Le Fonds pour les changements climatiques en Afrique lance un projet d’entrepreneuriat pour les femmes et les jeunes

Le Fonds pour les changements climatiques en Afrique lance un projet d’entrepreneuriat pour les femmes et les jeunes

Le secrétariat du Fonds pour les changements climatiques en Afrique (ACCF) a lancé un projet visant à soutenir les mécanismes de financement de l’adaptation aux changements climatiques pour les entrepreneuses et les jeunes. Ce programme, baptisé « YouthADAPT : Empowering Women and Youth for Entrepreneurship and Job Creation in Climate Adaptation and Resilience » (YouthADAPT : Autonomisation des femmes et des jeunes pour l’entrepreneuriat et la création d’emplois dans le cadre de l’adaptation et de la résilience aux changements climatiques), permettra de développer des projets bancables innovants et transformateurs en matière de résilience aux changements climatiques, qui seront en adéquation avec les Contributions déterminées au niveau national des pays africains. YouthADAPT est un programme phare du Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique (AAAP), qui permet de libérer le potentiel inexploité des jeunes en Afrique afin de stimuler la résilience et les entreprises vertes. Le lancement en ligne a fait suite à l’approbation par les partenaires au développement du Fonds d’un don d’un million de dollars pour le projet. L’événement a rassemblé les parties prenantes, notamment l’équipe du projet, des experts en contrôle de qualité, en adaptation, en égalité des genres et en communication, ainsi que des experts en changements climatiques et en croissance verte, afin de partager leurs expériences. La coordinatrice du Fonds, Rita Effah, et la responsable du portefeuille, Lucy Debrion, en ont présenté les lignes directrices opérationnelles pour les projets mis en œuvre par la Banque.  Edith Ofwona Adera, coordinatrice de l’AAAP et chargée principale du changement climatique, a déclaré : « La jeunesse africaine montre la voie, non pas en paroles, mais en actions concrètes en faveur du climat, en étant des agents du changement, des innovateurs et des entrepreneurs ». Elle a déclaré que le programme soutiendrait les entreprises locales dirigées par des femmes et promouvant des solutions d’adaptation aux changements climatiques afin de créer des emplois supplémentaires. Mme Adera a remercié l’ACCF d’avoir collaboré à ces projets. Elle a également salué le Fonds pour son rôle dans la facilitation de la production de propositions. « Cela facilite notre travail », a-t-elle ajouté. À la suite de ce lancement, le secrétariat du Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique s’entretiendra régulièrement avec le secrétariat du Fonds sur les étapes importantes du projet afin de s’assurer que l’objectif est pleinement atteint. Depuis 2017, les comités directeurs du Fonds pour les changements climatiques en Afrique ont approuvé 26 projets estimés à 15,87 millions de dollars. Le Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique se chargera de la mise en œuvre du projet.

Congo/Fonction publique : Début de l’enrôlement biométrique des agents de l’Etat prévu pour ce vendredi

Congo/Fonction publique : Début de l’enrôlement biométrique des agents de l’Etat prévu pour ce vendredi

Le début de l’opération d’enrôlement biométrique des agents civils de l’Etat et des enseignants volontaires et communautaires du ministère de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation débute le 9 décembre, à Brazzaville. Le ministre d’Etat, ministre de la fonction publique, du travail, de la sécurité sociale et de la Fonction publique, Firmin Ayessa, et le ministre de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Jean Luc Moutou, ont réceptionné le 6 décembre 2022 à Brazzaville, du matériel et équipement composée de cinq ordinateurs, seize imprimantes laser multifonction, trente-deux imprimantes monochrome Laser et des consommables de bureau, pour l’ opération prévu à Brazzaville d’abord avant de s’étendre sur l’ensemble du pays et dans les représentations diplomatiques à travers le projet NIU. Il a salué l’excellence de la coopération qui existe entre le Congo sui arrive au Congo à travers le Projet des réformes intégrées du secteur public avec le matériel biométrique que lui a tendu la représentante de la Banque mondiale au Congo, Korotoumou Ouattara. Il a ajouté que ces équipements permettront de conclure enfin l’opération tant attendue, promettant d’en bonne prestation à travers les agents formés. Le ministre d’Etat a rappelé que l’enrôlement biométrique avait pour but de fiabiliser le fichier issu du recensement physique des agents civils de l’Etat de 2016 et celui des enseignants volontaires et communautaires du ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire et secondaire et que la première phase de Brazzaville est l’étape ultime dont dépend la maîtrise des effectifs de la Fonction publique et par conséquent, celle de la masse salariale. Florent Sogni Zaou

