
TRIBUNE. Les fêtes de fin d’année procèdent d’une symbolique forte, qu’elles pondèrent naturellement tout le monde. La famille retrouve tous ses droits et cette sorte de trêve est extraordinaire d’efficacité. Vraiment, on s’y plie tous.
En tout cas, tel devrait être le cas si la nature ne se signalait pas par des sinistres qu’elle subit et qui se répercute sur l’habitant. D’où la nécessité d’établir des évidences.
Le gouvernement et le PCT n’ont toujours pas résolu le problème de l’eau et de l’électricité stables. Quand il nous arrive d’avoir des rares canalisations, l’absence de voirie recycle celles-ci en dépotoirs et fosses septiques quand les torrents plus furieux que le pacifique fleuve Congo envahissent les habitations. Imaginez ce qui se déploie dans les quartiers.
Le cas de notre capitale Brazzaville et de Pointe-Noire, où il est à signaler que des quartiers entiers deviennent des très grands lacs, devrait édifier nos dirigeants. Si en plus ils abritent les populations les plus pauvres, l’humiliation et la détresse s’en mêlent. Nos villes sont balafrées par une répugnante laideur.
Les maires voient-ils cela ou pas du tout. De toutes les façons, qu’ils fassent nettoyer ou pas, leur bifteck coûte le même prix, l’absence de toute réprimande.
Ces maires sont tous des galonnés du PCT avec des parapluies de la tête aux pieds. Ils s’en foutent et s’en contrefoutent. Leur conseil municipal qui relève du même PCT est bien-entendu d’un laxisme complice, suffit le per diem.
Interrogeons à quoi servent ces maires ? Vu que la plupart du temps ils appartiennent au PCT. Peut-être, peut-on oser la question, à quoi sert ce parti qui n’a jamais rien à dire sauf à sortir de sa torpeur quand le président est interpellé.
Comment leur expliquer qu’en démocratie c’est un exercice ordinaire qui veut que celui qui a été élu rende des comptes à ses concitoyens. Il y’a là comme une rédhibitoire incapacité à entrer dans la culture démocratique. La honte connait pas, mais les oreilles seraient aussi bouchées ?
Trêve de questions. Pour ce qui est des évidences, affirmons simplement le refus de gérer. Trop fatiguant pour des cerveaux passionnés par la conservation du pouvoir. 2025 achèvera de nous convaincre car c’est bien l’année de l’émergence dont la venue très imminente souffre d’un silence qui annonce le supplice du désaveu.
Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville.
Laurent DZABA
Président de la Dynamique VJ2R