RDC. Fiston Mukunayi : l’UDPS a fait de la déstabilisation politique son fonds de commerce

RDC. Fiston Mukunayi : l’UDPS a fait de la déstabilisation politique son fonds de commerce

OPINION. L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti présidentiel, « a vendu des illusions, du vent et des slogans creux à un peuple fatigué, tout en se réfugiant sans cesse derrière des excuses recyclées », affirme l’avocat pénaliste et homme politique Fiston Mukunayi, dans la tribune ci-dessous. « L’UDPS doit des excuses sincères au peuple congolais. Oui, des excuses. Car une grande part de l’échec de ce pays lui incombe. Depuis l’époque de Mobutu, l’UDPS a fait de la déstabilisation politique son fonds de commerce, au nom d’un combat prétendument démocratique, mais sans jamais offrir une vision sérieuse, structurée et responsable de l’État. C’est aussi sous sa pression permanente que le régime de Joseph Kabila a gouverné dans la crispation, l’improvisation et la paralysie, dans un climat de conflit politique entretenu volontairement. L’UDPS est le véritable manipulateur de l’opinion. Elle a vendu des illusions, du vent et des slogans creux à un peuple fatigué, tout en se réfugiant sans cesse derrière des excuses recyclées. Aujourd’hui encore, elle ose faire croire que Félix Tshisekedi n’aurait aucune responsabilité dans l’état chaotique du pays. Donc si Tshisekedi echoue c’est parce-que Kabila existe, C’est non seulement faux, mais profondément insultant pour l’intelligence collective des Congolais. Gouverner, c’est assumer ses réussites mais aussi de ses échecs. Le plus grave, c’est cette rhétorique victimaire qui persiste. Hier, on disait que le Congo ne se développait pas parce que Kabila était rwandais et il travaillait pour l’intérêt du Rwanda. Aujourd’hui, on affirme que c’est encore Kabila qui bloque Tshisekedi. Comment un citoyen sans aucune responsabilité étatique pourrait-il bloquer un président de la République qui contrôle l’appareil d’État ? À moins de vouloir faire croire aux gens que Kabila est plus puissant qu’un président en fonction ce qui est utopique, ils ont juste constater que les promesses non tenues s’accumulent , l’insécurité persiste la corruption généralisée et la mauvaise gouvernance seraient pas les conséquences directes du pouvoir en place, ils ont créé un mythe autour de Kabila comme quoi c’est lui le diable. À force de manipuler la vérité, on finit par se manipuler soit même. À force de refuser toute responsabilité, on démontre clairement qu’on n’est pas à la hauteur des responsabilités étatiques ». Par Fiston Mukunayi Avocat pénaliste et Homme politique

RDC : AVANCER EN RECULANT…

RDC : AVANCER EN RECULANT…

TRIBUNE. Je viens une fois de plus de faire ma petite analyse rétrospective sur l’actualité politique de mon pays et c’est avec beaucoup de stupeur que j’observe une constante depuis des mois : à savoir la capacité du régime au pouvoir de lever de nombreux lièvres pour pousser le peuple congolais à courir dans tous les sens FUTILES sauf dans ce bons sens-là qui porterait un débat public sur des enjeux essentiels à la survie du Congo comme nation. Observez de quelle manière les événements s’enchaînent : d’abord cette chasse aux sorcières contre la personne de Joseph Kabila, sa diabolisation, sa condamnation par contumace et tout récemment la tentative de le traduire à la Cour Pénale Internationale de la Haye pour ses crimes de guerre et crime contre l’humanité. Concomitamment la une sur cette levée d’immunité et le procès judiciaire de Constant Mutamba qui ont tenu en haleine tout un peuple durant des mois. À peine la cour de cassation venait-elle de prononcer sa condamnation, les projecteurs se sont vite tournés vers la destitution programmée de Vital Kamerhe. Toute la presse écrite et orale s’y délecte à longueur des journées et les réseaux sociaux en font les choux gras. En attendant la prochaine victime à offrir en holocauste (sûrement J.-P. Bemba à qui la machine de propagande udepesienne attribue le dessein de coup d’état par la Tout de contrôle), force est de constater la dynamique de diversion à laquelle le pouvoir en place oblige les masses populaires congolaises pour qu’elles restent ignorantes de ce qui se boutique contre son destin. L’élimination politique de Kabila, de Kamerhe ou de Mutamba ne stoppera pas la marche de M23/AFC sur Uvira et sur Kalemie ni celle des forces militaires soutenues par l’Ouganda vers Kisangani. Cette agonie lente mais sûre d’un pays qui se disloque au vu et su de tous et d’un peuple qui a le net sentiment d’être abandonné à son triste sort est douloureuse à regarder. Encore plus douloureuse cette insoutenable légèreté d’être et de faire de nos responsables publics qui, tant au niveau provincial que national, ne donnent aucun signal de redressement de la crise. De diversion en diversion, des têtes tombent sans rien améliorer du climat sécuritaire et du climat d’affaires, sans jamais poser un diagnostic de la crise et sans imposer un plan de sortie. On a vraiment le sentiment de marcher à reculons. Cette navigation à vue, ce vide stratégique délibéré ou non pour sortir de l’ornière, ça me fait mal, très mal. Par Germain Nzinga

