Un taux de croissance du PIB réel de 2,8 % en 2022, contre une récession de 1,4 % en 2021

Sous la Présidence de Jean-Baptiste Ondaye, Ministre de l’Economie et des Finances, assisté de Ludovic Ngatsé, Ministre du Budget, des Comptes publics et du Portefeuille public, le Comité national économique et financier, s’est réuni, au titre du 3èmetrimestre, mardi 29 décembre 2022 au siège de la Direction nationale de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), en présentiel à Brazzaville (Congo), et par visioconférence à Yaoundé (Cameroun) avec Abbas Mahamat Tolli, Gouverneur de la BEAC. Le Comité a noté, au plan national, une reprise de l’activité économique en 2022, sur la base des projections des autorités nationales, soit un taux de croissance du PIB réel de 2,8 % contre une récession de 1,4 % en 2021. Cette amélioration s’expliquerait principalement par la vigueur du secteur hors pétrole (+3,2 %), qui bénéficierait du regain de la demande. Le secteur pétrolier quant à lui, resterait quasi-stable à – 0,8 %, en dépit de la bonne tenue des cours sur le marché international, en raison, principalement de l’effet retardé des investissements réalisés. Sur le front des prix, le taux d’inflation en moyenne annuelle s’établirait à 3,5 %, du fait, notamment, de la hausse des prix des produits alimentaires importés. En lien avec la bonne tenue des cours mondiaux du pétrole, le Congo a accéléré le remboursement de sa dette, ce qui devrait améliorer son taux d’endettement qui ressortirait à 64,9 % du PIB, contre 103,6 % du PIB en 2021. Au plan sous-régional de l’Afrique centrale, la BEAC prévoit une reprise progressive de l’activité économique, avec un taux de croissance du PIB réel qui se situerait autour de 3,3 % en 2022, après 1,6 % en 2021, sous l’effet, essentiellement, du rebond de la croissance pétrolière (+1,9 en 2022, contre – 8,2 % un an auparavant). Au plan international, le Comité a noté que la situation économique mondiale reste notamment marquée par les effets de la crise russo-ukrainienne, notamment la hausse des tensions inflationnistes, ainsi que le resserrement des politiques monétaires des principales banques centrales. Dans ce contexte, le Fonds monétaire international (FMI) a prévu un taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) à 3,2 %, contre 6,1 % en 2021. Par ailleurs, le Comité a été édifié sur l’état d’avancement du Programme avec le FMI dont la deuxième revue sera soumise au Conseil d’administration en février 2023. Examinant les différents modes de financement de l’Economie congolaise, le Comité a relevé qu’au 30 septembre 2022, le système bancaire a enregistré une légère hausse de 0,3 % des crédits bruts à l’Economie à 1.417 milliards 100 millions de F CFA et un repli de 2,4 % de créances en souffrance à 271 milliards 100 millions de F CFA. Le marché des valeurs du Trésor affiche un encours de 1.277 milliards de F CFA à fin septembre 2022, en hausse de 29,71 % en glissement annuel. Cet encours est constitué essentiellement des Obligations du trésor assimilables-OTA- (87,33 %).
Congo. Coopération internationale en matière de régulation : Le Directeur Général de l’ARPCE échange avec son homologue Ghanéen

BREVE. En visite de travail au Ghana, le Directeur Général de l’ Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques( ARPCE), M. Louis Marc SAKALA et son Homologue de la National Communications Authority du Ghana( NCA), M. Joe ANOKYE, ont échangé, le lundi 28 novembre 2022, autour de leurs missions régaliennes dans leurs pays respectifs. Les deux hauts responsables ont exploré les axes d’un futur accord de partenariat et de collaboration au profit de leurs deux institutions. Au cours de son séjour ghanéen, le Directeur Général Louis-Marc SAKALA a également rencontré Président du Conseil d’Administration de la NCA, M. Isaac Emmil Osei-Bonsu, en présence du Consul honoraire du Congo au Ghana, M. Jean Pierre DIASSOUKA.
Congo Brazzaville/Terre des Légendes. Pourquoi un silence pesant.

