A TOUT SEIGNEUR…

TRIBUNE. En Afrique CENTRALE, au CONGO, mon pays en particulier, un ministre se prend pour un DEMI-DIEU, si ce n’est pour DIEU himself. Il est presque impossible de l’approcher à cause du protocole. Pendant ses déplacements on peut sentir l’odeur de son parfum à une distance d’au moins 500 mètres.

Je compte parmi mes amis d’ENFANCE et CONDISCIPLES une pléthore de ministres, députés, sénateurs et même un PREMIER MINISTRE en activité en AFRIQUE et dans la Caraïbe britannique. Certains figurent sur ma liste d’amis Facebook. Inutile de les identifier, mon but n’est pas de les embarrasser. Ils ne me doivent RIEN et vice-versa.

J’ai toujours été AFRICAIN, même dans ma pire période d’aliénation (catéchisme et consort). Mais je le suis devenu d’avantage en séjournant au MALI. Il y a quelque chose de si PARTICULIER chez les MALIENS (en général) que je n’ai JAMAIS pu retrouver chez les AUTRES africains. C’est un peuple dépouillé de toute VANITE, bien qu’il existe en son sein aussi des brebis galeuses. A chacune de ses visites officielles dans l’hexagone, un Chef d’Etat malien passe toujours déjeuner avec ses compatriotes dans un foyer SONACOTRA. Celui de Montreuil, détruit récemment, était le passage incontournable. Wéééé!

Je profite du vivant des êtres VALEUREUX pour leur rendre hommage. CHEICK OUMAR SISSOKO est l’un de mes devanciers derrière la caméra. Un homme disponible, passionné et intègre. Nous nous sommes connus au FESPACO il y a plus de deux décennies.

En 2007, je devais donner un récital de jazz avec mon quintette au Mémorial MODIBO KEITA, à Bamako, pour commémorer le trentenaire de la disparition du père de l’indépendance, feu MODIBO KEITA. A cause de notre atterrissage très tardif, nous avons été confrontés à un problème d’hébergement cette nuit. Un coup de fil à Monsieur le ministre de la culture, CHEICK OUMAR SISSOKO, et le problème était aussitôt résolu.

Réveiller un ministre à 3 heure du matin pour qu’il vous trouve un hôtel au CONGO, CAMEROUN, GABON, R.D.C, GUINEE-EQUATORIALE, ANGOLA, CENTRAFRIQUE, etc relève de l’INIMAGINABLE. Un crime de LESE-MAJESTE qui pourrait vous valoir un séjour dans un CRASSEUX goulag doublé d’un retrait de passeport. En fouillant dans mes archives ce matin, je suis tombé sur cette photo qui m’a inspiré un hommage à un DIGNE fils d’AFRIQUE.

Merci Kôrô.

NGOMBULU YA SANGUI YA MINA BANTU LASCONY

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