Maroc. Les recettes douanières restent sur une tendance baissière

Les recettes douanières se sont inscrites à la baisse au titre du mois d’août 2023, confirmant une tendance observée depuis juin dernier, selon les données publiées par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR). D’après l’institution publique, les recettes douanières nettes se sont chiffrées à 54.588 MDH à fin août 2023 contre 56.347 MDH un an auparavant, accusant ainsi une baisse de 3,1% correspondant à -1.759 MDH par rapport à leur niveau à fin août 2022. Et qu’elles tiennent compte des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 46 MDH à fin août 2023 contre 178 MDH un an auparavant. Soulignons que cette nouvelle baisse intervient après les reculs enregistrés au cours des mois de juin (2,7%) et juillet derniers (3,3%). En effet, les recettes douanières nettes ont été de 40.564 MDH à fin juin 2023 contre 41.683 MDH un an auparavant, soit un recul de 2,7% (-1.119 MDH) par rapport à leur niveau à fin juin 2022, compte tenu de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 34 MDH à fin juin 2023 contre 161 MDH un an auparavant. Rappelons également qu’elles ont été de 47.262 MDH à fin juillet 2023 contre 48.876 MDH un an auparavant, correspondant à une baisse de 3,3% (-1.614 MDH) par rapport à leur niveau à fin juillet 2022, compte tenu de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 39 MDH à fin juillet 2023 contre 173 MDH un an auparavant. Comme le rappelle la TGR dans son Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP) relatif au mois d’août, les recettes douanières proviennent des droits de douane, de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l’importation et de la Taxe intérieure sur la consommation (TIC) sur les produits énergétiques. Ainsi, et selon la même source, les recettes nettes des droits de douane réalisées à fin août 2023 ont atteint 9.597 MDH contre 9.176 MDH un an auparavant, soit une hausse de 4,6% (+421 MDH). S’agissant des recettes nettes provenant de la TVA à l’importation, les données recueillies montrent qu’elles se sont établies à 34.258 MDH à fin août 2023 contre 36.447 MDH à fin août 2022, accusant une baisse de 6% correspondant à -2.189 MDH. En ce qui concerne la TVA sur les produits énergétiques, la Trésorerie générale indique qu’elle a enregistré une diminution de 19,7% (-1.684 MDH) et celle sur les autres produits une baisse de 1,8% (-505 MDH). Quant aux recettes nettes de la TIC sur les produits énergétiques, elles ont augmenté de 0,1% par rapport à leur niveau de fin août 2022 (+9 MDH), pour atteindre 10.733 MDH contre 10.724 MDH, a ajouté la TGR précisant que celles-ci tiennent compte des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 26 MDH à fin août 2023 contre 138 MDH un an auparavant. A noter que « les recettes brutes de la TIC sur les produits énergétiques ont été de 10.759 MDH contre 10.862 MDH, en diminution de 0,9% par rapport à leur niveau de fin août 2022 ou -103 MDH», a fait savoir la Trésorerie générale. A titre de rappel, la dernière hausse des recettes douanières nettes remonte à fin mai 2023, lorsqu’elles avaient atteint 33.655 MDH contre 33.055 MDH un an auparavant. Soit une hausse de 1,8% équivalant à +600 MDH par rapport à leur niveau à fin mai 2022. Cette évolution tenait compte des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 30 MDH à fin mai 2023 contre 153 MDH un an auparavant, avait alors indiqué l’institution précisant que les recettes douanières brutes avaient été de 33.685 MDH à fin mai 2023 contre 33.208 MDH un an auparavant, en hausse de 1,4% (+477 MDH) par rapport à leur niveau à fin mai 2022. Alain Bouithy
Maroc. La consommation des ménages devrait rester sur une tendance baissière au premier semestre