TRIBUNE. Le 10 août 2019, SARDP et PEPA, un consortium congolais travaillant en tant qu’opérateurs du bloc, a annoncé la découverte du gisement pétrolier du Delta de la Cuvette. Celui ci qui s’étend sur une superficie de 9.392 m2, couvre quatre puits. Il se situe dans le bassin du Congo, une zone de tourbières qui constitue un puits à carbone considérable. Cette zone serait le deuxième poumon de la planète, après la forêt amazonienne. Les premiers jets indiqueraient que les gisements de Delta pourraient produire jusqu’à 359 millions de barils de pétrole, soit 983 barils/jour. Ce qui quadruplerait la production actuelle du Congo Brazzaville. Une bonne nouvelle pour l’économie du pays qui pourrait être boostée, générer des emplois et réduire la pauvreté. Avec la possibilité de construire des voies d’évacuation du pétrole sur le port autonome de Pointe Noire. Et peut-être même, pour accroître localement la plus-value, créer une raffinerie de pétrole dans le Nord du pays pour augmenter la capacité nationale de raffinage, couplée à la CORAF de Pointe Noire . Depuis la publication de la nouvelle de Delta de la Cuvette, un silence pesant s’est installé. Les autorités n’en parlent pas. Pas un seul baril n’a été extrait du gisement. Le Delta de la Cuvette semble avoir pénétré le domaine du secret au point de passer pour un mystère qui n’est pas ou qui ne doit pas être connu par autrui ou par un grand nombre. Les Congolais, en patriotes et bons citoyens, sont en droit légitime de savoir de quoi il en retourne. Le pétrole, patrimoine stratégique dans le développement de leur pays, est leur propriété inaliénable. Les autorités nationales, en vertu de leur obligation légale d’instruire la nation, sont en devoir de fournir aux populations les informations nécessaires sur le gisement pétrolier Delta de la Cuvette. Ce gisement demeure pour les Congolais un immense espoir pour la mise en valeur des territoires où coulera le pétrole, parallèlement à son effet induit sur l’ensemble de la Nation. Nous voudrions bien savoir à quoi sert le silence lourd sur le Delta de la Cuvette. Il y a comme quelque chose de troublant dans ce silence, même si le silence dans la recherche pétrolière est le sanctuaire de la prudence. Ouabari Mariotti Paris 1er décembre 2022
Ralentissement attendu de la croissance du commerce mondial pendant les derniers mois de 2022

La croissance du commerce des marchandises devrait ralentir pendant les derniers mois de l’année en cours et au début de l’année prochaine, a annoncé l’Organisation mondiale du commerce (OMC). En effet, selon les prévisions de l’OMC, qui se base sur les enseignements tirés du dernier baromètre du commerce des marchandises de l’OMC publié le 28 novembre, « la croissance du commerce devrait ralentir pendant les derniers mois de 2022 et au début de 2023 », a-t-elle indiqué rappelant que l’économie mondiale continue de traverser de fortes turbulences. Des récentes statistiques publiées par l’OMC, il ressort que « le niveau actuel du baromètre – de 96,2 – est inférieur à la fois à la valeur de base de l’indice et au niveau de 100,0 enregistré précédemment, sous l’effet d’un fléchissement de la demande des marchandises échangées». Pour les experts de l’organisation internationale, la baisse du baromètre des marchandises est conforme aux prévisions commerciales de l’OMC du 5 octobre. Lesquelles prévisions prévoyaient une croissance du volume du commerce des marchandises de 3,5% au terme de 2022 et de 1% en 2023, rappelle-t-on dans un communiqué. Cette diminution serait due à plusieurs chocs connexes : la guerre en Ukraine, les prix élevés de l’énergie et la crise monétaire ainsi que le durcissement observé dans les grandes économies, entre autres. Pour rappel, le baromètre du commerce des marchandises est un indicateur composite avancé du commerce mondial qui fournit des informations en temps réel sur la trajectoire du commerce des marchandises par rapport aux tendances récentes. Comme l’explique l’organisation sur son site Internet officiel, « les valeurs supérieures à 100 signalent une expansion supérieure à la tendance, tandis que les valeurs inférieures à 100 indiquent une croissance inférieure à la tendance ». Après analyse des dernières variations, force est donc de constater que « l’indice du baromètre est tombé en dessous de l’indice du