République centrafricaine : la Banque africaine de développement et la société civile s’engagent pour un développement inclusif et durable dans le pays

République centrafricaine : la Banque africaine de développement et la société civile s’engagent pour un développement inclusif et durable dans le pays

Le groupe de la Banque africaine de développement et la société civile centrafricaine se sont engagés à œuvrer ensemble pour un développement durable et inclusif dans le pays. Cette collaboration cruciale permettra de garantir que les interventions de la Banque soient en parfaite adéquation avec les besoins et les priorités du peuple centrafricain. C’est ce qui ressort de la rencontre consultative organisée à Bangui, le 30 avril dernier. La rencontre a permis de présenter les principaux constats et recommandations de la Note de diagnostic pays élaborée par la Banque pour la Centrafrique. Les axes prioritaires identifiés concernent la gouvernance institutionnelle et économique, le développement du capital humain et inclusion sociale, la valorisation et transformation du capital naturel, la connectivité nationale et régionale, l’agriculture et le développement rural. Les représentants des organisations de la société civile, dont des membres du Consortium des organisations de la société civile centrafricaine, ont activement participé à la discussion, partageant leurs expertises et perspectives uniques sur les défis spécifiques auxquels la Centrafrique est confrontée. Saluant l’initiative de la Banque, ils ont formulé des recommandations concrètes pour documenter la finalisation de la Note de diagnostic pays et la conception de programmes d’intervention de la Banque plus adaptés aux réalités du pays. Il s’agit notamment de : La Banque a réitéré son engagement à prendre en compte ces recommandations et à renforcer son partenariat avec la société civile centrafricaine. Ensemble, ils s’engagent à bâtir un avenir meilleur pour la République centrafricaine, un avenir marqué par un développement durable, inclusif et prospère, répondant aux attentes du peuple centrafricain. « La consultation et l’implication de la société civile sont primordiales pour l’élaboration de nos stratégies. Cette rencontre témoigne de notre volonté de travailler main dans la main avec les acteurs de terrain pour que nos actions répondent aux aspirations profondes des Centrafricains », a déclaré Mamady Souaré, responsable pays de la Banque en République centrafricaine. « Nous saluons l’engagement de la Banque à impliquer la société civile dans l’élaboration de sa Note de diagnostic pays, a indiqué Gilbert Nengbi Kovoungbo, coordonnateur national du Consortium des organisations de la société civile centrafricaine. Cette démarche participative est essentielle pour garantir que les projets de la Banque répondent aux attentes de la population et contribuent à un développement équitable et pérenne en Centrafrique ».

La Banque africaine de développement plaide pour l’expansion de l’agritech, des partenariats et de l’accès aux engrais à un prix abordable

La Banque africaine de développement plaide pour l’expansion de l’agritech, des partenariats et de l’accès aux engrais à un prix abordable