Maroc. Le Groupe OCP sur de nouveaux rails pour un avenir durable

Maroc. Le Groupe OCP sur de nouveaux rails pour un avenir durable

Jouer sa partition dans la transition vers les énergies vertes et l’économie décarbonée a toujours été la tendance favorite du top management du Groupe OCP qui a présenté récemment son tout nouveau et ambitieux programme d’investissement «vert». S’inscrivant parfaitement dans les Orientation Royales  en matière de transition énergétique, le programme du géant des phosphates témoigne encore une fois de l’attachement du Groupe à un progrès durable qui tienne compte des ambitions du pays, de son environnement et de l’avenir de la planète. S’il s’articule autour de l’accroissement des capacités de production d’engrais,  ce programme doté d’une enveloppe de 130 milliards  de dirhams s’engage à atteindre la neutralité carbone avant 2040, en faisant levier sur le gisement unique d’énergies renouvelables ainsi que sur les avancées du Royaume dans ce domaine sous l’impulsion de SM le Roi. Spécialiste en politique économique, Ahmed Khalid Benomar est confiant quant à l’intérêt économique que revêt le nouveau programme du leader mondial qui a fait de sa contribution à la prospérité du Maroc son leitmotiv. Convaincu de sa portée stratégique, ce dernier souligne que le nouveau programme contribuera à l’essor économique du Maroc en le transformant dans le sens de ce que prévoit le nouveau modèle de développement (NMD). Etalé sur une période de quatre ans (2023-2027), ce programme d’investissement ambitionne de renforcer la transformation de l’écosystème industriel national, d’augmenter sa compétitivité, de viser de nouveaux maillons des chaînes de valeur mondiales et d’accélérer la décarbonation du tissu industriel, a-t-il confié à la MAP. Pour Ahmed Khalid Benomar, ce programme permettra de faire le lien entre un fleuron industriel national et un écosystème de petites et moyennes industries. «Le développement de l’OCP serait probablement très bénéfique à cet écosystème de PME industrielles dont nous avons besoin pour transformer notre économie », a-t-il estimé. D’autant plus que le Groupe «ambitionne de mettre sur orbite un réel  consortium associé à plus de 600 entreprises industrielles marocaines avec pour objectif la création à terme de plus de  25.000 emplois directs et indirects», a pour sa part relevé Abdelghani Youmni, économiste et spécialiste des politiques publiques. Pour ce dernier, l’ambitieux programme d’investissement – qui a été présenté par le président directeur général du Groupe OCP,  Mostafa Terrab, le samedi  3 décembre dernier, à Sa Majesté le Roi Mohammed VI- est parfaitement lisible dans le rôle pivot de cet acteur majeur de l’industrie des engrais qui aspire aussi à atteindre la souveraineté en matière d’intrants. Il en est persuadé : le Maroc devient de plus en plus une alternative pour l’Europe, l’Amérique Latine, l’Asie du Sud-Est et l’Afrique. Rappelons à ce propos que le Maroc est aujourd’hui leader mondial avec un chiffre d’affaires qui était de 2,5 milliards de dollars en 2005, de 9,4 milliards en 2021, et qui atteindra 14 milliards de dollars en 2026 pour concurrencer la Chine et la Russie qui concentrent 30% et 23% des volumes du commerce mondial des phosphates. Pour le média italien «Gli Stati Generali» qui le qualifie d’« ambitieux et d’innovateur», ce projet revêt une importance particulière, non seulement pour le Maroc, mais également pour les pays de la Méditerranée, notamment l’Italie. Soulignons, comme l’a relevé récemment un communiqué du Cabinet Royal , « le Groupe s’est appuyé sur les capacités de recherche et développement de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) afin de capter les opportunités offertes par les nouvelles technologies industrielles et digitales, et de développer une expertise sur les technologies innovantes de fertilisation raisonnée à même de répondre aux enjeux de l’agriculture durable et de la sécurité alimentaire ». A titre de rappel, le résultat d’exploitation du Groupe OCP s’est chiffré à plus de 36,32 milliards de dirhams (MMDH) au neuvième mois de 2022, au lieu des 17,73 MMDH enregistrés à la même période de l’année précédente. Le chiffre d’affaires a pour sa part enregistré une hausse de 55% par rapport à la même période une année auparavant. Il a ainsi atteint près de 89,54 milliards de dirhams (MMDH) en raison principalement de la hausse des prix de vente observée dans toutes les catégories de produits, qui a largement compensé la baisse des volumes exportés d’une année à l’autre. Alain Bouithy

