale, Ludovic Ngatsé, gouverneur de la Banque pour la République du Congo et le directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale, Léandre Bassolé, ont signé, le 4 août 2025, à Brazzaville, un accord de don d’un montant de 602 000 dollars américains (380 millions de francs CFA) destiné à soutenir l’opération de rebasage des comptes nationaux du pays, c’est-à-dire, la révision complète de la base de calcul des indicateurs économiques nationaux pour refléter plus fidèlement l’évolution réelle de l’économie. Le don, provenant des ressources du Fonds d’assistance technique pour les pays à revenu intermédiaire, contribuera à faciliter la transition vers le Système de comptabilité nationale de 2008 (SCN 2008), un cadre méthodologique conforme aux normes internationales, qui remplacera ainsi à termes, l’actuel système utilisé au Congo (SCN 1993). Il préparera également le pays à la transition vers le SCN 2025, tout récemment adopté par les Nations unies, qui, parmi ses innovations majeures, prend en compte les biens et services environnementaux dans la mesure de la richesse nationale, un enjeu crucial pour un pays comme le Congo, riche en ressources naturelles. Le projet consiste notamment à élaborer une nouvelle année de base pour les comptes nationaux, afin de remplacer celle actuellement en vigueur qui date de 2005. Cette révision prendra en compte de nouveaux secteurs économiques jusqu’alors sous-estimés ou non comptabilisés de manière adéquate, tels que les services numériques, les télécommunications, l’économie informelle, les institutions à but non lucratif ou encore les services financiers digitaux. « Ce projet vise à garantir que le PIB du Congo soit évalué à sa juste valeur. Cela engendrera des changements significatifs », a déclaré M. Ludovic Ngatsé. « Le ratio d’endettement pourrait nettement baisser, tout comme l’amélioration de certains indicateurs macroéconomiques, ce qui renforcera la transparence et la crédibilité de notre pays vis-à-vis des partenaires techniques et financiers. Le rebasage constitue également un levier puissant pour améliorer notre profil de risque et mobiliser davantage de ressources pour le développement », a-t-il expliqué. Des impacts attendus sur les finances publiques et la transparence Une fois achevé, le rebasage permettra probablement une révision significative à la hausse du PIB nominal du pays ce qui aura pour effet de réduire mécaniquement les ratios dette/PIB et déficit/PIB, qui sont des indicateurs clés pour l’évaluation de la soutenabilité de la dette d’un pays. Une meilleure évaluation de ces indicateurs améliorera le profil de risque du Congo sur les marchés financiers internationaux et facilitera l’accès à des financements à des conditions plus favorables. « Disposer d’indicateurs économiques crédibles est essentiel pour piloter et mettre en œuvre des politiques publiques efficaces. Ce rebasage permettra d’ancrer les décisions économiques du Congo dans la réalité actuelle de son économie. Il renforcera la gouvernance économique, améliorera la visibilité du pays sur les marchés et permettra de mieux intégrer les enjeux de durabilité et d’environnement dans la mesure de la richesse nationale », a déclaré M. Bassolé. Afdb
La République centrafricaine et le Groupe de la Banque africaine de développement lancent un ambitieux programme de valorisation des ressources en eau de l’Oubangui

Le gouvernement centrafricain et le Groupe de la Banque africaine de développement, ont lancé mardi 5 août 2025 à Bangui, le Programme régional d’appui au développement des infrastructures et à la valorisation des ressources en eau transfrontalières entre la République centrafricaine et la République démocratique du Congo (PREDIRE). Bertrand Arthur Piri, ministre du Développement de l’énergie et des Ressources hydrauliques et Mamady Souaré, chef du bureau pays du Groupe de la Banque en Centrafrique ont présidé la cérémonie de lancement à laquelle ont assisté d’autres membres du gouvernement. Éric Mathieu Rokosset Kamo (ministre de l’Équipement et des Travaux publics), Ernest Mada (ministre- secrétaire général du gouvernement), Nicaise Nassin (Sécurité publique), Bruno Yapandé (Administration du territoire et Décentralisation), Marcel Dimasse (Fonction publique et Réforme administrative) et Obed Namsio (représentant le ministre de l’Économie, du Plan et de Coopération). Des responsables locaux, des partenaires techniques et financiers de la Centrafrique, des représentants de la société civile et de nombreux invités ont assisté à l’évènement. Le Programme