La Banque africaine de développement signe un accord pour une Facilité de garantie des transactions de 15 millions de dollars avec la NMB Bank Zimbabwe

La Banque africaine de développement signe un accord pour une Facilité de garantie des transactions de 15 millions de dollars avec la NMB Bank Zimbabwe

La Banque africaine de développement et NMB Bank Limited Zimbabwe (NMB) ont signé un accord portant sur une Facilité de garantie des transactions de financement du commerce de 15 millions de dollars américains, afin de débloquer des opportunités de financement du commerce pour les petites et moyennes entreprises zimbabwéennes et celles opérant dans les chaînes de valeur de l’agro-industrie et de la distribution commerciale. La cérémonie de signature a eu lieu le 7 mars 2024 au siège de la banque NMB à Harare. Moono Mupotola, cheffe du bureau pays de la Banque africaine de développement pour le Zimbabwe et Gerald Gore, directeur général de la NMB Bank, étaient présents. Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé le projet en novembre 2023. La facilité offre une couverture allant jusqu’à 100 % aux banques confirmatrices, atténuant ainsi efficacement les risques de non-paiement liés aux transactions commerciales de NMB Bank, sur la base d’une transaction à la fois. Elle est conçue pour soutenir le commerce entre le Zimbabwe et d’autres pays africains, ainsi qu’avec les marchés étrangers, en réduisant considérablement le risque pour les institutions financières internationales qui s’engagent activement dans des activités de financement du commerce avec des entreprises zimbabwéennes. « La Banque africaine de développement est déterminée à soutenir le développement du secteur privé au Zimbabwe, a déclaré Mme Mupotola. Il s’agit d’une avancée significative dans le soutien à la croissance et à la compétitivité des entreprises zimbabwéennes. En atténuant les risques et en facilitant l’accès au financement du commerce, nous donnons aux PME et aux entreprises locales les moyens de participer plus activement au commerce régional et international. » Les PME zimbabwéennes rencontrent souvent des difficultés pour accéder au financement du commerce par rapport aux entreprises de plus grande taille. Cette initiative vient directement combler cette lacune, favorisant un environnement des affaires plus dynamique et inclusif au Zimbabwe. Gerald Gore, PDG de NMB Bank, a souligné l’importance de l’accord pour le développement économique du Zimbabwe. « Cette facilité jouera un rôle déterminant en permettant à NMB Bank d’apporter un soutien crucial en matière de financement du commerce à davantage d’entreprises zimbabwéennes. Cela permettra non seulement de débloquer de nouvelles opportunités commerciales, mais contribuera également à la création d’emplois et à la croissance économique », a-t-il souligné. En décembre 2023, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement avait déjà approuvé une ligne de crédit de 20 millions de dollars pour le financement du commerce en faveur de la Central Africa Building Society (CABS). Ce projet s’aligne sur le Document de stratégie pays 2024-2026 de la Banque pour le Zimbabwe, qui donne la priorité au développement du secteur privé. Il s’aligne également sur plusieurs priorités de la Vision 2030 du Zimbabwe, qui vise à transformer le pays en une société prospère et autonome à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2030. 

La Banque africaine de développement lance une transaction historique durable perpétuelle non-call à 10,5 ans en dollar américain sur le marché des obligations hybrides

La Banque africaine de développement lance une transaction historique durable perpétuelle non-call à 10,5 ans en dollar américain sur le marché des obligations hybrides