RDC. Kabila a parlé : cinq petites observations

RDC. Kabila a parlé : cinq petites observations

1.Mon attention a d’abord été attirée par le profil de sa communication politique AVANT et PENDANT son discours télévisé. Cette annonce « Le président Kabila va s’adresser à la nation à 19:00 » trahit tout le message subliminal. En tant que qui s’est-il adressé hier à la nation??? Comme simple citoyen? Comme opposant ? Comme sénateur à vie ? Par ces effets d’annonce solennelle de son discours, Joseph Kabila semble s’arroger des prérogatives qui ne sont plus les siennes et, dans sa tête, il se prend encore pour le “Boss” du Congo. Kabila n’a jamais quitté le pouvoir. Même après sa tentative échouée de glissement, il n’a jamais renoncé à reprendre le poste qu’il avait laissé « momentanément ». Le comprendre, c’est déjà se mettre en position de deviner son projet politique à court et à moyen-terme. 2.Dans un contexte géopolitique plus élargi, Kabila qui dispose désormais des relais puissants dans l’administration Trump a tenu à prendre position publiquement, deux semaines avant la signature de l’Accord USA-RDC-RWANDA. Par ce discours, il envoie des signaux pour vouloir donner au décideur américain (donneur des ordres dans la crise congolaise) des garanties d’un politicien modéré, doublé d’un militaire, plus aguerri pour garantir un cadre sécuritaire sans faille au prochain grand business des américains sur les ressources minières congolaises. 3.Il me semble que ses communicateurs ont tenu à lui faire adopter un discours qui montre sa posture d’homme d’état. Pourtant en s’adressant à une nation agressée et endeuillée par des massacres en dizaine de milliers de ses filles et fils par des hordes sans foi ni loi, dans un pays dont le 1/3 du territoire est sous occupation d’une armée étrangère, Joseph Kabila n’a prononcé aucune condamnation contre cette invasion de l’armée étrangère ni exprimer une quelconque once de compassion envers des familles endeuillées. Aucune déclaration expresse qui le placerait dans la posture d’un “Père de la Nation”. Sa trop grande réserve sur la condamnation des agresseurs définit avec précision pour quel camp il travaille. 4.S’il en appelle au pacte citoyen et au redressement national, il n’a pourtant pas reconnu la responsabilité qui est la sienne dans le chaos actuel que connaît le pays. La grave crise actuelle est la résultante directe de ses choix politiques de 2018 et de la stratégie qui était la sienne de mettre des bâtons dans la roue de son dauphin. Le Souverain primaire est loin d’ajouter foi à celui qui a violé la vérité des urnes en lui imposant une solution extra-électorale, conflictogène et porteuse de tant de souffrances pour le peuple. La dictature et la tyrannie qu’il demande de stopper ont été et restent ses méthodes de gouvernance. Un dictateur peut-il conseiller un autre dictateur? La belle rhétorique de son discours dont les grandes lignes se retrouvent dans ses discours à la Nation de 2015 et 2016 ne saurait effacer les 18 ans de crimes et des dérives autoritaires, avec sa volonté opiniâtre de glisser pour un troisième mandat anticonstitutionnel; avec des manifestants pacifiques massacrés avec l’aide de… rebelles de M23; avec des opposants assassinés et des richesses pillées comme jamais dans l’histoire de ce pays. Sa posture d’homme d’état adoptée dans ce speech d’hier n’est qu’une “façade”. L’homme reste ce qu’il a été et la moindre distraction de la part du peuple congolais à ce sujet coûtera très cher aux générations futures. 5.En analysant en détail son discours, on est également surpris de retrouver mot pour mot la rhétorique de Kigali et de M23 pour pouvoir justifier les atrocités commises à l’Est de la RDC. Sa proposition à restaurer le circuit bancaire des territoires occupés veut normaliser une occupation étrangère du territoire congolais. Son appel à neutraliser tous les groupes armés est un coup d’épée dans l’eau. Pourquoi? Parce que tout confirme qu’il est lui-même à la tête de certains de ces groupes armés qui tuent et massacrent les congolaises et des congolais. Comment donc un chef rebelle voudra-t -il neutraliser ses propres troupes rebelles qui occupent encore Bunagana, Goma et Bukavu et qui restent son unique espoir pour reconquérir le pouvoir par la force ? Que conclure ? Le discours à la nation de Kabila s’avère être une forme fort policée d’un plan plus secret et plus violent de reconquérir le pouvoir. Nous sommes en présence d’une guerre d’intérêts entre deux politiciens. Plus qu’un simple projet d’insurrection dont l’accuse Félix Tshisekedi, il faut plutôt lire derrière les belles paroles fédératrices de Kabila, sa volonté de gagner les cœurs et les esprits de congolais, de ranger derrière lui les hommes en armes dans une stratégie bien planifiée de se présenter comme ce politicien rassembleur, sage et patriote et ce, avant qu’il ne déclenche sa campagne militaire de grande envergure qui pourra l’amener à prendre le pouvoir à Kinshasa avant le 30 juin 2025, conformément à l’annonce qu’en avait faite son lieutenant Corneille Nanga. Il faut savoir lire entre les lignes pour ne pas être victime de surprises désagréables. Germain Nzinga

