Sénégal/Dette, discipline et “Jubbanti Koom” : la cure d’amaigrissement version Sonko

Sénégal/Dette, discipline et “Jubbanti Koom” : la cure d’amaigrissement version Sonko

TRIBUNE. Avec la situation des finances publiques difficiles, voilà que Ousmane Sonko enfile la blouse du chirurgien budgétaire. Diagnostic : un Sénégal sous perfusion de dettes, alourdi par 23 666,8 milliards FCFA à fin 2024, soit un ventre financier gonflé à près de 119 % du PIB. Ordonnance : régime sec, rééducation musculaire… et surtout, reprise en main musclée de la souveraineté financière. Entre 2025 et 2028, le gouvernement brandit son PRES comme un manuel de survie économique. La fameuse stratégie « S3 » ? Une sorte de gymnastique comptable destinée à remettre le pays d’aplomb. Premier exercice : rééquilibrer la dette comme on remet un plateau trop chargé, objectif 50/50 entre dette intérieure et extérieure. Traduction satirique : moins de dollars capricieux, plus de francs CFA bien de chez nous. Le message est clair à force de danser avec les marchés internationaux, Dakar avait fini par avoir le tournis. Deuxième mouvement : rallonger la dette comme on étire un élastique trop tendu. Fini (en théorie) les emprunts courts qui étranglent le budget chaque année ; place aux financements longs et concessionnels auprès des grands bailleurs. Autrement dit, respirer aujourd’hui pour ne pas suffoquer demain. Mais le vrai coup de théâtre, c’est le « Jubbanti Koom » littéralement, la grande opération de redressement. Ici, le Premier ministre joue au jardinier des finances publiques : tailler dans le train de vie de l’État, fusionner les structures obèses, traquer les niches fiscales planquées sous le tapis. Le mot d’ordre : financer le développement avec l’argent du pays, pas avec la carte de crédit internationale. Dans cette nouvelle liturgie budgétaire, même les secteurs jadis chouchoutés passent à la caisse : numérique, mobile money, jeux, foncier… personne n’échappe au fisc version 2.0. Et pour compléter la quête, on agite la tirelire de la diaspora et les financements verts parce qu’aujourd’hui, même la dette doit porter un costume ESG pour être fréquentable. Objectif affiché, presque olympique : ramener le déficit de 12 % à 3 % d’ici 2027, stabiliser la dette autour de 101 % du PIB en 2028, et relancer agriculture, pêche et industrie comme un moteur qu’on croyait grippé. Reste la question que tout le monde murmure dans les couloirs climatisés de l’économie : miracle budgétaire en gestation… ou cure d’austérité sous emballage patriotique ? Une chose est sûre : la bataille de la dette est lancée et cette fois, à Dakar, on promet de compter chaque franc comme si c’était le dernier. Par Malick BA Journaliste

SENEGAL. Pastef contre Pastef : quand la révolution se saborde à coups de selfies

SENEGAL. Pastef contre Pastef : quand la révolution se saborde à coups de selfies

TRIBUNE. C’est une scène grotesque. Une farce nationale. Un carnaval politique. Les mêmes militants qui hier criaient « Sonko ou la mort » sont aujourd’hui devenus experts en autopsie gouvernementale sur les réseaux sociaux. Les mêmes responsables qui parlaient de projet de rupture jouent maintenant aux pleureuses professionnelles, micro ouvert, larmes filtrées, indignation sponsorisée. À croire que Pastef est devenu un cabaret où chacun vient exhiber sa vertu comme on montre son caleçon s… Oui, il y a eu un décès. Oui, c’est grave. Oui, c’est condamnable. Mais depuis quand chaque drame doit-il servir de prétexte à une orgie d’attaques contre son propre gouvernement ? Vous cherchez quoi exactement ? Votre certificat de pureté révolutionnaire ? Votre badge de martyr numérique ?. Votre quota de likes , lives ? Pendant que vous transformez la douleur nationale en spectacle TikTok, facebook,le vieux système, lui, débouche le champagne. Les reliques du régime précédent regardent vos sorties hystériques avec un sourire lubrifié. Car vous faites mieux qu’eux : vous flinguez Sonko et son gouvernement gratuitement. Vous fragilisez un pouvoir déjà encerclé. Vous offrez la corde à ceux qui rêvent encore de pendre le projet. Soyons crus : ce gouvernement est né dans la sueur, le sang et la prison. Il avance avec une justice minée, une administration infestée, des médias hostiles et une opposition revancharde. Et vous, au lieu de servir de bouclier politique, vous devenez des missiles artisanaux. Vous appelez ça conscience. Moi j’appelle ça masturbation morale collective. Le peuple n’a pas affronté les balles pour voir ses propres militants se transformer en hyènes. Il n’a pas vidé ses poches pour financer une révolution afin que ses responsables jouent aux vierges effarouchées devant caméra. Il n’a pas voté Pastef pour que Pastef s’auto-dévore comme un serpent sous ecstasy. À ce stade, ce n’est plus de la critique. C’est de la cannibalisation politique. On peut réclamer justice sans jeter Sonko et son gouvernement en pâture. On peut exiger la vérité sans organiser un gangbang médiatique contre son propre camp. On peut pleurer un mort sans sodomiser un projet national. Mais non. Certains préfèrent le buzz à la stratégie. Le micro à la discipline. La posture à la responsabilité. Pour vous dire qu’une une révolution transformée en télé-réalité, avec militants-stars, indignés professionnels et procureurs de salon. Si Pastef tombe demain, ce ne sera pas uniquement à cause du système. Ce sera aussi parce que ses propres enfants auront pissé dans le moteur pendant que la voiture roulait. Et ça, ce sera la plus obscène des défaites. Par Malick BA Journaliste

