Coup d’État en Guinée : Rencontre entre les militaires putschistes et les ministres du gouvernement

La rencontre entre les militaires putschistes et les ministres du gouvernement, qui a été annoncé comme étant dissout, vient d’avoir lieu en Guinée, rapporte la chaîne de télévision CGTN via son correspondant Thierno Ibrahima Baldé.
Guinée : Mohamed Alpha Condé, gardien du coffre-fort

Fils unique d’Alpha Condé, président guinéen Mohamed Alpha Condé, formé dans les écoles en France et aux Etats-Unis, n’a jamais réussi à prendre goût à la politique, malgré l’ascenseur renvoyé par son père. Compte tenu du sort qui est depuis dimanche celui du président guinéen, le fiston a sans doute eu raison de ne pas mettre son ambition dans le Pouvoir. Si la Guinée avait été un royaume ou émirat, Mohamed Alpha Condé, 50 ans, aurait pu aspirer à prendre le titre de dauphin naturel ou de prince héritier. Né en France d’une liaison entre Alimata Koné, sœur aînée de la chanteuse renommée ivoirienne Aicha Koné, MAC, comme l’appellent certains de ses compatriotes en référence à ses initiales, aura eu une enfance tranquille, éduquée surtout par sa mère, ancienne hôtesse de l’air de la défunte compagnie aérienne Air Afrique. Sur les conseils de sa mère, il part ensuite étudier aux Etats-Unis où il obtient un MBA en commerce de la prestigieuse la Thunderbird School of Global Management à Glendale, dans l’Arizona… Lire la suite sur MondAfrique
Maroc: Les IDE en hausse de 9% à fin juillet

Le flux net des Investissements directs étrangers (IDE) a enregistré une hausse de 9% (+882 MMDH) au septième mois de l’année 2021, selon les chiffres publiés par l’Office des changes. Les IDE ainsi atteint 10.68 milliards de dirhams (MMDH) à fin juillet 2021 contre 9.79 MMDH à fin juillet 2020, a-t-il souligné dans son bulletin des indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois dernier. « Cette évolution est attribuable à une hausse des recettes de 1.64 MMDH ou +10,5% (17.30 MMDH contre 15.66 MMDH) plus importante que celle des dépenses (6.62 MMDH contre 5.86 MMDH, soit +761 MMDH ou +13%) », a expliqué l’Office. Martin Kam
RD Congo. RAM. Cette arnaque rendue officielle…