La Banque africaine de développement, notée Aaa/AAA/AAA/AAA (Moody’s/S&P/Fitch/Japan Credit Rating, toutes stables) a lancé avec succès sa première obligation hybride subordonnée perpétuelle durable, pour un montant de 750 millions de dollars américains. La Banque a lancé, le 30 janvier 2024, une transaction de capital hybride avec un coupon de 5,75 % payable jusqu’en août 2034, avec une première option de remboursement anticipé à 10,5 ans, à sa discrétion. La Banque a réalisé un carnet d’ordres de haute qualité et granulaire avec la participation de plus de 275 investisseurs, dont plus de 190 ont été attribués. La demande des investisseurs a été très forte, avec un carnet d’ordres de plus de six milliards de dollars américains. Une grande partie de l’allocation a été absorbée par des fonds spéculatifs et spécialisés (54,8 %), suivis par des gestionnaires d’actifs (27,8 %), des banques centrales et des institutions officielles (6,7 %), des fonds de pension et assurances (6,6 %) et des banques et banques privées (4,1 %). La demande provient principalement du Royaume-Uni (51,1 %), suivi de la région Europe/Moyen-Orient/Afrique (26,5 %), de l’Asie (14 %) et des Amériques (8,4 %). Il s’agit de la toute première émission de capital hybride durable par une banque multilatérale de développement, marquant le rôle pionnier de la Banque africaine de développement dans l’optimisation de son bilan, conformément aux recommandations du Cadre d’Adéquation des Fonds propres (CAF) du G20 pour stimuler la capacité de prêt. Le capital hybride est une forme innovante de capital qui augmente la capacité de prêt, notamment dans les domaines environnementaux et sociaux. La Banque a mandaté BNP Paribas et Goldman Sachs International en tant qu’agents de structuration conjoints et Barclays, BNP Paris, BofA Securities et Goldman Sachs International en tant que teneurs de livre associés pour piloter la gestion de sa nouvelle émission de capital hybride durable « Perpetual Non-call » (PerpNC) à 10,5 ans, libellée en dollar américain et exemptée de l’obligation d’enregistrement auprès du régulateur boursier américain, la Securities and Exchange Commission (SEC). Hassatou N’Sele, vice-présidente chargée des Finances et directrice financière de la Banque africaine de développement, a indiqué que cette décision faisait suite à une surveillance étroite du marché depuis le roadshow effectué auprès des investisseurs en septembre dernier afin de susciter l’intérêt pour l’obligation. « Cette transaction historique a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par un large éventail d’investisseurs. Elle ouvre la voie à la Banque africaine de développement et à d’autres banques multilatérales de développement notées AAA de tirer davantage parti de leur base de capital et d’accroître leur soutien à l’Afrique et au monde en développement, qui sont confrontés à des crises multiples et à des défis de développement à long terme, dans un contexte de ressources consacrées au développement limitées », a-t-elle souligné. Omar Sefiani, trésorier du Groupe de la Banque africaine de développement, a déclaré : « nous avons constaté un intérêt considérable de la part de plus de 275 investisseurs, ce qui s’est traduit par un carnet d’ordres record pour la Banque africaine de développement. Le succès remarquable de cette transaction permet à la Banque de démontrer que les banques multilatérales de développement peuvent exploiter le marché des investisseurs privés pour renforcer leur structure de capital et permettre ainsi d’octroyer des prêts durables supplémentaires à leurs clients. » La Banque africaine de développement célèbre une décennie d’émissions obligataires dans le domaine environnemental, social et de gouvernance (ESG). Le capital hybride a été émis sous forme d’obligation durable, en vertu du cadre d’obligations durables 2023 de la Banque, et permettra l’émission de nouvelles obligations vertes ou sociales. En tant que nouvelle composante de la structure de capital de la Banque africaine de développement, le capital hybride durable permettra une capacité de prêt supplémentaire pour financer des projets environnementaux et/ou sociaux. En 2013, la Banque africaine de développement a émis sa première obligation verte, cotée à la Bourse du Luxembourg. L’institution émet des obligations sociales depuis 2017. Le nouveau programme d’obligations durables, établi l’an dernier, combine et met à jour les programmes existants d’obligations vertes et sociales de la Banque, permettant l’émission d’obligations vertes, sociales et durables. Ces obligations ESG contribuent à la lutte contre le changement climatique et renforcent le développement socio-économique dans les pays membres régionaux de la Banque. Le 22 janvier 2024, la Banque africaine de développement a lancé une obligation globale de référence sociale à trois ans, pour un montant de deux milliards de dollars américains, arrivant à échéance le 25 février 2027, sa première obligation globale de référence de l’année. L’obligation sociale a été émise sous le nouveau cadre d’obligations durables de la Banque établi en septembre 2023.

