Russie/Ukraine. Prenons garde

TRIBUNE. L’Ukraine, Nation avec un Président de la République, M. Volodymyr. Zelensky, est en guerre contre une autre Nation, la Fédération de Russie, avec un Président, M. Vladimir Poutine. La guerre dure trois ans. Elle fait, au fil du temps, des destructions et des victimes, de part et d’autre, dans les deux camps en conflit. Le monde entier, grâce aux médias, sans cesse croissants, est témoin des opérations de guerre. Elles donnent froid au dos, par leurs effrayantes violences. Que les USA, par le biais du Président Donald Trump, travaillent à ramener la paix entre les belligérants, il faut saluer l’effort américain dans cette démarche. Mais qu’au final, les négociations en vue de conclure la paix, se déroulent entre le Président Donald Trump et le Président Vladimir Poutine, excluant de fait, la participation aux pourparlers et à la signature, le Président Volodymyr Zelensky, la démarche est faussée. Une démarche qui pourrait être lourde de conséquences pour la paix de la sous région, la Nation ukrainienne et, par extension, pour la sécurité mondiale. De tels accords de paix ouvriront la porte à des jurisprudences qui seraient incontrôlables, en raison de leur caractère injuste et restrictif. Donc partial. Or toute partialité, dans ce genre de situation, est frustrante, créant conséquemment l’effet de résistance. Imaginons, demain, un cessez le feu suivi d’un accord de paix à l’Est de la République Démocratique du Congo, quelle qu’en soit la forme, sans l’implication et le paraphe du Président Antoine Tshissekedi. Demain, un conflit frontalier entre la République du Congo et le Cameroun, se concluant par un accord entre les deux pays, sans la participation et la signature, soit du Président Denis Sassou Nguesso ou du Président Paul Biya, selon le cas. Ni les Congolais, encore moins les Camerounais ne se tairont comme des carpes. Et l’on est pas certain que les Ukrainiens se mueront dans le silence, si jamais les Présidents Donald Trump et Vladimir Poutine procèdent comme ils se hâteraient de s’y activer. Prenons garde. Depuis l’ère des décolonisations, celles-ci n’existent formellement que sur les papiers, tout en étant encore dans l’esprit des puissances enclines aux velléités de reconquête des territoires pour des motifs d’expansionnisme et de domination. Un expansionnisme, toujours là, depuis la nuit des temps. Prenons garde. Paris 17 février 2025 Ouabari Mariotti
Conflit en Ukraine : Quand David Pujadas étale au grand jour le parti pris du cartel médiatique occidental

OPINION. Pour la première fois, un « grand » journaliste français, David Pujadas, dit tout haut ce que ses confrères de la presse mainstream n’oseront jamais avouer publiquement. Ses propos : « On a tous envie évidemment que l’Ukraine résiste et fasse plus que résister, que l’Ukraine remporte cette guerre… » Sans le réaliser sûrement, Pujadas a étalé au grand jour le parti pris du cartel médiatique occidental pour la cause ukrainienne, faisant ainsi passer les journalistes occidentaux pour des propagandistes au service d’une cause ukrainienne parrainée par l’OTAN. Depuis le début de « l’opération spéciale » russe, les médias occidentaux et leurs experts ont pris fait et cause pour l’Ukraine. Soucieux de voir le régime de Kiev gagner la guerre, ils se sont lancés dans la propagande au point de croire en leurs propres mensonges, perdant ainsi tout contact avec le réel. On dit des choses dont on souhaiterait qu’elles se réalisent. Malheureusement pour eux, la dure réalité des faits sur le terrain est en train de les rattraper. La Fédération de Russie ne s’est pas effondrée, le Rouble tient bon au point de devenir la monnaie la plus performante au monde malgré les sanctions, dit Bloomberg. Sur le terrain politico-militaire, la fameuse « unité européenne » est en train de se fissurer quand l’Ukraine, qui a déjà perdu près de 25% de son territoire, revoit à la hausse le nombre de ses soldats tués au front quotidiennement. Selon Volodymyr Zelensky, jusqu’à 200 soldats ukrainiens meurent tous les jours sur le front est. D’autres sources parlent de près de 500 morts par jour et des soldats ukrainiens totalement démoralisés. Eh oui, la propagande aussi a des limites; et il faudra, tôt ou tard, trouver une solution à cette situation désastreuse. Non seulement cette guerre doit prendre fin au nom de notre humanité commune, mais les journalistes doivent se montrer responsables et jouer le rôle qu’on attend d’un journaliste intègre et rigoureux. Patrick Mbeko
La défense de l’Ukraine ? «Pas notre business !», répond l’Afrique