RD Congo. RAM : Cette arnaque rendue officielle… OPINION. Le Registre d’Appareils Mobiles (RAM ), lancé depuis mai 2020 pour lutter contre les téléphones contrefaits, s’est transformé en un véritable cauchemar pour le peuple congolais. En plus d’être imposé abusivement sur les utilisateurs des téléphones, il demeure la seule taxe d’impôt au monde qui est perçue DOUBLEMENT selon la SIM utilisée sur le même téléphone acheté et qui, dans le prélèvement sur chaque recharge d’unités, est régulièrement perçue sans quittance, sans reçu ni même une preuve de paiement et, cerise sur le gâteau, sans aucune contrepartie en faveur du client à qui l’on fait payer des sommes inutiles et injustes. Pour tout dire, un “smarttheft”, une arnaque intelligente. Une grande escroquerie rendue officielle. Nous assistons au scénario d’un État qui dépouille et ruine son propre peuple devant les yeux du monde entier… Par Germain Nzinga
Les Institutions du secteur privé du Groupe de la Banque islamique de développement (GBID) ont organisé le Forum du secteur privé 2021
Les institutions du secteur privé du Groupe de la Banque islamique de développement (BID): La Société Islamique pour l’Assurance des Investissements et des Crédits à l’Exportation (SIACE), la Société islamique pour le développement du secteur privé (SID) et La Société internationale islamique de financement du commerce (SIFC) en coopération avec le Forum des affaires du Groupe de la BID (THIQAH), ont organisé le «le Forum du secteur privé» le 2 septembre 2021 à Tachkent – République d’Ouzbékistan, en conjonction avec la 46ème réunion annuelle du Conseil des gouverneurs du Groupe de la Banque islamique de développement sous le thème « Répondre, restaurer, redémarrer : Résilience et prospérité post-COVID pour tous ». Le Forum du secteur privé a mis en évidence les activités, les services, les initiatives et les solutions conjointes du Groupe de la BID dans les pays membres sur les fronts de l’investissement, du commerce et de l’assurance. Le Forum a aussi fourni une plate-forme unique pour réseauter et établir des relations d’affaires et des partenariats avec d’autres représentants et parties prenantes de premier plan de la communauté des affaires afin de partager leur expérience, leurs réussites et leurs meilleures pratiques, tout en explorant conjointement les opportunités d’investissement et de commerce offertes par les pays de la CEI. En outre, le forum a mis en relation les communautés d’affaires des pays membres en organisant des réunions parallèles B2B et B2G programmées. Dr. Muhammad Al Jasser, président du GBID « Toutes les entités du Groupe de la BID sont des catalyseurs de développement. Chaque dollar investi par elles apporte plus d’activités. Je vous invite à profiter du savoir-faire technique présent ici. Le secteur privé a un rôle énorme à jouer dans le redémarrage des économies et leur reconstruction ». Le Forum a discuté des perspectives d’avenir pour surmonter la pandémie de COVID-19. En outre, le Forum a mis en évidence le programme de préparation et de réponse stratégique (SPRP) du Groupe de la BID de 2,3 milliards de dollars US pour le COVID-19 dans le cadre de son approche (3R) « Réagir, restaurer et redémarrer ». Les principaux résultats de cette session ont noté des progrès considérables en termes de lancement et de mise en œuvre des projets impliquant la croissance du commerce, des investissements et des assurances dans les pays membres. Les sessions ont également abordé les principaux défis limitant la communauté des affaires et les autorités compétentes en matière de commerce et d’investissement des pays de la CEI et d’autres pays membres en favorisant un environnement où les parties peuvent bénéficier des opportunités existantes. Dans son discours d’ouverture, M. Oussama Kaissi a déclaré : « La pandémie n’est pas encore terminée, mais une chose dont nous sommes certains, c’est que la SIACE continuera à soutenir ses pays membres grâce à sa gamme complète de solutions de crédit et d’atténuation des risques politiques conformes à la charia pour surmonter ensemble cette crise et s’adapter à la nouvelle réalité collective, plus forts et plus résilients qu’avant. Pour sa part, Ing. Hani Salem Sonbol a déclaré : « Conformément à son plan de réponse à la pandémie, la SIFC a alloué 1,1 milliard de dollars de financement et a lancé plusieurs programmes de développement pour soutenir la reprise des pays membres qui visaient à améliorer la sécurité alimentaire, à renforcer la résilience et à soutenir les secteurs de la santé et de l’exportation. Sur les 1,1 milliard de dollars approuvés, environ 400 millions de dollars ont été consacrés aux PME, reflétant l’accent mis sur le soutien au redressement des PME, le maintien des chaînes de valeur agricoles et le renforcement des capacités. « De son côté, M. Ayman Sejiny a déclaré : « La « Facilité de préparation et de réponse stratégiques » du Groupe de la BID peut soutenir nos efforts conjoints pour non seulement faire face à la crise, mais aussi pour la surmonter avec un plan concret et réalisable. La portée géographique de la SID dans 55 pays membres, ainsi que son réseau de plus de 100 institutions financières et 5 bureaux régionaux et leurs liens locaux, ont doublé nos capacités collectives et notre potentiel pour atténuer efficacement les retombées à court terme de la pandémie. Cette facilité collaborative est la première du genre et elle est conçue pour unir le pouvoir des secteurs public et privé au service de l’humanité en cas d’urgence. » Le Forum a réuni plus de 1000 participants de plusieurs secteurs à travers le monde, tels que des représentants gouvernementaux, des présidents des conseils d ;administration et PDG d’entreprises locales et internationales, des institutions multilatérales et financières, des chambres de commerce et d’industrie, des associations professionnelles, des agences de promotion des investissements, des investisseurs individuels, entrepreneurs, des centaines de responsables politiques et décideurs, ainsi que leurs Excellences les gouverneurs de la Banque islamique de développement.
La réponse à la pandémie n’a pas permis d’offrir la protection sociale que mérite tout être humain