Le Groupe de la Banque africaine de développement s’appuiera, cette semaine, sur sa solide expertise et son pouvoir de mobilisation pour souligner le rôle crucial des technologies agricoles, des engrais et des sols sains dans la promotion d’une croissance agricole durable lors du Sommet africain sur les engrais et la santé des sols à Nairobi. Représentant le président de la Banque, Akinwumi Adesina, la vice-présidente chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social, Beth Dunford, conduira une délégation d’experts dans les domaines de l’agriculture, de l’agro-industrie, des engrais et des partenariats à ce sommet. Cet événement permettra d’explorer des solutions face au déclin généralisé de la qualité des sols agricoles et de dégager un consensus sur un plan d’action africain pour les engrais et la santé des sols. Le sommet adoptera également une initiative de la Commission de l’Union africaine visant à améliorer la santé et la productivité des sols africains. Plus de 1 500 participants venus de tout le continent africain sont attendus à Nairobi, dont des chefs d’État et des ministres.   Mme Dunford s’exprimera lors d’un événement parallèle intitulé « Dakar 2, l’état des engrais et de la santé des sols en Afrique : politique, gouvernance et cadre institutionnel pour accélérer les Pactes de fourniture de denrées alimentaires et de produits agricoles des pays ». Organisée par le réseau Leadership for Agriculture, un partenariat entre la Banque africaine de développement, la Fondation Bill & Melinda Gates et la Fondation Rockefeller, cette session réunira des représentants des ministères de l’Agriculture, du secteur privé et d’autres parties prenantes afin de mettre en lumière les efforts fructueux déployés par l’Éthiopie et le Mali pour intensifier les actions en faveur de la santé des sols, accroître la productivité des cultures et renforcer les moyens de subsistance des populations rurales. Elle fera progresser la mise en œuvre des Pactes de fourniture de denrées alimentaires et de produits agricoles afin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, résultant du Sommet Dakar 2 « Nourrir l’Afrique », qui s’est tenu en janvier 2023 au Sénégal. Mme Dunford prononcera également l’allocution d’ouverture d’un événement parallèle organisé conjointement par le Groupe de la Banque, l’Union africaine et le Département d’État américain, qui se tiendra le 7 mai. Intitulé « Promouvoir l’Initiative en faveur des sols en Afrique grâce à la Vision pour des cultures et des sols adaptés », cet évènement présentera la relation stratégique et en constante évolution entre la Banque africaine de développement et l’initiative Vision pour des cultures et des sols adaptés (VACS), qui vise à bâtir des systèmes alimentaires résilients fondés sur des cultures diversifiées, nutritives et adaptées au climat, cultivées dans des sols sains et fertiles. L’initiative VACS est alignée sur le programme appelé « Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine » (TAAT) de la Banque. Ce programme fournit des semences certifiées résistantes à la chaleur et à la sécheresse et d’autres semences climato-intelligentes à des millions de petits exploitants agricoles africains afin de produire 120 millions de tonnes supplémentaires de denrées alimentaires en Afrique et de sortir 130 millions de personnes de la pauvreté. Parmi les autres intervenants du sommet figurent l’ambassadrice Josefa Leonel Correia Sacko, commissaire à l’agriculture et à l’économie rurale de l’Union africaine, et Cary Fowler, envoyé spécial des États-Unis pour la sécurité alimentaire. Richard Ofori-Mante, directeur du Financement agricole et du Développement rural à la Banque africaine de développement, et Marie Claire Kalihangabo, coordinatrice du Mécanisme africain de financement du développement des engrais (MAFDE), participeront à un événement parallèle intitulé « Finance, alimentation et engrais : comment la crise de la dette affecte les marchés des denrées alimentaires et des intrants agricoles en Afrique ». La session portera sur le défi que représente le renforcement de la résilience des systèmes alimentaires face aux chocs financiers. Dans le cadre de sa stratégie « Nourrir l’Afrique » visant à accroître les rendements et à renforcer la résilience, la Banque africaine de développement est déterminée à veiller à ce que les agriculteurs africains aient accès aux intrants dont ils ont besoin, notamment des engrais et des semences de haute qualité. Selon Martin Fregene, directeur de l’Agriculture et de l’Agro-industrie à la Banque, « nous ne saurions trop insister sur l’importance du financement des engrais pour réaliser nos aspirations communes. Le Sommet africain sur les engrais et la santé des sols offre une nouvelle occasion de faire progresser nos objectifs collectifs, à savoir combler le déficit d’approvisionnement en engrais en Afrique et contribuer à un paysage agricole florissant. » M. Fregene interviendra lors de l’événement parallèle de la Banque sur le thème de Dakar 2 ainsi que lors de la session intitulée « Des sols sains pour la transformation du système alimentaire ». Il fera également une présentation lors d’une autre session organisée par la Fondation Sasakawa pour l’Afrique et le Forum africain pour les services de conseil agricole sur le thème suivant : « Parvenir à des systèmes agroalimentaires résilients grâce à l’agriculture régénératrice dans le sillage des crises mondiales des engrais et du changement climatique ».

