Maroc: Bonne tenue des activités tertiaires

Maroc: Bonne tenue des activités tertiaires

Dans sa dernière note de conjoncture de l’année qui vient de s’achever, la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) a annoncé des perspectives de clôture favorables pour le secteur touristique, soulignant une croissance consolidée au début du dernier trimestre que favorise le dynamisme continu du marché extérieur. Selon ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances, le nombre des arrivées à la destination marocaine s’est renforcé de 14,9% au cours du mois d’octobre 2017 et les touristes étrangers ont été à l’origine de 98% de cette dynamique avec une progression de 23,5%. En tenant compte de cette évolution, la DEPF a estimé que le nombre des arrivées s’est amélioré de 9,4% à fin octobre 2017, après +8,9% un mois plus tôt et une légère hausse de 0,4% il y a une année. Concernant les nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement classés, elle a indiqué que leur nombre s’est raffermi de 18,6% au mois d’octobre 2017. Et de préciser que le marché extérieur canalise 92% de cette évolution, enregistrant un accroissement de 23,3%, impulsé par les hausses consolidées affichées par les principaux marchés émetteurs. Ainsi, au terme des dix premiers mois de 2017, la DEPF a noté que ces nuitées se sont renforcées de 15,4% à 18,7 millions de nuitées, après +2,1% un an plus tôt, bénéficiant d’une croissance à deux chiffres dans la-quasi-totalité des régions du Royaume. A propos de croissance, notant que la ville de Tanger a franchi pour la première fois le cap de 1 million de nuitées, enregistrant une hausse de 26,2%. Grâce à cette évolution, la perle du Nord rejoint le groupe des premiers pôles touristiques du Maroc, en l’occurrence Marrakech, Agadir et Casablanca, dont les volumes de nuitées ont atteint respectivement 6,5 millions (+18,4%), 4,7 millions (+12,2%) et 1,8 million (+11,5%). Dans sa note, la DEPF a aussi relevé des améliorations en ce qui concerne les recettes touristiques qui ont enregistré une progression de 17,5% durant les deux premiers mois du quatrième trimestre de l’année précédente. Ce qui, a-t-elle précisé, ramène ainsi, leur croissance à +6,5% au terme des onze premiers mois de l’année 2017, après +5,6% un an auparavant. Le document a également noté le comportement favorable du secteur des télécommunications, soulignant sa bonne dynamique à fin septembre 2017. Une évolution portée par un retour à la croissance du parc de la téléphonie et par la performance consolidée du segment de l’Internet, a expliqué la DEPF. En effet, selon les données recueillies par ce département, le nombre des abonnés au parc global de la téléphonie s’est accru de 1,8%, comparativement à fin septembre 2016, après un retrait de 2,7% il y a une année, grâce au rebond du parc de la téléphonie mobile qui a affiché +2,1%, après -2,5%. Ce n’est pas tout : parallèlement à cette évolution, le trafic voix sortant de la téléphonie mobile poursuit son amélioration d’un trimestre à l’autre, affichant une hausse de 8,5%, en glissement trimestriel, au T3-2017, après +0,2% au T2-2017. « A fin septembre 2017, le volume du trafic voix sortant du parc global de la téléphonie a reculé de 3,6% par rapport à fin septembre 2016 », ajoute la même source. Sur le plan des abonnements à Internet, la DEPF a précisé que « ce parc continue sur sa lancée au terme des neuf premiers mois de 2017, enregistrant une hausse de 33,3% à 22,6 millions abonnements, après +21,8% il y a une année », soulignant que le taux de pénétration de ce segment a atteint 64,7% après avoir atteint 50% à fin septembre 2016. Enfin, le secteur tertiaire s’est aussi démarqué positivement au niveau de l’activité de transport qui poursuit sa bonne dynamique au terme des dix premiers mois de 2017. En effet, au niveau de l’activité du transport aérien, le trafic des passagers a augmenté de 11,3%, après une hausse de 2,1% une année auparavant. Aussi, peut-on lire, le trafic du fret aérien s’est-il renforcé de 18,3%, après une augmentation de 9,8% un an plus tôt. Pour ce qui est du trafic portuaire, la DEPF a relevé que « l’activité enregistrée au niveau des ports gérés par l’Agence nationale des ports (ANP) s’est améliorée de 7,2% à fin octobre 2017, soit le même taux d’accroissement enregistré à la même période de l’année précédente ». A en croire les analystes de la DEPF, cette évolution tire profit, notamment, du bon comportement du trafic des exportations (+27,8% après +0,4%), contre un recul de celui des importations (-2,3% après +11,3%).