RDC. Interview présidentielle : Quand Tshisekedi fait un clin d’oeil à Kabila

RDC. Interview présidentielle : Quand Tshisekedi fait un clin d’oeil à Kabila

OPINION. A la question de Tina Salama : « quel est votre plus grand regret durant votre premier quinquennat présidentiel », le président Félix-Antoine Tshisekedi a énuméré non point l’insécurité non maîtrisée à l’Est congolais mais plutôt et bien curieusement la rupture entre le Cach et le FCC. Un détail apparemment anodin mais fort significatif au regard du dispositif extra-constitutionnel mis en place depuis 2018 par ces deux plate-formes pour gérer la passation du pouvoir et mettre en place des conditions strictes engageant les deux parties devant trois chefs d’état africains pris comme témoins du respect des clauses du deal. La visite de 48 heures du président sud-africain Cyril Ramaphosa ( un des témoins du deal), concomitamment avec l’interview présidentielle, doit avoir quelque chose à avoir avec ce brusque clin d’œil de Fatshi à Kabila. Dans les coulisses du pouvoir, l’on assiste à une main tendue de l’Union sacrée de la Nation de Tshisekedi à son ex-allié Joseph KABILA,appelé indirectement à la rescousse pour crédibiliser le processus électoral au bord de l’implosion. L’on ne sait dire jusqu’à quel niveau peut aller ce rappel à l’ordre du jour de cette ancienne alliance tant houspillée par le souverain primaire et qui dessine la volonté du président actuel de faire des concessions pour pouvoir légitimer une CENI décriée par les forces vives de la société civile. Trouver de nouveaux appuis devient plus que nécessaire pour Tshisekedi décidé à légitimer le processus électoral pour pouvoir colmater les brèches d’une crise post-électorale inextricable. C’est donc à cause de la quête de cette légitimation de la CENI qu’il faut comprendre l’invitation pour consultation adressée par Dénis Kadima à Joseph Kabila ou encore ce brusque discrédit jeté par Augustin Kabuya sur le VPM Peter Kazadi en prenant la défense de Jean-Marc Kabund dont le nom du parti a été rayé de la liste des partis politiques par le ministère de l’intérieur. Ce même clin d’œil à Kabila, à Kabund sera fait à l’EAC lorsque Félix Tshisekedi nie publiquement avoir invité les forces militaires de la Communauté des États de l’Afrique Australe ( SADC). Il faudra donc s’attendre à un réajustement des alliances dans les jours qui viennent tant et si vrai que hier mardi dans la capitale togolaise, à la demande de Félix Tshisekedi, le président Faure Eyadema a présidé une réunion entre Vital Kamerhe et les émissaires de Joseph Kabila ( sous l’égide de Raymond Tshibanda) pour discuter des clauses d’un probable DIALOGUE NATIONAL entre congolais en vue d’aller aux élections de 2023. L’interview du président Tshisekedi est à prendre comme un signe avant-coureur de cet événement national et d’une recomposition des alliances dans un avenir tout proche. Il devient obvie que le « regret présidentiel » n’est que formel. Il se veut plutôt une marque de communication politique pour préparer l’opinion congolaise à une nouvelle saison des « compromis à l’africaine » qui iront dans le sens des arrangements loin, très loin de la Constitution, privant un peu plus le peuple congolais d’exercer sa volonté souveraine. Par Germain Nzinga