Rwanda : le Fonds africain de développement va fournir une garantie partielle de crédit pour soutenir le financement d’initiatives vertes et durables

Rwanda : le Fonds africain de développement va fournir une garantie partielle de crédit pour soutenir le financement d’initiatives vertes et durables

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement, le guichet de prêts concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement, a approuvé une garantie partielle de crédit pour soutenir le Rwanda dans la mobilisation de financements pour la mise en œuvre d’initiatives vertes et sociales. Le projet de garantie partielle de crédit pour la mobilisation de financements durables pour le Rwanda permettra au pays de lever jusqu’à 200 millions d’euros auprès de banques commerciales internationales de manière compétitive, diversifiant ainsi ses sources de financement. Les fonds seront alloués à des projets éligibles dans les domaines des énergies renouvelables, de l’adaptation au changement climatique et de l’atténuation de ses effets, de la réduction et de la gestion des risques de catastrophe, de la préservation de la biodiversité et de l’efficacité énergétique ; mais aussi de la sylviculture, de la sécurité alimentaire, de la santé et du bien-être, du logement abordable et de l’accès aux services sociaux, entre autres. Cette opération est conforme à la Stratégie nationale de transformation du Rwanda (NST-1) 2017-2024 et à la Vision 2050, tout en établissant le pays comme un emprunteur durable crédible grâce à la création d’un historique sur les marchés financiers internationaux. Le financement est également aligné sur le Cadre de financement durable du Rwanda qui définit la manière dont les fonds peuvent être déployés, les processus de sélection et d’évaluation des projets verts et durables, et les rapports sur les projets, conformément aux meilleures pratiques au niveau mondial. « Cette opération montre comment les pays peuvent tirer parti de manière innovante des ressources fournies par le Fonds africain de développement pour obtenir des financements à long terme en faveur du développement. Cette garantie permettra de débloquer des financements durables pour le Rwanda tout en attirant de nouveaux fournisseurs de capitaux vers le pays, contribuant ainsi à la diversification de ses sources de financement », a déclaré Ahmed Attout, directeur par intérim du Département du développement du secteur financier du Groupe de la Banque africaine de développement. « L’opération contribuera à mobiliser des financements pour l’investissement dans des secteurs cibles alignés sur les objectifs de la Stratégie décennale (2024-2033) du Groupe de la Banque visant à accélérer une croissance verte inclusive et à stimuler des économies prospères et résilientes en Afrique, ainsi que sur la Stratégie nationale de transformation et la Vision 2050 du Rwanda », a ajouté Mme Aissa Touré, cheffe du Bureau pays pour le Rwanda du Groupe de la Banque africaine de développement.

Les projets de la Banque africaine de développement renforcent l’employabilité des jeunes camerounais

Les projets de la Banque africaine de développement renforcent l’employabilité des jeunes camerounais

