Transformation industrielle du Maroc : le Groupe ALTEN et le Ministère de l’Industrie et du Commerce intensifient leur alliance stratégique

Transformation industrielle du Maroc : le Groupe ALTEN et le Ministère de l’Industrie et du Commerce intensifient leur alliance stratégique

A l’occasion de sa visite au Maroc, Monsieur Simon Azoulay, Fondateur et Président du Conseil d’administration du Groupe ALTEN, a été reçu par Monsieur Ryad Mezzour, Ministre de l’Industrie et du Commerce. Cette rencontre s’inscrit à la croisée des ambitions portées par le Ministère de l’Industrie et du Commerce, acteur central de la stratégie de développement industriel du Royaume, et de la vision du Groupe ALTEN, leader international de l’ingénierie et du conseil en technologies, engagé dans l’accompagnement des grandes transformations industrielles et digitales. Les échanges ont permis d’aligner les priorités nationales en matière d’innovation technologique et de développement des compétences avec l’expertise à haute valeur ajoutée d’ALTEN Maroc, plateforme stratégique du Groupe en Afrique et hub d’excellence au service de projets internationaux. À cette occasion, le Groupe ALTEN, représenté par son Fondateur et Président du Conseil d’administration, Monsieur Simon Azoulay, a salué la Vision Royale de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, tout en réaffirmant le rôle d’ALTEN Maroc dans la stratégie de croissance du Groupe ALTEN. Il a mis en avant la maturité organisationnelle de la filiale, la reconnaissance internationale des compétences marocaines et leur contribution croissante aux programmes industriels les plus exigeants, tout en soulignant la volonté d’ALTEN d’inscrire durablement son développement au Maroc à travers un renforcement continu de l’investissement dans les talents, l’accélération du transfert de savoir-faire et une intégration accrue dans les chaînes de valeur mondiales.

Les économies africaines sont invitées à investir dans la recherche pour la transformation industrielle

Les économies africaines sont invitées à investir dans la recherche pour la transformation industrielle

Les économies africaines sont appelés à accroître leurs investissements dans la recherche afin de stimuler la transformation industrielle du continent, en accélérant le développement d’innovations locales qui renforcent l’autonomie, la durabilité et la souveraineté technologique. S’exprimant lors du lancement officiel du Centre africain de recherche et d’innovation (ARIH) en marge de la Foire commerciale intra-africaine 2025 (IATF2025) à Alger, l’Economiste en chef du Groupe et Directeur Général de la Recherche à la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank), Dr. Yemi Kale, a souligné que si l’Afrique représente moins de 3% de la production mondiale de la recherche, elle supporte une part disproportionnellement plus élevée des défis mondiaux. « Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que nos dépenses en recherche et développement s’élèvent en moyenne à moins de 0,5% du PIB, bien en deça de la moyenne mondiale de 2,2 % et des investissements de plus de 4% dans des pays comme la Corée du Sud et Israël. Cependant, l’histoire nous montre que l’investissement délibéré dans les écosystèmes de recherche a été le fondement de la transformation industrielle. Une compétitivité durable nécessite la recherche, l’innovation et la capacité industrielle à transformer les idées en produits et services qui peuvent se situer à la frontière des marchés mondiaux », a déclaré le Dr Kale. Ce Centre est une initiative conjointe d’Afreximbank, de l’Union Africaine et du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) qui vise à promouvoir et à commercialiser la recherche et l’innovation africaines. Il permet aux universitaires, aux chercheurs et aux étudiants d’apporter leurs connaissances et leur expertise dans la promotion du commerce et de l’industrialisation intra-africains. « La mission de l’ARIH est de transformer le capital intellectuel en compétitivité industrielle et en croissance tirée par le commerce. Des études indiquent que si l’Afrique double simplement ses dépenses en R&D pour atteindre 1 % du PIB d’ici 2030, nous pourrions libérer une valeur supplémentaire estimée à 60-70 milliards de dollars US par an dans les domaines de l’agriculture, des technologies numériques et de l’industrie manufacturière. Cela stimulerait la productivité, réduirait la dépendance à l’égard des importations et augmenterait la part de l’Afrique dans le commerce mondial », a poursuivi Dr Kale. Dans le cadre de l’IATF2025, l’ARIH organise des sessions réunissant des participants issus du monde universitaire, de l’entreprise, des décideurs politiques et des investisseurs. Outre les coorganisateurs, le Ministère algérien de l’Enseignement supérieur assure la coordination technique des sessions, qui comprennent des tables rondes et des séances de présentation de projets innovants et de startups. Les professeurs d’université et les étudiants, ainsi que les scientifiques et les chercheurs affiliés aux institutions nationales de recherche d’Afrique et de la diaspora, y compris les Caraïbes, ont l’occasion de présenter leurs recherches innovantes et leurs prototypes scientifiques. Accueillie par la République Algérienne Démocratique et Populaire, l’IATF2025 est co-organisée par Afreximbank, la Commission de l’Union Africaine et le Secrétariat de la ZLECAf, et devrait faciliter des accords commerciaux et d’investissement d’une valeur de plus de 44 milliards de dollars américains. L’IATF est une plateforme permettant aux entreprises de présenter leurs biens et services aux visiteurs et acheteurs tout en explorant les opportunités et en échangeant des informations. L’IATF vise à tirer parti des opportunités du marché unique de la ZLECAf, qui compte plus de 1,4 milliard de personnes et un PIB supérieur à 3500 milliards de dollars US. L’IATF en est à sa quatrième édition. Les trois dernières éditions ont généré au total plus de 118 milliards de dollars US d’accords commerciaux et d’investissement et attiré plus de 70000 visiteurs et 4500 exposants.