Kiev multiplie les appels du pied au continent africain, divisé sur l’attitude à adopter face au conflit russo-ukrainien. Volodymyr Zelensky tente de convaincre ses homologues africains de condamner l’agression de son pays par Moscou. Par le biais de ses ambassades présentes localement, le président Volodymyr Zelensky a appelé les Africains à rejoindre sa Légion internationale pour la défense territoriale de l’Ukraine jouant avec le sentiment antirusse perceptible dans certains pays. Pas du goût de l’Algérie, du Sénégal, du Nigéria ou de l’Afrique du Sud qui ont appelé «leurs ressortissants à reconsidérer très rapidement leur décision de partir combattre sur le sol d’un pays étranger». En mars dernier, une large majorité de pays africains a adopté une résolution à l’Assemblée générale de l’ONU qui exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine. Malgré tous les efforts du dirigeant ukrainien, une vingtaine de pays africains se sont abstenus de voter contre la Russie ou ne se sont simplement pas montrés lors de cette réunion, signe flagrant des divisions importantes qui règnent sur ce continent partagé entre un soutien direct ou non à l’Ukraine. Parmi eux, le Sénégal, dont le président Macky Sall est également à la tête de l’Union africaine (UA). Lire la suite sur RT France
Situation en Ukraine : Zelensky «voulait la guerre», selon Lula

Pour l’ancien président brésilien de gauche, Volodymyr Zelensky est «autant responsable» de la situation en Ukraine que Vladimir Poutine car il n’a pas suffisamment négocié. L’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a affirmé que le chef d’Etat ukrainien Volodymyr Zelensky était «autant responsable» du conflit dans son pays que son homologue russe Vladimir Poutine, dans un entretien au magazine américain Time publié le 4 mai. «Je vois le président ukrainien être applaudi debout par tous les Parlements [du monde]. Mais ce type est aussi responsable que Poutine. Une guerre n’a jamais un seul coupable», a déclaré le candidat à la présidentielle d’octobre au Brésil, selon des propos rapportés par l’AFP. «Il voulait la guerre. S’il n’en voulait pas, il aurait négocié un peu plus», a-t-il ajouté. Washington trop peu engagé en faveur de la paix ? Lula a également jugé le comportement de Volodymyr Zelensky «étrange» : «On dirait qu’il fait partie d’un spectacle. Il est à la télé matin, midi et soir, au Parlement anglais, français, allemand, comme s’il était en campagne. Il devrait être plus préoccupé par la table des négociations.» En savoir plus sur RT France
Volodymyr Zelensky, responsable de la poursuite de la guerre en Ukraine ?

