« Togo day »: le Togo et la Turquie réitèrent leur volonté commune d’accroître le volume des échanges économiques et commerciaux entre les deux pays

Le Ministère de la Promotion des Investissements (MPI) dans le cadre de sa stratégie de promotion et d’attraction des investissements, a organisé, en collaboration avec le Conseil des Relations Économiques Étrangères de Turquie (DEİK), un webinaire le 17 janvier 2023, dans le but de présenter des opportunités d’investissements au Togo à des chefs d’entreprises de la République de Turquie. Cet évènement est le début d’une série d’actions communes pour accroître le volume des échanges économiques et commerciaux entre les deux pays, à travers des partenariats entre les secteurs privés du Togo et de la Turquie. Il faut noter la participation de Madame Rose Kayi MIVÉDOR, Ministre de la Promotion de l’Investissement du Togo et Monsieur Mehmet MUŞ, Ministre du Commerce de la République de Turquie. Tous deux ont souligné le fort intérêt et la volonté de consolidation des relations d’Affaires, de promotion et de protection réciproque d’investissements entre la Turquie et le Togo. Cet évènement qui s’inscrit dans un contexte de volonté commune entre le Togo et la République de Turquie de renforcer leurs relations économiques a permis de rassembler les entreprises membres du DEİK, et les dirigeants de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé ainsi que des associations du secteur privé togolais telles que le Conseil National du Patronat, l’Association des Grandes entreprises du Togo et la Chambre du Commerce et de l’Industrie du Togo; le Port Autonome de Lomé a également pris part à l’évènement. Plusieurs présentations relatives aux climats des affaires, aux avantages compétitifs et comparatifs du Togo et aux opportunités d’affaires, ont été présentées aux participants. Il a été procédé à la signature du mémorandum d’entente pour servir de cadre de collaboration entre le Conseil National de Patronat au Togo et DEIK (Conseil des relations économiques extérieures de la Turquie), avec l’objectif d’accroitre les partenariats d’investissements entre leurs membres.)
ADIEU LE MOUSTACHU (in memoriam Marcel Zanini : 9 septembre 1923 – 18 septembre 2023)

DISPARITION. Les amateurs de JAZZ forment une TRIBU de mélomanes invétérés. Ils sont toujours à l’affût du son, des mélodies et de l’actualité. Celui qui a fait les BEAUX jours des jazz clubs parisiens, notamment ceux du QUARTIER LATIN parmi lesquels le CAVEAU DE LA HUCHETTE et LE PETIT JOURNAL est parti en toute discrétion. MARCEL ZANINI, clarinettiste, saxophoniste natif de Constantinople (actuelle Istanbul), en Turquie, était facilement reconnaissable par sa MOUSTACHE, son BOB (chapeau) et ses LUNETTES RONDES, accessoires dont il ne se séparait qu’avant de se doucher et se coucher. Il avait raccroché ses instruments depuis au moins une bonne décennie. Les amateurs de jazz garderont de lui le souvenir d’un GRAND Monsieur et d’un EXCELLENT souffleur passionné de SWING. SEPTEMBRE n’était pas aussi loin. Il ne lui manquait plus qu’UNE seule boogie pour être CENTENAIRE. Tirer sa révérence à 99 ans pour un SOUFFLEUR est déjà pas mal. MERCI pour TOUT. Par Nysymb Lascony NB : Marcel Zanini était aussi le père de l’écrivain Marc-Edouard Nabe.
Turquie/Tanju Bilgic: « Nous espérons que la France atteindra rapidement la maturité nécessaire pour faire face à son propre passé colonial »

