António Guterres, le Secrétaire général de l’ONU: « L’Etat de droit a prévalu en Gambie »

« L’Etat de droit a prévalu en Gambie », s’est réjoui le Secrétaire général de l’ONU dans un message posté sur son compte officiel Twitter. António Guterres a félicité les dirigeants africains pour leur réussite dans le rétablissement de la démocratie en Gambie, après que l’ancien Président gambien, Yahya Jammeh, a décidé de « faciliter un processus de transition pacifique et ordonné immédiat et le transfert du pouvoir » au nouveau Président du pays, Adama Barrow. Pour rappel, cette décision est intervenue suite aux efforts de médiation menés par le Président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, et le Président guinéen, Alpha Condé. Les Nations Unies ont indiqué que la CEDEAO, l’UA et l’ONU se sont engagés à collaborer avec le gouvernement gambien pour « assurer et garantir la dignité, le respect, la sécurité et les droits » de l’ancien Président Jammeh, « en tant que citoyen, dirigeant de parti et ancien chef de l’Etat », et de sa famille immédiate, des membres de son cabinet, des responsables gouvernementaux, des responsables de la sécurité et des militants de son parti et des loyalistes. En outre, peut-on lire sur le site de l’institution, les trois organisations sous régionale, régionale et internationale se sont engagés à travailler avec le gouvernement gambien pour s’assurer qu’aucune mesure législative ne soit prise à l’encontre de l’ancien Président Jammeh et son entourage et ont exhorté les autorités à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que les anciens membres du régime et les partisans ne soient ni intimidés ni harcelés. La même source ajoute que l’ancien Président Jammeh quittera temporairement la Gambie « sans porter préjudice à ses droits de citoyen et de chef de parti politique », afin d’aider à la transition pacifique et ordonnée, au transfert du pouvoir et à la création d’un nouveau gouvernement.
Présidentielle gambienne: La Cédéao n’exclut pas une intervention armée en Gambie

La Commission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) n’exclut pas une intervention armée en Gambie pour déloger le président gambien Yahya Jammeh si ce dernier refuse de quitter le pouvoir à la fin de son mandat le 19 janvier. Des forces militaires auraient été déjà placées en état d’alerte, selon le président de la commission de la Cédéao. Le Sénégal a été désigné pour prendre la direction de ladite opération. Pour rappel, Yahya Jammeh a contesté sa défaite lors de l’élection présidentielle du 1er décembre, quelques jours seulement après avoir salué la victoire du vainqueur déclaré, Adama Barrow. Un volte-face qui a surpris tout le monde.