
Mectoub qui veut dire « Je veux parler », est l’un des chapitres du roman « Les oiseaux de la basse ont vendu la poule aux yeux d’or » de Gertrude Bienvenue Hobain-Mongo. Elle a fait l’objet d’une adaptation théâtrale à Brazzaville, en présence d’Henri Djombo, ministre d’Etat et président de l’Union des écrivains et artistes du Congo (UNEAC), Mireille Opa Elion, directrice générale des Arts et Lettres ainsi que du promoteur des éditions Hémar.
Présentée en partenariat entre les Ets Winner et les éditions Hémar, cette pièce est tirée des faits réels, du vécu. Mise en scène par Christian Malonga de la Compagnie Racines Nègres, cette pièce ramène sur la planche l’histoire de Kotawali, une ville où se mêlent et s’entremêlent les pouvoirs de la science, le népotisme, la gabegie, le fétichisme, la drogue et le sexe. Et Ya Gaby préfet de cette localité travaille dans un tel environnement. Son intégrité est mise à rude épreuve par les habitants parce que plaçant le travail avant toute chose.
Malgré sa fermeté et sa résistance aux pressions, Ya Gaby fait l’objet de raillerie de la part des sages et femmes de la contrée qui voient en lui un homme timide dont le sexe souffre de troubles d’érection. Donc impuissant, incapable pour lui de partager le lit avec une femme.
A Kotawali, on trouve un pouvoir politique, irresponsable et inapte, et un peuple qui ne cesse de se tromper sur le choix de ses dirigeants. Quand Ya Gaby est relevé de ses fonctions de préfet, il est remplacé par un autre. Celui-ci mène une vie de débauche et de légèreté. Porteur du Vih/sida, il le distribue à volonté à toutes ces belles jeunes filles qui tombent sous le coup de son charme, peu importe le lieu. Il fait feu de tout bois des femmes et du sexe jusqu’à ce que plus rien n’aille dans la localité.
Cependant l’intégrité de Ya Gaby va finalement payer puisqu’il finit par trouver la femme de sa vie et les deux deviendront ainsi une seule chaire.
« Les antivaleurs dans la vie des kotawaliens, représente le tribalisme, le népotisme, le sexisme, la gabegie, le manque de respect de la chose publique, le narcissisme, le harcèlement moral et sexuel, l’infidélité, les pratiques sexuelles irresponsables, le vih/sida », a indiqué l’autrice G. B. Hobain-Mongo.
Lors de cette présentation, le public a eu droit à un défilé de mode organisé à cet effet par les Ets Winners. Quant au spectacle, il était entrecoupé par des narrations faites par Christian Malonga. Il faut noter que la cérémonie de dédicace de ce roman a eu lieu pour la première fois en juillet 2017 à Brazzaville.
Achille Privat