Dans le cadre de son Programme d’appui à l’employabilité des jeunes au Cameroun, la Banque africaine de développement a mis en lumière les réussites de son initiative lors d’une rencontre le 9 avril 2024, à Yaoundé. Présidée par Marie-Laure Akin-Olugbade, vice-présidente du Groupe de la Banque chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services, la rencontre a rassemblé des femmes entrepreneures camerounaises et des jeunes diplômés ayant bénéficié de stages professionnels dans des projets financés par la Banque. La rencontre s’est tenue juste avant l’inauguration officielle du bureau régional du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale, signe de l’engagement continu de la Banque envers le développement régional. Outre les jeunes qui ont été recrutés comme stagiaires pour une immersion professionnelle dans des projets financés par le Groupe de la Banque, la réunion a regroupé des jeunes entrepreneurs et entrepreneuses dans les domaines agricoles, de la pêche, de l’élevage, de la pisciculture et de jeunes femmes qui ont bénéficié de soutien de la Banque pour développer leurs propres entreprises. Des responsables de cellules de gestion des projets étaient également présents. Les stagiaires sont accueillis au sein des projets comme assistants au décaissement ou à la passation des marchés, ingénieurs assistants pour les projets routiers, archivistes, etc., a détaillé Serge N’Guessan, directeur général du Groupe de la Banque pour l’Afrique centrale et chef du bureau pays de la Banque au Cameroun. Il a annoncé que 284 jeunes avaient déjà profité de stages de douze mois, permettant une insertion professionnelle significative dans divers projets financés par la Banque ou d’autres bailleurs, certains encore dans le secteur privé ou public. Au moins sept d’entre eux ont été recrutés par le ministère des Travaux publics. Le programme qui accueille actuellement sa cinquième vague de stagiaires a donc été un coup d’accélérateur « énorme » pour l’insertion professionnelle de la plupart des bénéficiaires. Dieudonné Toukea, un des bénéficiaires du programme, a partagé son expérience, soulignant les opportunités offertes par cette première expérience professionnelle qui lui a permis de poursuivre ses ambitions dans le domaine de la consultance. « Cette première expérience nous a vraiment ouvert des opportunités, à mes camarades et moi-même. Cela m’a permis de développer d’autres activités après mon stage et à chercher des qualifications supplémentaires, ce qui me permet aujourd’hui d’évoluer dans la consultance. Merci pour l’opportunité qui nous a été offerte », a témoigné Dieudonné Toukea. Les participants ont plaidé pour l’ouverture d’un fonds de financement destiné aux entrepreneurs et pour plus d’opportunités de recrutement au sein des projets de la Banque. Ils ont enfin souhaité l’accélération du processus de création d’une plateforme web pour mettre en réseau les anciens stagiaires. Marie-Laure Akin-Olugbade a réaffirmé l’importance de l’auto-emploi, en particulier pour les jeunes et les femmes, soulignant le soutien du Groupe de la Banque à travers des initiatives telles que l’AFAWA (Initiative pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique). Elle a mis en avant la collaboration avec les banques commerciales pour faciliter l’accès au crédit pour les femmes entrepreneures, mettant en évidence leur fiabilité et leur capacité de remboursement supérieure. « Nous travaillons avec les banques commerciales et leur accordons des garanties pour leur permettre de prêter aux femmes entrepreneures. Nous organisons des formations pour les gestionnaires de crédits dans les banques pour les sensibiliser à être plus regardant sur les projets de financement soumis par les femmes, car, contrairement aux idées reçues, il y a peu de risque à prêter aux femmes, les femmes sont les meilleures en matière de remboursement de crédit », a-t-elle souligné. « C’est un projet unique au Cameroun ici et je vous invite à saisir cette opportunité, à maintenir les formations continues et le renforcement des compétences pour être encore plus compétitifs sur le marché du travail », a lancé la vice-présidente du Groupe de la Banque à l’endroit des jeunes. Elle a souligné que l’Afrique avait à trouver des emplois pour 12 millions de demandeurs qui arrivent chaque année sur le marché du travail. La rencontre a également été l’occasion pour Jeanine Nkodo, coordinatrice du Projet de développement des chaînes de valeur agricoles, de mettre en avant les efforts spécifiques pour soutenir les femmes entrepreneures dans ce secteur. La vice-présidente a conclu en soulignant l’adoption récente de la nouvelle Stratégie décennale de la Banque, qui place les jeunes et les femmes au cœur de ses priorités. Elle a aussi réaffirmé le rôle de la Banque comme partenaire clé du Cameroun, particulièrement dans le financement des infrastructures et le soutien aux régions en crise. La Banque veut aussi appuyer les grandes entreprises, notamment du secteur privé, pour favoriser une meilleure ouverture aux jeunes et aux femmes. « La Banque est ouverte à des financements pour accompagner des projets de ces stagiaires afin de faciliter leur insertion socioprofessionnelle par la création de leurs propres entreprises », a souligné la vice-présidente.