Sénégal/France. Réponse de Sonko à Macron

Sénégal/France. Réponse de Sonko à Macron

Ousmane Sonko répond à Macron: « la France n’a ni la capacité, ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté… » Le Président Emmanuel Macron a affirmé que le départ annoncé des bases françaises aurait été négocié entre les pays africains qui l’ont décrété et la France. Il poursuit en estimant que c’est par simple commodité et par politesse que la France  a consenti  la primeur de l’annonce à ces pays africains. Je tiens à dire que, dans le cas du Sénégal, cette affirmation est totalement erronée. Aucune discussion ou négociation n’a eu lieu à ce jour et la décision prise par  le Sénégal découle de sa seule volonté , en tant que pays libre, indépendant et souverain. Il déclare, enfin, « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée ». Constatons que la France n’a ni la capacité ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté. Bien au contraire, elle a souvent contribué à déstabiliser certains pays africains comme la Libye avec des conséquences désastreuses notées sur la stabilité et la sécurité du Sahel. Germain Nzinga

Sénégal. La liste complète des membres du gouvernement Sonko

Sénégal. La liste complète des membres du gouvernement Sonko

Sur proposition du Premier Ministre, un gouvernement composé de 25 ministres et de 5 secrétaires d’État a été constitué ce vendredi, comme l’a annoncé le Secrétaire général de la Présidence de la République, Oumar Samba Ba.  GOUVERNEMENT DU SENEGAL DU 5 AVRIL 2024 Monsieur Ousmane SONKO : Premier Ministre MINISTRES : 1. Madame Yacine FALL : Ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères ; 2. Général (2S) Birame DIOP : Ministre des Forces armées ; 3. Monsieur Ousmane DIAGNE : Ministre de la Justice, Garde des Sceaux ; 4. Général (2S) Jean Baptiste TINE : Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique ; 5. Monsieur Birame Soulèye DIOP : Ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines ; 6. Monsieur Abdourahmane SARR : Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération ; 7. Monsieur Cheikh DIBA : Ministre des Finances et du Budget ; 8. Monsieur Malick NDIAYE : Ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens ; 9. Monsieur Daouda NGOM : Ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique ; 10. Monsieur Amadou Moustapha Njekk SARRE : Ministre de la Formation professionnelle, Porteparole du Gouvernement. 11. Monsieur Cheikh Tidiane DIEYE : Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement ; 12. Monsieur Alioune SALL : Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique ; 13. Monsieur El Hadj Abdourahmane DIOUF : Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ; 14. Monsieur Serigne Guèye DIOP : Ministre de l’Industrie et du Commerce ; 15. Madame Fatou DIOUF : Ministre des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires ; 16. Madame Maïmouna DIEYE : Ministre de la Famille et des Solidarités ; 17. Monsieur Yankoba DIEME : Ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions ; 18. Monsieur Balla Moussa FOFANA : Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires ; 19. Monsieur Moustapha Mamba GUIRASSY : Ministre de l’Éducation nationale ; 20. Monsieur Ibrahim SY : Ministre de la Santé et de l’Action sociale ; 21. Monsieur Olivier BOUCAL : Ministre de la Fonction publique et de la Réforme du Service public ; 22. Madame Khady Diène GAYE : Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture ; 23. Monsieur Mabouba DIAGNE : Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage ; 24. Monsieur Alioune DIONE : Ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire ; 25. Monsieur Mountaga DIAO : Ministre du Tourisme et de l’Artisanat. SECRETAIRES D’ETAT 1. Monsieur Amadou Chérif DIOUF : Secrétaire d’État aux Sénégalais de l’Extérieur ; 2. Monsieur Ibrahima THIAM : Secrétaire d’État au Développement des Petites et moyennes industries ; 3. Monsieur Momath Talla NDAO : Secrétaire d’État à l’Urbanisme et au Logement ; 4. Monsieur Alpha BA : Secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan ; 5. Monsieur Bacary SARR : Secrétaire d’État à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine

Sénégal. Remise de fiches à Sonko : La Dge recale la Cena

La Direction générale des élections (Dge) ne compte pas bouger d’un iota de sa logique de ne pas remettre la clé usb ainsi que les fiches de par­rainage au mandataire de Ous­mane Sonko. La Dge l’a fait savoir à la Commission électo­rale na­tionale autonome (Cena). Dans une lettre du 31 octobre adressée à la Cena, l’entité qui gère le processus électoral affirme qu’elle ne peut remettre les documents pour le parrainage car Ous­mane Sonko n’est pas inscrit sur les listes électorales. «Cette position de la Dge a été confirmée par l’ordonnance n°23 du 6 octobre 2023 du président de la première Chambre adminis­trative de la Cour suprême», précise l’entité dans… Lire la suite sur Le Quotidien

Sénégal/Aminata TOURE: situer les responsabilités sur les tueries de 16 de nos enfants

Sénégal/Aminata TOURE: situer les responsabilités sur les tueries de 16 de nos enfants

HAUT ET FORT. « L’élection présidentielle devra impérativement se tenir à date échue, en février 2024 avec la participation de TOUS les candidats », a prévenu l’ancien Premier ministre du Sénégal, Aminata Touré. « Seul le Président Macky Sall n’y participera pas selon les dispositions très claires de la Constitution », a cependant estimé l’ex présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE, 2019 -2020) dans un message posté sur twitter. Pour elle, « aucun report de l’élection présidentielle ne peut être envisagé! ». En revanche, plaide l’ancien ministre de la Justice, « les plaintes nationales et internationales doivent rapidement permettre de situer les responsabilités sur les tueries de 16 de nos enfants et les commanditaires ». Ce, afin que les auteurs répondent rapidement de « leurs actes de barbarie », a-t-elle conclu. Alain Thyg