« Il est inacceptable que le président français Macron, ayant du mal à affronter son passé colonial en Afrique, notamment en Algérie, tente de s’en débarrasser en lançant des accusations contre d’autres pays, dont la Türkiye », a fustigé dans une déclaration le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, l’ambassadeur Tanju Bilgiç. Lire l’intégralité de la déclaration ci-dessous: « Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Tanju Bilgiç, en réponse à une question concernant les déclarations du président français, Emmanuel Macron, visant notre pays Il est extrêmement regrettable que le président français, Emmanuel Macron, ait fait des déclarations visant la Türkiye, ainsi que d’autres pays, lors de sa visite en Algérie. Il est inacceptable que le président français Macron, ayant du mal à affronter son passé colonial en Afrique, notamment en Algérie, tente de s’en débarrasser en lançant des accusations contre d’autres pays, dont la Türkiye. La Türkiye, qui prône l’amitié plutôt que l’hostilité, et qui figure parmi les partenaires stratégiques de l’Union africaine, développe jour après jour ses relations avec l’Algérie et d’autres pays du continent africain. Ces relations, fondées sur la confiance mutuelle et le principe du gagnant-gagnant, progressent dans le respect de la volonté des pays eux-mêmes. Si la France est d’avis qu’il y a des réactions contre elle sur le continent africain, elle devrait chercher la source de ces réactions dans son propre passé colonial et dans ses efforts pour poursuivre encore ces pratiques à travers les méthodes différentes, et elle devrait essayer de les réparer. Le fait de prétendre que ces réactions sont causées par les activités des pays tiers, plutôt que d’affronter et de résoudre les problèmes liés à son propre passé, c’est non seulement un déni des faits sociologiques et de l’histoire, mais reflète également la mentalité déformée de certains hommes politiques. Nous espérons que la France atteindra le plus rapidement possible la maturité nécessaire pour faire face à son propre passé colonial sans accuser d’autres pays, y compris le nôtre ».
RDC/Turquie. Le président Tshisekedi a eu un tête-à-tête avec son hôte de marque Recep Tayyip Erdogan, avant le départ de ce dernier

Arrivé dimanche après-midi, le Président turc Recep Tayyip Erdogan a quitté Kinshasa ce lundi 21 février 2022, au terme d’une visite officielle de 48h sur le sol congolais. Il était accompagné à l’aéroport international de Ndjili par son homologue de la RDC, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui l’a conduit au bas de la passerelle, après le rituel de départ : haie d’ honneur et présentation des officiels. Avant de se dire au revoir, les deux Chefs d’État ont eu un bref échange au pavillon présidentiel de l’aéroport. Erdogan, qui visitait la RDC pour la première fois, est venu personnellement assister à la signature des accords, sept au total, entre les deux pays dans plusieurs domaines d’intérêt commun dont la défense, l’économie, le transport et les infrastructures. Le Président Tshisekedi n’a pas manqué de qualifier ce moment d’historique qui vient raffermir les relations entre son pays la RDC et Turkiye. Une coopération gagnant-gagnant profitable aux deux peuples. Le ministre des Affaires étrangères, Lutundula Apala, présent à ce départ, a laissé entendre que le défi majeur se situe présentement à deux niveaux: l’obtention de l’autorisation de ratification de tous ces accords au Parlement dès la rentrée parlementaire du 15 mars. La phase décisive reste celle de la mise en œuvre des accords. A ce niveau, il y a des responsabilités qui incombent au gouvernement et le dynamisme des initiatives des opérateurs économiques privées parce qu’il doit y avoir par la suite des joint-ventures, des projets communs, la sous-traitance et toute une série d’actions d’accompagnement qui impliquent le secteur privé. Le ministre a profité de l’occasion pour lancer un message aux compatriotes de saisir ce cadre institutionnel et juridique qui vient d’être mis en place pour prospérer aussi dans leurs propres affaires et promouvoir le développement de leur pays.
Modanisa se lance officiellement au Maroc

MODE. Le géant turc de la mode islamique modeste s’apprête à se lancer officiellement au Maroc et signe Halima Aden comme ambassadrice mondiale. Après un succès retentissant en Turquie, dans les pays du golfe, en Egypte, dans les pays d’Europe à forte population musulmane et aux États-Unis, la marque internationale turque de vêtements modestes a choisi le Maroc comme première destination de son plan d’expansion en Afrique du Nord. « MODANISA est aujourd’hui le leader mondial de la Modest Fashion ou ‘La Mode Modeste’. Quand nous avons lancé ce projet en 2011, notre vision était simple mais claire : Permettre à la femme musulmane de porter des vêtements qui correspondent à son style et à l’ère moderne. 10 ans plus tard, nous représentons plus de 1.000 marques et proposons plus de 100.000 produits dans une large gamme de hijabs, tenues de sport et de prêt-à-porter, que nous livrons à nos clientes dans 140 pays » déclare Samim Sürel, Vice-président Marketing et Marques. « Nous sommes ravis de consolider notre relation avec nos clientes marocaines. Nous avons pris le temps de mieux comprendre leurs besoins et leurs attentes et nous sommes ravis de pouvoir y répondre. » explique Samim Sürel. Le succès planétaire de Modanisa est largement dû à sa compréhension très fine des besoins de ses clientes ainsi que de leurs attentes et surtout des valeurs dans lesquelles elles se reconnaissent. Et ce sont justement ces valeurs communes qui ont captivé Halima Aden, un des mannequins les plus réputées du monde et ont encouragé la mannequin américano-somalienne à signer un contrat comme première ambassadrice mondiale de Modanisa. Halima Aden s’était faite remarqué pour la première fois dans le concours Miss Minnesota USA en 2016 comme la première femme à participer portant un hijab et un burkini. Après avoir fait la couverture de magazines de renom et avoir travaillé pour les plus grandes marques de luxe, Halima Aden a finalement quitté le monde de la mode en Novembre 2020 parce qu’elle « sentait que son hijab et son identité étaient compromis ». Son retour au monde de la mode s’est fait selon ses propres règles. Fidèles à leur slogan « Être Soi-même », Halima a trouvé en Modanisa le partenaire parfait. « Je suis très heureuse de collaborer avec Modanisa. Cette marque a toujours été présente dans ma carrière: mon premier défilé de mode modeste, ma première collection, et maintenant, mon premier rôle mondial dans l’industrie de la mode, tout cela s’est produit avec Modanisa. La marque partage ma foi et mes valeurs, et respecte pleinement mes choix en tant que femme musulmane. Je suis de retour chez moi », a affirmé Aden dans un communiqué de presse.
Congo/Guinée: L’ex-président Alpha Condé pourrait élire domicile au pays de Sassou Nguesso