Cameroun : la Banque africaine de développement inaugure son bureau régional en Afrique centrale et renforce sa présence sur le terrain pour une meilleure efficacité de ses opérations

Cameroun : la Banque africaine de développement inaugure son bureau régional en Afrique centrale et renforce sa présence sur le terrain pour une meilleure efficacité de ses opérations

Le Premier ministre camerounais, Joseph Dion Ngute, et la vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement Marie-Laure Akin-Olugbade ont inauguré, le 12 avril 2024 à Yaoundé, le nouveau bureau régional du Groupe de la Banque pour l’Afrique centrale, avec l’objectif de renforcer ses opérations sur le terrain. « C’est avec un immense plaisir que je suis à Yaoundé, aujourd’hui, pour procéder, au nom du président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, avec le gouvernement de la République du Cameroun, à l’inauguration officielle des nouveaux locaux du bureau régional de la Banque pour l’Afrique centrale », a déclaré la vice-présidente chargée du Développement régional, de l’Intégration régionale et de la Prestation de services. Se félicitant du choix de son pays pour abriter le siège régional du Groupe de la Banque, M. Ngute a déclaré : « Cette inauguration exprime la solidité des relations entre l’Afrique centrale et la Banque africaine de développement ». Le bureau régional « permettra à la Banque de se rapprocher des réalités de notre sous-région et d’apporter plus que par le passé un accompagnement particularisé en adéquation avec les attentes de nos populations », a-t-il poursuivi. La cérémonie s’est déroulée en présence de membres du gouvernement camerounais, du corps diplomatique et d’organisations internationales et sous-régionales ainsi que de représentants du secteur privé et de la société civile.

Journée mondiale des forêts : l’Afrique doit urgemment inverser la tendance d’une balance commerciale déficitaire de 65 milliards de dollars pour le bois et ses dérivés

Journée mondiale des forêts : l’Afrique doit urgemment inverser la tendance d’une balance commerciale déficitaire de 65 milliards de dollars pour le bois et ses dérivés

La balance commerciale totale pour le bois et les produits du bois en Afrique a été déficitaire de 65,6 milliards de dollars entre 1992 et 2020. Ainsi les pays africains dépensent beaucoup plus en importations de bois et produits ligneux qu’ils ne gagnent avec leurs exportations. Cette tendance alarmante a été révélée lors d’un panel, organisé à l’occasion de la célébration le 21 mars, de la Journée internationale des forêts sous le thème Forêts et innovation : de nouvelles solutions pour un monde meilleur ». Le moment était opportun pour discuter du rapport publié en début mars, du Centre Africain de gestion des ressources naturelles et d’investissement de la Banque Africaine de Développement, intitulé : « Exploiter les forêts pour l’industrialisation et l’intégration de l’Afrique : flux et tendances du commerce du bois en Afrique » Le constat est établi que la plupart des produits du bois en Afrique sont encore exportés bruts vers les autres continents. Il existe un énorme potentiel d’exploitation de la forêt pour industrialiser l’Afrique et renforcer le commerce intra-africain, afin de générer des revenus plus importants pour les gouvernements et le secteur privé. Au nom de la directrice par intérim du Centre Africain de gestion des ressources naturelles et d’investissement, Léontine Kanziemo, conseillère en gestion des ressources naturelles à la Banque, a posé le débat : « L’Afrique abrite la deuxième plus grande forêt tropicale (forêt du bassin du Congo) au monde. La superficie forestière est estimée à 23 % de celle du continent. Nous devons considérer les forêts sous l’angle du développement et nous assurer qu’elles sont gérées de manière durable. 