Après un rebond de 6,9% en 2021 et une contraction de 0,7% en 2022, la consommation des ménages devrait rester orientée à la baisse au premier semestre 2023, selon Bank Al-Maghrib. Pour rappel, en 2022, la contribution de la consommation des ménages à la croissance est « ressortie négative de 0,4 point de pourcentage après une participation positive de 4 points », comme le relève la Banque centrale dans son dernier rapport sur la politique monétaire. D’après les prévisions de l’organisme public, publiées à l’issue de la deuxième réunion trimestrielle de son Conseil au titre de l’année 2023, « au premier semestre de 2023, cette orientation baissière devrait se poursuivre comme le laisse présager l’évolution de l’indice de confiance des ménages ». Il faut dire que cet indice (ICM) « s’est fortement dégradé au premier trimestre de l’année en cours, se situant à son niveau le plus bas depuis la mise en place, par le HCP, de l’enquête de conjoncture auprès des ménages en 2008 », comme le rappelle l’Institution dans son rapport. Après 5,2% un an auparavant, les transferts des MRE se sont améliorés de 12,8% à fin avril, a en revanche fait savoir Bank Al-Maghrib tandis que les crédits à la consommation se sont accrus de 2,6% au lieu de 2,3%, il y a un an. Toujours selon l’organisme public, en 2022, la consommation des administrations publiques s’est pour sa part accrue de 3,3%, après 7,2% en 2021, et sa contribution à la croissance s’est établie à 0,6 point au lieu de 1,4 point de pourcentage. Selon les prévisions de la Banque centrale, « au cours du premier semestre de 2023, elle devrait décélérer à environ 2,9%, traduisant un ralentissement, à fin mai, des dépenses de fonctionnement de 9,4% à 6,3% ». En ce qui concerne l’investissement, et après un bond de 13,8% en 2021, l’Institution indique qu’il a accusé un recul de 6,5% en 2022 et que sa participation à la croissance a été négative de 2 points de pourcentage après une contribution positive de 4 points. Dans son rapport, il ressort également que les indicateurs infra-annuels à fin avril indiquent qu’il devrait s’améliorer de 1,9% en moyenne au premier semestre de 2023. D’après les explications de BAM, cette évolution serait justifiée en particulier par les augmentations des importations de biens d’équipement de 19,1% et des crédits à l’équipement de 5,3%. Après avoir cru de 16,7% à la même période une année auparavant, l’investissement du Trésor a connu une progression de 16,4% à fin mai, a fait remarquer l’Institution. Enfin, en lien également avec cette rubrique, les résultats trimestriels de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib au titre du premier trimestre 2023 montrent que le climat des affaires a été qualifié de « normal » par 71% des entreprises et de « défavorable» par 26% d’entre elles, rappelle par ailleurs la Banque centrale. A noter qu’à la faveur d’une récolte céréalière de 55,1 millions de quintaux, la valeur ajoutée agricole devrait s’accroître de 1,9% en moyenne au premier semestre de 2023. Quant aux activités non agricoles, leur rythme de progression devrait s’améliorer de 2,6%. Bank Al-Maghrib estime ainsi que la croissance devrait s’établir à 2,5%. Alain Bouithy
Maroc: Le moral des ménages continue sa tendance baissière au quatrième trimestre de 2022

Les résultats de l’enquête permanente de conjoncture auprès des ménages, menée par le Haut-commissariat au plan (HCP), montrent qu’au quatrième trimestre de 2022, le moral des ménages continue sa tendance baissière pour atteindre son niveau le plus bas depuis le début de l’enquête en 2008. Selon le HCP, l’indice de confiance des ménages (ICM) s’établit à 46,6 points au lieu de 47,4 points enregistrés le trimestre précédent et 61,2 points le même trimestre de l’année précédente, précisant que ses composantes portent sur la perception par les ménages de l’évolution du niveau de vie, du chômage, de l’opportunité à effectuer des achats de biens durables et de leur situation financière. A en