
TRIBUNE. Le 17 mai 1997 reste et restera ce triste jour où les loups venus de pays étrangers ont pu s’introduire dans la bergerie congolaise. Et de concert avec d’autres prédateurs, fils du pays, ils se sont mis à tout saccager et à tout piller sur leur passage. Massacrant huit millions de congolais en l’espace de deux décennies, piétinant notre souveraineté nationale, infiltrant la chaîne de commandement de l’armée nationale et de toutes les institutions de l’État pour prendre possession de tous les rênes du pouvoir. Ils sont parvenus à chosifier tout un peuple, le réduisant à l’esclavage sur la propre terre de ses ancêtres.
Par respect pour nos millions de morts-martyrs, de grâce qu’on cesse d’attribuer ce titre ronflant de « révolutionnaire » ou des “libérateurs” à ces minables occupants. Ce serait là un scandaleux abus de terme d’autant plus que ces conglomérats d’aventuriers de l’AFDL n’ont rien révolutionné du tout sinon dans leur manière de tuer sans état d’âme nos compatriotes et de piller les ressources de notre pays.
Par un processus d’INVOLUTION, ils ont fait reculer d’un siècle le grand Zaïre qu’ils ont réussi à transformer en un cimetière parsemé de milliers de fosses communes et à le réduire en un peuple clochardisé, humilié jusqu’à sa dernière expression et devenu la risée du monde entier.
Honni qui encense cette engeance de rapaces ! Honni ces congolais qui osent signer des alliances politiques avec ces ennemis coriaces du peuple congolais! Malheur à tout congolais qui croit faire la fête en ce jour de deuil national et de lamentations pour notre peuple !
Par Germain Nzinga