RD Congo. Chapeau bas à cet artiste !!!

Le 27 septembre 2020 tombait à Kinshasa le sévère verdict sur l’artiste Le Karmapa sommé de payer une amande entre 600 à 2000 USD pour sa chanson censurée ”Eyoma na Mama Yemo”.

Chanson dans laquelle l’artiste épris d’amour pour son pays fustigeait les conditions d’insalubrité insupportable à l’hôpital général de Mama Yemo : « des souris par-ci, des punaises par-là; des WC avec des fosses sceptiques remplies et puantes; le manque récurrent d’électricité et des cadavres en putréfaction avancée à la morgue. Tu y vas, chantait -il, avec une petite maladie comme la malaria et tu en sors avec une plus grave qui peut t’entraîner à la mort. » Pour dire bref, l’artiste ajoutait que l’hôpital Mama Yemo était devenu « une maison hantée ».

Mais là où l’artiste avait vraiment agacé, c’est lorsque, dans sa chanson, il avait posé cette question qui doit avoir fâché les tenants du pouvoir en place : “Qu’ont-ils fait de l’argent de l’Etat? Il donne lui-même la réponse : “Ils en ont pris dans leur poche pour acheter des villas “.

Le lendemain le Karmapa a reçu une convocation au Parquet et le jugement n’a pas tardé avec la sentence que l’on connaît. Nous sommes en 2020. Et en octobre 2021, soit une année plus tard, le gouvernement congolais décidait avec l’appui de la BCECO de lancer les travaux de réhabilitation de l’hôpital Mama Yemo new look qui sera inauguré bientôt.

Bravo à l’artiste! Bravo au lanceur d’alerte et au veilleur des consciences! Une preuve de plus de l’efficacité de notre devoir citoyen de dénoncer le mal pour améliorer les conditions de vie de notre peuple même quand l’on est un contre tous.

Par Germain Nzinga

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