
JUSTICE. « L’arrestation de Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka est une étape cruciale dans la lutte contre l’impunité en République centrafricaine (RCA) », a déclaré Alice Banens, conseillère juridique d’Amnesty International.
Citée dans un communiqué publié récemment par l’organisation non gouvernementale internationale, en réaction à l’arrestation de ce dernier, Alice Banens rappelle que Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka « est accusé d’avoir utilisé des enfants soldats et d’avoir commis des meurtres, des actes de torture et d’extermination lorsqu’il était leader des anti-Balaka. Il doit être emmené au procès. »
Suspecté de porter une responsabilité criminelle pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par les anti-Balaka en RCA en 2013 et 2014, Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka a été remis à la Cour pénale internationale (CPI) par les autorités tchadiennes, le 14 mars dernier.
Une bonne nouvelle pour Alice Banens persuadée que « les autorités centrafricaines et la MINUSCA doivent accentuer leurs efforts pour arrêter les autres individus recherchés pour crimes de guerre par la CPI ou la Cour pénale spéciale (CPS), parmi lesquels beaucoup sont restés dans le pays et échappent depuis longtemps aux conséquences judiciaires de leurs actions. »
Adrien Thyg
Journaliste au sein de notre Rédaction.


