Congo. De la Transition politique au gouvernement d’Union nationale : une revendication fantaisiste d’une partie de l’opposition congolaise

Congo. De la Transition politique au gouvernement d’Union nationale : une revendication fantaisiste d’une partie de l’opposition congolaise

TRIBUNE. Lors d’une conférence de presse organisée à Brazzaville le 30 juillet 2020, l’opposant Paulin MAKAYA a rendu publique sa lettre adressée au Président de la République Denis SASSOU NGUESSO. Dans le contenu de cette lettre, il a dit avoir fait l’état des lieux de la situation globale du pays et des propositions de sortie de crise dont entre autres une transition politique ponctuée par la mise en place d’un gouvernement d’union nationale dirigée par l’opposition. Bien avant lui, plusieurs leaders de l’opposition avaient soulevé les mêmes préoccupations. Je ne vais pas revenir ici sur le chapelet des points soulevés par Paulin MAKAYA. Je vais m’appesantir sur le point qui a le plus attiré mon attention. Il s’agit de la période de transition et d’un gouvernement d’union nationale. Pourquoi réclamer une période de transition, alors que le mandat du Président Denis SASSOU NGUESSO n’est pas encore à sa fin et le gouvernement congolais n’a pas encore dit qu’il se trouvait dans l’impossibilité d’organiser l’élection présidentielle dans les délais constitutionnels ? Dans l’état actuel des choses, comment réclamer un gouvernement d’union nationale et exiger le poste de Premier ministre alors que la majorité présidentielle dispose d’une forte majorité à l’Assemblée Nationale et au Sénat? Dans les faits, les gouvernements de transition sont souvent des périodes fondamentalement conflictuelles bien loin de l’union nationale et du sursaut patriotique que réclament certaines situations dramatiques. Outre le fait qu’elle apporte en elle les germes de son échec, la période de transition approfondit le plus souvent la crise au lieu de lui apporter un début de solution car, très souvent, les forces en présence se neutralisent et cherchent à se rejeter les responsabilités des échecs. Si nous puisons dans l’histoire politique de notre pays, nous constaterons que les transitions politiques ou les gouvernements d’union nationale ont apporté plus de problèmes que de solutions. En plus, cette revendication (période de transition, gouvernement d’union nationale) de l’opposition n’est pas inscrite dans la constitution du 25 octobre 2015, elle est anticonstitutionnelle. Il doit donc falloir modifier notre constitution, soit par voie référendaire, soit par celle effectuée par un vote au parlement réuni en congrès comme le stipule l’article 241 de notre constitution. Dans le premier cas, le peuple congolais sera donc appelé à aller aux urnes pour modifier cette constitution. Or que cette modification doit se faire avant la fin du mandat actuel. D’où la question suivante: si pour l’opposition, les conditions ne sont pas réunies pour faire voter les congolais à l’élection présidentielle, comment se fait-il que celles-ci soient réunies pour le référendum ? Dans le deuxième cas, tout dépendra de la volonté de la majorité présidentielle car, dans notre pays, la majorité présidentielle coïncide avec la majorité parlementaire. L’autre point, évoqué lors de cette conférence de presse, qui a attiré mon attention, c’est le lien fait par Paulin MAKAYA entre les résultats de l’élection présidentielle et les événements qui se sont déroulés dans le département du Pool à partir du 04 avril 2016. Il a affirmé que « s’il y a eu le 04 avril 2016, l’affaire du pool, c’est parce que la CENI n’a pas joué son rôle. Les élections n’étaient libres ». Il pense donc que la CENI était responsable des événements du 04 avril 2016. J’ai du mal à comprendre ce raisonnement. Pour rappel, en 2016, le pasteur NTUMI n’était pas candidat à l’élection présidentielle. Il avait soutenu un même candidat que moi en l’occurrence Parfait KOLELAS. Donc s’il y a un leader qui devrait contester les résultats de l’élection présidentielle de 2016, c’était bien Parfait KOLELAS. Or que ce dernier avait pris acte des résultats de cette élection. Où est donc le lien entre la proclamation des résultats de cette élection et les événements du 04 avril 2016 ? Concourir à la pérennisation et à la consolidation de la paix dans notre pays est un devoir qui nous incombe à tous. Le peuple congolais en a assez, des divergences politiciennes qui lui prennent en otage, de cette règle de jeu dictée la jungle politique. Faire de la politique, ce n’est pas jouer avec la vie des gens comme on joue au Monopoly, ce n’est pas les manipuler en leur promettant une libération, une délivrance, un paradis. L’opposition a le droit de réclamer des élections équitables, mais tout devrait se passer dans un cadre légal prévu par la constitution du 25 octobre 2015. Sortir de ce cadre c’est ouvrir une boite de pandore qui pourra nous conduire à des situations détestables et incontrôlables et provoquer une instabilité que personne ne pourra maîtriser. En définitive, la période de transition peut représenter un danger pour l’enracinement et la consolidation de la démocratie dans notre pays.Le Congo d’abord, le Congo pour toujours. Paris le 05 août 2020 Henri Blaise NZONZA Président de la Nouvelle Dynamique pour le Congo.