Le droit humain à la sécurité sociale n’est pas encore une réalité pour tous, déplore l’Organisation internationale du travail (OIT) dans un nouveau rapport rendu public mercredi 1 septembre. En effet, malgré les efforts déployés dans de nombreuses régions du monde pour l’étendre et son expansion mondiale sans précédent pendant la crise du COVID-19, plus de 4 milliards de personnes dans le monde en sont encore totalement dépourvues. Selon l’institution spécialisée des Nations Unies, « actuellement, seuls 47% de la population mondiale est effectivement couverte par au moins une prestation de protection sociale, tandis que 4,1 milliards de personnes (53%) ne bénéficient d’aucune garantie de revenu par leur système national de protection sociale ». Alors qu’« une protection sociale complète et efficace n’est pas seulement essentielle pour la justice sociale et le travail décent mais qu’elle permet aussi de créer un avenir durable et résilient », comme l’estime Guy Ryder, Directeur général de l’OIT, la grande majorité des enfants n’ont toujours pas de réelle couverture de protection sociale. En effet, seul un enfant sur quatre (26,4%) bénéficie d’une prestation de protection sociale. Il ressort, en outre, de ce rapport que « seuls 45% des femmes ayant un nouveau-né reçoivent une allocation de maternité en espèces. Seule une personne gravement handicapée sur trois (33,5%) dans le monde touche une pension d’invalidité ». Par ailleurs, la couverture des indemnités de chômage est encore plus faible: seuls 18,6% des travailleurs au chômage sont effectivement couverts, note l’institution onusienne dans son rapport mondial sur la protection sociale 2020-22: La protection sociale à la croisée des chemins – en quête d’un avenir meilleur. A noter que « si 77,5% des personnes ayant dépassé l’âge de la retraite perçoivent une pension de vieillesse sous une forme ou une autre, des disparités majeures subsistent entre les régions, entre zones urbaines et rurales, et entre hommes et femmes », relève le rapport. L’insuffisance de la protection sociale porte à croire que « beaucoup de pays rencontraient des difficultés considérables pour faire du droit humain à la sécurité sociale une réalité pour tous lorsque s’est déclarée la pandémie de COVID‑19 », selon l’OIT. Il semble en outre que « la réponse à la pandémie a été insuffisante et hétérogène, creusant l’écart entre les pays à haut revenu et les pays à faible revenu », comme le souligne le rapport qui donne une vue d’ensemble des progrès accomplis dans le monde ces dix dernières années en vue d’étendre la protection sociale et de mettre en place des systèmes de protection sociale, y compris des socles, fondés sur les droits et traite de l’impact de la pandémie de COVID-19. Selon les auteurs dudit document, qui identifie également les lacunes en matière de protection et formule des recommandations politiques clés, notamment par rapport aux objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030, la réponse à la pandémie « n’a pas permis d’offrir la protection sociale indispensable que mérite tout être humain ». En plus de toutes ces informations, le rapport constate aussi que les dépenses publiques relatives à la protection sociale varient considérablement. En effet, le document montre qu’«en moyenne, les pays consacrent 12,8% de leur produit intérieur brut (PIB) à la protection sociale (hors santé), cependant les pays à revenu élevé y consacrent 16,4% de leur PIB et les pays à faible revenu seulement 1,1% ». A cela s’ajoute le déficit de financement (les dépenses supplémentaires nécessaires pour assurer au moins une protection sociale minimale à tous) qui s’est accru d’environ 30% depuis le début de la crise du COVID-19. Exhortant la communauté mondiale à progresser vers la protection sociale universelle pour parvenir à la justice sociale, l’OIT estime que les mesures de protection sociale mises en place pour affronter la pandémie de COVID‑19 doivent être maintenues jusqu’à ce que la crise s’atténue et que la reprise soit bien engagée. Tout en ne cédant à la tentation de revenir à une politique d’assainissement budgétaire dans le but de compenser les dépenses publiques massives rendues nécessaires par la pandémie, « les pays doivent saisir l’occasion unique fournie par le COVID‑19 pour bâtir l’avenir de la protection sociale et faire résolument le choix d’une stratégie ambitieuse ». Car, en dépit des ravages qu’elle a provoqués, la pandémie a fait naître l’espoir d’une évolution des mentalités, soutient l’organisation internationale. L’Oit appelle ainsi à mettre en place des systèmes de protection sociale universelle pérennes qui assurent une couverture adéquate et complète à tous, en s’appuyant sur un dialogue social tripartite efficace et d’investir davantage dans ce secteur pour combler les déficits de financement. Alain Bouithy
Congo: Destin Gavet, président du Mouvement Républicain, réagit à son agression