croire l’institution publique, au quatrième trimestre de 2022, 83,1%des ménages déclarent une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, 11,8%un maintien au même niveau et 5,1% une amélioration. Le solde d’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie est ainsi resté négatif, à moins 78,0points, contre moins 74,6points au trimestre précédent et moins 55,2 points au même trimestre de l’année passée. Dans un communiqué, le HCP rapporte que plus de la moitié des ménages (52,4%) s’attendent à une dégradation du niveau de vie au cours des 12 prochains mois, 38,2% à un maintien au même niveau et 9,4% à une amélioration. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur s’est alors établi à moins43,0points contre moins 41,6points au trimestre précédent et moins 1,4points au même trimestre de l’année passée. Au cours de la même période, 85,0% contre 5,4% des ménages s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois. Le solde d’opinion est resté ainsi négatif à moins 79,6points contre moins83,5points enregistré un trimestre auparavant et moins 77,6 points au même trimestre de l’année passée. Au quatrième trimestrede2022, 79,9% contre 9,6% des ménages considèrent que le moment n’est pas opportun pour effectuer des achats de biens durables. Le solde d’opinion de cet indicateur s’est ainsi établi à moins 70,3points contre moins 74,0points le trimestre précédent et moins 62,8 points le même trimestre de l’année 2021. Au quatrième trimestrede2022,52,0%des ménages estiment que leurs revenus couvrent leurs dépenses, 45,0%déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne et 3,0%affirment épargner une partie de leur revenu.Le solde d’opinion relatif à la situation financière actuelle des ménages est resté ainsi négatif, à moins 42,0pointscontre moins 40,9pointsle trimestre précédent et moins 40,4points l’année précédente. Quant à l’évolution de leur situation financière au cours des 12 derniers mois, 57,8%contre 4,8%des ménages considèrent qu’elle s’est dégradée. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur est resté ainsi négatif et atteint son niveau le plus bas avecmoins53,0pointscontre moins 47,7points au trimestre précèdent et moins 49,0points au même trimestre de l’année précédente. S’agissant de l’évolution de leur situation financière au cours des 12 prochains mois,17,5%contre25,2%des ménages s’attendent à une amélioration de leur situation financière.Le solde d’opinion de cet indicateur s’est ainsi établit à moins 7,7point contre moins 5,9 points un trimestre auparavant et 15,1 points un an auparavant. L’enquête fournit également des données trimestrielles sur la perception des ménages relatives à d’autres aspects des conditions de vie. Il s’agit en particulier de la capacité des ménages à épargner et de l’évolution des prix des produits alimentaires. Au quatrième trimestrede2022,11,1%contre 88,9%des ménages s’attendent à épargner au cours des 12 prochains mois. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur est resté négatif, à moins 77,8points au lieu de moins 78,0points au trimestre précédent et moins 69,5points au même trimestre de l’année passée. Au quatrième trimestrede2022, la totalité des ménages (98,9%) déclarent que les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours des 12 derniers mois. Le solde d’opinion est ainsi resté négatif, à moins 98,8 points, après avoir été de moins 99,1 points un trimestre auparavant et de moins 95,9 points un an auparavant. Quant aux perspectives de leur évolution au cours des 12 prochains mois, les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter selon 76,8% des ménages contre 5,0% seulement qui s’attendent à leur baisse. Le solde d’opinion est resté ainsi négatif, se situant à moins 71,8points, au lieu de moins 73,6points enregistrés un trimestre auparavant et de moins 76,3points un an auparavant.