Algérie : dixième vendredi de mobilisation contre « le système »

Algérie : dixième vendredi de mobilisation contre « le système »

La mobilisation des Algériens contre le système à travers tout le pays se poursuit. Après l’arrestation des membres du système, des proches de l’ancien président Bouteflika, des hommes d’affaires ont également été placé en détention provisoire. Cependant, le pouvoir ne cède pas sur l’essentiel des revendications., constate France24.

RDC : Une transition politique sans Joseph Kabila

RDC : Une transition politique sans Joseph Kabila

La non-organisation des élections présidentielle et législatives en 2016 ne cesse de fragiliser les institutions étatiques et la cohésion nationale. Aujourd’hui, l’impossibilité pour la Commission électorale nationale indépendante (CENI) d’organiser les scrutins provinciaux, sénatoriaux, présidentiel et législatifs ne peut que déboucher sur une crise sociale et politique en mesure d’hypothéquer à jamais l’avenir de la République Démocratique du Congo et de déstabiliser longtemps la région des Grands Lacs, ainsi que l’Afrique centrale. En tout cas, l’échec du dialogue national politique inclusif initié par le président Joseph Kabila et les événements dramatiques en cours dans notre pays incitent à une transition politique sans Joseph Kabila. Trois raisons expliquent la situation dans laquelle se trouve la République Démocratique du Congo et son incapacité à prendre en main son destin. Primo, l’absence flagrante de vision commune de la part des leaders politiques congolais, et de l’élite, qui affaiblit l’autorité de l’État. Secundo, tant que le problème des forces négatives agissant en toute impunité dans l’Est du pays ne sera pas réglé, les présidents Paul Kagamé et Yoweri Museveni trouveront toujours un prétexte relatif à un danger imaginaire qui pèserait sur le Rwanda et l’Ouganda à partir du territoire congolais. Raison pour laquelle, ces deux pays frontaliers n’ont jamais respecté les résolutions de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba du 24 février 2013 qu’ils avaient pourtant signés. Tertio, les différents petits conflits ethniques à travers le territoire national finiront par être exploités, si on ne les règle pas en urgence, par des pays voisins dans l’espoir de parvenir, à leur profit, à l’éclatement de la République Démocratique du Congo. Cet aspect ternaire a toujours été, aux dires des spécialistes de la problématique congolaise, au cœur de la gestion de notre pays qui, pendant très longtemps, s’est reposée sur trois piliers : le parti unique, l’armée et l’Église. Or, aujourd’hui, l’armée s’est affaiblie et le parti unique a fait long feu. De ce fait, seule l’Église reste l’actrice majeure en mesure d’irriguer l’ensemble du corps social, de suppléer l’administration étatique et d’assumer convenablement le système éducatif. Il est donc illogique que, du point de vue républicain, les fonctions relevant normalement de l’État soient assumées par la seule Église. De toute évidence, il se pose un sérieux problème, quant à la non-présence des institutions étatiques, comme le Trésor public et les forces sécuritaires, sur l’ensemble du territoire national. Voilà pourquoi la force onusienne, laquelle est en réalité victime de l’irresponsabilité de la classe dirigeante congolaise, est une partie de la solution et non le nœud de la complexité de l’inhumaine situation que connaissent les populations du Kivu. Force est de constater que les conséquences de la guerre dans l’Est de la République Démocratique du Congo de 1996 à nos jours résident dans la destruction du lien social, ainsi que dans la haine incroyable entre les populations rwandophones et le reste de la population congolaise à majorité bantouphone. La cohésion nationale et sociale ne se consolidera que grâce à la réhabilitation de l’État congolais. Pour cette raison, il faudra à tout prix penser autrement les services d’état-civil, faire un vrai recensement de la population et instaurer une carte d’identité fiable. Il faudra aussi encourager l’émergence d’une armée, d’une gendarmerie et d’une police nationales républicaines. En effet, seule l’affirmation d’un leadership conscient peut mettre un terme à la pratique de la violence comme mode de gouvernance. En tant que Congolais enclins au vivre ensemble et au bonheur collectif, nous pensons qu’il y a urgence à juguler la crise politique sans cesse destructrice. Cela permettra de sortir définitivement la République Démocratique du Congo de l’impasse après tant d’années de troubles et d’anarchie, ainsi que d’inconscience sur fond d’insouciance. Il va donc falloir consolider les institutions étatiques balbutiantes, en commençant par achever le long et difficile processus de normalisation, afin d’aboutir aux changements, à la vraie alternance politique et à l’État de droit tant souhaités par les populations congolaises. Même si notre beau pays est une puissance économique incontournable aussi bien dans la sous-région qu’à l’échelle du continent, il apparaît néanmoins comme un colosse aux pieds d’argile. En effet, même dotée de potentialités énormes, la République Démocratique du Congo reste ce géant impuissant qui se cherche et qui, visiblement, peine à décoller. Ainsi est-il indispensable de se pencher sur cette puissance très malade, dans l’optique de trouver des voies et moyens pouvant lui permettre de rayonner enfin à travers l’Afrique centrale et la région des Grands Lacs, tout en révélant sa véritable dimension continentale. L’année 2016 aurait été, pour la République Démocratique du Congo, une occasion d’encrer solidement la démocratie dans les mœurs locales, de confirmer le processus de normalisation des institutions étatiques et de confirmer l’avènement de l’État de droit. Malheureusement, le manque de volonté politique de la majorité présidentielle et l’amateurisme de l’opposition institutionnelle se sont avérés très consternants au regard des populations congolaises et décevants vis-à-vis des organismes étrangers qui ont accompagné notre pays en vue du triomphe de la démocratie et de la paix. Il est donc temps que nous, Congolais, retroussions nos manches et œuvrions ensemble à la démocratisation de notre pays et à la consolidation de ses institutions. Le patriotisme doit nous contraindre à travailler, la main dans la main. Ainsi pourrons-nous faire taire nos divergences – d’appréciation et de perception –, dépasser le trop plein d’ego qui inhibe parfois le sens de responsabilité. Au vu des arguments avancés ci-dessus, mue par le génie bantou, la Direction de l’Alliance de Base pour l’Action Commune (ABACO) propose quelques mesures qui, si elles sont exploitées à bon escient, élèveront la République Démocratique du Congo au rang des grandes Nations ayant su prendre leur destin en main et servir de modèle à la merveilleuse aventure humaine. « Les problèmes sont donnés aux êtres humains pour qu’ils les transforment en quelque chose de bien », ne cessait de répéter l’écrivain argentin Jorge Luis Borges. Les Congolais doivent avoir à l’esprit, au-delà du « trop plein d’ego » de quelques acteurs politiques qui nous ont conduits dans l’impasse, que la République Démocratique

3C-RDC: Vers le démarrage d’une transition politique le 1er juillet 2015 en RDC pour un vrai nouveau départ du Grand Congo du XXIème siècle

3C-RDC: Vers le démarrage d’une transition politique le 1er juillet 2015 en RDC pour un vrai nouveau départ du Grand Congo du XXIème siècle

