RDC : 15 ans de prison requis contre des officiers FARDC pour tentative de coup d’État

RDC : 15 ans de prison requis contre des officiers FARDC pour tentative de coup d’État

Le ministère public a requis, lundi 25 août, des peines sévères à l’encontre de plusieurs officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), accusés d’avoir orchestré une tentative de coup d’État contre le président Félix Tshisekedi. Lors d’une audience publique tenue devant la Haute Cour militaire à la prison de Ndolo, le parquet militaire a demandé 15 ans de servitude pénale principale et la destitution pour sept officiers, dont le général de brigade Ericsson Bakati, le lieutenant-colonel Gervais Malaji, les majors Paluku, Jean-Marie Kasereka, Philippe Mambolo, ainsi que les lieutenants Kakule et David Lusenge. Le ministère public a également sollicité des peines réduites de 3 ans de prison pour le colonel André-Jean Nyenze et Alphonse Kasereka, en raison de leur coopération avec la justice et de la délinquance primaire du second. Le parquet a toutefois demandé l’acquittement de certains prévenus, estimant que les faits leur reprochés n’étaient pas suffisamment établis. Contexte des faits Les accusations remontent au mois d’avril, lorsque quarante officiers ont été filmés, dans un hôtel de Bandalungwa, à Kinshasa, proclamant la fin du régime en place et annonçant la prise du pouvoir. Cette vidéo, largement diffusée, a conduit à leur arrestation et à l’ouverture d’un procès retentissant. Radio Okapi

Procès de la tentative de coup d’État à Kinshasa : grâce présidentielle pour trois Américains condamnés à mort

Procès de la tentative de coup d’État à Kinshasa : grâce présidentielle pour trois Américains condamnés à mort

Trois Américains condamnés à mort lors du procès de la tentative de coup d’État du 19 mai 2024 à Kinshasa-Gombe ont bénéficié de la grâce présidentielle, selon l’ordonnance présidentielle lue mardi 1er avril sur la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC). Les trois graciés sont Benjamin Zalman, Taylor Thompson et Marcel Malanga, fils de Christian Malanga, chef de la bande décédé. Leur peine a été commuée en perpétuité, selon l’ordonnance présidentielle. Sur les 37 condamnés dans ce procès, cinq sont des étrangers, dont les trois Américains. Deux autres condamnés sont de nationalité canadienne et belge. Jean-Jacques Wondo, le Belge, bénéficiaire d’une liberté conditionnelle pour des raisons humanitaires, n’est pas concerné par cette grâce présidentielle. Le procès de la tentative manquée de coup d’Etat  avait débuté le 7 juin 2024. Trois mois plus tard, soit le 13 septembre, le premier juge avait condamné à la peine capitale 37 prévenus, 14 autres avaient été acquittés faute de preuves. Ce verdict avait été confirmé en appel  par la Cour militaire en janvier 2025. Radio Okapi

RD Congo. Christian Malanga, l’homme au cœur de la « tentative de coup d’Etat » déjouée par les FARDC

RD Congo. Christian Malanga, l’homme au cœur de la « tentative de coup d’Etat » déjouée par les FARDC

Le Palais de la nation a été, ce dimanche 19 mai, le théâtre des coups de feu. Pour cause, selon l’armée, des assaillants ont tenté de renverser le pouvoir en place. Au cœur de cette action et à la tête de ce commando se trouve Christian Malanga, bien connu pour ses vidéos très hostiles au régime du président Félix Tshisekedi depuis les USA où il était installé avant cet assaut contre le Palais de la Nation. C’est lui qui livre le premier message à travers des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux numériques, demandant au président Félix-Antoine Tshisekedi de « dégager ». Des images le montrent, avec ses acolytes, brandissant des drapeaux du Zaïre, ancien nom de la République démocratique du Congo sous le régime de feu Mobutu  Christian Malanga est bien connu dans les milieux de la diaspora installée aux USA, pour ses prises de parole anti-pouvoir. Souvent en treillis, il s’est toujours présenté comme leader du mouvement appelé « New Zaïre » et d’un regroupement qu’il appelle United Congolese Party (UCP). Il se fait appeler commandant. Un passé militaire qu’il assume Christian Malanga est né le 2 janvier 1983 dans la commune de Ngaba à Kinshasa, où il a grandi. Il a ensuite été vu en Afrique du Sud puis au Swaziland, avant de s’installer aux États-Unis. Il se présente aussi comme homme d’affaires. Lire la suite article sur Radiookapi

Centrafrique : des arrestations signalées à Bangui pour soupçons de tentative de coup d’Etat

Centrafrique : des arrestations signalées à Bangui pour soupçons de tentative de coup d’Etat

Ces derniers jours, des arrestations sont signalées dans la capitale centrafricaine. Elles visent certains militaires en fonction ou encore à la retraite ainsi que certains civils. On ignore encore les raisons de ces interpellations, mais selon de nombreuses sources, les personnes arrêtées seraient soupçonnées de tentative de coup d’Etat. Ces arrestations ciblent notamment certains militaires et des proches de l’ancien président du Conseil national de la transition (CNT), Ferdinand Alexandre Nguéndet. Parmi les personnes détenues à la Section des recherches et d’investigations, figure Alexis Kamiss, un sergent-chef de l’armée, déjà admis à la retraite. Selon ses proches, Alexis Kamiss a été torturé et son état de santé est inquiétant. « Je demande sa libération »   «Mon fils a été enlevé dimanche aux environs de 8 heures devant la résidence de Ferdinand Alexandre Nguendet. Il a subi des sévices corporels jusqu’au lundi. Pour l’instant, il ne fait que vomir du sang. Il n’avait pas été arrêté avec des armes sur lui. Il assurait juste la surveillance de la maison de Nguéndet. Je demande sa libération », a dénoncé Ariette Mbéléngué, mère d’Alexis Kamiss. A la Section des recherches et d’investigations, des sources proches du dossier confirment la détention de 4 personnes, accusées de complot et de tentative de coup d’Etat en lien avec l’ancien président du CNT, Ferdinand Alexandre Nguendet. Cependant, elles rejettent l’information selon laquelle ces détenus ont été torturés. « Tous les quatre se portent bien et ont droit à la visite de leurs avocats », a fait savoir une source à la Section des recherches d’investigations. Affirmation difficile à vérifier, car Radio Ndeke Luka n’a pas pu avoir accès aux détenus. Ferdinand Alexandre Nguendet est sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par les autorités centrafricaines. Il a été condamné par contumace, en août dernier, à 5 ans de prison pour incitation à la haine et à la violence. Il avait, en juin 2023, appelé l’armée à se joindre à lui afin de renverser le pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra.