Congo Brazzaville Terre des Légendes. Cette nuit là. La nuit du 21 au 22 mars 2021

Congo Brazzaville Terre des Légendes. Cette nuit là. La nuit du 21 au 22 mars 2021

SOUVENIRS. Nuit terrible. Nuit désastreuse. Nuit effroyable. Une nuit où a retenti comme un éclat de tonnerre l’accablante dépêche du décès de M. Guy Brice Parfait Kolélas. La nuit où l’annonce de cette disparition par les media internationaux a arraché le sommeil aux Congolais, ainsi qu’à ces autres citoyens monde, démocrates, qui croyaient en quelques chances d’alternative nouvelle au Congo Brazzaville, avec la candidature de M. Guy Brice Parfait Kolélas aux présidentielles de mars 2021. M. Guy Brice Parfait Kolélas, malade, trouve la mort à bord de l’avion médicalisé qui l’évacuait de Brazzaville à Paris, pour des soins appropriés. De la nuit du 21 au 22 mars 2021 à celle du 21 au 22 mars 2022, un an s’est écoulé. Un an où tous les espoirs placés en M. Guy Brice Parfait Kolélas par les militants et sympathisants de l’UDH-YUKI se sont évanouis en fumée. Ceux- ci n’ont pas fini de le pleurer. Leurs larmes ne sèchent pas. Au siège de l’UDH-YUKI, à Mpissa Brazzaville, les recueillements devant les portraits de leur leader n’ont pas cessé. M. Guy Brice Parfait Kolelas, économiste de formation, était un homme politique accompli, par les fonctions occupées, avant sa tragique disparition. Député du Pool. Plusieurs fois Ministre, sous le Président Denis Sassou Nguesso. Président du Parti l’Union des Démocrates Humanistes -Yuki. Co-fondateur en 2015 et jusqu’en 2016, Vice-Président, de la plateforme d’opposition congolaise, l’Initiative pour la Démocratie au Congo(IDC). Candidat de son parti aux scrutin présidentiel anticipé du 20 mars 2016 et à à celui du 21 mars 2021. M.Guy Brice Parfait Kolélas représentait, pour les militants et sympathisants de l’UDH-YUKI, la réincarnation des idéaux politiques requalifiés à la hausse de M. Bernard Kolélas, son père, opposant charismatique des pouvoirs qui se sont succédé au Congo, depuis les années 68. M. Guy Brice Parfait Kolélas croyait en son étoile. Il rêvait d’être Président de la République et travaillait, patiemment, son image pour cette fonction suprême. Convaincu de réaliser cette noble et légitime ambition, grâce à une sorte de prédestination et l’ardent solide apport de son parti, l’UDH-YUKi dont les fortes capacités de mobilisation populaire ont impressionné les observateurs, lors de la campagne présidentielle de mars 2021. Le dernier meeting du 19 mars 2021, au Stade Marchand, avant le vote du 21 mars, est parmi les plus monstres, véritable démonstration de force, que le Congo Brazzaville ait connus. L’absence de M. Guy Brice Parfait Kolélas, pour des raisons de santé, n’y a pas réduit l’ardeur des milliers de participants. Leader Destin Gavet et Jean Jacques Yhombi Opango, ses compagnons de campagne, présents, ont fait le boulot. Séparé d’avec le MCDDI, M. Guy Brice Parfait Kolélas a laminé ce Parti, lors des législatives des 16 et 30 juillet 2017, emportant la majorité des sièges dans les circonscriptions où le MCDDI était en lice contre l’UDH-YUKI. L’homme politique qu’a été M. Guy Brice Parfait pouvait se prévaloir de ses atouts. Au delà de la politique, c’était un Monsieur qui portait des vertus. L’humilité, la sobriété, la discrétion, la réserve, la culture, le respect pour son prochain, l’ouverture, la facilité d’accès, l’amour de la famille étaient ancrés en lui. Un homme, par ailleurs, sincère. Chez lui, il n’y avait pas une tendance au double jeu. Il s’engageait en entier. Tout ceci dit, le destin de M. Guy Brice Parfait Kolélas l’a extirpé de la nation congolaise, au moment où elle avait encore besoin de lui. Et, conséquemment, l’a retiré de sa famille et de nous, ses amis. Des arrêts du destin, l’ordre est invariable. Les coups du sort sont inéluctables. Nul ne saurait éviter sa destinée. Par la loi dure et amère de son destin, M. Guy Brice Parfait Kolélas a été inhumé, dix mois après son décès, le 21 janvier 2022, au cimetière du Bourget, en Ile de France. Son corps avait été conservé à l’institut-médico légal de Paris, jusqu’à la mise en terre. Les dissensions ont miné la famille du défunt occasionnant le report de l’enterrement à plusieurs reprises. Par la loi dure et amère de son destin, M. Guy Brice Parfait Kolélas laisse une famille divisée. Sa soeur Lydie Kolélas estime que son frère est parti seul. La recherche de la vérité sur sa mort continue. Par la loi dure et amère de son destin, M. Guy Brice Parfait Kolelas n’aura pas eu l’hommage solennel de la nation congolaise. Un hommage que le pays rend à ces illustres personnalités qui se sont dévouées pour la République et pour leur engagement profond au service de leur Patrie. Néanmoins, par la loi dure et amère de son destin, M. Guy Brice Parfait Kolelas demeurera, à jamais, dans les annales de l’histoire politique du Congo Brazzaville, une figure qui aura fait rêver par ses aspirations fondées et sa volonté affichée de gouverner autrement le Congo Brazzaville. Le destin en a décidé autrement. La-bas, à l’Orient Eternel, Reposez en paix, M. le Ministre Repose en paix, Parfait. Ouabari Mariotti Paris 22 mars 2022

Congo Brazzaville, Terre des Légendes : A jamais immortels, Les Bantou de la Capitale

Congo Brazzaville, Terre des Légendes : A jamais immortels, Les Bantou de la Capitale

ZOOM. Depuis son retour tant souhaité au sein des Bantou de la Capitale et son élévation à la tête de l’orchestre, le talentueux artiste Moutouari Kosmos est, sur tous les fronts, pour deux objectifs précis. Redorer l’image de cette formation musicale. Préserver la magie artistique de ce patrimoine national que sont les Bantou. Le tableau, ci-dessous, est une représentation des Bantou de la Capitale, en répétition, au domicile du Colonel à la retraite Ongotto, à l’OCH Moungali 3 Brazzaville. Ami des Bantou, j’assiste à la répétition. Aux côtés des musiciens de l’orchestre et de leur Chef de groupe, Moutouari Kosmos, préoccupé à imprimer sa marque aux productions de la formation. Egalement présents, à ce moment d’apprentissage artistique, le Porte-Parole des Bantou, le Journaliste Médard Milandou et le Colonel Ongotto, propriétaire des lieux et l’un des dirigeants de l’orchestre. Difficile tâche qu’est la répétition où s’active, en priorité, de par ses fonctions, Moutouari Kosmos. Il doit veiller sur l’interprétation juste de l’œuvre musicale. Faire de l’ensemble des musiciens une machine instrumentale qui exige de ses membres de l’attention, la discipline et de la concentration. Une opération qui demande, par ailleurs, un travail collectif effectué par des musiciens qui n’ont en commun que le partage des mêmes horaires de répétition, d’un même espace exigu de production et des mêmes contraintes d’une courte pause pour une légère collation. Les répétitions s’étalant de 11 à 17 heures, en semaine, du mardi au vendredi. A l’avantage de Moutouari Kosmos, c’est un homme à forte personnalité. Charismatique. Bon organisateur pour amener, avec lui, un orchestre qui vient de loin, au passé traversé par des points d’ombre. Avec son style propre, Moutouari Kosmos, d’esprit ouvert, a une écoute facile. Son tempérament non irascible détermine le caractère de l’interprétation que l’orchestre voudrait ressortir. La considération, le respect et l’admiration que les musiciens des Bantou de la Capitale ont pour Moutouari Kosmos font de lui une personnalité musicale, ces temps-ci, incontournable, pour la survie des Bantou, en arrêt depuis que les Congolais cohabitent avec les risques sanitaires dues au Covid 19. Au stade où en sont les Bantou de la Capitale, leur avenir n’est pas tout à fait reluisant, même s’il est à saluer la prise en main de l’orchestre par un comité dont Mr Maurice Nguesso assure la présidence. Il devrait être affecté aux Bantou de la Capitale, pour leur répétition, une concession publique bâtie. Plutôt que de les confiner dans une devanture étriquée de maison d’habitation d’un particulier pour cette opération bruyante et encombrante, en raison du lot d’instruments qu’elle renferme. Au Ministère de la Culture de s’approprier les valeurs du patrimoine national que constituent les Bantou de la Capitale. Capitaliser, dans l’intérêt du pays et pour la sécurisation des musiciens et leurs familles, le sens que symbolisent les Bantou pour la nation, depuis leur création, aux heures d’avant l’indépendance du pays. Avec l’extinction progressive de l’ère des bars dancing, formule qui permet aux formations musicales d’engranger des fonds par la gestion de ces espaces de danse aux billets d’entrée, les ressources des musiciens s’amenuisent. Ainsi, les Bantou ne tirent leurs recettes que de l’édition des chansons par des supports numériques, avec ce qu’ils comportent de marché précaire, pour des formations sans aura internationale. Reste, alors, comme moyens financiers d’existence pour les Bantou de la Capitale, les voyages culturels et les productions à l’extérieur ainsi que les invitations par les organismes privés, moyennant contrat. Encore faudrait-il que des occasions rentables s’y présentent. Heureusement qu’ils sont une Légende, les Bantou de la Capitale. Ils résistent aux épreuves. Comme les ont affronté les générations des musiciens disparues de la lignée des Jean Serge Essous, Nino Malapet, Nganga Edo, Saturnin Pandi, Pamelo Munka, Nkouka Célestin, Lambert Kabako, Taloulou Alphonse, Gerry Gérard, Gilbert Abangui et autres qui nous ont quittés. Dans un Congo, Terre des Légendes, A jamais, immortels, Les Bantou de la Capitale. Brazzaville 15.09. 2021 Ouabari Mariotti