INDISCRETIONS. Selon certaines indiscrétions rapportées par Chris Yapi TV, la Turquie de Recep Tayyip Erdoğan se serait proposée de recevoir l’ancien président guinéen Alpha Congé pour des soins, si la junte au pourvoir acceptait de le libérer. « Après des soins appropriés en Turquie, Alpha Condé devrait élire domicile chez son jeune frère et ami de toujours: le Président Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville », croit savoir la célèbre chaîne ivoirienne d’investigation dans une vidéo diffusée récemment. Si l’on en croit Christ Yapi TV, le chef d’Etat congolais « est le seul président qui ai été sincèrement meurtri par la chute de son ami Alpha Condé ». Et pour cause, estime la chaîne ivoirienne, « quoi qu’en puisse reprocher à Sassou Nguesso, il a toujours été fidèle en amitié » contrairement à son homologue ivoirien, Alassane Ouattara. Adrien Thyg
Congo/Turquie : Serhan A. Yigit : «L’évacuation du général Mokoko n’est liée à aucune question politique»

«Ceci n’a été rien de plus qu’un accès à la demande d’un Chef d’État d’une nation amie. Aussi, l’identité du patient n’a jamais été un facteur déterminant dans le processus de prise de décision de mener une telle opération dans la prise en charge du patient», a dit l’ambassadeur de la Turquie en République du Congo, M. Serhan A. Yiğit, en ce qui concerne l’évacuation du général Jean-Marie Michel Mokoko. Selon lui, cette question «n’est liée à aucune question politique, contrairement à certaines informations publiées à ce sujet, rapportant malheureusement de nombreux éléments erronés, au point de penser aux théories du complot très imaginaires», a-t-il précisé dans une note d’information de l’ambassade de la République de Turquie à Brazzaville, parvenue à Pagesafrik. Il a ajouté qu’il s’agit d’une opération d’évacuation humanitaire et sanitaire lancée à la demande des autorités congolaises. Il a révélé qu’avant l’évacuation proprement dite, un membre de la famille du patient qui n’est autre que le général Mokoko) s’était rendu en Turquie par un vol commercial afin de l’assister durant la période du traitement. Son médecin soignant, a-t-il dit en substance, est «libre de se rendre en Turquie à tout moment et de rejoindre son patient comme il le souhaite, d’autant qu’il bénéficie d’un visa de séjour en Turquie». «Notre préoccupation première et immédiate est le traitement et le rétablissement de son état de santé», a informé l’ambassadeur pour le vol de l’avion médicalisé, précisant que conformément à la réglementation de l’entreprise gérant cet appareil médicalisé, ce vol ne pouvait pas transporter des passagers supplémentaires pour l’évacuation d’un patient suspecté de contamination à la Covid-19. Dans cette source, le diplomate a fait savoir qu’il n’y avait pas non plus d’agents de sécurité abord de l’avion, confiant que, hormis le patient, seuls trois membres de l’équipage, dont le pilote et deux professionnels de santé, étaient présents dans l’appareil. Candidat malheureux à la présidentielle de 2016, le général Mokoko est en détention depuis le 11 mai 2018, purgeant une peine de 20 ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté intérieure et détention illégale d’armes et de munitions de guerre. Florent Sogni Zaou
Le Maroc perd son combat contre la Turquie sur les produits en acier laminé à chaud

