Maroc. L’IPC poursuit sa tendance haussière à fin avril

L’indice des prix à la consommation (IPC) poursuit sa tendance haussière à fin avril 2022, selon les derniers chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP). Au quatrième mois de l’année en cours, il a connu une hausse de 1,8% par rapport au mois précédent, a en effet indiqué l’institution publique chargée de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc dans sa note d’information relative à l’IPC du mois d’avril 2022. Selon les explications du Haut-commissariat, «cette variation est le résultat de la hausse de 3,0% de l’indice des produits alimentaires et de 0,9% de l’indice des produits non alimentaires». A titre de rappel, l’évolution de cet indice (1,8%) au titre du mois de mars de cette année avait été attribuée à la hausse de 3,8% de l’indice des produits alimentaires et de 0,5% de l’indice des produits non alimentaires. La variation de l’IPC observée au cours de février de la même année résultait de la hausse de 1,0% de l’indice des produits alimentaires et de 0,3% de l’indice des produits non alimentaires, selon le HCP. Il est à noter que les hausses des produits alimentaires observées entre mars et avril 2022 ont concerné principalement les «Fruits» avec 12,3%, les «Poissons et fruits de mer» (9,8%), les «Huiles et graisses» (5,0%), les «Légumes» (2,9%), les «Viandes» (1,8%), le «Pain et céréales» (1,4%) et le «Café, thé et cacao» (0,3%). Dans sa note, le Haut-commissariat a, en revanche, constaté que les prix ont diminué de 0,5% pour le «Lait, fromage et œufs» ; tandis que pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «Carburants» (13,2%). A titre de comparaison, les hausses des produits alimentaires observées entre février et mars 2022 avaient concerné principalement les «Légumes» (13,8%), les «Poissons et fruits de mer» (6,2%), les «Fruits» (5,2%), les «Viandes» (3,5%), le «Lait, fromage et œufs» (2,1%), le «Pain et céréales» (1,9%) et les «Huiles et graisses» (1,2%). En revanche, les prix avaient connu une baisse de 0,2% pour les «Eaux minérales, boissons rafraîchissantes, jus de fruits et de légumes», avait indiqué le Haut-commissariat dans sa note d’information d’alors ajoutant que, pour les produits non alimentaires, la hausse avait concerné principalement les prix des «Carburants» (8,0%). Il est à noter également qu’entre mars et avril 2022, les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Al Hoceima (3,6%), à Fès (3,3%), à Dakhla (2,3%), à Oujda, Rabat, Safi et Errachidia (2,0%), à Kénitra et Tanger (1,9%), à Marrakech, Meknès et Laâyoune (1,6%), à Tétouan (1,5%), à Casablanca et Béni Mellal (1,3%) et à Agadir (1,2%), selon le Haut-commissariat. Rappelons, à titre de comparaison, qu’entre février et mars 2022, les hausses de l’IPC avaient été enregistrées à Errachidia (2,8%), à Béni Mellal (2,5%), à Settat et Al-Hoceima (2,4%), à Fès, Tétouan et Safi (2,3%), à Meknès, Tanger et Laâyoune (2,1%), à Kénitra et Oujda (1,9%), à Casablanca (1,7%), à Dakhla (1,6%), à Marrakech (1,4%), à Agadir et Rabat (1,2%) et à Guelmim (0,7%). En glissement annuel, il ressort de la note d’information du Haut-commissariat que l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 5,9% au cours du mois d’avril 2022. Cette évolution s’explique par la hausse de l’indice des produits alimentaires de 9,1% et de celui des produits non alimentaires de 3,7%, selon l’institution publique. Pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une stagnation pour la «Santé» à une hausse de 12,4% pour le «Transport», a relevé le Haut-commissariat de même source. En fin de compte, «l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu au cours du mois d’avril 2022 une hausse de 0,8% par rapport au mois de mars 2022 et de 4,4% par rapport au mois d’avril 2021», a conclu le Haut-commissariat au plan. Alain Bouithy
Maroc/Bank Al-Maghrib : Les échanges extérieurs maintiennent leur tendance haussière à fin février 2022