Les « Profils genre pays » de la Banque africaine de développement révèlent des progrès dans la lutte contre la discrimination fondée sur le genre aux Comores, en République démocratique du Congo, au Soudan du Sud et aux Seychelles

Les « Profils genre pays » de la Banque africaine de développement révèlent des progrès dans la lutte contre la discrimination fondée sur le genre aux Comores, en République démocratique du Congo, au Soudan du Sud et aux Seychelles

Les rapports de la Banque africaine de développement sur les Comores, la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud et les Seychelles montrent des progrès dans la lutte contre la discrimination fondée sur le genre — malgré des taux de progression inégaux — et fournissent de nouvelles données pour aider à élaborer des politiques visant à accélérer l’égalité entre les genres. Les « Profils genre pays » du Groupe de la Banque africaine de développement évaluent l’état de l’égalité des genres dans chaque pays et fournissent des recommandations concrètes sur les actions à mener. Préparés en collaboration avec les pays membres régionaux de la Banque, les organisations de la société civile et les partenaires au développement, dont ONU Femmes et l’Union européenne, ce sont des guides de référence pour renforcer la prise en compte de la dimension de genre dans les interventions de développement, améliorer l’égalité des genres et favoriser l’autonomisation des femmes. « Nous ne pouvons améliorer que ce que nous connaissons, et ce que nous connaissons est ce que nous mesurons. Les données que nous recueillons grâce aux Profils genre pays constituent un outil de développement essentiel pour améliorer la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques et des actions fondées sur des données probantes », a déclaré Basil Jones, coordinateur de programmes et de politiques genre de la Banque. Malgré les progrès réalisés, les profils montrent que la pauvreté touche les femmes de manière disproportionnée. La pandémie de Covid-19, associée à l’impact des crises mondiales, en particulier sur la sécurité alimentaire, a aggravé les inégalités de genre, en particulier la violence fondée sur le genre. Voici quelques points saillants des profils : Depuis 2020, la Banque a publié plus d’une vingtaine de « Profils genre pays ». Les dernières publications s’inscrivent dans le cadre du déploiement de la stratégie de la Banque en matière d’égalité de genres pour la période 2021-2025, intitulée « Investir dans les femmes africaines pour accélérer la croissance inclusive. » En 2023, la Banque a également publié des profils pour le Rwanda, la Zambie, la Tanzanie (Zanzibar), le Ghana et le Nigéria.

La Banque africaine de développement nomme Aida Ndir Ngom directrice du Département du développement du secteur privé

La Banque africaine de développement nomme Aida Ndir Ngom directrice du Département du développement du secteur privé

