La CEEAC plaide pour une relance de l’Architecture de Yaoundé

La CEEAC plaide pour une relance de l’Architecture de Yaoundé

CAMEROUN. Le Président de la Commission de la CEEAC, Dr. Ezéchiel NIBIGIRA, a appelé à un renforcement de la coopération régionale et à une redynamisation des mécanismes de sécurité maritime dans le Golfe de Guinée, à l’ouverture de la 5ᵉ Réunion Annuelle des Hauts Responsables de l’Architecture de Yaoundé. Prenant la parole lors de cette session réunissant la CEEAC, la CEDEAO et la CGG, le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale a souligné l’importance stratégique du Golfe de Guinée pour les économies africaines et mondiales. Il a rappelé que près de 90 % du commerce mondial transite par voie maritime et que cette zone constitue un corridor énergétique majeur grâce à sa production pétrolière et à l’intense trafic maritime qui y est enregistré quotidiennement. Des menaces persistantes malgré les progrès enregistrés Dans son allocution, le Dr. Ezéchiel NIBIGIRA a salué les avancées réalisées ces dernières années dans la lutte contre la piraterie maritime et les actes de brigandage dans le Golfe de Guinée. Selon lui, les statistiques révèlent une baisse significative des incidents grâce aux efforts conjoints des États membres et des partenaires internationaux. Toutefois, il a averti que les menaces demeurent préoccupantes, notamment la piraterie, les enlèvements contre rançon, le trafic de stupéfiants, la pêche illicite et le sabotage des installations maritimes. Il a notamment indiqué que près de 40 % des ressources halieutiques de la région seraient exploitées illégalement, occasionnant des pertes économiques estimées à plus de 2 milliards de dollars américains chaque année. Le Président de la Commission de la CEEAC a ainsi insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance constante et d’adapter continuellement les mécanismes de réponse face à l’évolution des modes opératoires des groupes criminels opérant dans l’espace maritime régional. Vers une redynamisation du Centre interrégional de coordination Revenant sur l’Architecture de Yaoundé et le Code de conduite adopté en 2013, Dr. Ezéchiel NIBIGIRA a rappelé qu’une évaluation des dispositifs de sécurité maritime avait été réalisée après plus de dix années de mise en œuvre. Cette évaluation a permis d’identifier aussi bien les acquis que les insuffisances liées notamment au financement, à la gouvernance, au partage d’informations et au renforcement des capacités opérationnelles. Il a salué l’appui du système des Nations Unies, notamment l’UNOCA, l’UNOWAS et l’ONUDC, dans la conduite de cette évaluation, dont les recommandations seront prochainement soumises aux experts gouvernementaux avant leur examen par les Chefs d’État et de Gouvernement des organisations concernées. Le Président de la Commission de la CEEAC a par ailleurs plaidé pour une relance effective du Centre interrégional de coordination (CIC), basé à Yaoundé, en le dotant de ressources financières, humaines et matérielles suffisantes. Il a également appelé à la mise en place d’un mécanisme de financement durable afin de garantir l’autonomie et l’efficacité du CIC dans la mise en œuvre de la stratégie régionale de sécurité maritime. Un appel à renforcer la coopération régionale Clôturant son intervention, le Président de la Commission de la CEEAC, a réaffirmé l’engagement des organisations régionales en faveur de la promotion d’un Golfe de Guinée sûr et stable, condition essentielle au développement d’une économie bleue durable au bénéfice des États de la région. Il a enfin salué la participation des responsables de la CEDEAO et de la CGG à cette rencontre et exprimé le vœu de voir les travaux de Yaoundé déboucher sur des avancées concrètes pour la sécurité maritime et l’intégration régionale.