Maroc. La contrefaçon des billets de banque poursuit sa tendance baissière

Les données relatives à la contrefaçon de billets de banque marocains indiquent la poursuite de la tendance baissière constatée depuis les cinq dernières années, a annoncé récemment Bank Al-Maghrib. Selon la Banque centrale, le taux de faux monnayage a reculé de 6,1 billets pour chaque million de billets en circulation en 2017 à 3,3 au cours de l’année 2021. Représentant l’équivalent de 1,1 million de dirhams, le nombre de faux BBM détectés s’est ainsi établi à 7.372 contre 1,5 million en 2017, a relevé Bank Al-Maghrib dans son Rapport annuel sur les infrastructures des marchés financiers et les moyens de paiement, leur surveillance et l’inclusion financière – Exercice 2021. L’analyse des données recueillies montre que « le nombre de faux billets de cette année est légèrement supérieur à celui de l’année dernière (6.335) constatée suite à la période de confinement mais reste en dessous du niveau d’avant la crise sanitaire (9.575) », a fait savoir BAM de même source. Dans le détail, il ressort que sur les faux billets décelés, la coupure de 200 DH prédomine, avec une part en baisse de 61%, contre 69% en 2020 alors que celle de 100 DH a augmenté à 19%. En ce qui concerne les petites dénominations, il apparait que celle de 50 DH a vu sa part baisser de 3 points de pourcentage à 12% tandis que celle de 20 DH est passée de 5% à 8%. D’après les observations établies par Bank Al-Maghrib, « les tentatives de contrefaçon ont porté principalement sur la série 2012 avec une part de 86% des faux billets décelés contre moins de la moitié deux années auparavant ». Il ressort qu’à l’inverse, celles de 2002 et de 1987, y ont représenté respectivement 10% et 4% contre des parts de 18% et 7% en 2020, a relevé l’institut d’émission dans son rapport annuel. La même source note en outre que « 78% des faux billets décelés sont effectués par des photocopieurs ou imprimantes couleur contre un taux de 71% enregistré en 2020 ». Le rapport relève également que « le nombre détecté de faux billets de banques étrangers (BBE) a atteint 339 billets contrefaits en 2021, contre 1353 en 2020 et 519 billets en 2019 », selon Bank Al-Maghrib précisant que l’euro a accaparé une part de 60%, contre 10% en 2020. La contrefaçon du dollar USD a baissé de 88% à 36%. Sur la qualité des billets en circulation, en 2021, l’émission des billets neufs par Bank Al-Maghrib a concerné un volume de 512 millions de coupures, en baisse de 17% par rapport à l’année 2020, peut-on lire dans ce rapport qui relève que la destruction a de son côté porté sur un volume de 489 millions de billets en hausse de 22%. Effectué conjointement par la Banque centrale et les Centre Privés de Tri (CPT), l’entretien de la qualité des billets en circulation a atteint un volume de 3,5 milliards de billets. Ce qui correspond à une hausse de près de 15% par rapport à l’année 2020. Selon le rapport rendu public récemment, la part du volume traité par les CPT s’est stabilisée à 83%, correspondant à 2,9 milliards de billets. « Le traitement des CPT a permis de produire l’équivalent de 1,8 milliard de billets valides recyclés directement aux banques, alors qu’un volume de 499 millions de billets valides a été versé à Bank Al-Maghrib », a-t-on souligné précisant que le taux de recyclage qui en découle est de 78%. Par coupure, il ressort dudit rapport que les grandes dénominations de 200 DH et de 100 DH ont marqué un taux de recyclage respectivement de 86% et 77%. Quant aux petites dénominations de 50 DH et de 20 DH, le document indique qu’elles ont enregistré un taux de recyclage respectivement de 22% et 15%. A noter que le volume des pièces recyclées par les CPT s’est établi à 299 millions de pièces de monnaie, en hausse de 7%. Alain Bouithy
Maroc: L’activité portuaire reste sur une tendance baissière à fin février