La Banque africaine de développement a nommé Aida Ndir Ngom au poste de directrice du Département du développement du secteur privé. Sa nomination prend effet à compter du 1er février 2024. Mme Ngom, de nationalité sénégalaise, est une banquière chevronnée dans le domaine du financement du développement, avec plus de 20 ans d’expérience en origination et développement du secteur privé, en banque d’investissement et en financement d’entreprises et de projets, notamment dans le domaine des infrastructures. Son expérience comprend la collaboration avec des entités du secteur privé et des gouvernements, l’établissement de partenariats stratégiques avec des leaders de l’industrie et la collaboration avec d’autres institutions financières multilatérales et organismes de réglementation. Avant sa nomination, Mme Ngom était cheffe de la Division solutions financières pour l’énergie au sein du Complexe électricité, énergie, climat et croissance verte, après avoir été chargée des investissements en chef au sein du Département du secteur privé de la Banque. Elle a joué un rôle clé dans la promotion du déploiement de produits et d’instruments financiers innovants pour la réalisation de projets d’infrastructure révolutionnaires et la promotion d’une transition énergétique juste pour l’Afrique. Mme Ngom est également membre du conseil consultatif de fonds d’investissement privés dans le domaine des énergies renouvelables et des infrastructures. Mme Ngom a rejoint la Banque en 2007 en tant que chargée du risque de crédit principale au sein du Département du crédit. En 2013, elle a été nommée chargée des investissements en chef au sein de la Division partenariats public-privé et infrastructures du Département du secteur privé de la Banque. À ce poste, elle a joué un rôle clé dans le renforcement des processus et des procédures de la Banque et a également participé à divers organes de gouvernance, notamment le groupe de travail sur les institutions non souveraines du Comité de gestion des actifs et des passifs de la Banque. En tant que chargée des investissements en chef, elle a contribué à des transactions historiques et novatrices en fournissant des solutions financières ciblées à des projets et à des clients, notamment le plus grand prêt de syndication au secteur privé accordé par la Banque, avec 1 milliard de dollars mobilisés pour le client. Elle a également fait partie de plusieurs groupes de travail, dont celui qui a créé Africa 50 et apporté un soutien catalytique à des secteurs économiques clés sut à travers le continent. Avant de rejoindre la Banque, Mme Ngom a travaillé comme professionnelle de l’investissement et responsable du crédit dans diverses banques commerciales internationales et régionales, notamment Citibank et Mauritius Commercial Bank, en Afrique de l’Est, du Sud et de l’Ouest, ainsi qu’en France, dans des fonctions d’origination et de crédit. Elle est diplômée de l’université Heriot Watt d’Édimbourg, où elle a obtenu un Master en organisation des entreprises et est également titulaire d’un Master en sciences bancaires et financières. Évoquant sa nomination, Mme Ngom a déclaré : « Je suis vraiment honorée et touchée de la confiance qui m’est accordée et suis reconnaissante au président Adesina pour cette nomination. Je m’engage totalement à travailler et à collaborer avec l’équipe de direction de la Banque, mes collègues, ainsi qu’avec nos clients et partenaires du secteur privé, afin d’attirer des capitaux du secteur privé dans des secteurs économiques clés et de mener des initiatives stratégiques essentielles, en soutenant la vision du président ». Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina, a déclaré : « Je suis heureux de nommer Mme Aida Ngom, une banquière respectée et expérimentée dans le domaine du financement du développement, au poste de directrice du Département du développement du secteur privé. Aida apporte à ce poste une vaste expérience de la gestion et une expertise dans les domaines du financement du développement, du développement du secteur privé et du renforcement des capacités. Elle aidera la Banque à attirer les capitaux privés dont elle a tant besoin dans des secteurs clés et à positionner l’institution comme un partenaire de choix pour les opérateurs du secteur privé, tout en tirant parti de la connaissance approfondie du contexte africain que possède la Banque. »

La Banque africaine de développement nomme Oluwatomisin Adeola Fashina au poste de directeur principal des technologies de l’information et chargé en chef des technologies de l’information

La Banque africaine de développement nomme Oluwatomisin Adeola Fashina au poste de directeur principal des technologies de l’information et chargé en chef des technologies de l’information