Le Maroc et la Tunisie en tête des bénéficiaires des financements de la BAD liés au transport

Le Maroc et la Tunisie en tête des bénéficiaires des financements de la BAD liés au transport

Le Maroc et la Tunisie sont les premiers bénéficiaires des projets de transports financés par le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) au cours des cinquante dernières années. Entre 1967 et 2017, les deux pays ont reçu respectivement 2,7 milliards et 2 milliards de dollars, selon un décompte rendu public récemment par l’institution financière panafricaine, à l’occasion du cinquantenaire du premier projet financé par le groupe. Les financements apportés au Maroc ont couvert 14 projets. Il s’agit de la construction d’une autoroute, le renforcement de 6.000 km de routes, la construction ou la modernisation de 7 aéroports, la construction de 290 km de voies ferrées ainsi que le financement du port de Nador West Med. Selon la BAD, 18 millions de Marocains auraient ainsi bénéficié desdits projets financés au cours de cette période. Comme le Maroc, les financements apportés à la Tunisie dans le domaine du transport ont couvert également 14 projets. Ils ont permis, en l’occurrence, la construction d’une autoroute, le renforcement de 5.300 km de routes, la construction de l’aéroport d’Enfidha ainsi que la modernisation du réseau ferré. Ces projets ont bénéficié à quelque 8 millions de Tunisiens. Dans la région Afrique du Nord, on notera que l’Algérie n’a reçu que 760 M$ de financement pour 8 projets. A savoir : le bitumage et le renforcement de 1.200 km de route, l’équipement du port de Djen Djen, le financement de la compagnie aérienne Air Algérie et l’amélioration du réseau ferroviaire. Ces projets ont bénéficié à 20 millions d’Algériens. La Mauritanie, autre pays de la région, n’a, quant à elle, reçu que 90 M$ de financement au profit de 4 projets : le bitumage de 490 km de routes et la construction d’un important pont. A noter que la quasi-totalité des pays membres de la BAD ont bénéficié de financements. A l’instar du Kenya qui a été le premier pays du continent auquel la Banque a alloué des financements. C’était en 1967. L’institution financière avait alors financé la réalisation des voies routières dans ce pays. Comme l’a relevé l’institution, la région Afrique de l’Est a pris une certaine importance au niveau sous-régional. En effet, les financements alloués aux projets du secteur des transports dépassent le milliard de dollars au Kenya (1.780 M$ de financement pour 22 projets), en Tanzanie (1.580 M$ de financement pour 18 projets) et en Ethiopie 1.380 M$ de financement pour 15 projets). L’Afrique de l’Ouest vient ensuite, avec, notamment, comme locomotive la Côte d’Ivoire avec 1.300 M$ de financement couvrant 9 projets. Il est à rappeler que ce pays a bénéficié récemment de mégaprojets de transport urbain. Plus généralement, le groupe de la Banque africaine de développement a indiqué avoir financé plus de 450 projets de transport à travers l’Afrique, en 50 ans d’existence. Globalement, ces projets soutenus ont concerné différents types de transport, notamment les routes, ports, aéroports et voies ferrées. Selon un document de la BAD, les projets routiers sont les plus nombreux. En l’espace de 50 ans, plus de 40.000 km de routes ont été bitumées via des financements de la Banque, a indiqué l’institution. Ce qui représente « quatre fois la distance séparant Tunis, capitale la plus au Nord du continent, et la ville du Cap, à l’extrême Sud », a-t-elle fait remarquer. En ce qui concerne les ports africains, la BAD a indiqué avoir alloué des financements à la création, l’agrandissement ou à la modernisation de 16 d’entre eux. Notamment en Afrique de l’Ouest à Cotonou (1979), Banjul (1982), Conakry (1983). Dakar (2009), Lomé (2011). L’institution a également soutenu des chantiers navals (Cap-Vert, Cameroun, Burundi). Comme les ports africains, le transport ferroviaire a aussi fait l’objet de nombreux financements. Dans ce secteur, on retiendra l’avance relative de l’Afrique australe et de l’Afrique du Nord. « Ces deux régions réunissent neuf des quatorze pays africains ayant sollicité la BAD pour des projets ferroviaires. La Tunisie (1975) et la Zambie (1979) ont ouvert la voie, tandis que les projets les plus récents concernent l’opérateur Transnet en Afrique du Sud (2010 et 2014), ainsi qu’un projet multinational Mozambique – Malawi (2015) », a précisé la banque. Notons enfin que la BAD a alloué également des financements dans le domaine du secteur aérien, en soutenant les investissements réalisés dans une trentaine d’aéroports à travers le continent.

