Congo. UNE VEDETTE ET UNE CHANSON : Théophile BITSIKOU « Theo » chante « Congo Velita »

RETRO. Le 5 mai 1990 disparaissait Théophile BITSIKOU Théo un des grands chanteurs congolais de la catégorie des ténors. Co-fondateur le 1er juin 1964 à Brazzaville de l’orchestre Los Batchicha (avec Sam Mangwana, Michel Akouala, Gérard Kazembe, Lambion, Viictor Tona, Dicky Baroza, Lucas Diego….) Bitsikou va commencer à mettre en valeur son art en apportant d’excellentes qualités vocales à ses chansons. Sa venue dans l’orchestre Bantous en 1969 lui ouvre des nouveaux horizons, notamment sa participation au Premier Festival Culturel Panafricain d’Alger du 22 juillet au 5 août 1969. Festival à l’issu duquel il compose « Congo Velita » » Clément OSSINONDÉ
RD Congo. UNE VEDETTE ET UNE CHANSON : Tabu Ley Rochereau chante « MABUSELE «

RETRO. Le divorce intervenu dans l’African Jazz en mai 1963 a donné lieu à la création de l’orchestre African Fiesta. Trois ans après, c’est au tour de L’African Fiesta de se disloquer pour favoriser la naissance en 1966 de deux African Fiesta. L’African Fiesta Sukisa du Dr Nico Kasanda et L’African Fiesta National de Tabu Ley Rochereau Tabu Ley a commencé son parcours en tant que chef d’orchestre par des compositions exprimant les meilleurs accents de la rumba. Telle « MABUSELE « une chanson poétique qui reflète bien le climat lumineux que Pascal TABU installe dans les cœurs des amoureux. Pour la petite histoire, dans l’African Fiesta national en août 1966, c’est une dynamique équipe composé des musiciens de valeur, comme Roger Izeidi, Willy Kuntina, Joseph Mwena, Paul Vangu « Guvano », Sam Mangwana, Miss Bora, Nzenze « Jean Trompette » et bien d’autres qui apporteront une contribution considérable au rayonnement de Tabu Ley Rochereau que nous écoutons ci-après dans « Mabusele » Clément OSSINONDÉ
RD Congo. UNE VEDETTE ET UNE CHANSON: Luambo Makiadi Franco et L’OK Jazz dans une œuvre mémorable, » ILUSSE «

RETRO. Depuis la disparition de Luambo Makiadi « Franco », le 19 octobre 1989, l’OK Jazz est un peu oublié aujourd’hui. Son importance dans l’histoire de la Rumba congolaise est pourtant fondamentale pour avoir été le héros d’un nombre confortables de chefs d’œuvre qui constituent sans ambiguïté parmi les fondamentaux de la « Rumba Odemba « . Quel héritage Luambo Makiadi a laissé à l’OK Jazz ? Retenons pour l’essentiel, que les espoirs que tous les partisans avaient mis sur l’immortalisation de L’OK Jazz se sont estompés trois ans seulement après la mort du Grand Maître. Les musiciens, en effet, n’ont pas pu arrêter leurs ambitions personnelles pour sauver l’essentiel, c’est-à-dire : l’OK Jazz qui pourtant a bien fonctionné tout au cours de son histoire et a sorti des chefs-d’œuvre qui ont permis au public de savourer les belles voix des chanteurs de la musique congolaise, à travers plusieurs titres. Comme dans la chanson » ILUSSE » des années 80. Clément OSSINONDE
Congo. Une vedette et une chanson : Daniel LOUBELO « De la lune » dans « Ndima ngai » en juillet 1957 avec l’OK Jazz

De Brazzaville, Daniel Loubélo » De la lune » intègre en 1953 la firme « Loningisa » de l’éditeur grec Papadimitriou, avant de faire partie de l’Ok jazz dès sa création le 6 juin 1956. De guitariste, « De la lune » passe si facilement à la guitare basse, quelques mois seulement après la création de l’Ok jazz, pour remplacer, le virtuose Augustin Moniania « Roitelet « qui a suivi Henri Bowane aux éditions Esengo. . Dans l’OK jazz de 1956 à 1959 (puis de 1962 à 1964), Loubelo « De la lune » se révèle extrêmement agréable à la guitare basse, un instrument très ingrat que peu de musiciens arrivent à rendre attrayant. Voici « Ndima ngai », une musique faite pour danser. Clément Ossinondé
Congo. Une vedette et une chanson : Fernand Mabala « Le grand Mumbafuneur » dans « Yatama »

