Ce secteur va rapporter 168 milliards de dollars au PIB du continent africain

Le tourisme peut créer plus de 18 millions d’emplois en Afrique et rapporter 168 milliards de dollars au PIB du continent au cours de la prochaine décennie, selon le Conseil mondial du voyage et du tourisme. La croissance pourrait même être plus importante à condition de lever certains freins. Au cours des dix prochaines années, la filière touristique devrait croître de 5,1% par an, soit deux fois plus vite que l’économie africaine dans son ensemble, stipule un rapport réalisé par le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC). Grâce à cette croissance, l’industrie touristique va ajouter 168 milliards de dollars au PIB du continent et générer des emplois pour plus de 18 millions de personnes, selon le rapport de WTTC cité par l’agence Ecofin… Lire la suite sur Sputniknews

Le tourisme international continue de se remettre de la pandémie de Covid-19

Le tourisme international continue de se remettre de la pandémie de Covid-19

Le tourisme international continue de se remettre de la pandémie de Covid-19,  a constaté récemment l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Selon une nouvelle analyse de cette institution spécialisée des Nations unies destinée à promouvoir et à développer le tourisme, la reprise du tourisme est sur le point d’atteindre 65% des niveaux d’avant la pandémie d’ici la fin de l’année 2022. Une bonne nouvelle pour les professionnels de ce secteur lourdement frappé par la pandémie. D’après les estimations de l’OMT rendues publiques récemment, 700 millions de touristes ont voyagé à l’international entre janvier et septembre. Ce qui correspond à plus du double (+133%) du chiffre enregistré à la même période en 2021 et équivaut à 63% des niveaux de 2019. Ces données suggèrent que le secteur est « en bonne voie pour atteindre 65% de ses niveaux prépandémiques cette année, conformément aux scénarios de l’OMT », a souligné l’organisation dans un communiqué. La même source attribue cette évolution à « une forte demande refoulée, une amélioration des niveaux de confiance et la levée des restrictions dans un nombre croissant de destinations ». Selon le dernier Baromètre OMT du tourisme mondial, les arrivées mensuelles étaient inférieures de 64% aux niveaux de 2019 en janvier 2022 et avaient atteint -27% en septembre. Ces données recueillies suggèrent que 340 millions d’arrivées internationales ont été enregistrées au cours du seul troisième trimestre de 2022, soit près de 50% du total des neuf mois. Continuant de mener la reprise mondiale, l’Europe a reçu 477 millions d’arrivées internationales entre janvier et septembre 2022 représentant 68% du total mondial. Elle a ainsi atteint 81% des niveaux prépandémiques. Précisons que « ce chiffre représente plus du double de celui de 2021 (+126%), les performances étant tirées par une forte demande intrarégionale et des voyages en provenance des États-Unis », comme le relève l’OMT soulignant que la région a connu une performance particulièrement forte au troisième trimestre, où les arrivées ont atteint près de 90% des niveaux de 2019. En glissement annuel, de janvier à septembre 2022, le Moyen-Orient a de même vu les arrivées internationales plus que tripler (+225%), ce qui l’a permis de remonter à 77% du niveau pré-pandémique. La même tendance a été observée du côté de l’Afrique (+166%) et des Amériques (+106%) qui ont également enregistré une forte croissance par rapport à 2021. Selon les chiffres, ces deux  régions ont atteint respectivement 63% et 66% des niveaux de 2019. En ce qui concerne la région Asie-Pacifique (+230%), il apparaît que « les arrivées ont plus que triplé au cours des neuf premiers mois de 2022, reflétant l’ouverture de nombreuses destinations, dont le Japon à la fin du mois de septembre », a indiqué l’OMT constatant toutefois que les arrivées en Asie-Pacifique sont restées inférieures de 83% aux niveaux de 2019. A propos de la Chine, un marché source clé pour la région, les données montrent qu’elle est restée fermée. Après analyse des arrivées et admissions, il ressort que plusieurs sous-régions ont atteint entre 80% et 90% de leurs arrivées prépandémiques en janvier-septembre 2022. C’est notamment le cas de l’Europe occidentale (88%) et l’Europe méditerranéenne du Sud (86%) qui ont enregistré la reprise la plus rapide vers les niveaux de 2019. L’OMT constate la même tendance au niveau des Caraïbes, de l’Amérique centrale (82% chacun) et de l’Europe du Nord (81%) qui ont également affiché d’excellents résultats. L’analyse montre, en outre, qu’au cours des neuf mois précédant septembre  «l’Albanie, l’Éthiopie, le Honduras, Andorre, Porto Rico, la République dominicaine, la Colombie, le Salvador et l’Islande sont les destinations qui ont enregistré des arrivées supérieures aux niveaux prépandémiques». Les mêmes chiffres suggèrent qu’au cours du mois de septembre dernier, « les arrivées ont dépassé les niveaux prépandémiques au Moyen-Orient (+3% par rapport à 2019) et dans les Caraïbes (+1%) et ont été proches en Amérique centrale (-7%), en Europe du Nord (-9%) et en Europe du Sud et Méditerranée (-10%) », a poursuivi l’institution spécialisée. Au cours des sept à neuf premiers mois de 2022, on apprend par ailleurs que certaines destinations ont en parallèle enregistré des augmentations notables des recettes du tourisme international. L’OMT cite le cas notamment de la Serbie, de la Roumanie, de la Turquie, de la Lettonie, du Portugal, du Pakistan, du Mexique, du Maroc et de la France. Abordant la question de la reprise qui a été également constatée dans les dépenses du tourisme émetteur par les principaux marchés émetteurs, l’OMT souligne les bons résultats de la France, où les dépenses ont atteint -8% dans l’année par rapport à 2019. L’organisation note à ce propos que « d’autres marchés ont fait état de fortes dépenses au cours des six à neuf premiers mois de 2022, notamment la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, les Etats-Unis, le Qatar, l’Inde et l’Arabie saoudite ». Alain Bouithy