régional d’appui au développement des infrastructures et à la valorisation des ressources en eau transfrontalières entre la République Centrafricaine et la République démocratique du Congo vise à mettre en valeur les immenses ressources en eau du bassin de l’Oubangui en transformant durablement les conditions de vie socio-économiques des populations riveraines, tout en consolidant l’intégration régionale. Il est financé par la Banque africaine de développement à hauteur de 121 millions de dollars américains. Le projet sera mis en œuvre sur cinq ans de novembre 2024 à novembre 2029. « Le PREDIRE s’inscrit dans la vision du président de la République, Faustin Archange Touadera, en faveur d’un développement durable et inclusif fondé sur l’accès équitable à l’eau potable, à l’assainissement, à la sécurité alimentaire et à la protection de l’environnement », a déclaré le ministre Piri. « Il témoigne également de la solidité du partenariat entre la République centrafricaine et la Banque africaine de développement, partenaire privilégiée du développement du pays. » a-t-il ajouté. Structuré autour du nexus eau–sécurité alimentaire–climat, le programme comprend deux sous-programmes complémentaires. Le premier sous-programme, lancé mardi, se concentre sur l’amélioration du système d’information hydrologique du bassin de l’Oubangui, la préparation des investissements futurs, ainsi que la réalisation d’infrastructures d’eau, d’assainissement et d’hygiène résilientes au climat. Le second sous-programme, en cours de préparation, portera sur le financement d’infrastructures de captage pour le Programme de transformation de l’agriculture en République démocratique du Congo (RDC), l’amélioration de la navigation fluviale sur l’ensemble du bassin de l’Oubangui concernant la Centrafrique, la RDC et le Congo, ainsi que la protection et la résilience des communautés vulnérables face aux effets du changement climatique. « En s’appuyant sur une approche intégrée et inclusive, le PREDIRE contribuera à renforcer la résilience climatique des communautés, tout en stimulant la croissance économique à travers des services d’eau, de navigation et d’agriculture durable », a déclaré M. Souaré. Il a souligné que « 100 % du financement est dédié à la lutte contre les effets du changement climatique, ce qui en fait un projet emblématique du portefeuille climatique de la Banque ». Le programme ambitionne d’améliorer la gestion durable des ressources hydriques partagées du bassin transfrontalier de l’Oubangui, tout en favorisant le développement d’infrastructures essentielles à la sécurisation de l’eau pour les populations, l’agriculture et les industries de transformation des produits agricoles. Il prévoit également le renforcement des capacités institutionnelles des acteurs nationaux et régionaux, notamment la Commission Internationale du Bassin Congo-Oubangui-Sangha (CICOS) et la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), en matière de gouvernance des ressources en eau et de gestion intégrée du bassin. La composante centrafricaine du programme prévoit notamment la construction d’une nouvelle station de pompage d’eau brute de 6 500 m³/h, une unité de traitement d’eau de même capacité, une station de stockage de 50 000 m³, l’extension de 208 kilomètres de réseau de distribution, la réalisation de 15 000 branchements sociaux ainsi que la construction du nouveau siège de la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA). La zone d’intervention du programme couvre les provinces de Nord-Ubangi, du Sud-Ubangi et de de Mongala en RDC, ainsi que le Grand Bangui en Centrafrique. Plus de 2,4 millions de personnes (dont 51 % de femmes), bénéficieront directement du projet. 69 % de ces bénéficiaires vivent en situation de pauvreté absolue, tandis que 71 % sont des jeunes, dont au moins 50 % de filles. Le projet génèrera 3 400 emplois, dont 1 200 permanents, grâce aux travaux d’infrastructure, aux formations à l’entrepreneuriat, à la fourniture de services d’eau et d’assainissement, et à l’amélioration de la navigation fluviale. Par ailleurs, en collaboration avec le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), un programme spécifique de résilience et de cohésion sociale sera mis en œuvre au profit de 25 000 personnes. En matière de gouvernance, le projet prévoit de renforcer les capacités de plus de 1300 acteurs. 100 % des femmes ciblées bénéficieront de renforcement de compétences au sein des institutions nationales, régionales et communautaires impliquées dans la préservation des ressources partagées. Afdb