Le Congo Brazzaville, Terre des Légendes : Mr Levy Charles Ngoma-Mby, une légende de la communication

Le Congo Brazzaville, Terre des Légendes : Mr Levy Charles Ngoma-Mby, une légende de la communication

RETRO. Par lui est arrivée Télé Congo. Deuxième télévision d’Afrique Francophone, après celle de l’Algérie, en 1962, sous le gouvernement du Président Fulbert Youlou. Sa vie durant, la brillante carrière de journaliste de Mr Levy Charles Ngoma-Mby, à différents postes, lui a collé à la peau. Avec l’avènement de la démocratie au Congo, il sera désigné par ses paires Président du Haut Conseil audio-visuel. Talentueux communiquant, Mr Levy Charles Ngoma-Mby rayonnait par ses qualités d’expression. Il était le type de journaliste-reporter, avec une forte présence de terrain. Toujours au coeur de l’action où il enquêtait, étudiait et révélait des informations exclusives sur des sujets sensibles. Dans l’exercice de son métier, Mr Levy Charles Ngoma-Mby soignait la curiosité, l’écoute et l’élégance dans les mots qu’il employait. Savait capter l’attention des auditeurs en jouant sur le rythme et le ton de ses interventions. D’esprit ouvert, Mr Levy Charles Ngoma-Mby était lui-même. Jamais, il n’essayait d’imiter ou d’être comme les autres journalistes. Rigoureux dans ses méthodes d’investigation, en vérifiant ses sources, mais également dans la retransmission des faits. Travailleur acharné, consacrant beaucoup de temps à son métier et à être disponible à tous moments. Au delà de sa carrière, Mr Levy Charles Ngoma -Mby était un homme cultivé. De grande humilité, chef respecté d’une large famille, bon vivant, d’accès facile et attaché aux valeurs essentielles que partagent les Congolais, épris de paix et de justice, travaillant au progrès de leur pays. Jusqu’au soir de sa vie, bien apprécié des Ministres congolais de la Communication qui se sont succédé et des milieux de l’information qu’il a fréquentés. En mémoire de Mr Levy Charles Ngoma-Mby qui nous a quittés, le 11 avril 2020, en région parisienne, le Ministre Benoit Koukébéné, son frère, et la famille de l’illustre disparu organisent un culte d’action de grâce, le samedi 7 août 2021, à l’Eglise Protestante Evangélique de Champs-Val-Maubuée, dans la ville de Champs Sur Marne. Mr Levy Charles Ngoma- Mby qui est provisoirement inhumé dans un cimetière de l’Ile de France, depuis sa disparition, avait, en dernières volontés, émis le voeu d’être mis en terre à Dolisie, sur ses terres natales de la région du Niari. Puisse cette volonté de Mr Levy Charles Ngoma-Mby être respectée aux fins qu’il repose, pour l’éternité, auprès des siens qui l’ont précédé. A sa patrie, le Congo, de lui devoir reconnaissance, pour loyaux services rendus à la nation. Contre la mort, point de remède. Mais, légende de la communication, Mr Levy Charles Ngoma-Mby demeure pour son pays. Par Ouabari Mariotti Paris 6 août 2021