RDC/Prof Lohata Tambwe : l’Udps sombre dans la jouissance, dans les injures et dans le fanatisme

RDC/Prof Lohata Tambwe : l’Udps sombre dans la jouissance, dans les injures et dans le fanatisme

TRIBUNE. « Ce parti d’Etienne devient aujourd’hui méconnaissable : il sombre dans la jouissance, dans les injures et dans le fanatisme en oubliant l’objectif développementaliste de ses pères fondateurs », constate le Professeur Lohata Tambwe Okitokosa Paul-René dans une tribune à Pagesafrik. 63 ans de gâchis ! Lorsque les congolais sous PE Lumumba et autres Martyrs de l’indépendance se battaient, personne ne croyait que nous pourrions vivre socialement, économiquement et politiquement parfois pire qu’à l’époque des colonisateurs. Cela ne veut pas dire que Lumumba avait tort de s’être battu pour l’indépendance, car nous naissons libres et égaux; aucun peuple n’est supérieur à l’autre pour justifier la prétendue œuvre civilisatrice. Lumumba a eu raison de se battre pour promouvoir notre dignité, identité de l’homme au nom de l’humanisme et s’il faut recommencer, il le ferait à nouveau si c’était possible. Le problème est la prédation perpétrée par les régimes successifs de Mobutu, de J Kabila et aujourd’hui de Fatshi. Ces trois régimes pourtant congolais et post – coloniaux n’ont malheureusement pas de leçon à administrer à Léopold 2. C’est dommage qu’aucun secteur n’émerge . Plus grave, l’espoir qui a porté sur la lutte de l’Udps a volé en éclats. Ce parti d’Etienne devient aujourd’hui méconnaissable : il sombre dans la jouissance, dans les injures et dans le fanatisme en oubliant l’objectif développementaliste de ses pères fondateurs. Je pleure la fronde parlementaire ( j f Bayart ) dont la critique contenue dans les 52 pages adressées à Mobutu furent enseignées même dans les universités occidentales. Le pouvoir ivre et corrompt. L’échec de l’udps aujourd’hui a cultivé l’empathie vis-à-vis de la politique. Cette dernière perd son sens noble lié à la paix, au bonheur et à l’ordre (Aristote,) pour devenir totalement péjoratif. Les congolais ne doivent pas désespérer car il y a des personnalités qui inspirent confiance et crédibilité capables de redonner espoir au pays de Lumumba. A titre posthume, Franck Fanon, W E. B. Dubois, Mandela, Lumumba , Etienne etc. en souffrent énormément !!! Ce n’est pas la tombée qui est grave , c’est de rester à terre , écrivait un contemporain. Professeur Lohata Tambwe Okitokosa Paul-René

