Les derniers militaires français quittent la Centrafrique

Les derniers militaires français quittent la Centrafrique

Les derniers militaires français ont quitté la Centrafrique, selon le ministère français des Armées. Ils effectuaient une mission de soutien aux Casques bleus et aux formateurs européens. Le ministère français des Armées a annoncé le départ de République centrafricaine des dernières troupes tricolores. « Cette mission qui mobilisait environ 130 militaires français n’avait plus de justification opérationnelle », indique la Défense française. Les militaires ont quitté le pays à bord d’un avion militaire à destination de Paris. Ils faisaient partie de la Mission logistique de Bangui (Mislog). Cette dernière assurait un soutien à l’EUTM-RCA (Mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine) et aux militaires français au sein de la mission onusienne Minusca. Le camp M’Poko sur l’aéroport de Bangui a été rétrocédé aux autorités centrafricaines le 13 décembre « en transparence et en liaison constante avec les autorités centrafricaines ». « Jusqu’à leur départ, les militaires français ont continué de remplir leur mission logistique, mais aussi les actions de soutien à la population centrafricaine, notamment en faveur de la jeunesse », selon le communiqué. Le désengagement de la centaine de soldats français a été acté en octobre. Ce départ succède de quelques mois au retrait du Mali par la mission militaire française. Présense française L’armée française est intervenue à plusieurs reprises dans le pays: dans les années 1979-1981 avec les opérations Caban et Barracuda, de 1996 à 1997 avec les opérations Almandin, en 2003 avec Boali. En 2013, sur fond des violences intercommunautaires, la France a déployé plus d’un millier de soldats en Centrafrique dans le cadre de l’opération Sangaris, sur feu vert de l’ONU. La mission, qui a compté jusqu’à 1.600 hommes, a duré jusqu’en 2016. Retrouvez cet article sur Sputniknews

Maroc. Les crédits accordés aux sociétés non financières en forte baisse en 2021

Maroc. Les crédits accordés aux sociétés non financières en forte baisse en 2021

Les émissions du trésor public dans le marché intérieur ont marqué une légère augmentation au terme de l’année 2021, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). Après analyse des données couvrant cette période, il ressort qu’elles ont affiché un flux net de l’ordre de 48,6 milliards de dirhams en 2021 au lieu de 47,2 milliards de DH en 2020, a indiqué l’organisme public. Sur la même période, l’endettement extérieur de ce secteur a pour sa part connu une forte baisse, enregistrant un flux net de l’ordre de 8,1 milliards de DH en 2021 contre 42,9 milliards de DH en 2020. Dans une note d’information relative aux comptes nationaux des secteurs institutionnels au titre de l’année 2021, le Haut-commissariat précise : « à ce niveau, le flux net des titres de créances négociables émis à l’international, qui a été positif de 23,3 milliards de DH en 2020, est devenu négatif de 2,1 milliards de DH en 2021 ». La même source révèle que les sociétés non financières (SNF) ont de quant à elles marqué une très forte baisse des crédits bancaires au cours de cette période. En effet, comme le suggèrent les données recueillies, « le flux net des crédits accordés aux SNF a enregistré 1,2 milliards de DH en 2021 contre 7,4 milliards de DH en 2020, représentant ainsi 2% et 18% de leurs engagements, successivement pour 2021 et 2020 », a indiqué l’institution publique. Il est à noter que l’endettement des ménages (y compris les entrepreneurs individuels) auprès des banques a marqué une augmentation remarquable, passant de 14,8 milliards de DH en 2020 à 20,4 milliards de DH en 2021, ressort-il de la note d’information du Haut-commissariat. Au cours de cette même période, les dépôts ont en revanche enregistré une baisse massive, affichant un flux net de 38,9 milliards de DH en 2021 contre 101,1 milliards de DH en 2020, ce qui représente 63,3% et 96,5% de leurs avoirs respectivement, a constaté le HCP de même source. Quant aux sociétés financières (SF), les données montrent qu’elles continuent de  maintenir leur participation importante au financement de l’économie. Le Haut-commissariat en veut pour preuve que « le flux net des crédits accordés par ce secteur a atteint 34,2 milliards de DH en 2021 contre 38,2 milliards de DH en 2020 » ; tandis que les dépôts auprès de ces établissements ont en parallèle affiché un flux net de l’ordre de 102,5 milliards de DH en 2021 contre 125,2 milliards de DH une année auparavant. Premier producteur de la richesse nationale, « le secteur des sociétés (financières et non financières) a affiché une légère amélioration de sa contribution au PIB, de 43,6% en 2020 à 44,2% en 2021 », a relevé le HCP dans sa note d’information. La contribution des ménages et des ISBLSM (Institutions sans But Lucratif au Service des Ménages) s’est située à 29,7% du PIB au lieu de 29,5% une année auparavant, alors que celle des administrations publiques s’est en revanche établie à 15,8% du PIB, au lieu de 16,8%, a-t-il fait savoir soulignant en outre que les impôts nets de subventions sur la production et les importations, ont enregistré un gain de 0,2 point par rapport à 2020 pour atteindre 10,3% du PIB. A noter que l’économie nationale a enregistré un produit intérieur brut (PIB) en valeur de 1284,2 milliards de DH en 2021, en augmentation de 11,4% par rapport à 2020. Il importe de rappeler que pour couvrir leurs besoins de financement, les Administrations publiques (APU) recourent généralement à l’endettement (intérieur et extérieur). D’où l’importance de rendre public les chiffres et les évolutions enregistrées au cours de l’année écouée dans la note du HCP. Alain Bouithy

