Révision à la baisse de l’utilisation et des stocks de céréales en 2022-2023

L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a revu à la baisse ses prévisions concernant la production de céréales au titre de l’année 2022. « La production mondiale de céréales devrait baisser cette année de 38,9 millions de tonnes, soit 1,4%, par rapport à l’année précédente », a estimé l’agence onusienne dans son récent Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales publié en début du mois de septembre. L’importante révision à la baisse des prévisions de la FAO intervient suite à la sécheresse persistante observée dans les pays de l’hémisphère Nord, a indiqué la FAO, soulignant que la plus grande partie de cette révision est à mettre au compte des céréales secondaires. Selon l’organisation internationale, la production mondiale de ceux-ci devrait s’établir à 1483 millions de tonnes, soit 17,9 millions de tonnes de moins que ce qui était prévu en juillet et une baisse de 1,8% (26,8 millions de tonnes) par rapport à 2021. Cette baisse prévue des céréales secondaires concerne principalement la production de maïs dans l’Union européenne, de maïs aux Etats-Unis d’Amérique ainsi que de l’orge et du sorgho dans l’Union européenne et aux États-Unis d’Amérique. Dans un communiqué, l’agence indique cependant avoir « relevé ses prévisions concernant la production mondiale de blé par rapport au dernier rapport de juillet, lesquelles ont été portées à 777 millions de tonnes (soit une baisse négligeable par rapport à 2021) au vu de la récolte record attendue en Fédération de Russie et des conditions météorologiques favorables en Amérique du Nord ». Les experts de la FAO estiment, par contre, que la production mondiale de riz devrait accuser un repli de 2,1% par rapport à son niveau record atteint en 2021, suite principalement aux effets de la répartition inégale des pluies en Asie du Sud, notamment en Inde et au Bangladesh. « Depuis juillet, la FAO a abaissé de 6 millions de tonnes ses prévisions concernant la production mondiale pour 2022, laquelle devrait s’établir à 514,5 millions de tonnes (en équivalent riz usiné), soit un recul de 2,1% par rapport à un niveau record de 2021 », a relevé l’agence onusienne constatant toutefois que la récolte demeure encore au-dessus de la moyenne. Suite à toutes ces variations, les experts de la FAO estiment à présent que l’utilisation mondiale de céréales en 2022-2023 devrait atteindre 2792 millions de tonnes, tandis que les stocks mondiaux de céréales à la clôture des campagnes de 2023 devraient se contracter de 2,1% et s’établir à 845 millions de tonnes. Dans le détail, « les prévisions de la FAO concernant l’utilisation mondiale de céréales en 2022-2023 ont été abaissées de 5,1 millions de tonnes depuis juillet et s’établissent à 2792 millions de tonnes », a expliqué la FAO estimant que cela représente un fléchissement négligeable de 0,1% (2,8 millions de tonnes) par rapport au niveau de 2021-2022. Quant aux prévisions concernant les stocks mondiaux de céréales, les données montrent qu’elles ont été réduites de 9,3 millions de tonnes, depuis juillet ; au point que les stocks devraient descendre à 845 millions de tonnes, soit une baisse de 2,1% (18,5 millions de tonnes) par rapport à leurs niveaux d’ouverture. Ainsi que le déduit la FAO, dans son bulletin sur l’offre et la demande de céréales, « le rapport stocks/utilisation de céréales au niveau mondial devrait légèrement reculer et s’établir à 29,5% (contre 30,9% en 2021-2022) ». L’organisation note toutefois que ce niveau est encore relativement élevé du point de vue historique. Selon toujours les prévisions de l’organisation onusienne, « les échanges mondiaux de céréales devraient fléchir de 1,9% en 2022-2023 (juillet-juin) par rapport à la période précédente et atteindre 469,6 millions de tonnes ». Alain Bouithy
Les prévisions de production et de stocks de céréales revues à la hausse