CEMAC : une hausse de 3,6% prévue en 2024

CEMAC : une hausse de 3,6% prévue en 2024

La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) devrait connaître une croissance économique de 3,6% en 2024, principalement soutenue par la bonne tenue des activités non pétrolières. Un communiqué de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) souligne que cette performance résulte d’une série de politiques économiques stratégiques mises en œuvre par les pays membres de la CEMAC visant à renforcer la stabilité financière et à stimuler la croissance économique dans un contexte mondial incertain. Lors de la première réunion du Comité de politique monétaire (CPM) tenue, lundi à Yaoundé, la BEAC a observé une inflation de 5,5% en 2024, tandis que les finances publiques de la sous-région affichent un léger déficit de -0,2% du produit intérieur brut (PIB). Les réserves de change devraient légèrement baisser de 2,7% pour atteindre 6.699 milliards de francs CFA (environ 11,09 milliards de dollars) à fin 2024, ce qui correspond à un taux de couverture extérieure de la monnaie de 74% et représente 4,3 mois d’importations de biens et services. Face à ces perspectives, le CPM, présidé par le gouverneur de la BEAC? Yvon Sana Bangui, a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés pour soutenir la stabilité économique de la zone CEMAC.

Cameroun/CAN Total Énergie 2021. Hôtellerie, comment Yaoundé a soutenu les hommes d’affaires camerounais du secteur

Cameroun/CAN Total Énergie 2021. Hôtellerie, comment Yaoundé a soutenu les hommes d’affaires camerounais du secteur

ZOOM. Yaoundé a mis en avant l’offre hôtelière camerounaise pour absorber la demande en hébergement des délégations venues à l’occasion de la CanTotal Énergies 2021. Il faut noter qu’avant leur arrivée au Cameroun, les experts en hôtellerie de la Fifa- Caf avaient déjà jeté leur dévolu sur les grands groupes qui y sont présents( Hilton, Accor…). Leur préférence pour ces hôtels s’est malheureusement heurtée à une fin de non-recevoir des autorités camerounaises. Des facilités financières ont même été accordées par elles aux nationaux pour se mettre à niveau des standards exigés par les experts de la Fifa-Caf ou pour construire de nouveaux hôtels. Ainsi sont sortis terre de Krystal Hôtel, un 5 étoiles situé au quartier Akwa à Douala, propriété du milliardaire camerounais, Samuel Foyou, qui a démarré au Congo comme simple cordonnier au marché Moungali, à Brazzaville, avant de se lancer dans l’import-export, notamment la représentation des produits du groupe Fotso(cubes et arômes maggi, cahiers, whiskies en sachet de marque Gold Bond, allumettes, piles de marque Helenses…). Aujourd’hui à la tête d’un empire qui pèse des centaines de milliards de FCFA, ce bamiléké de l’ethnie Batié, d’une humilité de moine, a tant contribué au rayonnement de son pays, à travers son hôtel, où loge toute la délégation de la Caf. La Benoué, un autre hôtel chic, à Garoua, au nord du Cameroun, a été redimensionnée pour répondre aux exigences des organisateurs… Cette nouvelle offre hôtelière pourrait contribuer davantage au boost du tourisme camerounais. La Côte d’Ivoire, qui va abriter la prochaine Can Total ÉNERGIES 2023 pourrait faire mieux que le Cameroun, si Abidjan fait la promotion du made in RCI. Ce n’est pas le potentiel qui y fera défaut. Faisons avancer l’Afrique! Alphonse Ndongo Journaliste économique et financier

L’opposant Maurice Kamto séquestré à Douala avant d’être renvoyé à Yaoundé

L’opposant Maurice Kamto séquestré à Douala avant d’être renvoyé à Yaoundé

Au lieu-dit Vallée Bessengué à Douala, la circulation sur le boulevard de l’Unité est réduite, saturée depuis les premières heures de ce mercredi (01.12.2021). Un dispositif composé de plusieurs dizaines de policiers et de gendarmes y est mis en place, renforcé par trois véhicules blindés dont l’un barre l’accès à l’hôtel Vallée des Princes où séjourne l’opposant Maurice Kamto. Des reproches L’adversaire politique de Paul Biya, qui n’a cessé de clamer sa victoire lors de l’élection présidentielle d’octobre 2018, est ainsi séquestré alors qu’il était venu dans la capitale économique pour un spectacle organisée par le poète Kouam Tawa en compagnie du musicien Rass Nganmouo… Lire la suite sur DW