Congo Brazzaville/Côté finances. Pas d’argent pour le sport (PAS : programme d’ajustement structurel)!

Congo Brazzaville/Côté finances. Pas d’argent pour le sport (PAS : programme d’ajustement structurel)!

OPINION. À comparer à la cadence des montants débloqués ou volés au trésor pour des événements sans réel intérêt, les fonds alloués au sport congolais demeurent virtuels. La programmation au ministère des finances ne suit pas. Faut-il, dans ces conditions, s’attendre aux résultats miracles? Selon de bonnes sources, les différents mandats de paiement établis pour le compte des Diables Rouges football A », qualifiés au Chan Algérie 23, sont en souffrance au trésor ou au cabinet du ministre des finances chargé de leur programmation pour paiement. La mise au vert de l’équipe, prévue au Maroc du 16 décembre 22 au 10 janvier 23- avant de mettre le cap sur Alger- devient quasi incertaine, à cause du non paiement des 299 millions fcfa seulement. Tout autant que le déblocage des fonds, d’un montant de 872 millions de fcfa, destinés aux charges incompressibles de l’équipe(achat d’équipements de froid adaptés à la saison en Algérie, primes des joueurs…). Une autre urgence, les équipes de football du Congo, notamment les Diables Noirs, qualifiés pour la phase de poule de la coupe Caf, et les Diables Rouges football, dans le cadre des éliminatoires Can Total Énergies Côte d’Ivoire 23, risquent de jouer devant les gradins vides. Et pour cause, les travaux de réfection de l’unique stade de football du Congo partiellement homologué par la Caf sont à l’arrêt, faute de paiement des factures dues aux prestataires chinois et autres. Selon nos sources, sur le milliard de FCFA prévu à cet effet, sur instruction urgente du Chef de l’État, les 500 millions de fcfa d’acompte programmé n’ont toujours pas été versés aux sociétés adjucataires. Aïe! Des arriérés de paiement de salaire, d’un montant de 203 millions de fcfa, soit près de 13 mois de salaire , sont également dus à l’entraîneur des Diables Rouges, Paul Putt. Son loyer n’est plus payé depuis des mois, soit 25 millions de fcfa. Impossible pour le Congo, dans ces conditions, d’engager la procédure de rupture de contrat à l’amiable avec le belge, pour « insuffisance de résultats », au risque de subir le paiement des dommages et intérêts pour défaut de paiement, comme il en a été le cas avec les entraîneurs expatriés précédents qui ont traîné le Congo devant la Fifa et le Tas. Fabrisio, le coordonnateur du centre de formation des U17, pépinière du football congolais, si les Diables Rouges veulent déjà rêver de figurer sur les 9 qualifiés, zone Afrique, de la prochaine coupe du monde en 2026 , réclame, lui aussi, 9 mois d’arriérés de salaire, l’équivalent d’un peu plus de 96 millions de fcfa, auxquels il faut y adjoindre 28 millions de fcfa de mois de son loyer impayé. Mameh! Younes, l’entraîneur des Diables Rouges hand ball filles, accuse également des arriérés de salaire qui s’élèvent à 45 millions de fcfa. Il est parti, la mort dans l’âme, passer ses vacances grâce aux primes offertes par le premier ministre Anatole Collinet Makosso. Pour tenter de sécuriser les infrastructures sportives, un contrat de gardiennage, d’un montant de 153 millions de fcfa, a été signé avec la société Scab,obligée de lever le pied, comme le gouvernement peine parfois à respecter sa signature. Faut-il noter que les contrats en matière de sport au Congo sont signés par le ministre des sports et son collègue des finances, respectivement partenaires technique et financier du gouvernement. Par A.Ndongo Journaliste économique et financier