A fin février 2022, les échanges extérieurs ont maintenu leur tendance haussière observée au cours de l’année 2021, en lien essentiellement avec le renchérissement des cours internationaux des matières premières, selon Bank Al-Maghrib soulignant que les exportations ont enregistré une croissance annuelle de 27,7% et les importations une progression de 37,8%. « Dans ce contexte, le déficit commercial s’est creusé de 14,4 milliards pour s’établir à 39,6 milliards de dirhams et le taux de couverture est revenu de 66% à 61,2% », a indiqué la Banque centrale marocaine dans sa dernière revue de conjoncture économique (Avril- 2022). Les acquisitions des produits alimentaires ont augmenté de 44,8% à 12,9 milliards, incluant des hausses des quantités de blé de 62,1% avec des prix à l’import en hausse de 21,4%. De même, la facture énergétique s’est alourdie de 81,6% pour s’établir à 15,8 milliards, intégrant une progression de 90,7% pour le « gas-oils et fueloils » suite notamment à la hausse du prix à l’import de 64,2%. Les importations de demi-produits se sont accrues de 51,7% à 24,4 milliards, tirées notamment par l’accroissement de 2,2 milliards des achats de l’ammoniac à 2,9 milliards. Les acquisitions de biens d’équipement ont progressé de 18,5% à 22,2 milliards de dirhams, incluant une hausse de plus du double des importations de parties d’avions et d’autres véhicules aériens. De même, les achats de produits bruts se sont accrus de 89,1% pour atteindre 6,1 milliards, en liaison avec la hausse importante des importations en « soufres bruts et non raffinés » et celles de produits finis de consommation ont affiché une augmentation de 12,2% à 20,6 milliards. L’augmentation des exportations a été tirée, pour sa part, principalement par la hausse des ventes des phosphates et dérivés. Ces dernières ont progressé de 95,8% pour atteindre 14,2 milliards de dirhams, reflétant l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques de 4,5 milliards de dirhams due à l’effet prix. De même, les expéditions du secteur agricole et agroalimentaire ont enregistré une hausse de 13,8% à 15,4 milliards suite à l’accroissement de 36,2% des ventes de l’industrie alimentaire. Quant aux exportations du secteur « textile et cuir », elles ont enregistré une progression de 26,1% à 6,4 milliards, traduisant des accroissements de 30,3% pour les « vêtements confectionnés » et de 18,3% pour les « articles de bonneterie ». Enregistrant une reprise après la baisse du mois de janvier, les expéditions du secteur automobile ont progressé de 3,9% à 15,3 milliards suite à la performance des ventes de la construction automobile qui a augmenté de 28,3% à 6,5 milliards. En revanche, les deux branches « câblage » et « intérieur véhicules et sièges » ont connu des baisses avec des taux respectifs de 8,3% et 29,6%. Quant aux exportations du secteur aéronautique, elles ont enregistré une amélioration de 52,9% à 3,5 milliards tirée par des accroissements de 66,2% pour le segment d’assemblage et de 28,3% pour celui de l’ « EWIS1 » et ceux de l’électronique et électricité ont augmenté de 23,3% à 2,6 milliards. S’agissant de la balance des services, son solde excédentaire s’est amélioré de 14% à 8,4 milliards de dirhams, résultat d’un accroissement de 3,2% des exportations et d’une diminution de 3,7% des importations. En particulier, les recettes voyages, bénéficiant de l’ouverture des frontières au début du mois de février, leur baisse s’est atténuée à 24% à fin février et leur flux mensuel a augmenté de 24,5% par rapport au même mois de 2021. Pour leur part, les transferts des MRE ont enregistré un recul de 1,8% à 13,1 milliards de dirhams. Pour ce qui est du flux net des IDE, il a augmenté de 32,1% pour s’établir à 2,1 milliards, reflétant une hausse de 8% des recettes et une baisse de 8,8% des dépenses. Quant au flux net des investissements directs des marocains à l’étranger, il a progressé de 13,4% à 1 milliard, traduisant un accroissement de 637 millions des investissements plus important que celui de 515 millions des cessions. A fin février 2022, l’encours des avoirs officiels de réserves s’est établi à 335,7 milliards de dirhams, représentant ainsi l’équivalent de 6 mois et 13 jours d’importations de biens et services.