Plusieurs membres de forces vives congolaises en RDC comme dans la diaspora ont demandé à la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) de mener des consultations importantes et informelles en février 2015 sur une transition politique urgente au pays dans le cadre d’un Groupe ad hoc pour la Transition en République Démocratique du Congo, en abrégé GT-RDC. « Ce choix de 3C-RDC est dû au fait que la 3C-RDC a formulé 20 engagements en juin 2014 pour une transition démocratique et pacifique en République Démocratique du Congo. La 3C-RDC étant ainsi une des principales plateformes d’anticipation pour ce pays », indique un communiqué de cette formation parvenue à notre rédaction. Etant donné l’importance de ces consultations qui devront se poursuivre pour déboucher bientôt sur l’organisation à Paris en France d’une grande rencontre visant à asseoir le cadre de la transition en République Démocratique du Congo, la 3C-RDC se fait le devoir de faire la restitution des positions saillantes recueillies. La première concerne l’obligation urgente d’un nouvel ordre politique congolais humain, juste, pacifique, équilibré, solidaire et équitable. A ce propos, la 3C-RDC explique « les consultations ont mis en lumière l’obligation d’un nouveau départ pour la République Démocratique du Congo, considérant la direction actuelle du pays conflictuelle et dangereuse en vue de nous précipiter brusquement dans le chaos ». La seconde concerne le calendrier et la gestion de la Transition en République Démocratique du Congo. Dans ce cas, « les consultations ont révélé un consensus autour de la date du 1er juillet 2015, c’est-à-dire immédiatement après la célébration du 55ème anniversaire d’accès de notre pays à l’indépendance confisquée depuis le 30 juin 1960 », souligne-t-on. « Il s’agit pour le Peuple Congolais de se donner un nouveau rendez-vous avec l’histoire au 55ème coup de sifflet décisif, chaque anniversaire d’indépendance étant identifié à un coup de sifflet. Cette fois-ci, il s’agira d’un coup de sifflet capital qui mettra fin à l’ancien Congo avec la fin du régime Kabila. Ce sera le coup de sifflet de la fin de l’érosion politique, démocratique et économique en République Démocratique du Congo. Ce qui suppose que Mr Joseph Kabila devra démissionner avant le 15 juin 2015 pour ne pas mettre en danger la vie de ses proches et de tout le peuple », poursuit le document. Troisième point saillant, le dialogue politique et la transition politique en République Démocratique du Congo. Ici, il est relevé que « 79,58% de personnes et groupes consultés proposent que le dialogue politique soit organisé par le pouvoir de transition. Ils rejettent un dialogue politique opportuniste et totalement injuste et inefficace organisé par le pouvoir en place avec la complicité de certaines forces qui se disent de l’opposition ». Autre point saillant, le rejet par jeunesse congolaise d’un format de dialogue visant à soutenir le pouvoir en place. Outrée par les dérives et crimes du pouvoir actuel, celle-ci « se radicalise petit à petit et elle fera bien entendre sa voix comme il se doit bientôt. La jeunesse congolaise rejette à 90% le format de dialogue politique proposé, notamment le petit format entre la majorité et quelques partis phares de l’opposition. Elle dit totalement non à un dialogue politique destiné à servir de béquilles à un pouvoir criminel qui torture, arrête, enlève et tire sur la jeunesse à bout portant, et qui ne cesse de la clochardiser ». Le cinquième point saillant concerne les forces armées et les différentes forces de sécurité au Congo. A ce sujet, il est rappelé que « les personnes et les groupes consultés ont demandé aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et aux différents services de sécurité de bien écouter la trompette de l’histoire qui sonne pour devenir des républicains qui sont toujours du côté du peuple, fondement de tout pouvoir ». Le communiqué indique qui « leur est demandé de se tenir prêts pour le vrai nouveau départ du Grand Congo du XXIème siècle où ils seront traités avec honneur, dignité et reconnaissance de leur engagement pour la sécurité suprême du peuple congolais et de la République Démocratique du Congo ». Enfin, le communiqué évoque le voyage congolais vers le nouvel avenir engagé par une transition exceptionnelle à mettre en place et exhorte les Congolais à préparer ensemble la Conférence de Paris dont l’agenda global sera soumis incessamment en soutenant les consultations du Groupe ad hoc pour la Transition en République Démocratique du Congo (GT-RDC).