volume du commerce des marchandises, qui montre l’évolution réelle du commerce au cours du deuxième trimestre », a fait remarquer l’OMC. L’organisation, qui s’occupe des règles régissant le commerce international entre les pays, est en outre persuadée que ce dernier devrait à terme suivre l’indice du baromètre à la baisse une fois que les statistiques commerciales trimestrielles du second semestre 2022 seront disponibles. Par ailleurs, explique-t-elle, la divergence récente entre les indices, comme on l’a vu en 2021 et 2022, pourrait s’expliquer par des expéditions retardées de marchandises résultant de perturbations de la chaîne d’approvisionnement depuis la pandémie. On retiendra toutefois que le commerce de marchandises a enregistré une hausse de 4,7% en glissement annuel au deuxième trimestre après une croissance de 4,8 % au premier trimestre. Pour que la prévision se réalise, l’Organisation mondiale du commerce estime que « la croissance du commerce devrait s’établir en moyenne autour de 2,4% en glissement annuel au second semestre 2022 ». Autres enseignements : l’indice du baromètre a été pesé par des lectures négatives dans les sous-indices représentant les commandes à l’exportation (91,7), le fret aérien (93,3) et les composants électroniques (91,0). Pris ensemble, « ces éléments suggèrent un refroidissement de la confiance des entreprises et une demande mondiale d’importation plus faible », a commenté l’OMC. Si les statistiques montrent que les indices du transport par conteneurs (99,3) et des matières premières (97,6) n’ont de leur côté terminé que légèrement en dessous de la tendance, l’organisation constate toutefois qu’ils «ont perdu de leur élan ». Soulignons enfin que la principale exception a été observée du côté de l’indice des produits automobiles (103,8). Selon les données recueillies, il a dépassé la tendance en raison de l’augmentation des ventes de véhicules aux Etats-Unis et de l’augmentation des exportations du Japon alors que les conditions d’approvisionnement s’amélioraient et que le yen continuait de se déprécier, a expliqué l’OMC. Alain Bouithy
Congo/Sécurité alimentaire : plus de 600 professionnels des boulangeries et pâtisseries bénéficieront d’une formation continue

L’annoncé a été faite le 29 novembre 2022, au cours d’un échange entre les journalistes et messieurs Patrick Robert Ntsibat, directeur général du Fonea, Schiller Ben Mbedi Daddy du Cabinet Associé et Kanso Mohamed, Vice-président de la chambre de commerce de Brazzaville. La session de « renforcement des capacités des professionnels des boulangeries, pâtisserie et restaurant sur « la bonne pratique d’hygiène et de qualité » va concerner plus de 900 personnes et se déroulera du 12 au 17 décembre 2022 à Brazzaville. L’objectif de cette session, éviter le risque de contamination sur la chaîne de production dans ces structures. D’entrée de jeu, le directeur général du Fonds National d’appui à l’Employabilité et l’Apprentissage (FONEA), M Patrick Robert Ntsibat, a retracé l’historique et les missions de la structure qu’il dirige. « Le Fonea accompagne les entreprises pour amélioration de leur compétitivité par l’accroissement des compétences de leurs ressources humaines, a-t-il dit.Egalement, il a mis en exergue le bien-fondé de celle-ci avec comme leitmotiv, la formation du personnel de différentes entreprises, mais aussi des jeunes. « Cette formation continue a été motivée après avoir constaté le nombre des boulangeries et pâtisseries dans le rayon de Brazzaville, Kinkala et du district de Yié (PK 45à, avec plus de 300 établissements existants », a fait savoir le DG du Fonea. « Le Congo doit être en mesure de donner de bons visage du tourisme par la qualité des services et prestations donnés par les différents services tels que les boulangeries, pâtisseries et restaurant », a-t-il poursuivi. M. Kanso Mohamed, le vice-président de la Chambre de commerce de Brazzaville, a, premièrement, remercié le DG du Fonea pour avoir accepté de financé cette session de formation sur la bonne pratique d’hygiène et de qualité. Il a rappelé que la chambre de commerce a, dans ses prérogatives, la vocation de former ses membres, raison pour laquelle, elle a initié cette formation de renforcement des capacités de plus de 99 personnes. « La qualité englobe beaucoup des choses et le contenu de la formation