L’activité portuaire s’est inscrite sur une tendance baissière à fin février, selon les données statistiques rendues publiques récemment par l’Agence nationale des ports (ANP). En effet, au terme du deuxième mois de l’année 2021,«le trafic transitant par les ports gérés par l’ANP a atteint un volume global de 13,6 millions de tonnes, marquant ainsi une baisse de 8,6%, en glissement annuel », a indiqué l’ANP. Le volume du trafic s’est dès lors inscrit en baisse pour le deuxième mois consécutif depuis le début de l’année en cours. Puisqu’en janvier dernier, le trafic transitant par les ports gérés par l’ANP avait atteint un volume global de 7,5 millions de tonnes, correspondant à une baisse de 7,7% par rapport à la même période de l’année écoulée. Par nature de flux, les chiffres publiés par le régulateur portuaire laissent apparaître une baisse des importations de 8,5% avec un volume de 8,5 MT due au recul des importations des aliments de bétail (-27%), des céréales (-12,7%), du charbon (-9,8%) et du trafic des hydrocarbures (-13,9%). Ces données font également ressortir « une baisse des exportations de 7,6% avec un volume de 4,7 MT, due particulièrement au recul du trafic des engrais (-16,6%), des phosphates(-18,9%) et du trafic des conteneurs en tonnage (- 10,7%) », a souligné l’agence dans une note de synthèse relative à l’activité portuaire du mois de février dernier. Dans sa note, il ressort en outre une baisse des volumes du cabotage de 19,7%, avec un trafic de 430.438 tonnes, induite essentiellement par la baisse du trafic des hydrocarbures (-47,5%). Il est à souligner que la répartition du trafic par port montre de son côté que les ports de Mohammedia, Casablanca et Jorf Lasfar ont assuré le transit de 10,4 millions de tonnes, représentant environ 76% du trafic des ports gérés par l’ANP. En détail, l’activité du port de Mohammedia a enregistré un volume de 686.350 tonnes à fin février, marquant une régression de 19,6% par rapport aux deux premiers mois de l’année 2020. A en croire l’ANP, cette variation est due principalement à la baisse du trafic du gasoil qui a accusé un recul de 37,5%, alors que les importations du butane se sont inscrites en hausse de 40,5%. Au cours de la même période, le port de Casablanca a assuré pour sa part le transit de 4,5 MT, soit une baisse de 5,3% par rapport à la même période de l’année précédente. Précisions que le recul des activités de ce port, qui représente environ 33,2% du trafic global, est attribué « à la baisse des importations du charbon (-43,6%), des exportations du phosphate (-22 ,5%) et des produits sidérurgiques (-40,6%) », selon les explications de l’agence qui a fait état, en revanche, de la hausse de 18,3% des importations des céréales en glissement annuel. Quant au port de Jorf Lasfar, son activité s’est chiffrée à 5,2 millions de tonnes au deuxième mois de l’année. S’il confirme sa première place, avec une quote-part de 37,8% du trafic global, ce port a enregistré une baisse de 16,8% par rapport à la même période de l’année précédente. Cette variation est attribuée « principalement à la forte baisse des importations du charbon & coke de pétrole (-40,5%), des céréales (- 35,5%), du trafic des hydrocarbures (-22,3%) et des exportations des engrais(-17,8%)», a fait savoir l’organe de régulation des ports marocains. Signalons aussi la baisse des activités au niveau des ports de Nador et d’Agadir. Avec un volume d’environ 364.155 tonnes enregistrées à fin février 2021, l’activité du port de Nador a connu une forte baisse de 40,8% en raison de la forte régression du trafic du charbon et coke de pétrole et des importations des céréales qui ont respectivement reculé de 65,8% et 38,9%. De son côté, l’activité du port d’Agadir a parallèlement enregistré un volume de 911.295 millions de tonnes, en baisse de 20,4%, « due essentiellement au recul des importations des céréales (-74%), des aliments de bétail (-89,8%), du trafic des conteneurs en tonnage (-8,1%) et des hydrocarbures (-12,2%) », selon l’ANP notant en revanche une hausse de 20% des exportations du clinke. Soulignons que les ports de Safi et de Laâyoune ont été les seuls à avoir connu des hausses au titre du mois dernier. En effet, « les ports de Safi ont atteint un volume d’environ 1,6 MT, soit une hausse de 68,3% par rapport à la même période de l’année précédente, imputable notamment au fort rebond des importations du charbon &coke de pétrole (+ 368%) et du soufre (+14,1%) et des exportations du gypse (+113%), a fait savoir l’ANP. Celui de Laâyoune a parallèlement enregistré une hausse de 1,8% par rapport à la même période de l’année 2020, avec 239.008 tonnes. Cette évolution est induite particulièrement par la hausse des exportations du phosphate (+10,1%) et du sable (+50,8%),selon l’agence. Dans sa note de synthèse de l’ANP, il est par ailleurs indiqué que l’activité des conteneurs dans les ports relevant de l’ANP s’est chiffrée à 229.567 EVP durant les deux premiers mois de l’année 2021, soit une baisse de 1,3% et les importations des céréales se sont chiffrées à 1,2 million de tonnes au terme des deux premiers mois de l’année 2021, marquant ainsi une baisse de 12,7% par rapport à la même période de l’année précédente. Tandis que le trafic des phosphates et dérivés a atteint un volume d’environ 4,9 millions de tonnes, correspondant à une baisse de 7%, le trafic global des hydrocarbures s’est chiffré à 1,5 million de tonnes accusant ainsi une baisse de 18,5% par rapport à la même période de 2020. Alain Bouithy