INTERVIEW. Beb Adon Ousmane Philemon, l’ancien sans-abri, au chevet des migrants et des plus démunis

INTERVIEW. Beb Adon Ousmane Philemon, l’ancien sans-abri, au chevet des migrants et des plus démunis

MAROC/CAMEROUN. Président-fondateur de l’Association des migrants et démunis (A.M.D), une organisation qu’il a fondée en 2020, Beb Adon Ousmane Philemon est un ex sans-abris résidant à Casablanca. Arrivé au Maroc en 2012, dans des conditions extrêmement difficiles, ce Camerounais compte parmi les rares migrants subsahariens parvenus en l’espace de quelques années à changer leur vie. L’agent de sécurité qu’il est entre-temps devenu se dit très fier des changements intervenus dans sa vie. Entretien. Pagesafrik : Pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs ? Je suis Beb Adon Ousmane Philemon, ex sans-abris d’origine camerounaise et président-fondateur de l’Association des migrants et démunis (A.M.D), une organisation créée en dans le but de venir en aide aux migrants en grande difficulté et faire émerger les talents et savoir-faire de ces derniers. Pagesafrik : Comment a-t-elle justement vu le jour et quels sont ses principaux objectifs ? L’idée de créer l’A.M.D m’est venue suite à tout ce que j’ai vécu dans le passé. J’ai en fait décidé de fonder cette organisation après avoir vécu le pire dans la rue pendant 1 an et demi. Comme je vous l’ai annoncé dans ma présentation, je suis un ancien sans-abri. Pour n’avoir pas pu réaliser mon rêve de devenir un grand athlète, un champion d’haltérophilie de haut-niveau et prétendre défendre les couleurs de l’équipe nationale d’haltérophilie du Cameroun, j’ai dû quitter mon pays dans l’espoir de trouver une vie meilleure sous d’autres cieux. Cela n’a pas été facile, je dirais même très difficile. En effet, j’ai dû traverser le désert du Sahara par la route avant d’arriver au Maroc où je réside depuis 2012. Je peux dire qu’à la création de l’A.M.D, je m’étais déjà fixé comme objectif de venir en aide aux migrants subsahariens vulnérables vivant des situations critiques et des plus déplorables, particulièrement aux mères d’enfants et aux sans-abris. Pagesafrik : Vous avez organisé en juin dernier un concours « Miss Ebène Afrikan New Talents Migrantes subsaharienne du Maroc. Quelle en était l’intérêt ? L’idée derrière ce programme était en réalité de faire émerger les talents cachés des personnes migrantes vulnérables et non tout autre chose. Nous avons remarqué qu’il y a plusieurs profils de génie parmi les migrantes vivant au Maroc dans la peinture, la couture, la confection, entre autres…  L’organisation de Miss ébène Afrikan New Talents Migrantes subsaharienne du Maroc entendait ainsi faire éclore les meilleurs talents cachés afin de les assister et leur trouver des partenaires pouvant les accompagner à vivre pleinement de leur passion au Maroc. Nous saisissons l’occasion que vous nous tendez pour annoncer qu’une nouvelle activité destinée à leur apprendre à pêcher sera organisée à l’occasion de la deuxième édition que nous comptons réaliser le 8 mars 2023 dans le cadre de la journée internationale de la femme. Nous comptons à cette même occasion mettre en lumière la culture africaine subsaharienne et, naturellement, contribuer de nouveau à faire émerger de nouveaux talents. Pagesafrik: Que faites-vous de vos journées ? Dans le cadre des activités mises en place au sein de notre association, j’organise chaque année des formations gratuites en cuisine, pâtisserie, esthétique, coiffure et couture moderne. A part ça, je suis un agent sécurité dans un l’hôtel casablancais. Et, j’ai repris à faire de l’haltérophilie : j’évolue au sein du championnat marocain d’haltérophilie. Pagesafrik: Quels sont les projets que vous comptez mettre en place en 2023 ? Pour 2023, nous comptons élargir les activités de notre Association à d’autres villes du Maroc où l’on trouve également des migrantes subsahariennes en difficulté. Bien sûr que nous tenons à organiser la deuxième édition du concours « Miss Ébène Afrikan New Talents Migrantes subsaharienne du Maroc ». Nous allons nous y mettre encore cette année pour assister et accompagner les migrants et démunis. Il est aussi question d’insertion, de formations professionnelles et d’assistance dans le domaine de la santé. Propos recueillis par Martin Kam