Afrique: Il faut libérer le potentiel des entrepreneurs africains pour accélérer la transformation industrielle du continent

Afrique: Il faut libérer le potentiel des entrepreneurs africains pour accélérer la transformation industrielle du continent

Les gouvernements africains doivent s’appuyer davantage sur les entrepreneurs du continent pour industrialiser leurs économies, d’après les « Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2017″ publiées aujourd’hui (lundi 22 mai, NDR) à l’occasion des 52es Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement. La croissance économique en Afrique a marqué le pas en 2016, à 2.2 %, du fait du recul des cours des produits de base, de la faiblesse de la reprise mondiale et de conditions climatiques défavorables qui ont affecté la production agricole dans certaines régions. Elle devrait toutefois rebondir à 3.4 % en 2017 et 4.3 % en 2018, si le redressement des cours des matières premières, la reprise de l’économie mondiale et la mise en œuvre, dans la durée, de réformes macroéconomiques à l’échelon national se confirment. L’évolution de la situation du continent présente des perspectives encourageantes. La croissance de l’Afrique repose de plus en plus sur des facteurs intérieurs, ainsi qu’en atteste le dynamisme de la consommation privée et de la consommation publique qui, à elles deux, ont contribué à hauteur de 60 % à la croissance du PIB en 2016. Cette croissance s’accompagne également d’avancées sur le plan du développement humain : 18 pays africains avaient atteint un niveau de développement humain moyen ou élevé en 2015. Enfin, l’investissement direct étranger, attiré par les marchés émergents du continent et son urbanisation rapide, s’est maintenu à 56,5 milliards USD en 2016 et devrait atteindre 57 milliards USD en 2017, selon les projections. Auparavant concentré dans le secteur des ressources naturelles, l’investissement s’est diversifié vers le bâtiment, les services financiers, les industries manufacturières, les transports, l’électricité et les technologies de l’information et de la communication. « Bien que les vents contraires des deux dernières années semblent avoir altéré la belle histoire de « l’Afrique émergente », nous sommes fermement convaincus que le continent continue de faire preuve de résilience, avec une croissance continue des économies non-dépendantes des matières premières » a déclaré Abebe Shimeles, Directeur par intérim du Département de la politique macroéconomique, de la prospective et de la recherche à la Banque africaine de développement. « Avec un secteur privé dynamique, un esprit d’entreprise largement répandu et des ressources abondantes, l’Afrique a les moyens d’accélérer encore sa croissance et de la rendre plus inclusive », a-t-il ajouté. Les progrès restent malgré tout inégaux. Les gouvernements des pays africains doivent intensifier leur soutien à la création d’emplois en prenant des mesures plus ambitieuses et mieux ciblées. Malgré une décennie de progrès, 54 % de la population de 46 pays africains sont toujours piégés dans une situation de pauvreté multidimensionnelle – au regard des indicateurs de la santé, de l’éducation et du niveau de vie. En outre, les revendications portant sur de meilleures possibilités d’emploi sont le premier facteur déclenchant des protestations civiles, dont elles ont motivé le tiers entre 2014 et 2016 – une proportion qu’il convient toutefois de replacer dans le contexte d’une diminution du niveau des troubles sociaux. Avec