Maroc. L’IPIEM reste sur une tendance haussière pour le quatrième trimestre d’affilée

Pour le quatrième trimestre consécutif, l’indice de la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole a poursuivi sa hausse amorcée au premier trimestre de l’année 2021. Selon les chiffres que vient de publier le Haut-commissariat au plan (HCP), «l’indice de la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole a enregistré une hausse de 5,1% au cours du quatrième trimestre 2021 par rapport à la même période de 2020». L’indice de la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole est ainsi resté sur une tendance haussière, après avoir enregistré des hausses au troisième (3,3%), deuxième (19,9%) et premier (0,9%) trimestre de la l’année écoulée. L’évolution de cet indice au titre des trois derniers mois de 2021 s’explique notamment parla hausse de l’indice de la production des«industries alimentaires» quis’est accru de 11,2% au cours de cette période, de celui de la «fabrication des produits métalliques » de 51,5%, de celui de l’«industrie automobile» de 7,5% ainsi que celui de l’«industrie d’habillement» de 9,2%, a souligné l’institution publique dans une note d’information relative à l’indice de la production industrielle, énergétique et minière (base 100 : 2015) quatrième trimestre 2021. Selon la même source, cette progression est également due à la hausse de l’indice de l’«industrie du bois» (21,3%), de celui de la «fabrication des produits en caoutchouc et en plastique» (8,1%), de celui de la « fabrication de textiles » (5,2%), de celui de l’«imprimerie » (6,7%), de celui du «papier et carton » (6,6%) et de celui de la «métallurgie» (0,5%).D’après les données recueillies par le Haut-commissariat, l’indice de l’«industrie chimique » a en revanche accusé une baisse de 2,3%. Dans sa note, le Haut-commissariat a fait également état du recul de l’indice de l’«industrie électronique» de 19,3%, celui de la « fabrication de boissons»(4,5%), celui de l’« industrie pharmaceutique » (0,6%) et celui de la « fabrication des machines et équipements » (2,3%). Pour rappel, la hausse observée au cours du troisième trimestre de l’année 2021 avait été attribuée notamment à la hausse de l’indice de la production des«industries alimentaires » qui avait bondi de 8,9%, de celui de la « fabrication d’équipements électriques»(22,7%), de celui de la «métallurgie » (16,1%), de celui de l’«industrie du bois» (30,2%), de celui de l’«industrie d’habillement » (6,8%), de celui de l’«industrie pharmaceutique» (8,8%). Dans sa précédente note d’information relative à cette période, le HCP avait aussi justifié cette progression par celle de l’indice de l’ «industrie textile » (11,5%), de celui de la «fabrication des produits métalliques» (5,1%), de celui de la «fabrication des produits en caoutchouc et en plastique» de 7,5%, de celui de l’«industrie du cuir et de la chaussure»(11,0%), de celui de la «fabrication de machines et équipements» (10,4%), de celui de l’ «imprimerie» (14,0%) et de celui de la «fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» (5,3%). La même note avait en revanche fait état du recul de l’indice de l’«industrie automobile» de 11,8%, de celui de l’«industrie chimique»(3,3%) et celui d’«autres industries manufacturières» (9,1%). Quant à l’indice de la production des industries extractives, il avait enregistré une hausse de 5,8%, résultant de l’augmentation de l’indice de la production d’«autres industries extractives» et de celui de l’« extraction de minerais métalliques» qui avaient progressé respectivement de 5,8% et 6,0%. Il est important de noter qu’au cours du dernier trimestre de l’année 2021, l’indice de la production des industries extractives a enregistré une baisse de 1,9%, résultant de la baisse de l’indice de la production des « produits divers des industries extractives» de 2,1% et de la hausse de celui des « minerais métalliques » de 0,9%. Poursuivant son analyse, le Haut-commissariat a en outre ajouté que l’indice de la production de l’énergie électrique a connu une progression de 7,2%. En fin de compte, « les indices de la production des secteurs susindiqués auront enregistré, en 2021 par rapport à 2020, une hausse de 6,7% pour l’industrie manufacturière hors raffinage de pétrole, de 6,6% pour l’énergie électrique et de 2,1% pour les mines », a fait savoir le HCP dans sa dernière note en lien avec l’année écoulée. Alain Bouithy