Maroc: Evolution favorable des activités tertiaires

Maroc: Evolution favorable des activités tertiaires

Les activités tertiaires ont connu une évolution favorable au cours de l’année 2017, à commencer par celles liées au secteur touristique national dont le dynamisme a bénéficié de la contribution significative du marché extérieur. Avec plus de 11,3 millions de touristes, le nombre des arrivées touristiques à la destination marocaine a enregistré une croissance de 9,8% en 2017, soit son plus haut niveau sur les sept dernières années, a relevé la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). « Cette bonne performance trouve son origine, à hauteur de 75%, dans la bonne tenue des arrivées des touristes étrangers (+14,9% après -0,9% il y a une année). Du côté des arrivées des MRE, elles ont augmenté de 4,9% après +4% en 2016 », a-t-il expliqué dans sa note Conjoncture du mois dernier (N°252). Selon ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances, parallèlement à cette évolution, le nombre de nuitées, dans les établissements d’hébergement nationaux classés, s’est renforcé de 14,6% à fin 2017, après +4,7% à fin 2016, pour dépasser, pour la première fois, les vingt millions de nuitées (de 2,1 millions). D’après les données analysées, le volume des nuitées réalisées par les non-résidents a concentré près de 83% de cette progression, et a augmenté de 18,3%, soit sa plus forte performance depuis 2006, alors que les nuitées des résidents se sont améliorées de 7,4% comparativement à fin 2016. Au terme de l’année 2017, la DEPF a indiqué que les recettes touristiques se sont chiffrées à 69,7 milliards de dirhams. Ce qui correspond à une hausse de 8,5%, après +5% un an plus tôt. La bonne nouvelle, c’est que cette évolution ascendante s’est maintenue au titre du premier mois de l’année 2018, affichant ainsi une hausse de 32,3% comparativement au même mois de l’année 2017, pour atteindre 5,4 milliards de dirhams. Egalement au vert, le secteur des télécommunications a terminé l’année écoulée sur une bonne note, grâce notamment au rebond confirmé du parc de la téléphonie et l’évolution toujours robuste de l’activité de l’Internet. De l’analyse des chiffres de ce secteur, il ressort que le volume du parc global de la téléphonie s’est renforcé de 5,5% pour compter près de 46 millions d’abonnés, après un retrait de 3,8% au terme de l’année 2016. D’après la DEPF, cette progression est à mettre sur le compte de « la hausse du parc de la téléphonie mobile de 5,8% à 43,9 millions d’abonnés, après -3,6% un an auparavant, pour situer son taux de pénétration à 126% après 122,7% ». En ce qui concerne le parc de la téléphonie fixe, la Direction a noté que le rythme baissier poursuit son ralentissement, affichant un retrait de 1,1% à fin 2017 après -6,8% en 2016. Quant au parc d’abonnés à Internet, les chiffres font état d’un affermissement de 30,1% à fin 2017, après +17,9% un an plus tôt, pour atteindre près de 22,2 millions d’abonnés. Ce qui, a précisé la même source, porte son taux de pénétration à 63,7%, au lieu de 50,4% au terme de l’année 2016. Il faut cependant noté que les prix moyens de la communication ont, parallèlement à cette évolution, stagné entre 2016 et 2017. C’est le cas au niveau des segments de la téléphonie mobile et de l’Internet, alors qu’ils ont augmenté de 11,7% au niveau de la téléphonie fixe. L’année 2017 a également été favorable au niveau des transports où le trafic aérien des passagers a franchi, pour la première fois, le cap de 20 millions de passagers (de plus de 357.000 passagers), marquant une croissance de +11,6%, soit la plus forte des sept dernières années. La DEPF a également noté des augmentations à deux chiffres enregistrées au niveau de la plupart des aéroports nationaux, notamment à Marrakech (+11,96%), Agadir (+15,74%), Fès (+24,93%) et Tanger (+26,11%). Autre performance, « le trafic du fret aérien a également enregistré sa plus forte performance sur sept ans, soit +19% », s’est réjouit ce département, signalant, par ailleurs, que l’activité portuaire gérée par l’ANP s’est renforcée de 8,1% à fin 2017, après une augmentation de 8,3% il y a une année. Les analystes de la DEPF ont attribué cette évolution au bon comportement du trafic des exportations qui a enregistré une amélioration de +27,3%, atténué par la baisse de celui des importations de 4,9%. Alain Bouithy