RD Congo/USA. Rencontre Biden-Tshisekedi à la Maison Blanche

RD Congo/USA. Rencontre Biden-Tshisekedi à la Maison Blanche

Le Président Félix Tshisekedi a été reçu mercredi 14 décembre par le Président des États-Unis d’Amérique, Joe Biden, à la Maison Blanche. Le Chef de l’État a eu un bref entretien bilatéral avec son homologue américain dans le bureau ovale de la Maison Blanche, suivi d’une rencontre multilatérale aux côtés de 5 autres Présidents africains et le Président Joe Biden. Les sujets abordés lors de ces rencontres étaient : la politique, la diplomatie, la sécurité, le commerce et l’investissement. Le Président Tshisekedi a parlé du processus électoral en RDC, de son financement et du respect des délais constitutionnels. Le Chef de l’État a aussi parlé de la situation sécuritaire à l’Est du pays, de l’agression du groupe terroriste M23/Rwanda et de l’impérieuse nécessité de faire respecter les decisions.du mini-sommet de Luanda pour un cessez-le-feu immédiat et le retrait du M23 des zones occupées. Le Chef de l’État a insisté pour une implication plus forte des USA dans ce conflit pour faire pression sur le Rwanda afin qu’il stoppe son soutien au M23. Le Président Tshisekedi a remercié le Président Biden pour les récentes déclarations de Washington à ce sujet et allant dans ce sens. Le Chef de l’État et le Président Biden ont aussi parlé de l’exploitation et la transformation des matières premières stratégiques en Afrique et en RDC en particulier. Les deux pays sont d’accord pour travailler ensemble dans un partenariat gagnant-gagnant au bénéfice de leurs deux peuples. Le Président Biden a salué le leadership du Président Tshisekedi et son engagement pour la paix et la prospérité en RDC. Pour cause de deuil national, le Chef de l’État n’a pas participé, ce mercredi soir, au dîner de gala offert par le couple Biden à leurs invités venus au Sommet de Washington.

RDC. Félix Tshisekedi dans le piège ougandais : Attention au syndrome Laurent-Désiré Kabila

RDC. Félix Tshisekedi dans le piège ougandais : Attention au syndrome Laurent-Désiré Kabila