Maroc. L’IPPIEM hors raffinage continue sur sa tendance haussière

L’indice des prix à la production du secteur des «Industries manufacturières hors raffinage de pétrole» est ressorti en hausse en décembre 2021, a annoncé le Haut-commissariat au plan (HCP). Selon les données statistiques de l’institution publique, il a enregistré une hausse de 2,9% en glissement mensuel au cours du mois de décembre. L’indice des prix à la production du secteur des «Industries manufacturières hors raffinage de pétrole» enregistre ainsi sa treizième hausse mensuelle consécutive entamée en décembre 2020 (0,4%). Il faut dire que la dernière baisse de cet indice remontre au mois de novembre 2020. Il avait alors accusé un léger recul de 0,1% avant de céder à une série de hausses observées tout au long de l’année qui vient de s’écouler : janvier (0,2%), février (0,3%), mars (0,7%), avril (0,6%), mai (0,4%), juin (1,1%), juillet (1,8%), août (0,1%) septembre (2,0%), octobre (0,2%) et novembre (0,5%). L’augmentation des prix à la production en décembre dernier est la résultante de la hausse des prix de l’«Industrie chimique» (15,3%), de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» (0,5%) et dans les «Industries alimentaires», la «Fabrication de textiles», le «Travail du bois et fabrication d’articles en bois et en liège» et dans la «Fabrication d’équipements électriques» (0,1%), a expliqué le Haut-commissariat. Cette évolution est également attribuée à la baisse de 0,7% des prix enregistrée dans la «Métallurgie» et de 0,3% de l’«Industrie d’habillement», a fait savoir le HCP dans une note d’information relative à l’indice des prix à la production industrielle, énergétique et minière du mois de décembre 2021. A titre de comparaison, en novembre 2021, la hausse des prix à la production avait été attribuée à celle des prix des «Industries alimentaires» (1,2%), de la «Fabrication de produits métalliques, à l’exclusion des machines et des équipements» (1,8%), de la «Métallurgie» (0,9%), de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» (0,3%) et dans la «Fabrication de textiles» et «Fabrication d’équipements électriques» (0,2%). Cette augmentation tenait également compte de la baisse de 0,2% des prix enregistrée dans la «Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques», avait ajouté le Haut-commissariat dans sa précédente note d’information. Rappelons également que la hausse des prix enregistrée deux mois plus tôt, en octobre 2021, était justifiée par la hausse de 0,9% des prix des «Industries alimentaires», de 0,2% de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» et de l’«Industrie d’habillement» et de 0,1% dans la «Métallurgie» et dans la «Fabrication de produits métalliques, à l’exclusion des machines et des équipements». Le Haut-commissariat avait en outre attribué cette variation à la baisse de 1,9% des prix de la «Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique» et de 0,2% de la «Fabrication de textiles». A toutes fins utiles, rappelons par ailleurs que la dernière baisse de l’indice des prix à la production du secteur des « Industries manufacturières hors raffinage de pétrole» (0,1%, novembre 2020) était attribuée à celle de 2,1% des prix de la «Métallurgie» et de 0,1% de la «Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques». Dans sa note d’information d’alors, le Haut-commissariat au plan avait en outre indiqué que ce recul tenait également compte de la hausse de 0,1% des prix au niveau des branches des «Industries alimentaires» et «Industrie chimique», de 0,4% dans la «Fabrication de textiles» et de 0,7% dans le «Travail du bois et fabrication d’articles en bois et en liège». Il est important de relever ici le fait que les indices des prix à la production des secteurs des «Industries extractives», de la «Production et distribution d’électricité» et de la «Production et distribution d’eau» ont connu une stagnation au cours du mois de décembre 2021, comme l’a souligné le Haut-commissariat dans sa note. Alain Bouithy