25 % de la population mondiale soit 1,6 milliard de personnes, dépendent des forêts pour vivre. »  Défis et opportunités M. Ibrahim Favada, économiste des forêts et consultant, a souligné le fait qu’« actuellement, le commerce intra-africain du bois et des produits du bois est inférieur à 10 % ». Il faut inverser les tendances actuelles pour créer davantage d’emplois, a-t-il plaidé, ajoutant que le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) doit explorer les moyens d’établir des centres de production régionaux pour réaliser des économies d’échelle sur la valeur ajoutée et l’industrialisation du secteur forestier. Coordinateur de l’intégration régionale à la Banque africaine de développement, Youssouf Koné, a souligné les immenses potentialités de l’Afrique en matière de bois notamment avec le bassin du Congo. Potentiellement 60 mille nouveaux emplois peuvent être créés avec des solutions de transformation plus poussées, intégrant des chaînes de valeur pour capter des investissements privés. Il a invité les participants à exploiter l’étude sur le « Développement intégré et durable de la filière bois dans le Bassin du Congo ». Le secrétaire exécutif du Forum forestier africain, Labode Popoola, a déploré le niveau de corruption élevée dans le secteur et relevé la présence de nombreux petits exploitants « dont les activités ne sont pas reflétées dans les plans nationaux et les politiques qui ne font pas le lien entre l’industrie du bois et les marchés mondiaux ». Au niveau scientifique, la faiblesse des outils et des connaissances rend difficile les relevés relatifs aux volumes de bois et la superficie des forêts. Ainsi, en est-il de l’absence de laboratoires de datation des arbres pour évaluer les capacités de capture du carbone. Par conséquent, les tarifications ne sont pas conformes à la richesse et à la qualité du bois africain. Jean Luc Namegabe Mastaki, directeur de la région Afrique centrale à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, a déploré la prédominance du secteur informel et l’exploitation illégale des forêts. Recommandations des panelistes Tous les panélistes ont déploré les écueils qui empêchent le développement de la filière bois sur le continent : barrières tarifaires, coûts du transport élevés, déplacements difficiles, etc. Ils ont aussi mis en exergue les immenses opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).   Jean-Guy Afrika, directeur par intérim du Bureau de coordination de l’intégration régionale, a indiqué qu’il faut atteindre l’objectif de « création d’un espace où les biens, les services, les capitaux et les peuples peuvent se déplacer librement ». « L’Afrique est un continent de 13 millions de km2, soit sept fois la taille de l’Europe, ce qui donne sens à l’intégration pour que les biens et services circulent librement », a-t-il souligné. Les panélistes ont souligné la nécessité de disposer de routes, de liaisons maritimes et ferroviaires, de systèmes douaniers fonctionnels, d’une gouvernance sectorielle solide, de services publics efficaces, d’un renforcement des capacités du secteur privé et d’investissements visant à développer les capacités humaines. Un équilibre doit être cependant trouvé entre la « logique de développement durable » et la « logique de survivance » en matière d’exploitation des forêts pour éviter la dégradation des écosystèmes. C’est pourquoi, il faut soutenir la mise en place par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale d’un schéma directeur relatif aux forêts. M. Julius Chupezi Tieguhong chargé en chef, foresterie au Centre africain de gestion des ressources naturelles a modéré le panel.

