Maroc. La VA du secteur agricole réalise sa meilleure performance sur les huit dernières années

La valeur ajoutée du secteur agricole s’est renforcée en moyenne de 19,6% au terme du premier semestre 2021, après une baisse de 6,7% un an auparavant, soit sa meilleure performance sur les huit dernières années. Cette évolution a été favorisée par la dynamique du rendement de la majorité des cultures au titre de la campagne agricole 2020-2021. Il Importe de souligner que durant cette campagne, les conditions climatiques et la répartition temporelle des précipitations sur l’ensemble des régions du Royaume étaient favorables. Du côté de la production céréalière de cette campagne, estimée à 103,2 millions de quintaux, soitla deuxième meilleure production après celle de 2014-2015, est en augmentation de 221% parrapport à la campagne précédente et de 63% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Par espèce, la production céréalière s’est répartie à hauteur de 50,6 millions de quintaux pour leblé tendre, 24,8 millions de quintaux pour le blé dur et 27,8 millions de quintaux pour l’orge. Lerendement céréalier moyen s’est établi à 23,7 Qx/Ha, en hausse de 320% par rapport à la campagneprécédente, compte tenu d’une superficie emblavée de 4,35 millions d’hectares. Parallèlement, lesautres cultures végétales et l’arboriculture affichent un état favorable. Concernant les échanges extérieurs, les exportations du secteur agricole et agro-alimentaire sesont accrues en valeur de 7,8% à fin août 2021, pour atteindre 43,9 milliards de dirhams, comptetenu d’une consolidation des expéditions de l’industrie alimentaire de 8,8% et des produits d’«agriculture, sylviculture et chasse » de 7,9%.
Maroc : l’activité du secteur agricole se redresse de façon remarquable

Portée par le raffermissement remarquable des rendements de la majorité des cultures, la valeur ajoutée du secteur agricole devrait enregistrer un redressement notable au titre de l’année 2021, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Cette évolution a été rendue possible grâce aux conditions climatiques favorables qui ont marqué la campagne agricole 2020-2021, caractérisées par une bonne répartition temporelle de pluviométrie, indique ce Département relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration dans sa note de conjoncture de septembre 2021 (N°295). « Pour la céréaliculture, la production des trois principales céréales au titre de la campagne agricole 2020-2021 est estimée à près de 103,2 millions de quintaux, après une estimation initiale de 98 millions de quintaux, soit la deuxième meilleure production après celle de 2014-2015 », souligne la DEPF de même source précisant que la production de ces trois principales céréales s’est accrue de 221%, comparée à la campagne précédente et de 63% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Selon la même note, « par espèce, la production céréalière s’est répartie à hauteur de 50,6 millions de quintaux pour le blé tendre, 24,8 millions de quintaux pour le blé dur et 27,8 millions de quintaux pour l’orge ». En ce qui concerne le rendement céréalier moyen, il ressort qu’il s’est établi à 23,7 Qx/Ha, en hausse de 320% par rapport à la campagne précédente, compte tenu d’une superficie emblavée de 4,35 millions d’hectares. Parallèlement, poursuit la DEPF, les autres cultures végétales et l’arboriculture affichent un état favorable. A noter que « sur le plan des échanges extérieurs, les exportations du secteur d’agriculture et agro-alimentaire ont enregistré un accroissement de 5,8% pour atteindre 39,4 milliards de dirhams à fin juillet 2021 ». Soulignons que cette évolution incorpore une hausse des expéditions de l’industrie alimentaire de 6,3% et des produits d’ »agriculture, sylviculture et chasse » de 4,6%. Martin Kam
Maroc. Baisse drastique de la valeur ajoutée dans l’hôtellerie et la restauration au deuxième trimestre