Maroc. L’IPIEM maintient sa tendance baissière au quatrième trimestre 2020

L’ indice de la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole a poursuivi son trend baissier pour le troisième trimestre consécutif, selon les données publiées récemment par le Haut-commissariat au plan (HCP). Après les baisses enregistrées au cours du troisième (2,6%) et deuxième trimestres (21,4%) de l’année 2020, l’indice de la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole s’est inscrit en baisse de 1,2% au titre du quatrième trimestre 2020 par rapport à la même période de 2019. Dans la note d’information relative à l’Indice de la production industrielle, énergétique et minière (IPIEM) du quatrième trimestre 2020, l’institution publique a expliqué que cette régression résulte notamment de la baisse de l’indice de la production de l’« industrie d’habillement» (18,6%), de celui de l’«industrie automobile» (9,1%), de celui «d’autres matériels de transport» (47,2%). Selon la même note, la baisse de l’indice de la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole s’explique aussi par le recul de l’indice de la production de la «fabrication de produits électroniques» (25,2%), de celui de la «fabrication d’équipements électriques» (17,7%), de celui de l’«industrie du cuir et de la chaussure» (21,8%) et de celui de la «fabrication des boissons» (1,8%). Pour rappel, la baisse (2,6%) observée au cours du troisième trimestre de l’année écoulée avait été attribuée notamment à celle des indices de production respectifs des compartiments «fabrication de produits métalliques» (29,3%), «industrie automobile» (9,8%), «fabrication d’autres matériels de transport» (56,7%), «industries alimentaires» (4,0%), «fabrication de produits électroniques» (25,6%), «fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» (3,3%), «imprimerie» (34,3%), «fabrication d’équipements électriques» (5,6%), «industrie de textile» (3,8%) et «industrie du bois» (9,3%). Au cours du même trimestre, le Haut-commissariat avait, en revanche, noté des hausses au niveau des indices de production de l’«industrie chimique» (11,4%), des secteurs de «la métallurgie» (4,8%), des «tabacs» (5,4%), de la «fabrication des produits en caoutchouc et en plastique» (3,9%) ainsi que de la «fabrication de machines et équipements» (1,6%). Soulignons qu’au dernier trimestre de l’année 2020, les chiffres enregistrés par le Haut-commissariat montrent que l’indice de l’«industrie chimique» s’est inscrit en hausse de 12,0%. Selon le HCP, des hausses ont également été enregistrées au niveau des indices de production des compartiments «industrie pharmaceutique» (6,8%), «produits métalliques» (5,3%), «industrie du papier et du carton» (10,7%), «industries alimentaires» (0,8%), «la fabrication des produits en caoutchouc et en plastique» (3,3%), «métallurgie» (1,3%) et «fabrication des machines et équipements» (6,6%). Il est à noter, par ailleurs, que l’indice de la production des industries extractives a enregistré une hausse de 8,8%, selon la note d’information du Haut-commissariat. Cette évolution s’explique par la hausse de l’indice de la production des «produits divers des industries extractives» (9,2%) et de la baisse de celui des «minerais métalliques» (4,5%), souligne-ton. En ce qui concerne l’indice de la production de l’énergie électrique, il ressort des données recueillies qu’il a enregistré une baisse de 0,8% au quatrième trimestre de l’année écoulée. Comme l’a relevé le Haut commissariat dans sa note, «les indices de la production des secteurs sus-indiqués auront ainsi enregistré, en 2020 par rapport à 2019, une diminution de 6,3% pour l’industrie manufacturière hors raffinage de pétrole et de 4,0% pour l’énergie électrique et une augmentation de 5,0% pour les mines». A titre de comparaison, rappelons que l’indice de la production des industries extractives avait enregistré une hausse de 3,8% au troisième trimestre, suite à la hausse de l’indice de la production des «autres industries extractives» (4,2%) et à la baisse de l’indice de production de l’«extraction de minerais métalliques» (6,4%). Dans sa précédente note d’information, le Haut-commissariat avait également relevé une hausse de 0,7% de l’indice de la production de l’énergie électrique. Alain Bouithy