RETRO. Dès la fin 1985, une révolution s’opère au sein de la musique congolaise; les jeunes artistes en quête d’identité s’affichent et s’affirment davantage. C’est à cette époque qu’un jeune chanteur Fernand Mabala, “Le grand Mumbafuneur” bon chic bon genre s’impose et apporte un nouveau parfum à notre musique, alliant la Sape à la Musique, et la frime à la danse, il se démarque des vieux schémas et adopte un genre musical plus branché qui égaille les jeunes des deux rives du fleuve Congo à travers l’émission télévisée “Vidéo 45″ de Charlie Noël. En effet, avec la sortie de l’album “Yatama”, Fernand Mabala apparait comme le pionnier de la 3ème génération de la musique congolaise. “Yatama” est un tube et sa danse “Patakani” remporte un large suffrage auprès de tous les jeunes du bassin du Congo. Les deux autres albums qui suivront : “Ainsi va la vie” et “Visa long séjour “confirmeront le talent du musicien “Jeune premier”. Fernand Mabala a ouvert la voie à toute une génération : Rapha Bounzeki; Julien Salabanzi “Bozi”; Angelo Chevauchet; Sam Ba Djo; Anicet Rigadin Mavoungou; Panama Fukilawu; Rolhita; Pepe God Bongol; Roger Luttin… Et c’est dans cette ferveur de la renaissance musicale que le “génie du siècle”, Le Chairman Jacques Koyo et sa danse “Engondza” vont bousculer la hiérarchie, en parachevant toute cette dynamique de la nouvelle génération. L’installation de Fernand Mabala en région parisienne (France) en 1989, lui donne l’occasion de poursuivre sa carrière musicale en amateur, cumulativement avec un job à l’aéroport Charles de Gaule de Paris. Job qu’il avait cessé d’exercer en raison de sa maladie, plusieurs mois avant sa mort, le dimanche 4 août 2019 à L’hôpital d’Ivry dans la région parisienne. ClémentOSSINONDE
RD Congo. Une vedette et une chanson : PAPY TEX dans « Wando »

PAPY TEX était en tout cas devenu l’une des voix étoiles de l’orchestre Empire Bakuba. La sensibilité à fleur de peau de ce chanteur au timbre sophistiqué, fut certainement l’un des éléments qui menèrent la rumba vers sa période évolutive sur le plan rythmique. « Wando », ce titre est conçu dans une formule qui semblait réussir à Empire Bakuba, celle de ce qu’on appelle « Lolaka »‘, celle de chanteur solo. PAPY TEX, aujourd’hui légendaire, a évolué dans des compositions souvent influencées par l’école Empire Bakuba., et particulièrement par le Trio chant précité qui pratiquait la rumba « saccadée », ce qui chauffait ici son répertoire avec des chefs d’œuvre dans lesquels Papy Tex improvisait quelques solos très charpentés. Clément OSSINONDE
Congo. Une vedette et une chanson : le groupe « Alima Musica » dans le chant et la danse « Olamaha »

« Alima Musica », la nouvelle « fureur » donne une nouvelle physionomie à la légendaire danse « Olamaha » Au Congo ou dans le Département actuel de la « Cuvette-Ouest», aussi loin que l’on peut remonter en pensée dans la nuit des temps on retrouve l’association intime entre la danse, le chant et la musique. Et encore faut-il dire qu’à l’état rudimentaire. la musique fût sans doute représentée par ce seul élément, le rythme. La musique n’a certainement pas existé en tant qu’élément séparé, mais comme accompagnement de la danse. Dans cette hypothèse, la danse a évolué plus vite que la musique. Comme en témoigne cette danse de réjouissance « Olamaha » signée. « Alima Musica » (groupe originaire du département de la Cuvette-ouest – basé dans l’Arrondissement 05 Ouénzé Brazzaville – Congo) Clément OSSINONDE
Congo. Une vedette et une chanson : Bilenge Sakana dans « Nasengi bolingo »

RETRO. « Bilenge Sakana » un orchestre de jeunes talents qui a marqué son temps. Un remarquable choix de chants et de rythmes. On admirera le soin tout particulier apporté aux arrangements et la justesse de ton de l’ensemble des interprétations. « Bilenge Sakana » a été fondé le 14 avril 1974 à Brazzaville, par Michel Ndouniama. Ce groupe a connu une grande popularité dans tous les arrondissements de Brazzaville. Les musiciens avaient atteint un niveau élevé, ce qui leur permettait de produire plusieurs compositions avec une grande force expressive et un swing considérable. Parmi les musiciens de pointe, on comptait : A la guitare lead Felly Akouala ; à la rythmique Eboundji ; au chant : Gojos… Clément OSSINONDE