Logismed renforce sa dimension africaine

Logismed renforce sa dimension africaine

Près de 150 exposants couvrant l’ensemble des métiers transport, logistique et supply chain sont attendus à la sixième édition du Salon international du transport et de la logistique pour l’Afrique et la Méditerranée (Logismed) qui se tiendra du 17 au 19 mai courant à la Foire internationale de Casablanca. Organisée sous l’égide du ministère de l’Equipement, du Transport et de la Logistique, l’édition 2017 est placée sous le thème « Votre logistique, levier d’une rentabilité certaine ! ». Elle verra la participation de plusieurs personnalités nationales et internationales de premier plan, ont annoncé les organisateurs. Comme l’ont relevé les organisateurs, la sixième édition de Logismed sera marquée par le renforcement de la dimension africaine à travers la participation de représentants d’organismes publics, de professionnels du secteur et d’opérateurs économiques des pays d’Afrique subsaharienne. Cinq pays prendront ainsi part à cet important rendez-vous, présenté comme le Salon spécialisé en logistique leader en Afrique. Il s’agit du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Gabon et du Ghana. Il est à noter que des délégations de pays européens, notamment la Belgique, l’Espagne et la France, prendront part également à cette édition qui devrait attirer, selon les estimations des organisateurs, plus de 6.000 visiteurs essentiellement des professionnels du secteur, de l’industrie et de la distribution. Afin de répondre au mieux aux attentes des exposants et des visiteurs professionnels, les promoteurs du Salon ont concocté un programme articulé autour de trois journées thématiques. La première, « Réduction des coûts », se tiendra le mercredi 17 mai. Prévue le jeudi 18 mai, la seconde journée sera consacrée à l’« Amélioration de la trésorerie et de la rentabilité » alors que la troisième journée (vendredi 19 mai) portera sur la « Maîtrise des risques ». En plus de quatre espaces d’échanges et de débats qui serviront de cadre aux conférences plénières, ateliers Experts et Pro ainsi qu’un Espace Multimédia. Et ce n’est pas tout. Dans un communiqué, les organisateurs ont indiqué que « Logismed 2017 sera également rythmé par des échanges professionnels et commerciaux ainsi qu’un programme riche en nouveautés et en animations ». Ledit programme comprend notamment les trophées marocains de la logistique « Morrocan Logistics Awards » organisés par l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL), les Business Meetings et un dîner de gala. Enfin, les organisateurs et leurs partenaires publics et privés ont assuré vouloir franchir un nouveau palier de développement du Salon en termes d’envergure et de qualité du contenu à l’occasion de cette 6ème édition. Un défi qu’ils croient fermement pouvoir relever. Et pour cause, Logismed a atteint aujourd’hui le statut d’évènement annuel majeur du secteur logistique à l’échelle régionale et de rendez-vous incontournable de la communauté logistique nationale, fortement impliquée dans la préparation de son programme et dans son animation effective. Pour rappel, la précédente édition avait réuni plus de 120 exposants parmi les acteurs majeurs de tous les métiers de la chaîne logistique dont 13% d’internationaux sur près de 10.000m² de la surface globale de l’exposition. Sous l’égide du ministère de l’Equipement, du Transport et de la Logistique, en partenariat avec l’AMDL et la CGEM, cette édition avait attiré plus de 4500 visiteurs professionnels à la recherche de solutions concrètes à leurs besoins, de pistes d’amélioration de leur compétitivité, porteurs de projets et motivés par la forte dynamique du secteur, selon les organisateurs.