Congo. De la sympathie pour Guy Noël Sam jusqu’à sa mort

Congo. De la sympathie pour Guy Noël Sam jusqu’à sa mort

HOMMAGE. Lors d’une conversation téléphonique, à initiative de Guy Noël Sam, nous sommes longuement revenus à ces bonnes années passées difficilement à la FAC, perturbées par les guerres civiles de 1997 et 1998. Je suis resté son étudiant pendant 4 ans. Et ce jour-là, il me parlait avec une courtoisie qu’on ne trouvait pas à la Fac. « Je suis fier de voir ce que vous faites aujourd’hui. Et je suis sûr que vous m’en serez reconnaissant. À la FAC, vous n’avez pas eu de la sympathie pour moi, m’accusant de vous avoir mené la vie trop dur », me disait-il ce jour-là au téléphone. Je crois que Guy Noël Sam avait lu tous les messages de ses anciens étudiants, dans un groupe, créé expressément pour l’aider à fêter ses 50 ans de carrière, et s’était rendu compte du jugement que se faisaient de lui certains de mes collègues. Il n’était peut-être pas surpris, mais il était fier de ce qu’ils étaient devenus. Guy Noël Sam aura marqué des générations de journalistes formés à l’université Marien Ngouabi, mais aussi sur le tas à la télévision et à la radio nationales. Guy Noël Sam, Nono, ce statisticien de formation, à l’instar de Clément Mierassa, a impacté la presse congolaise dans les années 70 et 80. En début des années 90, il était encore à la télévision nationale, avant de passer à Radio Liberté pour aider, pendant un moment, à professionaliser cet ancien média de guerre. L’homme quitte la terre avec plus de 50 ans de métier, une bonne partie passée à la formation à l’université Marien Ngouabi. Retraité et malade, il a continué à enseigner les étudiants qui partaient se former chez lui à Batignoles. Il avait de la sympathie. Par Arsène SEVERIN

Congo/Média : Vers le paiement de la Redevance Audio-Visuelle (RAV)

Congo/Média : Vers le paiement de la Redevance Audio-Visuelle (RAV)

Le ministre de la communication et des médias, Thierry Moungalla, a récemment déclaré au micro de la chaîne nationale de télévision, qu’il a été informé il y a quelques jours par les deux ministères concernés par la gestion de la redevance que la taxe collectée depuis le début de l’année allait être reversée dans les comptes du ministère qu’il dirige. «La Redevance Audio-Visuelle que vous appelez RAV a été instituée par la loi des finances 2001. Elle a été organisée et réglementée par un décret pris par le ministre des finances et le ministre de la communication de l’époque, en 2003», a-t-il ajouté, dénonçant le fait que cette redevance pourtant  collectée depuis 2003 par la Société Nationale d’Electricité (SNE) devenue Electricité et Energie du Congo (E2C) n’avait jamais été reversée aux structures concernées. Le ministre a indiqué que cette taxe est  collectée depuis 17 ans et aurait dû être versée aux organes mais ne l’a pas été depuis lors malgré toutes les démarches menées par ses prédécesseurs et lui-même sur cette redevance collectée à travers les factures d’électricité des congolais à hauteur de 1000 fcfa par  ménages. Pour Thierry Moungalla, une fois collectée, c’est-à-dire virée du trésor public vers le ministère, cette taxe fera l’objet d’une répartition entre les médias concernés selon une règle de péréquation, une règle d’égalité proportionnelle à l’importance du média concerné. Et que si ce versement qu’il souhaite vivement régulier, ce qui permettrait aux médias de faire face à leurs charges de fonctionnement et pourquoi pas dans certains cas à certains petits investissements. Ce versement aiderait à l’amélioration du fonctionnement des médias concernés, à savoir, Télé Congo, Radio Congo, l’ACI, l’imprimerie et bien d’autres. De son côté, le comité de suivi et des recommandations des assises de la presse, qui a analysé le mécanisme de cette taxe, a déploré que cette RAV n’arrive pas aux médias. Il a en outre rappelé que les assises avaient élargi les bénéficiaires à tous les organes officiellement reconnus dans le pays. Florent Sogni Zaou