OPINION. L’Ukraine est en partie dévastée; plus de 4,6 millions de personnes ont fui le pays depuis le début du conflit. Au sud, la ville stratégique de Marioupol est sur le point de passer sous contrôle russe. Sur Twitter, le conseiller présidentiel ukrainien Mykhaïlo Podoliak, a concédé que «les soldats ukrainiens sont encerclés et bloqués» dans la ville, où se trouveraient, selon certaines sources, des agents des forces spéciales étrangères (notamment américains, français, britanniques, etc.) qui ne savent plus trop à quel saint se vouer. Entre-temps, le gros de l’armée ukrainienne et surtout des unités fascistes concentrées dans le Donbass s’apprête à goûter à la médecine d’une armée russe déterminée à en finir avec la menace que fait planer le régime de Kiev sur les populations russophones de la région. Et pendant ce temps, le président Volodymyr Zelensky, la mascotte de l’Occident, fait son cinéma. Il a intériorisé le rôle (de «héros») que lui font jouer les dirigeants et les médias occidentaux à un point tel qu’il n’a plus de contact avec la réalité. Il passe son temps à s’adresser aux opinions publiques occidentales en lieu et place de penser à l’avenir de son pays et de son peuple. Lui, qui avait pourtant affiché la volonté de trouver une issue au conflit en négociant avec les Russes en Turquie, a fini par se soumettre aux injonctions de Washington qui a fait de l’Ukraine son terrain de jeu. Conséquence : la guerre se poursuit de plus belle et c’est l’Ukraine qui risque d’être démembrée dans les semaines et mois à venir. En clair, la Fédération de Russie va obtenir par la guerre ce qu’elle n’aurait même pas pu obtenir par la négociation, si Volodymyr Zelensky s’était montré responsable dans la gestion de cette crise. Par Patrick Mbeko
Crise en Ukraine : les États-Unis sonnent la fin de la politique gesticulatoire européenne

TRIBUNE. La guerre en Ukraine est à la fois triste et tragi-comique. Tenez. Le 27 février dernier, le vice-président de la Commission européenne Josep Borell a annoncé, sans sourciller, que les pays de l’Union européenne étaient prêts à mettre à la disposition de l’Ukraine des avions opérables par l’armée de l’air ukrainienne. Quelque temps après, les États-Unis encouragent la Pologne à livrer des avions de chasse de fabrication soviétique (Mig-29) à l’Ukraine et en échange, ils promettent de remplacer la flotte des Mig polonais par des F-16 américains. La Russie voit rouge et met en garde ceux qui vont livrer des chasseurs à l’Ukraine. Pas plus tard que hier, la Pologne a annoncé en grande pompe qu’elle met à la disposition des États-Unis ses avions de combat qui doivent être livrés par la suite à l’Ukraine. Les Américains sursautent et disent NIET, «on n’est pas dans ça », pour reprendre une expression à la mode en Afrique de l’Ouest. Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue hier, le porte-parole du Pentagone John Kirby a déclaré : «Nous jugeons que l’ajout d’appareils à l’inventaire ukrainien n’est pas susceptible de changer de manière importante l’efficacité de l’armée de l’air ukrainienne vis-à-vis des capacités russes ». Et le même Kirby d’ajouter : «Les services de renseignement estiment que le transfert (d’avions) Mig-29 à l’Ukraine pourrait être perçu comme une surenchère (au conflit) et pourrait entraîner une réaction russe importante qui augmenterait la perspective d’une escalade militaire avec l’OTAN». Autrement dit, les États-Unis ne poseront aucun geste susceptible d’énerver davantage la Russie, au point de l’amener à entrer en guerre contre l’OTAN. L’administration Biden aurait pu répondre au Kremlin en plaçant les bombardiers, les silos nucléaires et les sous-marins américains à un niveau d’alerte plus élevé. Au lieu de cela, la Maison Blanche a clairement indiqué qu’elle n’allait pas verser dans la surenchère militaire, laissant la force de dissuasion américaine à son niveau normal. Fait particulièrement marquant : l’Alliance atlantique, qui doit lancer des exercices militaires (baptisés « Cold Response ») la semaine prochaine dans le nord de la Norvège, a décidé de ne pas utiliser ses missiles balistiques. Et pour cause : étant donné que Vladimir Poutine a mis en état d’alerte maximale la force de dissuasion de l’armée russe, il faut donc se garder de poser tout geste susceptible d’être perçu comme menaçant par la Russie. Laquelle pourrait recourir à l’arme nucléaire tactique pour neutraliser la prétendue menace. Tout ceci permet de comprendre la posture des responsables militaires et politiques américains, qui, à la différence des Européens, ont fait preuve d’une certaine retenue depuis la décision du président Poutine de mettre en alerte la force de dissuasion russe. La décision du Pentagone de ne pas livrer des avions de combat à l’Ukraine vient donc mettre fin à la tragi-comédie et à la politique gesticulatoire des responsables européens, qui n’ont cessé de promettre monts et merveilles [en matière d’armement] au gouvernement du président Volodymyr Zelensky. Maintenant que le patron américain a tranché, l’on espère voir certains va-t-en-guerre européens revenir à la raison. La question ukrainienne se réglera entre grandes puissances (États-Unis/Russie), et l’Union européenne n’aura ses yeux que pour apprécier. D’ailleurs, à voir comment les événements évoluent, l’on peut même se permettre de douter de la faisabilité d’une intervention américaine en cas de guerre ouverte entre la Fédération de Russie et l’Union européenne. Certes, l’article 5 de l’OTAN stipule qu’une attaque contre un membre de l’Alliance équivaut à une attaque contre tous les membres de l’organisation. Mais je vois mal les États-Unis entrer facilement en guerre contre la Russie (avec tout ce que cela pourrait avoir comme conséquence), tout en laissant l’espace indopacifique, sa priorité absolue, à la merci d’une Chine qui peut profiter de la situation pour régler définitivement la question de Taiwan. Et on ne parle même pas de la Corée du Nord et de l’Iran qui pourraient s’inviter dans la danse en bousculant la quiétude des alliés des États-Unis (Corée du Sud, Japon, Israël) dans leurs zones de confort respectives… Bref. La cruelle réalité des faits est bien là. L’Ancien Monde est une histoire ancienne. Le rapport de force sur la scène internationale a considérablement évolué. Les Américains ne mourront plus pour les Européens, et il appartient au président Volodymyr Zelensky de redescendre sur terre. La politique au plus haut niveau n’est pas une pièce de théâtre où l’on s’exhibe pour amuser la galerie et des opinions publiques occidentales lobotomisées par des experts idéologues et une presse au service des pouvoirs de l’argent. Il est temps de revenir à la diplomatie; il est vraiment grand temps d’arrêter cette spirale de la violence qui endeuille les familles en Ukraine et en Russie et qui pourrait précipiter le monde dans des abysses encore plus méconnus que la planète Pluton. Par Patrick Mbeko
Crise en Ukraine: L’incroyable «prophétie» de John Mearsheimer