TRIBUNE. Le Groupe d’experts des Nations unies soupçonne l’Ouganda de Yoweri Museveni d’avoir soutenu les terroristes du M23 en République démocratique du Congo (RDC). À ce jour, il s’agit du secret de polichinelle le mieux gardé relativement à la question du M23. Selon Africa Intelligence, les services de renseignement congolais sont arrivés à la même conclusion que les experts de l’ONU. Or Félix Tshisekedi, qui joue le rôle de président en RDC, a fait appel à l’armée ougandaise pour soi-disant traquer les rebelles des ADF sur le territoire congolais… sans résultat tangible par ailleurs. Pire, il a même accepté que l’Ouganda fasse partie des pays qui vont déployer un contingent militaire à l’Est de la RDC dans le cadre de la force multinationale des États d’Afrique de l’Est. Y a-t-il quelqu’un dans la salle qui comprend la logique qui guide les décisions de Félix Tshisekedi ? La vérité est que Tshilombo est coincé. Bien qu’il soit conscient que l’Ouganda a soutenu à bas bruit les terroristes du M23, notamment lors de la bataille de Bunagana, il est incapable de critiquer ouvertement ce pays par peur de se mettre à dos un autre chef d’État de la région — en l’occurrence le président Yoweri Museveni — après s’être déjà brouillé avec son « frère » Paul Kagame. Réussira-t-il à se tirer d’affaire ? Pas sûr. En effet, si Yoweri Museveni paraît moins belliqueux et moins arrogant que Paul Kagame, il n’en demeure pas moins qu’il est tout aussi « gourmand » que son homologue rwandais. Les deux hommes (Kagame et Museveni) veulent chacun un morceau de la RDC, et ils manœuvreront du mieux qu’ils peuvent pour arriver à leurs fins. À la lumière de ce qui se passe aujourd’hui en RDC, tout porte à croire que Félix Tshisekedi a fait le pari de « dealer » avec le moins belliqueux des deux, en l’occurrence le président Museveni, quitte à rencontrer les intérêts de l’Ouganda en RDC en échange d’une fausse paix et surtout de la préservation de son propre pouvoir. Pour autant, rien n’est gagné pour lui. En effet, connaissant le modus operandi des dirigeants de la région et vu la légèreté avec laquelle lui Félix Tshisekedi gère le Congo et sa diplomatie, on peut douter que Museveni lui fasse confiance; lui dont la parole et les gesticulations ne pèsent d’aucun poids aux yeux des dirigeants Est-Africains. S’étant fait de nombreux ennemis à l’intérieur des frontières congolaises et regardé avec méfiance dans la sous-région, il ne serait pas surprenant qu’il finisse par connaître le même sort que Laurent-Désiré Kabila. Et le piège se referma, dirent-ils en choeur. Ce n’est pas un souhait, mais une analyse froide de la situation politico-sécuritaire actuelle, pour ne pas dire de sa situation… Je bois mon lait nsambarisé… Par Patrick Mbeko

Brazzaville accueille la 3ème session consacrée à la réforme du Compte unique du Trésor (CUT) du Congo

Brazzaville accueille la 3ème session consacrée à la réforme du Compte unique du Trésor (CUT) du Congo

André Lema, Deuxième Fondé de pouvoirs du Trésor public, représentant Albert Ngondo, son Directeur général, a ouvert, mercredi 14 décembre 2022 à Brazzaville, la 3ème session du processus de déploiement de l’Application AMS/X dans les six pays de la Zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale), consacrée à la réforme du Compte unique du Trésor (CUT) du Congo. En présence de Serge Dino Daniel Ngassackys, Directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) ; Gaëtan Edouard Iloy, Directeur des systèmes d’information (DSI) du Ministère de l’Economie et des Finances ; et de plusieurs cadres des Trésors publics des cinq autres pays de la sous-région. La réforme du Compte unique du Trésor est une réforme qui obéit aux exigences aussi bien des pays de la Zone CEMAC que des partenaires au développement, au nombre desquels le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM). Elle permet de mieux sécuriser et mieux dépenser les recettes publiques.   « L’unicité de caisse signifie qu’il n’y aura plus cette multiplicité des comptes que les entités de l’Etat ont ouverts dans les banques primaires. Désormais, ces entités auront des comptes à la BEAC ou banque centrale. Mais, la Caisse unique du Trésor sera comme un entonnoir où vont converger toutes les ressources de l’Etat. Cela permettra au Trésor public de jouer pleinement son rôle, parce qu’il aura une meilleure visibilité des ressources, pour une gestion idoine de la caisse de l’Etat, dans l’espace et dans le temps », a expliqué André Lema.    La session de Brazzaville intervient après celles de Yaoundé (Cameroun), tenue en novembre, et de Libreville (Gabon), qui a eu lieu du 5 au 9 décembre 2022.