Congo: le ministre Thierry Moungalla condamne l’agression de la journaliste Whitney Rissi Cally de TéléCongo

Congo: le ministre Thierry Moungalla condamne l’agression de la journaliste Whitney Rissi Cally de TéléCongo

Le Ministre de la Communication et des Médias, Porte Parole du Gouvernement du Congo, a condamné l’agression dont a été récemment victime la journaliste et animatrice de TéléCongo, la chaîne nationale, Whitney Rissi Cally. « Je condamne avec la plus grande fermeté l’agression dont a été victime Whitney Rissi Cally, talentueuse journaliste et animatrice de TéléCongo », a écrit le ministre Thierry Moungalla sur son compte twitter. Sauvagement agressée, mercredi 25 mars dernier, par des éléments des forces de l’ordre postés à l’entrée de la télévision nationale, alors qu’elle tentait d’accéder à son lieu de travail, la journaliste congolaise a, en croire le ministre, été victime de « l’application stupide, par certains éléments des forces de l’ordre, d’instructions liées à la prévention du COVID-19 », a-t-il souligné dans un premier tweet. « Je recevrais l’intéressée en compagnie du Dg de TéleCongo dans les tous prochains jours », a promis Thierry Moungalla dans un second tweet. Saisissant cette occasion pour dire que l’émission qu’anime notre consœur (Le pas du jour, le bon pied de ma journée) « est un moment de divertissement dont les téléspectateurs ont grand besoin dans ces moments douloureux de pandémie liée au coronavirus COVID-19 ». Quant aux forces de l’ordre responsables de cet incident, n’étant pas « sous l’autorité du Dg » de Télecongo, le ministre de la Communication et des Médias a promis dans un troisième tweet saisir leur hiérarchie. Adrien Thyg

Média : Borgia Samba, le départ d’un professionnel

Média : Borgia Samba, le départ d’un professionnel

Le monde de la communication est profondément affecté par le décès, le 28 novembre 2019 à Brazzaville, du Directeur de l’Information de la chaine nationale de la télévision autrement Télé Congo, Borgia Samba, des suites d’un accident vasculaire cérébral, après trois jours de coma. Selon des témoignages concordants, Borgia Miguel Samba Bouesso qui a vu le jour en 1976 à Brazzaville, a fait de brillantes études primaires et secondaires sanctionnées par un baccalauréat série A4 en 1995, obtenu à partir du lycée Thomas-Sankara. Il a été un brillant journaliste.   Produit de l’Université Marien-Ngouabi de Brazzaville qu’il quitte avec une licence en journalisme, il fait ses premiers pas professionnel à Radio Liberté avant d’empocher son diplôme en 1998 et d’intégrer les effectifs de la Fonction publique en 2003.  Dès son arrivée à Télé-Congo, il se fraie un passage et se place parmi les grands journalistes de cette chaîne nationale. Il se distingue par sa manière de travailler et devient rapidement un des grands présentateurs de journaux et animateur de grands débats. Entre 2009 et 2012, il est directeur de l’information à Télé-Congo, en même temps collaborateur du ministre Charles Zacharie Bowao, tour à tour à la Coopération puis à la Défense nationale. Aux âmes bien nées, la valeur n’attendant pas longtemps, il va parfaire ses connaissances aux Etats-Unis entre 2013 et 2014 avant de rentrer plus consistant professionnellement qu’à son départ.    En 2017, il bénéficie de nouveau de la confiance de sa hiérarchie qui le relève aux fonctions de Directeur de l’Information pour la seconde fois. Toujours jovial et donnant l’envie de le suivre lorsque les caméras le proposent à tout le monde, personne n’a suspecté ce départ si rapide de ce jeune qui avait encore beaucoup à donner à la corporation et au pays.  Mais la mort a choisi la date du 28 novembre 2019 pour le prendre violemment. Florent Sogni Zaou