La valeur ajoutée des industries de transformation a reculé de 22% au deuxième trimestre après une augmentation le même trimestre de 2,9% un an auparavant, a souligné Bank Al-Maghrib dans sa revue de la conjoncture économique, monétaire et financière d’octobre. Selon la banque centrale, cette contreperformance a concerné particulièrement les «industries mécaniques, métallurgiques, électriques et électroniques» et du «textile et cuir» qui ont accusé respectivement un recul de 53,6% et 46,7%. Cette évolution a été faible pour l’«alimentaire et tabac» (-1,5%), alors que la «chimie et parachimie» a enregistré une amélioration de 3,2%, a relevé l’institution soulignant que les données des comptes nationaux relatives à cette période permettent d’apprécier l’ampleur du double choc lié à la pandémie du Covid-19 et aux conditions climatiques sur l’économie nationale. A en croire les économistes de BAM, l’activité aurait poursuivi son amélioration au troisième trimestre, tout en demeurant en deçà de son niveau une année auparavant. En effet, pour les mois de juillet et août, le taux d’utilisation des capacités dans l’industrie a accusé une baisse de «7 points de pourcentage par rapport à la même période de l’année 2019, pour s’établir à 65%, niveau proche de sa moyenne historique de 71%», a relevé Bank Al Maghrib qui s’appuie sur les résultats de son enquête mensuelle de conjoncture. Alors qu’elle s’est contractée de 17,1% au deuxième trimestre, après une augmentation de 1,4% un an auparavant, l’activité dans le BTP « aurait poursuivi sa baisse au troisième trimestre, toutefois à un rythme moindre comme en atteste la diminution de 3,7% des ventes de ciment au cours du même trimestre au lieu d’une hausse de 2,6% », selon BAM. De son côté, la valeur ajoutée de la branche « électricité et eau » s’est repliée de 12,3%, après une hausse de 19,1%. Ce qui reflète la baisse de l’activité observée dans plusieurs secteurs économiques durant la période de confinement. Comme le relève la banque centrale dans sa revue, «cette évolution se serait nettement atténuée au trimestre suivant comme le laisse présager la légère baisse de 1,9% de la production d’électricité en juillet et août». Il apparaît ainsi, par source, que celle-ci a régressé de 28,4% pour l’hydraulique, de 7,8% pour l’éolienne et de 7% pour le solaire, alors qu’elle s’est accrue de 1,3% pour le thermique qui représente près de 80% du total, peut-on lire. En même temps, il ressort que la demande d’électricité s’est améliorée de 1,3%, avec un léger recul de 0,4% pour celle très haute, haute et moyenne tension, a fait savoir l’institution. «Dans ces conditions, les importations ont augmenté de 21,5% et les exportations ont chuté de 52,1%», a estimé BAM. Quant aux industries extractives, les analyses de BAM montrent qu’elles ont affiché une certaine résilience, marquée par une amélioration de leur valeur ajoutée de 7,9% après une baisse de 1,1% un an auparavant. Mais cela n’a été que de courte durée, puisque les données du mois de juillet font état d’une diminution de 3,1%, après un accroissement de 6,6% un an auparavant de la production marchande de phosphate. Concernant la branche «hôtels et restaurants», l’enquête mensuelle de conjoncture montre que sa valeur ajoutée a reculé de 90% au deuxième trimestre contre une hausse de 4,3%. Selon les prévisions de BAM, «cette contreperformance devrait se poursuivre au troisième trimestre mais à un rythme moindre, avec la légère reprise du tourisme interne et la réouverture partielle et conditionnelle du trafic aérien et maritime des passagers». Dans sa note, la banque centrale rappelle que cette branche est considérée comme l’une des plus affectées par la pandémie avec la fermeture à partir de mi-mars 2020 des frontières aériennes et maritimes de passagers et l’arrêt quasitotal du trafic ferroviaire et routier de voyageurs ainsi que la fermeture des hôtels et restaurants. Après une progression de 6,9% une année auparavant, la VA des services de transport a baissé de plus de moitié au deuxième trimestre. Ce qui, à en croire les analyses des économistes de BAM, reflète «l’arrêt quasi-total du trafic des voyageurs durant la période du confinement et la contraction du trafic des marchandises, avec le reflux des échanges extérieurs du Maroc et de l’activité dans les autres secteurs». Pour le troisième trimestre, les économistes de Bank Al-Maghrib prédisent que la baisse devrait nettement s’atténuer, avec notamment la reprise progressive du trafic notamment interne de voyageurs et de l’activité dans plusieurs branches économiques. Se basant sur les dernières données relatives au mois de juillet et août, BAM indique une hausse de 5% du trafic de marchandises maritime au niveau des ports gérés par l’Agence nationale des ports. Enfin, en dépit de l’essor du télétravail, du commerce électronique et de l’enseignement à distance, il ressort que la valeur ajoutée au niveau des postes et télécommunications «a de nouveau reculé de 1,7% au deuxième trimestre, au lieu de 0,4% un an auparavant». Alain Bouithy
