La 30ᵉ édition du Festival de Cinéma Méditerranéen de Tétouan dévoile sa sélection officielle

10 films en compétition et plus de 30 autres œuvres qui explorent le cinéma méditerranéen

Du 25 octobre au 1er novembre 2025, la 30ᵉ édition du Festival de Cinéma Méditerranéen de Tétouan présentera plus de 40 films issus de 15 pays méditerranéens,  réunissant fictions et documentaires, œuvres récentes et des films emblématiques du patrimoine cinématographique de la région.

Cette année, le festival présente un programme qui s’articule autour de plusieurs sections : le film d’ouverture, 10 films en compétition, les coups de cœur, les films auréolés, ainsi que la sélection de films projetés dans le cadre des hommages.

La sélection illustre la diversité des regards et des expériences dans le cinéma méditerranéen, explorant des histoires singulières, des trajectoires de vies et des enjeux sociaux, culturels ou politiques propres à la région. Elle souligne également le dialogue entre héritage et création contemporaine, entre récits personnels et préoccupations collectives, offrant ainsi une vision vivante et plurielle du bassin méditerranéen.

Dix longs métrages et documentaires récents concourent cette année pour le palmarès du festival. Issus de huit pays, ces films explorent différents registres, de la fiction intimiste au documentaire engagé :

Vermiglio ou La Mariée des Montagnes de Maura Delpero • Italie, France, Belgique – 2024

Le lac bleu de Daoud Aoulad-syad – Maroc – 2024

Bande sonore d’un coup d’État de Johan Grimonprez • France, Belgique – 2024

Evcilik de Ümit Ünal • Turquie – 2024

Il tempo che ci vuole de Francesca Comencini • Italie, France – 2024

La Guitarra Flamenca de Yerai Cortés de Antón Álvarez, Espagne – 2024

Le Royaume de Julien Colonna • France – 2024

Mammifère de Liliana Torres • Espagne – 2024 ’

Sonate nocturne d’Abdeslam Kelai • Maroc – 2024 ’

Thérapie familiale de Sonja Prosenc – Slovénie, Italie, Croatie, Norvège, Serbie – 2024

Le festival ouvrira sa trentième édition avec Il ladro di bambini(Le voleur d’enfants) de Gianni Amelio (Italie, 1992), œuvre emblématique du cinéma italien, saluée pour la justesse de sa mise en scène et la profondeur de son regard sur l’enfance.

Le choix de ce film, présenté à Tétouan lors de l’une des premières éditions, exprime la volonté du festival de renouer avec son histoire et d’affirmer, à travers ce retour symbolique, son attachement à la Méditerranée comme espace de création, de mémoire et de réflexion cinématographique.

Quatre films ont été désignés coups de cœur du festival, mettant en lumière des auteurs et des récits qui suscitent l’attention pour leurs thématiques, leurs formats et leurs approches propres à la création méditerranéenne contemporaine :

Le festival propose également une sélection de films emblématiques issus de précédentes éditions, qui continuent de résonner auprès des spectateurs et d’inspirer de nouvelles générations de cinéastes.

Dans le cadre des hommages rendus à Nabil Ayouch, Eyad Nassar et Aida Folch, le festival présentera une sélection de films illustrant leurs parcours respectifs.

Le festival proposera une rétrospective consacrée au réalisateur marocain Nabil Ayouch, avec la projection de six films ayant marqué le cinéma marocain et méditerranéen :

Pour Eyad Nassar, deux œuvres seront projetées :

L’hommage à Aida Folch comprendra :

A propos du FCMT

Depuis sa création en 1985 par l’association «Amis du Cinéma de Tétouan» (ACT), le Festival de Cinéma Méditerranéen de Tétouan n’a eu de cesse de promouvoir les cinématographies de la mare nostrum et de porter haut les valeurs d’une cinéphilie exigeante et diverse. Connu pour son engagement et sa contribution à la diffusion du cinéma méditerranéen, le festival est d’abord celui d’une ville, Tétouan, terreau des arts qui, de la musique aux arts plastiques, a abrité et continue d’abriter des mouvements artistiques qui connaissent un rayonnement bien au-delà de la région. C’est donc dans cette ville au climat culturel favorable que, tout naturellement, une poignée d’enseignants cinéphiles imagine ce projet, alors même que les ciné-clubs, au sein desquels ils ont été formés, disparaissaient au Maroc.

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