sera pédagogique et appuyée par les éléments didactiques », a indique M Schiller Ben Mbedi Daddy du Cabinet Associé, structure formatrice.Il a signifié que la formation sera répartie en quatre sous thèmes et des travaux en ateliers sur la sécurité alimentaire. A en croire le formateur, la formation sera sanctionnée par l’élaboration d’un mémorandum dans lequel seront regroupés les recommandations à l’endroit des entreprises et les conseils à l’intention des bénéficiaires de la formation. A noter qu’au terme de ces échanges avec les chevaliers de la plume et du micro, M Patrick Robert Ntsibat, le directeur général du Fonds National d’appui à l’Employabilité et l’Apprentissage (FONEA) a appelé ces derniers à visiter leurs locaux pour mieux comprendre les activités menées par le Fonds. Wilfrid LAWILLA
Congo : Conseil des Ministres du mercredi 30 novembre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce Mercredi 30 novembre 2022 au Palais du Peuple, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. Sept (7) affaires étaient inscrites à son ordre du jour, à savoir : 1. Un (1) projet de loi et (1) un projet de décret au titre du Ministère de la promotion de la femme, de l’intégration de la femme au développement et de l’économie informelle ; 2. Deux (2) projets de décret au titre du Ministère des hydrocarbures ; 3. Un (1) projet de décret au titre du Ministère des postes, des télécommunications et de l’économie numérique ; 4. Deux (2) communications aux titres respectifs du Ministère de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale et du Ministère des affaires sociales, de la solidarité et de l’action humanitaire ; I/- Ministère de la promotion de la femme, de l’intégration de la femme au développement et de l’économie informelle Invitée par le Président de la République à prendre la parole Mme Inès Nefer Bertille INGANI, Ministre de la promotion de la femme, de l’intégration de la femme au développement et de l’économie informelle, a soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres un projet de loi portant création du Centre MOUEBARA pour l’accueil et la réhabilitation des femmes et filles victimes de violences. Rappelant que la loi n°19-2022 du 4 mai 2022 portant lutte contre les violences faites aux femmes en République du Congo, dite loi MOUEBARA, prévoit en son article 30 que l’Etat doit favoriser la création d’espaces de conseil et de centres d’assistance clinique, psychologique, sociale et juridique pour prévenir les violences et porter assistance aux victimes, la Ministre INGANI a indiqué aux Membres du Conseil des Ministres que le projet de création d’un centre d’accueil et de réhabilitation des femmes et filles victimes de violences a pour objectif de réitérer la volonté politique des pouvoirs publics de leur porter une assistance multiforme. Egalement fruit de la mise en œuvre des engagements internationaux auxquels le Congo a de tout temps souscrit, le Centre MOUEBARA pour l’accueil et la réhabilitation des femmes et filles victimes de violences sera constitué sous forme d’établissement public administratif dont la gestion sera adaptée aux réalités de terrain. Pour son bon fonctionnement, le Centre regroupera ainsi, dans un même lieu, un ensemble de services médicaux, sociaux, administratifs et juridiques animés par des spécialistes, notamment psychologues, juristes, travailleurs sociaux et médecins. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi portant création du Centre MOUEBARA pour l’accueil et la réhabilitation des femmes et filles victimes de violences. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption. Poursuivant son propos, la Ministre INGANI a soumis à l’examen et adoption du Conseil des Ministres un projet de décret portant approbation du plan d’action national de mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur les Femmes, Paix et Sécurité en République du Congo. A cet égard, il faut noter que la Résolution des Nations unies susvisée, adoptée en 2000, impose aux parties à un conflit de respecter les droits des femmes et de soutenir leur participation aux négociations de paix et à la reconstruction post-conflit. En 2018, notre pays qui a, hélas, connu dans son histoire politique récente des soubresauts violents, a élaboré un plan d’action national (PAN) de mise en œuvre de cette Résolution. Fruit