Le règlement du différend commercial né des mesures antidumping imposées par le Maroc à l’importation de certains produits en acier laminé à chaud en provenance de Turquie va-t-il connaître son épilogue, avec l’adoption récente du rapport du Groupe spécial concernant lesdites mesures ? Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les membres de l’Organe de règlement des différends (ORD) ont formellement adopté mercredi 8 janvier les rapports du Groupe spécial et de l’Organe d’appel dans cette affaire introduite par la Turquie. Le Maroc aura donc désormais 30 jours pour informer l’ORD de ses intentions concernant la mise en œuvre de ladite décision, a fait savoir l’OMC dans un communiqué rendu public récemment. Dans sa note, l’OMC a rappelé que « le rapport du groupe spécial, distribué aux membres de l’OMC le 31 octobre 2018, a révélé que les autorités marocaines avaient violé plusieurs dispositions de l’Accord antidumping de l’OMC dans leur enquête sur les importations turques ciblées ». Toujours à propos de ce différend, l’organisation a également rappelé que le 20 novembre 2018, le Royaume avait notifié sa décision de faire appel de certaines conclusions du groupe spécial. Pourtant, un an plus tard, le mercredi 4 décembre 2019, le président de l’Organe d’appel informait l’ORD qu’il avait reçu une lettre du Maroc indiquant le retrait de son appel. Dans sa lettre, le Maroc demandait aussi à « l’Organe d’appel de rendre compte des raisons de cette décision dans le cas où il publierait un rapport. Plus précisément, il a déclaré que la mesure antidumping à l’origine du différend avait expiré le 26 septembre 2019 ». Ainsi que le rapporte l’OMC dans sa note, le Maroc avait également « ajouté que, même s’il continuait de penser que les constatations du Groupe spécial présentaient des vices graves, ces constatations étaient devenues sans objet au moment de l’expiration de la mesure sous-jacente ». Compte tenu de la lourde charge de travail de l’Organe d’appel, le Royaume argua alors avoir décidé de se désister de son appel. Prenant note de cette décision, la Turquie va adresser une lettre à l’Organe d’appel lui demandant de notifier cette décision à l’ORD. Dans sa lettre, la Turquie a, par ailleurs, noté que, la dernière fois qu’un appel avait été retiré, c’est-à-dire dans l’affaire Inde – Automobiles (DS146 et DS175), l’Organe d’appel avait publié un bref rapport faisant part de ce retrait. Dans ce différend, le rapport de l’Organe d’appel avait ensuite été adopté par l’ORD, conjointement avec le rapport du Groupe spécial. En conséquence, elle considérait que l’Organe d’appel devrait suivre la même pratique dans le présent différend. C’est ainsi qu’une semaine plus tard (mardi 10 décembre), l’Organe d’appel a publié son rapport selon lequel « compte tenu du retrait du Maroc de l’appel, il avait achevé ses travaux et que le délai de 30 jours pour l’adoption formelle de la décision par l’ORD commençait par la distribution du rapport de l’Organe d’appel », a poursuivi l’OMC. Pour bien comprendre les tenants et aboutissants de cette brouille commerciale, rappelons que le 3 octobre 2016, la Turquie avait demandé l’ouverture de consultations avec le Maroc au sujet de l’imposition de mesures antidumping définitives. La demande visait aussi certains aspects de l’enquête correspondante, par le Maroc sur les importations de certains produits en acier laminé à chaud en provenance de Turquie, Ankara alléguant alors que ces mesures étaient incompatibles avec certains articles. Trois mois plus tard, le 12 janvier 2017, la Turquie sollicitait cette fois-ci l’établissement d’un groupe spécial qui sera reporté lors de la réunion du 25 janvier 2017 de l’ORD. Il sera finalement établi le 20 février 2017 en présence de la Chine, de la Corée, de l’Egypte, des Emirats arabes unis, des Etats-Unis, de la Fédération de Russie, de l’Inde, du Japon, du Kazakhstan, d’Oman, de Singapour et de l’Union européenne qui réserveront toutefois leurs droits de tierces parties. Après avoir déterminé la composition du Groupe spécial, le 17 mai 2017, et reporté le début des travaux (faute de juristes disponibles), le Groupe spécial est toutefois parvenu à distribuer son rapport à ses membres le 31 octobre 2018. Ce n’est que récemment, le 10 décembre 2019, que l’Organe d’appel a distribué, à son tour, son rapport à ses membres. Alain Bouithy