« Mes chers (res) compatriotes, Je viens par ce message vous remercier, en mon nom propre, au nom de ma famille biologique et politique, du soutien très salvateur que vous m’avez apporté, à la suite de l’agression physique dont j’ai été victime le Jeudi 02 Septembre 2021 à mon domicile privé à Pointe-Noire au Congo-Brazzaville. Par ailleurs, je tiens à souligner et à rappeler à l’opinion nationale et internationale que, nous ne baisserons pas les bras à cause de cet acte ignoble, barbare et voyou. Nous sommes engagés dans le combat du changement tant voulu par plus de la moitié de notre population plongée dans une misère et une précarité indescriptible. L’enquête est entre les mains des autorités compétentes, afin de pouvoir identifier et appréhender ce ou ces délinquant(s), auteurs de cette agression. L’argument de la force n’étant pas plus fort que la force de l’argument, le Congo de demain, est un Congo du renouveau, du changement, du développement, de la liberté et de la prospérité. Le Mouvement Républicain, continue et poursuivra ses activités politiques selon son calendrier déjà établi. Ceci de manière pacifique, crédible et démocratique, avec une grande ouverture d’esprit critique, car on ne peut parler de l’avenir politique du Congo sans parler du Mouvement Républicain, qui incarne le Présent et l’avenir du Congo. En définitive, je tiens également à rassurer le peuple Congolais que, nous membres du Mouvement Républicain, sommes de coeur avec vous, et avons aussi besoin de votre soutien multiforme pour vaincre ensemble les forces hostiles au bien-être de ce merveilleux et adorable peuple. Le MR reste ouvert au dialogue avec toutes les forces acquises au Changement pour l’intérêt du peuple congolais et rappelle que le testament de Guy Brice Parfait KOLELAS reste et demeure d’actualité pour un changement profond dans toutes ses formes. Vive le MR, Vive le CONGO unifié et démocratique. Destin Gavet
La porte de la honte

TRIBUNE. Si nous arrivons à un stade où le choix d’un président ne dépend plus des urnes et de la volonté populaire, emprunter la voie des armes devient désespérément le mal nécessaire. Car il faut savoir qu’un peuple déterminé restera toujours plus fort qu’un État aussi autoritaire soit-il. Le pouvoir devrait toujours rester au peuple En Afrique les urnes ne sont que symboliques. Les élections ont pratiquement perdu leur fondement face aux manœuvres politiciennes et tripatouillages de la Constitution socle de toute démocratie. Lorsque qu’un peuple partagé entre déceptions et désespoirs, trahi par des promesses électorales non tenues, des lois subjectives, des décrets impérieux, une justice sélective, des institutions impertinentes, une gabegie financière , son intégrité sera reléguée au second plan. Et quand arrive l’expression de son amertume totale, sachez le distinguer de l’opposant politique. Tout le monde n’est pas politique, mais tout le monde peut subir les décisions politiques. Tout le monde n’est pas opposant, mais chacun sait reconnaître le bien du mal. Face aux fibres patriotiques, les appartenances politiques ne tiennent qu’à un soulèvement populaire. Et c’est toujours ce même peuple qui se sacrifie au prix de la vie ou de la liberté. Beaucoup de chef d’états africains avec la complicité ou non des puissances occidentales ont travesti la campagne électorale en une promenade folklorique, à fric, où tromper devient légal. Une technique pernicieuse favorisant toute forme de passe-droit. À tous ces dirigeants assoiffés de pouvoir, sachez que la porte de la honte ne vous sera jamais fermée que si vous décidiez d’arrêter d’asservir vos peuples. Ce même peuple qui, partagé entre déceptions et révoltes tente sans relâche, de conforter son désespoir à travers d’infructueuses transitions démocratiques. A quand la prise de conscience des dirigeants africains ? Ils doivent savoir quitter par la grande porte. Quitter par la grande porte c’est écouter son peuple et non son clan. Quitter par la grande porte c’est cesser de faire des principes de mandat une question d’envie ou faire de la constitution son «mot fléché». Ces images décevantes de Gbagbo, de IBK et aujourd’hui de Alpha Condé sont un signal fort pour tout autre dirigeant qui possédé par le pouvoir, s’y accroche à telle enseigne qu’il devient l’artisan de sa propre chute à la porte de la honte. Devant celle-ci il n’y aura de voix partisanes qui domineraient celle du peuple. Toutefois, la voie des armes n’est pas souhaitable, et la meilleure manière de fermer celle-ci c’est de s’ouvrir aux aspirations du peuple. Par Astou Dione, journaliste