d’une démarche multisectorielle et concertée, résultat de la tenue d’un Atelier dédié, l’élaboration de ce plan d’action a impliqué des experts issus de départements ministériels concernés par la problématique, mais également les agences du système des Nations Unies, l’Union africaine, la CEEAC, l’Union européenne, la Banque Mondiale, la Banque africaine de développement et la société civile nationale. Cette démarche de concertation et de réflexion, poursuivie dans le cadre d’une réunion des Ministres en charge de la promotion de la femme, a connu son point culminant avec l’adoption par la 20ème Conférence ordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC tenue à Kintélé le 19 janvier 2022 sous la présidence de SEM. Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat et Président en exercice de la CEEAC. C’est au terme de ce processus que le Conseil des Ministres a été invité ce jour à approuver le plan d’action national objet du projet de décret. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant approbation du plan d’action national de mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur les Femmes, Paix et Sécurité en République du Congo. II/- Ministère des hydrocarbures. Invité à son tour par le Président de la République à prendre la parole, M. Bruno Jean Richard ITOUA, Ministre des hydrocarbures, a soumis à l’examen du Conseil des Ministres deux projets de décret, dont le premier porte attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux dit « permis BOATOU ». Le Congo, soucieux de la mise en valeur de son domaine minier d’hydrocarbures liquides et gazeux, a organisé en 2016-2017 des sessions d’appels d’offres de permis situés en zones offshore et onshore. La société PERENCO a été retenue pour le bloc Marine XXVII, donnant lieu à l’octroi d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux, dit Marine XXVII attribué par décret du 26 décembre 2018 pour une durée exceptionnelle de deux ans non renouvelables à la société nationale des pétroles du Congo (SNPC). Perenco Congo a été désignée opérateur du permis d’exploitation, processus sanctionné par la signature d’un contrat de partage de production signé en juin 2019 entre le Congo, la SNPC et Petro Congo. En 2020, la SNPC a fait une demande de permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides, dit « permis BOATOU », pour une durée de 20 années, avec une prorogation possible de 5 années. Issu du permis d’exploration MARINE XXVII, ce permis a une superficie
Maroc. Baisse des prix à la production dans les industries manufacturières

Pour la première fois depuis le début de l’année, l’indice des prix à la production du secteur des «Industries manufacturières hors raffinage de pétrole» a reculé. En effet, après neuf mois consécutifs de hausse, il a enregistré une baisse de 0,1% au cours du mois d’octobre 2022 par rapport au mois de septembre 2022, accusant ainsi son premier repli de l’année 2022. Comme le montrent les données recueillies depuis le début de l’année, ce recul met fin à une série de neuf mois de hausses enregistrées au cours des mois de janvier (2,5%), février (0,8%), mars (0,7%), avril (1,1%), mai (1,0%), juin (0,6%), juillet (0,3%), août (0,1%) et septembre (0,1%). Selon les explications du Haut-commissariat au plan (HCP), cette baisse est la résultante de la baisse de 1,9% des prix de la «Métallurgie», de 0,2% de l’«Industrie chimique», de 0,3% de la «Fabrication d’équipements électriques» et de 0,1% de l’«Industrie de textile». Ce recul s’explique également par la hausse de 0,4% des prix de l’«Industrie alimentaire» et du «Travail du bois et fabrication d’articles en bois et en liège» et de 0,2% de l’«Industrie automobile» et de la «Fabrication des machines et équipements», a indiqué l’organisme public dans sa note d’information relative à l’indice des prix à la production industrielle, énergétique et minière du mois d’octobre 2022. Selon toujours la même source, cette variation s’explique également par la hausse observée au niveau de l’«Industrie d’habillement» (0,6%) et de la «Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique» et de la «Fabrication de produits informatiques» (0,1%). A titre de rappel, la hausse observée au terme du mois de septembre dernier résultait de la hausse de 0,2% des prix de l’«Industrie alimentaire» et de 0,1% de la «Fabrication des produits en caoutchouc et en plastique», selon les chiffres publiés par le Haut-commissariat. Dans sa précédente note de conjoncture, l’institution publique avait également justifié cette hausse par la baisse des prix de la «Métallurgie» (0,3%), du «Travail du bois et fabrication d’articles en bois et en liège» (0,5%) et de l’«Industrie chimique» et de l’«Industrie d’habillement» (0,1%). A titre de comparaison, la hausse enregistrée un mois plus tôt (août 2022) avait été pour sa part attribuée à l’augmentation des prix de l’«Industrie d’habillement» et l’«Industrie du textile» (1,4%), de l’«Industrie alimentaire», l’«Industrie chimique» et la «Fabrication des produits informatiques et électroniques» (0,2%), de l’«Industrie du papier et du carton» (0,5%), de l’«Industrie du cuir et de la chaussure» (1,0%), des «Travaux d’imprimerie et de reproduction» (0,3%) et de la «Fabrication des machines et équipements» (0,1%), selon les données relatives à l’indice des prix et datant de cette période. Il est à préciser que la note de conjoncture d’alors avait également expliqué cette hausse par la baisse de 2,3% observée au niveau des prix de la «Métallurgie» et de 1% de la «Fabrication des produits en caoutchouc et en plastique». Soulignons enfin que les récents chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan montrent que les indices des prix à la production des secteurs des «Industries extractives», de la «Production et distribution d’électricité» et de la «Production et distribution d’eau» ont connu une stagnation au cours du mois d’octobre 2022. A titre de comparaison, en septembre dernier, l’indice des prix à la production du secteur des «Industries extractives» avait connu une augmentation de 0,2% ; tandis que ceux des prix à la production des secteurs de la «Production et distribution d’électricité» et de la «Production et distribution d’eau» avaient connu une stagnation. Alain Bouithy
Des armes en provenance d’Ukraine acheminées dans le bassin du lac Tchad

Le Président nigérian Muhammadu Buhari a appelé mardi à plus de vigilance et à un renforcement de la sécurité des frontières dans le bassin du lac Tchad en lien avec le conflit en Ukraine, source de prolifération d’armes dans la région. S’exprimant mardi 29 novembre lors du 16e Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) à Abuja, le Président nigérian Muhammadu Buhari a déclaré que la menace terroriste dans la région avait été relativement maîtrisée. L’afflux d’armes, en revanche, pose de nouveaux défis. « Malgré les succès enregistrés par les troupes de la Force multinationale interarmées (MNJTF) et les diverses opérations nationales en cours dans la région, des menaces terroristes planent toujours sur la région », a-t-il indiqué. « Malheureusement, la situation au Sahel et la guerre qui fait rage en Ukraine sont des sources majeures d’armes et de combattants qui renforcent les rangs des terroristes dans la région », a-t-il ajouté. Besoin de mieux contrôler les frontières M.Buhari a également fait savoir qu’une part substantielle des armes et munitions achetées pour mener la guerre en Libye était toujours acheminée vers la région du lac Tchad et d’autres zones du Sahel. « Ce mouvement illégal d’armes dans la région a intensifié la prolifération des armes légères et de petit calibre qui continue de menacer notre paix et notre sécurité collectives dans la région. Il est donc urgent que nos agences de contrôle des frontières et autres services de sécurité agissent de concert pour arrêter la circulation de toutes les armes illégales dans la région », a-t-il insisté. Les pays du lac Tchad, à savoir le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Nigeria, ne sont pas seuls à exprimer leur préoccupation face à la prolifération d’armes destinées à l’Ukraine. Le Nord de l’Europe également concerné Le même souci existe dans le Nord, en Finlande, où la police criminelle dispose d’indications d’après lesquelles des armes livrées à l’Ukraine tombent entre les mains de criminels dans le pays. Selon un commissaire de la Police criminelle centrale finlandaise, elles ont également été retrouvées en Suède, au Danemark et aux Pays-Bas. Europol a fait savoir qu’outre des fusils, les criminels demandaient des pistolets, des grenades et des drones de combat. Retrouvez cet article sur Sputniknews