Congo Brazzaville. Terre des Légendes : Michel Boyibanda

Congo Brazzaville. Terre des Légendes : Michel Boyibanda

Ci-dessous, en profil, à la santé de son âge, vieillissant, les cheveux ras, les traits tirés, le visage émacié, le teint pâle, deux poches noires sous les yeux. Cependant, un Michel Boyibanda, au regard où semble naître encore des désirs de s’exprimer. Dans son jardin secret, un répertoire de chansons non connues, qu’il ne livrera, peut-être, jamais, au public, n’en ayant plus les moyens nécessaires et les aptitudes. Figure majeure, parmi d’autres artistes musiciens des deux Congo, Michel Boyibanda a fait les beaux jours des orchestres Negro Band, Bantou de la Capitale, OK Jazz et Les Trois Frères. Une migration, sur plusieurs formations de la rumba. Phénomène courant, dans les milieux artistiques congolais. Dans le cas de Michel Boyibanda, voulu par lui même, pour deux motifs. S’imprégner, sans complexe, des styles musicaux, en vogue, sur les rives du fleuve Congo. Donner la preuve de sa facilité d’adaptation dans les orchestres, même étrangers, qu’il voulait bien intégrer. Michel Boyibanda aura, ainsi, de sa longue et brillante carrière d’artiste, partagé la scène musicale, selon les périodes qui se sont succédé, avec Franklin Boukaka, Célestin Nkouka, Nganga Edo, De Lalune, Kwami Munsi, Vicky Longomba, Jean Serge Essou, Papa Noël, Moulamba Moujos, Nino Malapet, Luambo Makiadi Franco, Loko Massengo, Josky Kiamboukouta, Sam Mangwana, Youlou Mabiala, Ndombe Opetum, Lutumba Simaro, Ntessa Dalient. Les Présidents Marien Ngouabi, Jacques Joachim Yhombi Opango, Denis Sassou Nguesso, Omar Bongo Ondimba et Mobutu qui l’aimaient bien, ont dansé à sa chaude musique. Par le biais de mes relations avec l’ancien Ministre congolais, Mr Pierre Nze, dont j’étais le Secrétaire Général des Affaires étrangères, par intérim, au sein de son Département, dans les années 83, je fréquente Michel Boyibanda, tout comme le Ministre, fils de la région de la Sangha, dans le Nord du Congo. Un rapprochement avec l’artiste dont, déjà, de loin, j’appréciais la stature internationale et le talent, pour sa notoriété et ses chansons que je fredonnais et qui résonnaient dans les bars dancing de Brazzaville, Pointe Noire, Kinshasa, Yaoundé, Douala et autres Libreville. Du peu que je n’ai pas oublié de mon lointain lien culturel avec Michel Boyibanda, faire de la musique était une passion pour lui. Il s’était délesté des professions qu’il avait tenté d’exercer, au profit de la chanson. Chanteur, auteur compositeur, il était, par ailleurs, mu, dans son cœur, par la compétitivité du monde musical. Il ne rêvait que de produire des disques en vinyle qui faisaient fureur, avant l’arrivée du CD et du numérique. Aussi, signe-t-il des tubes qui ne s’altèrent pas. Tels Maswa Enani, Kumbé Kumbé, Saley, Obimi Mbwé, Ata Nayebi, Ameublement, Samba Tokosamba, Zando Ya Tipo Tipo, Anto na bwaki bipalé, Malamu na solola na nzété. Avec son oreille sensible au rythme, Michel Boyibanda savait se renouveler et chercher de l’inspiration pour créer de nouveaux morceaux. Contrairement à d’autres musiciens, Michel Boyibanda cultivait le bon sens relationnel. A la fois, pour travailler avec d’autres confrères de l’orchestre, mais aussi, pour être en contact avec le public, surtout celui qui se régalait de son élégante et remuante gestuelle, devant le micro. Musicien courageux, Michel Boyibanda s’imaginait bien que sur le chemin difficile du métier qu’il avait choisi, n’étaient pas toujours attendus des revenus stables. Ce qui n’était pas une source d’anxiété pour lui. Aimant à se dire que la célébrité d’artiste n’apparaissait pas du jour au lendemain. Même les grands noms de la musique, si auréolés qu’ils étaient, avaient préparé leur succès, durant des années, affirmait Michel Boyibanda. Ces temps ci, affaibli par l’âge, la maladie et le manque de ressources suffisantes pour une vie meilleure, les droits d’auteurs n’étant pas bien reversés aux artistes, Michel Boyibanda ne mâche qu’un souhait. Celui d’être pris en charge, au plan médical, par les pouvoirs publics congolais, en reconnaissance des loyaux et nobles services rendus à son pays, par sa musique et l’artiste qu’il est. Puisse le Ministre congolais de la Culture et des Arts s’y pencher, de près, avant qu’il ne soit trop tard, pour cette légende vivante de la musique congolaise qu’est Michel Boyibanda. Un cri de cœur qui vaut pour les musiciens Celi Bitshou, Auguste Fall et Michel Ngoualali, également en mauvais état de santé. N’étant plus à même de mener une vie pleine d’adulte, en communion avec leur environnement social. A l’endroit de tous ces artistes, au cas par cas, abandonnés à eux mêmes, il pourrait, à juste titre, être fait mention de la raison sociale que partage l’Association congolaise « Kunda Nga Mongoo ». En français, « Enterre moi vivant ». Ouabari Mariotti Paris 25 juillet 2021

