RD Congo. Werrason: Au peuple de Goma

Depuis Chicago où je me trouve avec une équipe restreinte, j’ai appris des nouvelles inquiétantes sur l’éruption volcanique dans la ville de Goma. Je partage ainsi la peine de toutes les personnes et familles affectées par les activités de Nyiragongo ainsi que les tremblements de terre. Je prie Dieu pour sa clémence envers cette population déjà victime des atrocités infinies. Je m’organise à mettre en place une assistance humanitaire au nom de ma Fondation Werrason. Pour l’instant, les informations et propositions relatives à l’assistance de nos propres frères et sœurs de Goma peuvent être logées au+27 78 571 4112 : appels et WhatsApp. May God bless the Democratic Republic of Congo and its people Peace upon y’all Ngiama Makanda Werrason
RD Congo. La situation est grave mais sous contrôle, dit le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi

S’exprimant devant la presse, ce samedi 29 mai 2021, au Palais de la nation après une audience accordée aux membres de la mission gouvernementale dépêchée à Goma venue lui faire rapport, le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo s‘est voulu rassurant dans ses propos en rapport avec la gestion du sinistre occasionné par l’éruption volcanique de Nyirangongo. « La situation est sous contrôle », s’est-il permis de déclarer tout en reconnaissant l’ampleur du drame humanitaire qui sévit actuellement à Goma et les environs, lequel requiert une prise en charge adéquate. Je serai à Goma dès que leS aéroports seront rouverts Très préoccupé par les dégâts causés par cette catastrophe humanitaire, le Président de la République a exprimé son souhait de se rendre illico presto, en compagnie de la Première Dame, dans la province du Nord-Kivu afin de se forger une réelle conviction par rapport à la situation sur terrain. Cela sera effectif dès que les aéroports actuellement fermés, seront rouverts au trafic aérien, a-t-il ajouté, attendant impatiemment le go de l’Autorité de régulation de l’aviation civile. Rester vigilant et écouter les scientifiques « Je tiens à aller me rendre compte de visu de l’organisation de cette prise en charge de nos compatriotes mais également leur apporter réconfort et soutien », a-t-il indiqué, non sans inviter ses compatriotes de l’Est à la vigilance vu que le spectre du danger ne s’est pas encore totalement éloigné de Goma et ses environs. « Ce qui est sûr c’est qu’aujourd’hui, la lave n’est plus sur le cratère, mais le volcan reste actif. Il faut rester méfiant. Nous suivons les scientifiques et nous ne voulons pas précipiter les choses », a précisé le Chef de l‘Etat tout en émettant quelques réserves quant au retour imminent des déplacés ayant gagné les territoires environnants ou le Rwanda voisin. « Je déconseille vivement. Nous à ce stade, nous n’avons pas encore des informations nous permettant d’autoriser le retour. Nous ne sommes pas encore certains. Les scientifiques doivent nous rassurer à 100%. Même s’il reste 1% d’incertitude, je ne souhaiterai pas que la population revienne », a déclaré le Président Félix Tshisekedi faisant clairement allusion à la coulée souterraine de lave pouvant jaillir à tout moment et n’importe où dans la ville, en plus du risque de déflagration que pourront causer les masses de gaz contenues dans le lac Kivu. Appel à la mobilisation nationale Par ailleurs, le Chef de l’Etat a lancé un vibrant appel à l’aide et à la solidarité aux compatriotes de tous les coins et recoins du pays pour venir en aide à la population sinistrée de Goma via des gestes de générosité pouvant soulager tant soi peu les cœurs meurtris en ces temps difficiles. Il a du même coup dénoncé une certaine campagne d’intoxication tendant à faire croire à l’opinion que les événements échappent aux contrôles des autorités. L’aide humanitaire parvient déjà aux sinistrés, notamment à Sake où il y a eu distribution des vivres aux nécessiteux, a affirmé le.Chef de l’État.
RDC/GOMA : Les contours d’une catastrophe naturelle …

TRIBUNE. Suite aux observations géologiques de nos scientifiques, trois phénomènes risquent de faire suite à l’éruption volcanique qui a commencé à cracher les laves sur Goma et environs depuis la semaine dernière. 1. La sismicité répétitive de la terre. Nonobstant l’éruption volcanique survenue il y a quelques jours, une grande quantité d’intensité est encore observée dans le volcan Nyirangongo. Ce qui fait et fera trembler régulièrement la terre tel qu’on le voit depuis deux jours. Rien que ce mardi 25 mai, entre 7 heures et 11 heures, on a pu enregistrer 54 tremblements de terre. Et ce, avec des grands dégâts matériels sur les habitations et les infrastructures publiques. 2. La libération consécutive du gaz méthane. Il est connu de tous que le lac Kivu est l’un des rares lacs au monde considérés comme méromictiques, c’est-à-dire renfermant de très fortes concentrations de gaz (dioxyde de carbone et méthane notamment), produits par l’activité volcanique de la région et la décomposition des matières organiques. Si cette sismicité arrivait à toucher les profondeurs techtoniques du lac Kivu, il faudra craindre ce risque de provoquer la libération du gaz méthane très toxique voire mortel pour les populations humaines et les espèces des poissons lacustres. Pour vous donner une idée de la dangerosité de ce gaz, je vous prie de vous rappeler ce qui était arrivé au Cameroun en 1986. Le gaz libéré par le lac Nyos, au Cameroun, avait ainsi tué par asphyxie plus de 1 700 personnes, dans un périmètre de 25 kilomètres. La réserve mille fois plus grande de méthane dans le lac Kivu peut mettre en péril la vie de 600.000 habitants de Goma et les 2 millions autres résidant dans les localités et citées autour de ce lac. 3. L’imminence d’une seconde éruption volcanique. La quantité d’énergie restante du volcan est tellement importante que le processus même d’une autre éruption est quasi enclaché aussitôt que finit la première éruption. Vu la grande réserve énergétique, le temps que mettra une chambre magmatique à se remplir est estimé de très courte durée. Je ne couche pas ces lignes pour créer inutilement la panique générale. Il y en a déjà assez chez nos compatriotes de l’Est. Ce sont juste là des données scientifiques à prendre en considération par l’Executif de la République en vue de pouvoir anticiper sur les événements en prenant des mesures importantes pour limiter les dégâts collatéraux. Ensemble nous vaincrons! Par Germain Nzinga