Maroc. Les transactions immobilières restent sur une tendance haussière

Au premier trimestre de 2021, l’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) a poursuivi sa hausse, en glissement annuel, entamée au quatrième trimestre de l’année 2020. Il « s’est apprécié de 1,8%, en glissement annuel, avec des hausses de 1,2% pour les actifs résidentiels et de 2,9% pour les terrains et les biens à usage professionnel », indiquent Bank Al-Maghrib (BAM) et l’Agence nationale de la conservation foncière du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) dans un nouveau rapport. Selon ces deux institutions publiques, le nombre de transactions a, de son côté, progressé de 52% par rapport au premier trimestre de l’année écoulée, avec des augmentations de 42,4% pour le résidentiel, de 76,1% pour les terrains et de 73,5% pour les biens à usage professionnel. Pour rappel, au quatrième trimestre de 2020, l’IPAI s’était inscrit en hausse de 0,6%, en glissement annuel, reflétant les hausses des prix des biens résidentiels (0,8%) et des terrains (0,5%) et le recul des prix des biens à usage professionnel de 1%. Quant aux transactions, leur nombre avait progressé de 27,1% au cours de la même période. Une hausse qui avait concerné l’ensemble des catégories de biens, avec des taux de progression de 22,1% pour le résidentiel, de 47,3% pour les terrains et de 24,9% pour les biens à usage professionnel. Par catégorie d’actifs, « les prix se sont appréciés de 1,2%, en liaison avec les hausses des prix de 0,9% pour les appartements, de 1,8% pour les maisons et de 4,6% pour les villas », ont souligné BAM et l’ANCFCC dans une note sur la tendance globale du marché immobilier au titre du premier trimestre 2021. La même source indique que les ventes se sont inscrites en hausse de 42,4%, en lien avec des augmentations de 42,3% pour les appartements, de 38,3% pour les maisons et de 59,9% pour les villas. Il ressort aussi de cette note que les prix du foncier ont progressé de 2,9%, tandis que le nombre de transactions a connu une hausse de 76,1%. S’agissant des prix des biens à usage professionnel, la note de BAM et de l’ANCFCC indique qu’ils « ont enregistré une hausse de 2,9%, reflétant une progression de 3% pour les locaux commerciaux et de 1,9% pour les bureaux ». Quant aux transactions, les chiffres font état d’une augmentation de 73,5%, reflétant des hausses de 72,2% des ventes portant sur les locaux commerciaux et de 81,3% de celles des bureaux. Il est important de noter qu’en glissement trimestriel, l’indice des prix des actifs immobiliers est ressorti en stagnation, au cours de la période étudiée, en raison de la baisse des prix du résidentiel (0,9%) et des hausses de ceux des terrains et des biens à usage professionnel qui ont progressé respectivement de 1,4% et de 0,3%. En ce qui concerne les transactions, leur nombre a parallèlement « baissé de 17,4% après la hausse exceptionnelle de 43,1% enregistrée au quatrième trimestre 2020, avec toutefois un niveau qui reste supérieur à celui observé avant la crise sanitaire », selon BAM et l’ANCFCC. A titre de comparaison, au quatrième trimestre de 2020, l’IPAI enregistrait une hausse pour le second trimestre consécutif après avoir accusé des baisses au cours des deux premiers trimestres de l’année écoulée. Dans une note publiée à cette période, les institutions que sont BAM et l’ANCFCC notaient ainsi une progression de 0,6%, après 4,1% enregistré le trimestre précédent. La même note précisait que « cette évolution recouvre une augmentation des prix de 1,4% pour les biens résidentiels, ainsi que des baisses des prix des terrains (-0,5%) et des biens à usage professionnel (-1%) ». Tandis que le nombre de transactions progressait de 39,2%. Alain Bouithy