Les nouvelles technologies représentent une chance pour les métiers à forte valeur ajoutée

L’Union postale universelle appelle la poste à se trouver de nouveaux débouchés «L’avènement des technologies modernes de l’information et de la communication a vu émerger de nouveaux consommateurs, qui ne se satisfont plus uniquement de la livraison à domicile, mais veulent aussi des services fournis quand et où ils en ont besoin », a déclaré le directeur général de l’Union postale universelle (UPU), Bishar A. Hussein. Pour ce dernier, « ce nouvel environnement représente une chance pour les postes de devenir plus pertinentes encore dans l’avenir, en tant qu’intermédiaires de confiance et vecteurs pour connecter les gouvernements, les citoyens, les entreprises et les territoires», a-t-il affirmé. Mais, pour rester pertinente pour ses clients, la poste doit continuellement se réformer et trouver de nouveaux débouchés pour aller au-delà de la simple livraison au domicile des clients, a indiqué le patron de cette institution onusienne. Dans un message publié à l’occasion de la Journée mondiale de la poste, célébrée le 9 octobre de chaque année, Bishar A. Hussein a appelé à « œuvrer en faveur de la création d’un réseau postal où l’innovation est partagée, promue et mise en œuvre; où les réseaux postaux sont intégrés aux échelles internationale, régionale et nationale; et où la poste est perçue comme un accélérateur du développement inclusif par les gouvernements, les partenaires œuvrant pour le développement et les organisations internationales ». Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), « en 2012, quelque 5,1 millions d’employés ont traité et distribué 350 milliards d’envois de la poste aux lettres, dont 3,7 milliards d’envois internationaux et plus de 6 milliards de colis. » Elle affirme qu’avec ses quelque 640.000 établissements postaux, le réseau postal constitue le plus vaste réseau de distribution physique au monde. A noter que le Maroc a été élu membre du Conseil d’administration de l’UPU à l’occasion du 26e Congrès postal universel à Istanbul qui s’est tenu quatre jours plus tôt, à Istanbul. En marge de cet événement, une conférence ministérielle a réuni plus d’une cinquantaine de ministres chargés du secteur postal sur le thème « Mise en œuvre du développement durable – Connecter les citoyens, les entreprises et les territoires ». L’occasion pour les dirigeants postaux du monde entier de débattre de la contribution des services postaux à la réalisation des Objectifs de développement durable de l’ONU. Outre la capacité des postes à stimuler l’inclusion financière et sociale, ces derniers ont également réaffirmé le rôle des postes comme moteur du développement mondial et souligné « le rôle des postes dans la facilitation du commerce mondial, notamment pour les petites et moyennes entreprises (PME), qui éprouvent souvent des difficultés à exporter leurs produits », peut-on lire sur le site web de l’agence onusienne. Mais pour améliorer le réseau postal et connecter un plus grand nombre encore d’entreprises avec leurs clients, nombre d’intervenants ont estimé qu’il y avait encore du chemin à faire et qu’il était nécessaire de faciliter les opérations sur la chaîne logistique et de réduire la paperasserie. Au cours de leurs interventions, ils ont également ont mis en avant « le rôle important que peut jouer le réseau postal physique dans la connexion des clients avec le monde numérique et dans la facilitation de la transition vers un nouveau segment de marché, plus jeune », indique la même source. Notons que dans son message, Bishar A. Hussein a assuré : « Nous sommes résolus à rester le fournisseur de services de communication dignes de confiance, fiables et abordables pour les administrations, les entreprises et les habitants de la planète ».