TRIBUNE. Le professeur John Mearsheimer est l’un des politologues les plus respectés et les plus célèbres du monde anglo-saxon. Lors d’une conférence consacrée à la crise ukrainienne en 2015 à l’Université de Chicago où il enseigne, il a brossé un portrait de la situation que l’on pourrait qualifier aujourd’hui de « prophétie géopolitique ». Voici ce que disait en substance Mearsheimer lors de cette conférence intitulée “Why the Ukraine Crisis Is the West’s Fault” (« Pourquoi la crise ukrainienne est la faute de l’Occident ») : « Ce qui se passe ici, c’est que l’Occident conduit l’Ukraine sur un chemin sinueux et le résultat final est que l’Ukraine va se faire démolir. […] Ce que nous faisons, c’est encourager les Ukrainiens à jouer les durs avec les Russes. Nous encourageons les Ukrainiens à penser qu’ils finiront par faire partie de l’Occident parce que nous finirons par vaincre Poutine et que nous finirons par obtenir ce que nous voulons, le temps jouant en notre faveur. Et bien sûr, les Ukrainiens jouent le jeu; ils ne sont presque pas disposés à faire des compromis avec les Russes et veulent plutôt mener une politique dure. Eh bien, comme je vous l’ai déjà dit, s’ils font cela, le résultat final est que leur pays va être détruit. Et ce que nous faisons est en fait d’encourager ce résultat. » Ces propos tenus, il y a sept ans, sont à ce point prémonitoires que les prédictions de John Mearsheimer se sont réalisées avec une précision étonnante. Les pays de l’OTAN ont envoyé l’Ukraine à l’abattoir et dans les grands médias, on fait comme si cette guerre tombait du ciel ! Bref. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit arrêter de jouer le guignol pour amuser l’Occident. Il doit revenir à la raison et cesser de faire de son pays le champ de bataille des puissances qui poursuivent des intérêts qui ne sont nécessairement pas ceux des Ukrainiens. Conseil d’Africain épris de paix et de justice… Par Patrick Mbeko