Congo Brazzaville, Terre des légendes: Jean Michel Mbono, légende vivante du football congolais

Congo Brazzaville, Terre des légendes: Jean Michel Mbono, légende vivante du football congolais

ZOOM. Ancien footballeur de l’équipe Étoile Du Congo, très populaire, largement connu sous le nom de Mbono Sorcier. Sorcier, son appellation sur le terrain, en raison des surprises qu’il réservait par sa technicité, sa rapidité, son adresse et la magie de son savoir-faire. Inoubliable attaquant de pointe, au cours de sa carrière fantastique, s’étant révélé, une vraie terreur des équipes adverses. Sur le stade, même dans des positions excentriques ou chargé par ses adversaires, Mbono Sorcier savait trouver le chemin des filets opposés. Il est l’une des pièces maîtresses de la victoire des Diables Rouges, l’équipe nationale du Congo, aux Premiers Jeux Africains de Brazzaville en 1965. Également, l’un des artisans du triomphe des Diables Rouges à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations en 1972, au Cameroun. Jean Michel Mbono, exemple parfait du joueur stable, sûr de ses atouts, n’ayant connu qu’une seule équipe, l’Etoile du Congo, à laquelle il est demeuré attaché, loin du tumulte des stades. En reconnaissance de la nation congolaise à son égard et envers ses talentueux coéquipiers de l’apothéose du Cameroun 1972, les rues d’un bloc du quartier SOPROGI à Moukondo – Brazzaville portent leurs noms. Une belle initiative que je salue des autorités municipales de cette ville par son accent patriotique Par ailleurs, symbole de la pérennisation de la marque des loyaux services rendus par des citoyens sportifs à leur pays. Que des milliers d’autres Mbono Sorcier écument le Mwana foot et tous les stades du football congolais. Ouabari Mariotti Paris 17 juillet 2021