Le Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale 2019-2025 présenté à Yaoundé pour accélérer l’agenda de la Zone de libre-échange continentale africaine

Le Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale 2019-2025 présenté à Yaoundé pour accélérer l’agenda de la Zone de libre-échange continentale africaine

Le ministre de l’Économie, de la planification et de l’administration du territoire, également gouverneur de la Banque africaine de développement pour le Cameroun, Alamine Ousmane Mey, a ouvert, lundi 16 septembre à Yaoundé, au Cameroun, l’atelier de restitution du Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale, pour la période 2019-2025 (DSIR-AC). L’atelier de restitution a réuni les ministres gouverneurs du Tchad et de la République centrafricaine : Issa Doubragne, ministre tchadien de l’Économie et de la planification du développement, Félix Moloua, ministre centrafricain de l’Économie, du plan et de la coopération, ainsi que Daniel Ona Ondo, président de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), Ahmad Allam-Mi, secrétaire général de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), et Daniel Molongandzeyi, directeur général de l’intégration au ministère du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale de la République du Congo. « C’est avec beaucoup d’espoir, d’intérêt et d’attention que nos pays et nos communautés accueillent le nouveau Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale, pour la période 2019-2025, dans le but d’accélérer l’intégration en Afrique centrale », a déclaré Alamine Ousmane Mey, saluant la publication du nouveau DSIR-AC 2019-2025. « Au niveau continental, les objectifs et piliers du DSIR-AC sont en adéquation avec ceux de l’Union africaine en matière d’intégration. Au niveau régional, il prend en compte la vision stratégique à l’horizon 2025 de la CEEAC et le programme économique régional 2017-2021 de la CEMAC » a ajouté le ministre. Dans son allocution d’ouverture, le directeur général de la région Afrique centrale à la Banque africaine de développement, Ousmane Doré, a indiqué que le nouveau DSIR-AC 2019-2025 avait été élaboré dans un contexte de changements institutionnels majeurs à la Banque, notamment le rapprochement avancé des régions à travers une décentralisation désormais effective. « Cette stratégie d’appui à l’intégration régionale tient compte du contexte socio-économique actuel de la région, de ses défis et faiblesses, mais aussi, de ses forces et opportunités. Il propose de tirer parti des avantages comparatifs de la région, notamment de ses abondantes ressources forestières et minières, de ses diverses zones écologiques et sa situation géographique stratégique » a souligné Ousmane Doré. « Une intégration régionale effective en Afrique centrale permettra, en outre, de stimuler l’essor des marchés nationaux, d’accroître les flux commerciaux et d’investissement, d’atténuer les carences institutionnelles et d’infrastructures, et d’impulser une transformation structurelle en vue d’un développement plus équitable et durable, qui contribuera à réduire les facteurs de fragilité » a-t-il poursuivi. « Ce nouveau document d’assistance régionale de la Banque pour l’Afrique centrale a été conçu en étroite concertation avec la CEMAC, la CEEAC, les gouvernements de la région, le secteur privé et les partenaires au développement. Doté d’un programme indicatif de près de 30 opérations régionales pour un montant global de 4,4 milliards de dollars américains, sa mise en œuvre nécessitera un partenariat renforcé » a précisé Solomane Kone, responsable-pays de la Banque au Cameroun. Le Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale pour la période 2019-2025 couvre sept pays : Cameroun, Congo, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale, République démocratique du Congo et Tchad. Il répond aux priorités des communautés économiques régionales et de leurs pays membres. Les échanges tenus lors d’une table ronde organisée pour la circonstance ont mis en exergue la nécessité, pour les différentes parties prenantes, de s’approprier le contenu du Document adopté le 28 mars 2019 par les Conseils d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement, pour une opérationnalisation et une accélération de l’agenda de l’intégration régionale en Afrique centrale, en particulier celui de la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

