
TRIBUNE. Au delà d’un simple acte de provocation des autorités américaines à l’égard de la Chine, à travers la question de la province de Taiwan, reconnue comme partie intégrante de la Chine, les États Unis veulent-ils occasionner une guerre sino- chinoise pour tenter de ruiner économiquement et financièrement Beijing et, par ricochet, tenter d’isoler la Russie qui forme un tandem avec l’Empire du Milieu dans le cadre du rééquilibrage des relations internationales? Le développement de l’Afrique en dépend.
La visite, à forte odeur de provocation, en terre chinoise, notamment dans la province de Taiwan, où s’est récemment rendue la présidente de la Chambre des Représentants Nancy Pelosi, troisième personnalité selon l’ordre constitutionnel américain, est loin d’avoir ramené le calme dans le détroit de Taiwan.
Un deuxième acte de provocation est cette fois-ci engagé par la présence d’une délégation américaine conduite par le sénateur démocrate Ed Markey (Massachusetts), accompagné par les représentants démocrates John Garamendi (Californie), Alan Lowenthal (Californie) et Don Beyer (Virgnie), et la représentante républicaine Aumua Amata Coleman Radewagen (Samoa américaines).
D’ores et déjà, l’on indique qu’une rencontre pourrait avoir lieu entre ces « touristes » américains et Tsai Ing-wen, la séparatiste taïwanaise. Un acte de casus belli qui « démontre, à suffisance, une fois de plus, la provocation américaine à l’égard de la Chine.
Comment expliquer une telle désinvolture de la part de Washington, qui avait pourtant admis le principe d’une seule Chine lors de l’établissement des relations diplomatiques avec Pekin en 1979?
En pleine guerre Russie-Ukraine et alliés, il n’est pas impossible que les américains veuillent surtout provoquer une guerre ruineuse sino-chinoise, avec comme principales conséquences des dégâts collatéraux sur la Russie et les pays africains dépendants de la coopération gagnant-gagnant avec la Chine.
En attirant la Chine sur le terrain de la confrontation armée au nom de sa primauté souveraine sur la province de Taiwan, les américains veulent jouer la carte de l’instabilité voire la ruine de la Chine. S’il est vrai que du point de vue de la capacité de puissance de feu militaire- surtout qu’ il n’ y a rien à redouter de Taiwan-, force est cependant de noter que le veil adage africain selon lequel , » celui qui porte une bannette d’œufs sur la tête refuse toujours la bagarre », est une médiation qu’il faut approfondir à Beijing.
Par A.Ndongo
Pagesafrik est un site d’information indépendant consacré à l’actualité du Congo (Brazzaville et Kinshsa) et de l’Afrique en général.