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a annoncé avoir revu à la hausse les prévisions concernant la production et les stocks de céréales. En effet, selon ses dernières prévisions, il apparaît que la production mondiale de céréales en 2018 devrait s’établir à 2,601 milliards de tonnes, soit une hausse de près de 10 millions de tonnes par rapport aux prévisions du mois dernier. La FAO attribue cette variation mensuelle principalement aux «révisions à la hausse de la production de blé au Canada et en Chine, qui font plus que compenser les révisions à la baisse en Australie et dans l’Union européenne», signalant toutefois 57 millions de tonnes de moins que le niveau record de 2017, soit 2,1%. Dans un communiqué rendu public dernièrement, l’organisation avait ainsi estimé que la production mondiale de blé en 2018 devrait approcher les 728 millions de tonnes, ce qui correspond à un recul de 4,3% par rapport à l’année précédente. «Des prix qui sont rémunérateurs dans l’ensemble devraient favoriser une augmentation des surfaces emblavées dans l’Union européenne, aux Etats-Unis et en Inde, mais des craintes liées à la météorologie pourraient compliquer les ensemencements dans certaines régions de la Chine et du Pakistan», avait-elle affirmé. En raison principalement d’une révision à la hausse des perspectives concernant le maïs et l’orge, l’agence onusienne prévoyait aussi que la production mondiale de céréales secondaires s’établirait à 1,360 milliard de tonnes, soit une baisse de 2,2% par rapport à 2017. Selon l’organisation, la production de riz en 2018 «devrait battre de 1,3% le niveau record de 2017 et atteindre 513 millions de tonnes », grâce notamment à l’augmentation des surfaces cultivées et que la FAO explique par «des prix plus rémunérateurs, et à une diminution des pertes causées par des conditions météorologiques défavorables, en particulier en Asie». S’agissant des prévisions concernant l’utilisation mondiale de céréales pour 2018-2019, les dernières prévisions annonçaient une légère hausse de 0,2% estimée à 2,653 milliards de tonnes, soit 39 millions de tonnes de plus correspondant à 1,5% par rapport aux estimations pour 2017-2018. Pour l’agence, «cette révision à la hausse, aussi bien par rapport à la campagne précédente que par rapport au mois dernier, s’explique principalement par une augmentation de l’utilisation du maïs dans l’alimentation animale et à des fins industrielles». D’après les prévisions de la FAO, l’utilisation mondiale de céréales secondaires devrait atteindre un niveau record en 2018-2019, en raison d’une forte demande pour l’alimentation animale et à des fins industrielles, en particulier en Chine et aux Etats-Unis. Par ailleurs, «les prévisions concernant les stocks mondiaux de céréales à la clôture des campagnes de 2019 ont été relevées de 10,6 millions de tonnes (1,4%) par rapport à octobre et atteignent désormais près de 762 millions de tonnes, mais restent encore largement en baisse – de 53 millions de tonnes (6,5%) – par rapport à leur niveau d’ouverture record», pouvait-on lire dans le communiqué de la FAO. S’agissant des stocks mondiaux de blé, la même source indiquait que les prévisions concernant ce produit ont été relevées de 9 millions de tonnes par rapport à l’estimation précédente. Toutefois, et d’après l’agence onusienne, «les stocks totaux de blé devraient tout de même diminuer d’au moins 12 millions de tonnes (4,5%) par rapport à leur niveau d’ouverture record et s’établir à 264 millions de tonnes». A suivre ses prévisions, la baisse des stocks de blé en glissement annuel devrait surtout concerner les principaux exportateurs. Ainsi, l’organisation estime que «chez les principaux exportateurs de blé, le rapport stocks de clôture/disparition totale (utilisation nationale plus exportations) devrait tomber à son plus bas niveau depuis cinq ans, pour s’établir à 16,3%». Autre recul signalé dans ses prévisions, celui du volume total des stocks de céréales secondaires qui accuserait ainsi sa première baisse depuis 2012-2013. A en croire la FAO, «le fléchissement attendu sera en grande partie imputable au maïs et devrait concerner surtout les principaux pays exportateurs ainsi que la Chine, ce pays ayant adopté une politique de diminution des stocks de maïs». L’organisation est, cependant, certaine que les stocks mondiaux de riz à la clôture de la campagne 2018-2019 devraient atteindre un nouveau niveau élevé de 176,6 millions de tonnes. Ce qui veut dire une amélioration «de 2,6% par rapport aux niveaux d’ouverture et un niveau identique à ce qui était prévu en octobre». Alain Bouithy