La Banque africaine de développement a nommé Oluwatomisin Adeola Fashina au poste de directeur principal du Département des technologies de l’information et chargé en chef des technologies de l’information à compter du 16 janvier 2024. De nationalité nigériane, M. Fashina compte plus de 30 années d’expérience dans la gestion des technologies et des services financiers. Il rejoint la Banque africaine de développement après avoir travaillé au sein du groupe Ecobank, où il occupait les fonctions de directeur exécutif « Opérations et Technologies » et de directeur général d’eProcess International depuis mars 2021. M. Fashina a exercé des responsabilités notamment dans les domaines des technologies de l’information, de l’expérience client, de la gestion de la sécurité de l’information et de la continuité des activités, de la cybersécurité, d’acquisitions de biens et de services ainsi que des technologies financières dans les 34 filiales d’Ecobank. Il a supervisé la conception et la mise en œuvre de projets de transformation numérique, de transformation de l’expérience client, d’automatisation robotisée des processus et d’intelligence artificielle, entre autres. M. Fashina a rejoint le groupe Ecobank en 2016 au poste de directeur de l’information et de directeur général d’eProcess International, supervisant l’ensemble des fonctions technologiques du groupe et la mise en œuvre de sa stratégie numérique, tout en assurant la fourniture de services technologiques aux clients finaux. Il a également joué un rôle déterminant dans la mise en place de l’Ecobank Software Center, chargé de gérer le développement et l’intégration des logiciels et de stimuler l’innovation. De 2013 à 2016, il était président de Steward Bank à Harare, au Zimbabwe. En 2015, il a réussi à faire passer la banque d’une situation déficitaire à la réalisation de profits. Auparavant, M. Fashina a occupé des postes de direction au sein d’ABSA Bank en tant que directeur général et responsable des produits bancaires transactionnels et de la gestion des canaux. Il a également dirigé la gestion de la trésorerie et des paiements chez Barclays Bank Emerging Markets à Dubaï, aux Émirats arabes unis, ainsi que la prestation de services aux clients et de la division de la banque électronique et de la mise en œuvre, tous deux pour l’Afrique subsaharienne, au sein de CitiGroup South Africa. Titulaire d’une licence en génie informatique de l’université Obafemi Awolowo à Ile-Ife (Nigéria), M. Fashina est diplômé d’un master en administration des affaires de l’université de Lagos (Nigéria) et d’un doctorat en gestion des affaires de l’université Capella, dans le Minnesota (États-Unis). « Je suis reconnaissant envers le président Adesina pour la confiance qu’il m’a témoignée, pour la confiance qu’il a placée en moi, et pour l’opportunité qu’il m’offre de diriger le département des technologies de l’information et son talentueux personnel, a déclaré M. Fashina. Je suis également honoré et enthousiaste à l’idée de pouvoir piloter les efforts de la Banque visant à assurer l’amélioration des services de classe mondiale, avec un mandat global consistant à combiner résilience opérationnelle, élaboration et mise en œuvre d’une stratégie technologique exceptionnelle, pour conférer à la Banque un avantage durable. » Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi A. Adesina, a fait part de son « plaisir à nommer Oluwatomisin Adeola Fashina au poste de directeur principal des technologies de l’information et chargé en chef des technologies de l’information. Monsieur Fashina est un leader stratégique qui possède une expertise de classe mondiale en technologies de l’information, opérations bancaires et réflexion sur les systèmes. Je suis convaincu qu’à l’heure où la Banque est en train de procéder à une transformation majeure de ses systèmes, sa solide expérience en matière de réussite organisationnelle grâce au déploiement de technologies modernes et à la motivation des équipes pour obtenir des performances de haut niveau sera un atout essentiel pour l’amélioration continue de l’infrastructure des technologies de l’information et de la communication de la Banque. »

Le personnel international du Groupe de la Banque africaine de développement appelé à quitter l’Éthiopie à la suite d’un grave incident diplomatique

Le personnel international du Groupe de la Banque africaine de développement appelé à quitter l’Éthiopie à la suite d’un grave incident diplomatique