S.O.S. SALSA de Romain Gardon en majesté à la 09e édition du marché des musiques d’Afrique, « Le Kolatier », à Yaoundé

S.O.S. SALSA de Romain Gardon en majesté à la 09e édition du marché des musiques d’Afrique, « Le Kolatier »,  à Yaoundé

Si S.O.S. Salsa de Romain Gardon est le groupe brazzavillois le mieux coté à l’international, il manque cependant le soutien national. Particulièrement, l’obtention des billets d’avion pour ses sept musiciens : Brazzaville/Yaoundé (Aller et Retour). La participation de SOS Salsa au Festival « Le Kolatier’ de Yaoundé, est née d’une volonté du producteur musical Cyriaque Bassoka de s’impliquer dans le spectacle vivant et de soutenir l’initiative artistique & culturelle congolaise. La musique est un élément évident et indispensable de rayonnement du Congo (avec Brazzaville « La ville créative, plate-forme lancée par l’Unesco pour mettre en valeur le potentiel culturel des villes ») En cela, il est nécessaire de renforcer les aides pour la musique, bien inférieures au soutien constaté dans d’autres pays et secteurs. Comment venir en aide au groupe S.O.S. Salsa Pour revenir à la participation du groupe SOS Salsa de Romain Gardon à la 09e édition du marché des musiques d’Afrique « Le Kolatier » à Yaoundé du 11 au 14 octobre 2017, notons que le groupe a du mal à trouver des services d’accompagnement. Les quelques organismes de services qui existent, comme le Ministère de la Culture et des arts, le Fespam, La Municipalité de Brazzaville, Feux de Brazza… peinent à répondre aux demandes qui viennent souvent d’artistes qui tiennent à améliorer leur influence internationale. C’est dire que l’aide de toutes les bonnes volontés, les sponsors est la bienvenue. Notamment, les sept billets d’avion précités. Informations sur la 9ème édition du Marché des musiques d’Afrique Le groupe musical SOS SALSA du Congo, représenté par monsieur Romain GARDON est invité à se produire en spectacle à l’occasion de la neuvième édition du Marché des Musiques d’Afrique « Le Kolatier 2017 » qui se tiendra à Yaoundé du 11 au 14 octobre 2017. Chaque groupe invité prend en charge les billets d’avion (aller et retour) de ses membres. Le Comité d’organisation offre le séjour (hébergement et repas) pendant la période de l’évènement, en fonction des informations communiquées sur la fiche de candidature, et dans la limite de sept personnes. Le Festival offre un plateau technique professionnel pour une meilleure prestation scénique, ainsi que des accréditations pour participer aux différents spectacles, rencontres professionnelles et à l’espace marché. Le Kolatier est une plateforme de rencontres et d’échanges entre les groupes musicaux émergents d’Afrique et les professionnels en provenance de plusieurs continents. C’est une vitrine qui permet aux artistes de mieux présenter leur travail dans la perspective de contrats divers. Groupes musicaux sélectionnés (sur 126 candidatures) Eva Hakapoka (Cameroun), Lornoar (Cameroun), Armand Biyag (Cameroun), Adango Salicia Zulu (Cameroun), Teety Tezano (Cameroun), Alima (Cameroun), Papy Anza (Cameroun), Leberger (Cameroun), Christelle Tambou (Cameroun), Chrispo Epole (Cameroun), Stephane Akam (Cameroun), Nicole Obele (Cameroun), Nour Project (Egypte), SOS Salsa (Congo), Shak Shakito (RDC), Orchestre Koré (Mali), DjimRade (Tchad France), Ifrikya Spririt (Algérie), Gween et Tina (Gabon-Suisse), Queen Koumb (Gabon), Ibaaku (Sénégal), Ariband (Maroc). Le Festival attend également de nombreux professionnels en provenance de plusieurs continents. Bonne chance à S.O.S. Salsa !