Des dirigeants régionaux et internationaux du secteur privé, des gouvernements et du monde universitaire sont réunis à Addis-Abeba pour s’attaquer aux obstacles qui empêchent l’Afrique de fabriquer ses propres médicaments et vaccins

Une centaine de dirigeants du continent africain et d’autres régions, notamment des États-Unis et d’Europe, sont réunis, aujourd’hui et demain (lundi 25 et mardi 2, Dnr) à Addis-Abeba, pour une conférence axée sur la résolution des principaux défis en matière d’innovation et de transfert de technologie afin de renforcer le secteur pharmaceutique en Afrique. Les thèmes abordés vont de la sécurité de l’approvisionnement régional aux lacunes technologiques dans le développement du secteur privé et la recherche et développement du secteur public, en passant par la quête d’un juste équilibre entre les droits de propriété intellectuelle et l’accès pendant et après les pandémies. Les panélistes examinent également de nouveaux modèles de financement pour stimuler l’investissement dans le secteur. « Cette conférence est la première du genre en Afrique à examiner les obstacles à la fabrication et à la production nationales de produits de santé essentiels pour le continent », a déclaré Padmashree Gehl Sampath, la directrice générale de la nouvelle Fondation africaine pour la technologie pharmaceutique (APTF). Présentant la vision de l’APTF, Mme Gehl Sampath a déclaré que l’agence souhaitait « une industrie pharmaceutique africaine dynamique, capable de fabriquer des produits pharmaceutiques et d’innover en la matière en Afrique, pour le peuple africain ». Elle a ajouté que la fondation aspirait à « passer de 400 sociétés à au moins 800 sociétés pharmaceutiques dans la région d’ici à 2040 ». Les débats des sept sessions, qui se déroulent aujourd’hui et demain, sont ouverts par des discours liminaires de Mekdas Daba Feyssa, ministre éthiopien de la Santé, Monique Nsanzabaganwe, présidente de la Commission de l’Union africaine, Ahmed Ogwell Ouma, directeur général adjoint d’Africa CDC, Edward Kwakwa, sous-directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, Michel Sidibé, envoyé spécial de l’Union africaine auprès de l’Agence africaine de médicaments, et Oyebanji Oyelaran-Oyeyinka, conseiller spécial principal du président de la Banque africaine de développement. Le premier jour a débuté par la diffusion d’enregistrements vidéo d’allocutions de bienvenue de la part du directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, de la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iweala, et du président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina(le lien est externe), apportant leur soutien aux discussions. « L’accès aux produits de santé est une composante essentielle de la couverture sanitaire universelle et de la sécurité sanitaire, a souligné le Dr. Tedros de l’OMS. Merci pour votre engagement en faveur d’un secteur pharmaceutique plus fort sur le continent ». « De multiples étoiles s’alignent dans le paysage mondial afin que le continent attire des investissements nationaux et internationaux pour construire des chaînes de valeur et une base manufacturière solide dans ce secteur », a déclaré Ngozi Okonjo-Iweala. Les entreprises devraient essayer de prendre une longueur d’avance… établir des partenariats et travailler sur des licences volontaires… [qui] s’accompagnent d’un véritable transfert de technologie. L’APTF a un rôle important à jouer dans tout cela ». L’Afrique importe plus de 70 % de ses besoins en matière de santé, ce qui représente un coût annuel de près de 14 milliards de dollars. Le continent ne mène que 2 % de la recherche mondiale sur les nouvelles infections, bien qu’il supporte un quart du fardeau mondial des maladies. Pour inverser cette tendance, l’Afrique devra, entre autres mesures nécessaires, surmonter les obstacles à l’accès aux technologies dans les secteurs public et privé du continent. Parmi les organisations présentes à la conférence figurent la Fondation Science pour l’Afrique, la Communauté des brevets sur les médicaments, le National Vaccine Institute du Ghana, l’African Vaccine Manufacturing Initiative, les Partenariats pour la fabrication de vaccins en Afrique, l’initiative Médicaments contre les maladies négligées, le Centre d’excellence africain pour la génomique des maladies infectieuses, l’institut de recherche sur les virus de l’Ouganda, le Regionalized Vaccine Manufacturing Collaborative, la Zone de libre-échange continentale africaine, Unitaid et la Fédération internationale des fabricants et associations pharmaceutiques. Des cadres dirigeants de sociétés africaines pharmaceutiques, biotechnologiques et de vaccins, ainsi que des universitaires de renommée mondiale, participent également à la conférence. « L’Afrique doit changer son environnement technologique […] et construire un écosystème de recherche et développement pharmaceutique et biomédical capable de soutenir des industries pharmaceutiques locales de classe mondiale », a appelé Akinwumi Adesina. « Nous étions convaincus que cela ne pourrait se faire qu’avec une institution dédiée, œuvrant à promouvoir le changement et à faciliter l’accès à la technologie. C’est pourquoi la Banque africaine de développement a créé l’APTF avec le soutien de l’Union africaine », a-t-il expliqué.  Créée en 2022 en tant qu’agence régionale indépendante, l’APTF s’efforce d’améliorer l’accès de l’Afrique aux technologies nécessaires à la découverte, au développement et à la fabrication de médicaments, de vaccins et de diagnostics. La Fondation aide les entreprises africaines à s’engager dans des transactions technologiques, à commercialiser la propriété intellectuelle et à diversifier les porteuilles de produits, les instituts de recherche à devenir des centres d’excellence et les gouvernements à façonner des marchés de produits sains, entre autres initiatives. Devex, une plateforme médiatique pour la communauté mondiale du développement, a récemment désigné la Fondation africaine pour la technologie pharmaceutique comme l’une des 24 agences à suivre dans le monde en 2024. « L’APTF va changer la donne, a affirmé Oyebanji Oyelaran-Oyeyinka, conseiller spécial principal du président de la Banque africaine de développement. Son objectif est de changer la manière dont les entreprises internationales établissent des relations et des partenariats avec les entreprises africaines. La Fondation facilitera l’entrée dans la région et éliminera les barrières structurelles, réglementaires et institutionnelles de manière à accélérer les projets de production nationale en collaboration. » La conférence internationale sur l’innovation, la propriété intellectuelle et le transfert de technologie dans le secteur pharmaceutique en Afrique est soutenue par le ministère allemand de la Coopération et du Développement. 