RD Congo. Les dessous des révélations de KABILA…

RD Congo. Les dessous des révélations de KABILA…

TRIBUNE. « Les ADF c’est un mouvement terroriste. Au sein de ce mouvement il y a et des Ougandais, et des Kenyans, les Tanzaniens, des gens venant du Tchad, et récemment des sud-africains » dixit Joseph Kabila. En conclusion, de ces révélations faites par Kabila, l’on peut tirer trois petites observations : 1) De ces forces démocratiques alliées(ADF) d’origine ougandaise, tout le monde connaît le leader nommé Jamil Mukulu. À son arrestation en 2015, on trouvera avec lui cinq différents passeports dont le passeport Rd congolais sans que les officiels congolais ne lèvent un petit doigt de protestation. En septembre 2016, l’ancien ministre congolais des affaires étrangères Mbusa Nyamuisi lancera un pavé dans la mare en révélant que Jamil Mukulu est une « vieille connaissance »… du général-major « Joseph Kabila ». Les deux hommes ont vécu sous le même toit avant l’accession de ce dernier à la tête de l’Etat congolais. « Je peux vous dire que Jamil Mukulu a résidé à Ma Campagne sur l’avenue Bocage n°55 ». On se plaint contre les ADF pendant que les complicités de ce mouvement qui massacre les congolais se retrouvent jusqu’au sommet de l’état congolais. 2) Tous ces Ougandais, Kenyans et Tanzaniens constituant les terroristes ADF sont bien curieusement des ressortissants des pays composant la fameuse FORCE RÉGIONALE devant opérer les prochains jours sur le territoire congolais. 3) L’Afrique du Sud qui se veut le moteur de la SADC et dont la ministre des Affaires étrangères fustigeait le Rwanda la semaine dernière pour les incursions de son armée en RDC est aussi citée par Kabila comme partie prenante des opérations criminelles des ADF. Mon peuple périt faute de connaissance et continuera à souffrir tant qu’elle refusera de comprendre que la paix sur sa terre ne viendra que des congolais et d’eux SEULS. Par Germain Nzinga

RD Congo. Le 17 Mai est un jour de deuil national!

RD Congo. Le 17 Mai est un jour de deuil national!

TRIBUNE. Le 17 mai 1997 reste et restera ce triste jour où les loups venus de pays étrangers ont pu s’introduire dans la bergerie congolaise. Et de concert avec d’autres prédateurs, fils du pays, ils se sont mis à tout saccager et à tout piller sur leur passage. Massacrant huit millions de congolais en l’espace de deux décennies, piétinant notre souveraineté nationale, infiltrant la chaîne de commandement de l’armée nationale et de toutes les institutions de l’État pour prendre possession de tous les rênes du pouvoir. Ils sont parvenus à chosifier tout un peuple, le réduisant à l’esclavage sur la propre terre de ses ancêtres. Par respect pour nos millions de morts-martyrs, de grâce qu’on cesse d’attribuer ce titre ronflant de « révolutionnaire » ou des “libérateurs” à ces minables occupants. Ce serait là un scandaleux abus de terme d’autant plus que ces conglomérats d’aventuriers de l’AFDL n’ont rien révolutionné du tout sinon dans leur manière de tuer sans état d’âme nos compatriotes et de piller les ressources de notre pays. Par un processus d’INVOLUTION, ils ont fait reculer d’un siècle le grand Zaïre qu’ils ont réussi à transformer en un cimetière parsemé de milliers de fosses communes et à le réduire en un peuple clochardisé, humilié jusqu’à sa dernière expression et devenu la risée du monde entier. Honni qui encense cette engeance de rapaces ! Honni ces congolais qui osent signer des alliances politiques avec ces ennemis coriaces du peuple congolais! Malheur à tout congolais qui croit faire la fête en ce jour de deuil national et de lamentations pour notre peuple ! Par Germain Nzinga