L’Égypte rejoint la Banque de développement des BRICS

L’Égypte rejoint la Banque de développement des BRICS

Les BRICS ont la cote en cette année 2022 et c’est désormais l’Égypte qui a décidé de s’en rapprocher, en adhérant à la Nouvelle banque de développement, une sorte d’alternative à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international. Ces derniers temps les BRICS ont fait parler, plusieurs pays dont l’Algérie souhaitant les rejoindre. Le Caire va adhérer à la Nouvelle banque de développement (NDB) des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Le cabinet des ministres égyptien a approuvé le projet d’adhésion, rapporte un communiqué. « La banque, qui a été créée en 2015 par un groupe de grandes économies émergentes, œuvre pour soutenir le développement durable et renforcer la coopération et l’intégration régionales, en investissant dans le domaine des infrastructures et ses sous-secteurs, comme l’énergie et le transport et l’eau », rappelle ainsi le communiqué. La Nouvelle banque de développement a été pensée comme une alternative à la Banque mondiale (BM) et au Fonds monétaire international (FMI). L’Égypte avait déjà fait montre de son intérêt pour les travaux des BRICS+ en juillet dernier. Un rapprochement salué par Moscou… Lire la suite sur Sputniknews

Congo Brazzaville. Près de 200 millions de la Banque Mondiale détournés par la CCEC !

Congo Brazzaville. Près de 200 millions de la Banque Mondiale détournés par la CCEC !

INDISCRETION. Comment la Caisse Congolaise d’Epargne et de Crédit (CCEC), insolvable depuis des années, a t-elle été autorisée par le ministère des finances à utiliser son agrément pour fonctionner librement? Qui couvre cette micro finance dont les dirigeants, coupables d’actes de prévérication et de détournement des fonds destinés à la subvention du Padec, un projet de la Banque Mondiale, se pavanent tranquillement à Brazzaville? À quoi ont servi les 200 millions de fcfa détournés ? Quels sont les noms et le vrai visage des 3 responsables de ce détournement aux conséquences désastreuses dans le financement des projets du Congo par la Banque Mondiale? Pourquoi les autorités compétentes restent-elles silencieuses sur ce dossier? Dans le but d’en savoir davantage, il nous a été impossible, après une demande de rendez-vous, de rencontrer le directeur des institutions financières, au ministère de l’economie et des finances. Une valse de questions alimentées par le jeu à la montre auquel se livrent des  » escrocs à col blanc, qui savent pertinemment que le projet Padec est à quelques jours de la clôture de ses comptes. Notre enquête se poursuit. Par A.Ndongo Journaliste économique et financier, Brazzaville Congo.