L’IPC s’inscrit dans une tendance haussière (Maroc)

L’ Indice des prix à la consommation (IPC) est ressorti en hausse au cours du mois de novembre 2019, affichant un accroissement de 0,4% par rapport au mois d’octobre de la même année, selon les chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP). Il reste ainsi sur une tendance haussière. Soulignons que les dernières données de l’institution publique s’inscrivent sur une tendance haussière visible depuis le mois d’août dernier, mais interrompue à deux reprises en juillet (0,8%) et septembre (0,2%) de cette année. L’évolution de l’IPC au cours du mois de novembre « est le résultat de la hausse de 1% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires », a expliqué le Haut-commissariat dans une note d’information relative à l’Indice des prix à la consommation du mois dernier. Selon l’institution publique, les hausses des produits alimentaires observées entre octobre et novembre 2019 ont concerné principalement les «légumes» (2,2%), les « fruits » (2,0%), le « lait, fromage et œufs » (1,8%), les « poissons et fruits de mer » (1,7%), les «viandes» (1,2%) et les « huiles et graisses » (0,7%). Dans sa note rendue publique récemment, le Haut-commissariat a également relevé que pour les produits non alimentaires, la baisse a concerné principalement les prix des « carburants» de 1,3%. Pour rappel, après la baisse enregistrée en septembre 2019, l’Indice des prix à la consommation s’était inscrit en hausse de 0,3% en raison de la hausse de 0,4% de l’indice des produits alimentaires et de 0,3% de l’indice des produits non alimentaires. Les hausses des produits alimentaires observées entre septembre et octobre 2019 avaient concerné principalement les « légumes » (4,8%), le « lait, fromage et œufs » (0,5%) et les « huiles et graisses » (0,3%). En revanche, le Haut-commissariat avait relevé une diminution des prix de 1,2% pour les « poissons et fruits de mer », pour les « fruits » (0,7%) et pour les « viandes » (0,4%). Quant aux produits non alimentaires, le HCP avait noté une hausse principalement des prix des « carburants» (2,5%). Soulignons qu’en novembre, les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Guelmim et Al-Hoceima (1,2%), à Safi (0,9%), à Kénitra (0,8%), à Meknès et Tanger (0,7%), à Casablanca (0,6%), à Oujda, Rabat et BéniMellal (0,3%) et à Agadir, Fès, Marrakech et Tétouan (0,2%). En octobre de la même année, les hausses les plus importantes de l’IPC avaient été enregistrées à Beni-Mellal (1,3%), à Marrakech et Meknès (0,8%), à Fès (0,7%), à Safi (0,6%), à Tétouan et Tanger (0,4%) et à Oujda et Laâyoune (0,3%). Quant aux baisses, elles avaient été enregistrées à Al-Hoceima (0,2%) et à Casablanca (0,1%). Dans sa note d’information, le Haut commissariat a comparé également l’évolution de l’IPC du mois de novembre au même mois de l’année précédente. Il en ressort que l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 0,4% au cours du mois dernier, conséquence de la hausse de l’indice des produits non alimentaires de 0,6% et de la stagnation de celui des produits alimentaires. Pour les produits non alimentaires, il a été observé que les variations vont d’une baisse de 0,3% dans le «transport» à une hausse de 2,7% dans l’«enseignement». Après avoir comparé les données relevées, le Haut-commissariat a conclu que l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu au cours du mois de novembre 2019 une augmentation de 0,2% par rapport au mois d’octobre 2019 et de 0,6% par rapport au mois de novembre 2018. Alain Bouithy