La Banque africaine de développement a décidé de retirer immédiatement tout son personnel international d’Éthiopie. Le bureau restera ouvert sous la direction d’un fonctionnaire responsable. Ces mesures n’auront pas d’incidence sur le personnel recruté localement en Éthiopie qui continuera de travailler et restera au service de la Banque. La Banque assurera son devoir de sollicitude à l’égard des membres du personnel concerné et de leurs familles. Ces décisions font suite à la récente violation du protocole diplomatique et à l’agression perpétrée par les forces de sécurité éthiopiennes contre deux membres du personnel international de la Banque africaine de développement. Plus précisément, le 31 octobre 2023, deux fonctionnaires basés à Addis-Abeba ont été illégalement arrêtés, agressés physiquement et détenus pendant des heures sans inculpation ni explication officielle. Il s’agit d’une violation flagrante de leur immunité, de leurs droits et privilèges diplomatiques personnels prévus par l’accord de siège entre le Groupe de la Banque africaine de développement et le gouvernement de la République fédérale démocratique d’Éthiopie. Mis au fait de l’incident, le président de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina, a immédiatement contacté les plus hautes autorités du gouvernement éthiopien, suite à quoi les deux membres du personnel de la Banque ont été libérés. La Banque africaine de développement a officiellement communiqué avec le gouvernement éthiopien par une note verbale le 6 novembre demandant une enquête complète et transparente sur l’incident. M. Adesina a également dépêché une délégation de hauts responsables de la Banque conduite par sa vice-présidente principale à Addis-Abeba le 22 novembre pour dialoguer avec les autorités éthiopiennes au plus haut niveau sur la question et rencontrer le personnel de la Banque dans son bureau-pays éthiopien à Addis-Abeba. Le président de la Banque a déclaré : « L’évaluation de la délégation de la Banque indique que la situation n’est toujours pas résolue de manière satisfaisante. Cela ne garantit pas non plus que tous les employés de la Banque africaine de développement se sentent en sécurité pour exercer leurs fonctions et se déplacer dans le pays sans crainte de harcèlement. » « La Banque africaine de développement reste particulièrement préoccupée par le fait que le gouvernement éthiopien n’a, à ce jour, partagé avec la Banque aucun rapport ni aucun détail des enquêtes sur l’incident », a ajouté M. Adesina. Le président de la Banque a poursuivi : « L’incident d’octobre continue de susciter beaucoup d’inquiétudes au sein du Groupe de la Banque africaine de développement et en particulier parmi le personnel du bureau-pays d’Éthiopie. L’incident a également suscité des inquiétudes parmi les actionnaires de la Banque, d’autres banques multilatérales de développement, les institutions financières internationales, la communauté diplomatique au sens large et d’autres parties prenantes. » M. Adesina a souligné que la Banque africaine de développement ferait tout son possible pour assurer la sûreté et la sécurité de son personnel, ainsi que la protection de ses droits et privilèges dans la conduite de son travail. À cet égard, par mesure de précaution, a-t-il indiqué, le personnel international de la Banque en Éthiopie travaillera à distance hors de son lieu d’affectation jusqu’à ce que les conclusions des investigations gouvernementales sur ce grave incident soient partagées de manière transparente avec la Banque et que tous les détails des mesures prises pour traduire les coupables en justice soient rendus publics. Il a précisé que la Banque africaine de développement reste déterminée à soutenir le développement socioéconomique du pays. Au 30 septembre 2023, le portefeuille actif de la Banque en Éthiopie, comprenant 22 projets, totalisait 1,24 milliard de dollars. M. Adesina a toutefois observé que « même si la Banque apprécie les excellentes relations qu’elle entretient avec l’Éthiopie jusqu’à cet incident sans précédent, la poursuite de ses opérations et sa présence dans le pays pourraient être affectées négativement si l’incident n’était pas entièrement résolu ».

Cameroun : la Banque africaine de développement octroie un prêt de 74 millions d’euros pour des réformes dans le secteur de l’électricité afin de faciliter l’accès universel à l’électricité

Cameroun : la Banque africaine de développement octroie un prêt de 74 millions d’euros pour des réformes dans le secteur de l’électricité afin de faciliter l’accès universel à l’électricité

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 14 décembre 2023 à Abidjan, un prêt de 74,25 millions d’euros au Cameroun pour mettre en œuvre la première phase du Programme d’appui au redressement du secteur de l’électricité (PARSEC). Le programme appuiera l’État camerounais à réaliser les réformes nécessaires du secteur énergétique en 2024 et 2025 afin de permettre au pays de produire, à terme, de l’énergie électrique en quantité abondante pour couvrir la totalité de ses besoins nationaux de 5 000 mégawatts et réaliser suffisamment de réserve pour devenir un pays exportateur d’énergie vers ses voisins, notamment le Tchad. « Ce programme permet à la Banque africaine de développement d’apporter une valeur ajoutée dans son appui au redressement du secteur de l’électricité au Cameroun. Il bénéficie d’importants effets de levier par le biais de son articulation avec différents plans de redressement du secteur de l’électricité. Ces différentes actions menées dans le cadre d’un dialogue de haut niveau avec le gouvernement sont de nature à hisser la Banque au rang de partenaire de choix du Cameroun », a déclaré Serge N’Guessan, directeur général, région Afrique centrale et responsable du bureau pays de la Banque africaine de développement au Cameroun. Les réformes du secteur permettront notamment au Cameroun de réduire ses pertes commerciales d’électricité, d’améliorer le recouvrement des redevances et de mieux maîtriser les flux d’énergie dans le segment de la distribution à travers la migration du comptage du mode post-payé vers le prépayé et l’installation des compteurs intelligents, y compris dans les bâtiments publics. Le programme aidera également à élaborer et mettre en œuvre un plan d’information-éducation-communication au profit des populations pour vulgariser le nouveau mode de comptage et initier les clients au prépaiement. L’appui de la Banque renforcera les capacités des ressources humaines afin de permettre au Cameroun de disposer d’une masse critique de personnel qualifié pouvant servir sur toute la chaîne de valeur du secteur de l’électricité, de la production à la diffusion du savoir, dans le but de faciliter des réponses plus rapides aux besoins technologiques, organisationnels, environnementaux, climatiques et financiers dans le secteur. Pour renforcer la capacité de planification du secteur de l’électricité, le programme contribuera à l’élaboration d’un Plan directeur intégré à moindre coût couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité au Cameroun et qui prend en compte les préoccupations en matière de genre. La population camerounaise, dans son ensemble, sera la première bénéficiaire du programme à travers l’amélioration de la qualité de vie. Le programme profitera aux petites et moyennes entreprises (PME) qui verront plusieurs contraintes pesant sur le développement de leurs activités levées, notamment l’irrégularité dans l’approvisionnement en énergie. L’environnement des affaires s’en trouvera amélioré, permettant à l’économie camerounaise d’attirer davantage de capitaux nationaux, régionaux et étrangers.

Côte d’Ivoire : la Banque africaine de développement approuve 165 millions d’euros pour accélérer la diversification industrielle, renforcer la compétitivité et la création d’emplois

Côte d’Ivoire : la Banque africaine de développement approuve 165 millions d’euros pour accélérer la diversification industrielle, renforcer la compétitivité et la création d’emplois

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé le 6 décembre 2023 à Abidjan, l’octroi d’un prêt de 120 millions d’euros à la Côte d’Ivoire et d’un autre prêt de 45 millions d’euros du fonds Africa Growing Together Fund – un fonds de cofinancement créé par la Banque et la Banque populaire de Chine. Le financement est destiné à mettre en œuvre le Programme diversification, accélération industrielle, compétitivité et emploi (DAICE) élaboré dans le cadre du Plan national de développement 2021-2025 de la Côte d’Ivoire. Le programme DAICE vise à renforcer les efforts du gouvernement en faveur de la diversification économique, de la transition verte et du développement industriel. Plus spécifiquement, il entend soutenir les réformes et les investissements dans les biens publics nécessaires pour développer le secteur privé, dé-risquer le financement des PME et des start-ups innovantes. DAICE vise aussi à développer de nouveaux secteurs, promouvoir la transition verte dans le secteur industriel, soutenir la compétitivité des entreprises et leurs exportations, et créer des emplois. Le programme est structuré autour de trois composantes : d’abord le renforcement de la compétitivité des filières d’activités (clusters) prioritaires du Plan national de développement ; ensuite l’amélioration de l’accès au financement des PME ; enfin le soutien à la diversification et à la promotion des investissements privés. Les activités contribueront à renforcer la compétitivité des clusters, à renforcer l’accès aux financements des entreprises, à augmenter l’investissement industriel et à créer des emplois. Le DAICE est aligné sur le Document de stratégie pays 2023-2028 de la Banque pour la Côte d’Ivoire et la Vision 2030 du pays. Il est aussi aligné sur le Plan national de développement 2021-2025 qui l’opérationnalise, et intègre les engagements de transition énergétique et de développement sobre en carbone contenus dans la Contribution déterminée au niveau national (CDN).