Des projets énergétiques financés par la Banque africaine de développement en Égypte et en Côte d’Ivoire remportent les plus hautes distinctions en matière d’infrastructure et d’énergie aux IJ Global Awards

Des projets énergétiques financés par la Banque africaine de développement en Égypte et en Côte d’Ivoire remportent les plus hautes distinctions en matière d’infrastructure et d’énergie aux IJ Global Awards

Deux projets financés par la Banque africaine de développement ont été primés lors des IJ Global Awards qui se sont tenus à Londres, au Royaume-Uni. La centrale hydroélectrique de Singrobo en Côte d’Ivoire, pour laquelle la Banque a joué le rôle d’arrangeur principal mandaté, a remporté le prix Power Deal of the Year, tandis que la centrale solaire de Kom Ombo, financée par la Banque en tant que co-arrangeur principal mandaté, a remporté le prix Energy Transition Deal of the Year. La centrale hydroélectrique de Singrobo a été le premier producteur indépendant d’énergie hydroélectrique et le premier investissement d’action climatique financé par le secteur privé à atteindre le bouclage financier en Afrique de l’Ouest en décembre 2022. La Banque a investi 40 millions d’euros sur un coût total du projet de 174,3 millions d’euros. Actuellement en cours de réalisation, le projet comprend la conception, le développement, l’exploitation et le transfert d’une centrale hydroélectrique de 44 mégawatts sur le fleuve Bandama, ainsi qu’une ligne de transmission de 3,5 kilomètres et une sous-station pour évacuer l’électricité. Un contrat d’achat d’électricité à long terme prévoit la vente de toute l’énergie produite par la centrale de Singrobo à la Compagnie ivoirienne d’électricité, l’opérateur électrique national de la Côte d’Ivoire. Une fois achevée, la centrale contribuera à l’objectif énergétique de la Côte d’Ivoire de produire 42 % de son électricité à partir de sources renouvelables d’ici à 2030. La centrale solaire photovoltaïque de Kom Ombo, qui consiste en la conception, la construction et l’exploitation d’une nouvelle centrale solaire photovoltaïque de 200 mégawatts en Égypte, a atteint le bouclage financier en 2023. La Banque a accordé un prêt de premier rang de 27,22 millions de dollars. Le projet vient compléter d’autres opérations de la Banque africaine de développement dans le domaine de l’énergie en Égypte, notamment le parc solaire de Benban et les projets de Tarif de rachat d’électricité (Feed in Tarriff, FiT) d’une capacité de 150 mégawatts. Une mise en œuvre réussie du projet augmentera la capacité installée de production d’électricité de l’Égypte à partir de sources renouvelables et diversifiera davantage le bouquet énergétique, conformément à la stratégie de transition énergétique du pays et au programme de croissance verte de la Banque. S’exprimant au sujet de ces prix, Wale Shonibare, directeur du Département des solutions financières, de la politique et de la régulation de l’énergie de la Banque, a déclaré : « Ces prix sont une reconnaissance de nos efforts continus pour fournir l’accès à une énergie verte, abordable et de qualité à l’Afrique, conformément au programme de la Banque africaine de développement en matière d’énergie et de croissance verte. Nous sommes encouragés à continuer de mobiliser des financements du secteur privé et de proposer des solutions financières innovantes qui facilitent des transitions énergétiques justes et répondent aux besoins de financement spécifiques des pays africains. » Les prix IJGlobal, qui sont des prix indépendants décernés par des pairs, récompensent de remarquables transactions de création et de refinancement dans les domaines de l’infrastructure et de l’énergie, ainsi que les organisations qui les ont rendues possibles.