une population active qui devrait augmenter de 910 millions entre 2010 et 2050, la création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité reste un défi majeur pour les responsables africains de l’action publique. « La clé d’un développement réussi en Afrique est de nourrir la culture naissante de l’entreprenariat, pour reprendre la célèbre expression d’Hernando De Soto, « el otro sendero » (l’autre voie) vers le développement. Une voie à même de libérer cette créativité débordante et de transformer les opportunités en réussites phénoménales », selon le Directeur du Bureau régional pour l’Afrique du Programme des Nations Unies pour le développement, M. Abdoulaye Mar Dieye. Pour faire du défi démographique une chance pour l’Afrique, celle-ci devra impérativement réussir sa nouvelle révolution industrielle. À l’heure actuelle, vingt-six pays d’Afrique se sont dotés d’une stratégie d’industrialisation. La plupart mettent toutefois l’accent sur les grandes entreprises manufacturières plutôt que sur les chefs d’entreprise des secteurs présentant un potentiel de croissance élevée et de création d’emplois, notamment les start-ups et les petites et moyennes entreprises. Or, ce sont les entreprises de moins de 20 salariés et de moins de cinq années d’expérience qui créent la majorité des emplois dans le secteur formel en Afrique. En outre, l’avènement des technologies numériques et de nouveaux modèles d’activité estompe les frontières entre le secteur manufacturier – qui s’est légèrement redressé et atteint désormais 11 % du PIB africain – et les secteurs des services. Les stratégies d’industrialisation doivent par conséquent soutenir les autres secteurs dans lesquels les économies africaines disposent d’avantages comparatifs, tels que l’agro-alimentaire, les services marchands et les énergies renouvelables. Les nouvelles stratégies doivent en outre éviter de dépendre des activités non respectueuses de l’environnement. « Les économies africaines ne peuvent pas se permettre de rater la prochaine étape de leur transformation productive. Les entrepreneurs doivent être des acteurs de premier plan de la quatrième révolution industrielle en Afrique », a affirmé le Directeur du Centre de développement de l’OCDE et Conseiller spécial auprès du Secrétaire général de l’Organisation sur les questions de développement, M. Mario Pezzini. D’après les Perspectives, les entrepreneurs sont pour l’Afrique un atout essentiel mais largement inexploité. Dans les 18 pays africains pour lesquels des statistiques sont disponibles, les entrepreneurs qui ont créé leur entreprise afin d’exploiter des opportunités spécifiques représentent 11 % de la population en âge de travailler, une proportion supérieure à celle des pays en développement d’Amérique latine (8 %) et d’Asie (5 %). Ils sont toutefois peu nombreux à investir dans les secteurs à forte croissance, à croître suffisamment pour embaucher ou encore à introduire des innovations sur les marchés. Afin de transformer ce dynamisme en moteur de l’industrialisation, les gouvernements africains peuvent notamment viser à améliorer les compétences des travailleurs, l’efficience des regroupements d’entreprises –parcs industriels, zones économiques spéciales– et l’accès des petites et jeunes entreprises au financement, avec des prêts à des conditions abordables et des instruments de financement plus innovants. Les Perspectives économiques en Afrique sont publiées tous les ans par la banque africaine de développement (BAfD), le