Dolisie : le Président Sassou N’Guesso ouvre un « sanctuaire du savoir »

CONGO. La carte scolaire de la République du Congo s’est enrichie d’un nouvel établissement d’envergure. Le Lycée d’Enseignement Général Simon-Pierre Kikhounga-Ngot de Dolisie a été officiellement mis en service, le 19 novembre 2025, par le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso. Cette inauguration marque une étape clé pour l’éducation nationale, l’établissement devenant le 92e lycée d’enseignement général du pays. Un ocmplexe stratégique financé par la SNPC Ce projet éducatif, entièrement financé et construit par la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) dans le cadre de sa politique de responsabilité sociétale d’entreprise (RSE), témoigne de l’engagement du secteur pétrolier au service du développement humain. Le lycée, d’une capacité d’accueil de 500 élèves par vacation, est stratégiquement implanté au village Ngoyo Matsiéndé, à environ huit kilomètres de la commune de Dolisie, en pleine sous-préfecture de Louvakou, et jouxte la très fréquentée Route Nationale Numéro Un. Le lycée Simon-Pierre Kikhounga-Ngot s’inscrit dans la lignée des réalisations scolaires de la SNPC, rappelant notamment le prestigieux Complexe Scolaire de la Liberté, mis en service trois semaines auparavant par le Chef de l’État. Infrastructures : un cadre d’apprentissage digne du XXIe Siècle Les travaux de construction, entamés en juillet 2024, ont permis d’ériger un complexe moderne sur plusieurs édifices :• Bâtiments Pédagogiques : Deux édifices scolaires d’un étage chacun, regroupant un total de 16 salles de classe équipées. Ces bâtiments sont complétés par huit blocs sanitaires.• Pôle Scientifique et Linguistique : Un édifice de plain-pied abritant des laboratoires de science (Physique-Chimie et Sciences de la Vie et de la Terre) et des laboratoires de langues modernes.• Services et Logistique : Plusieurs autres bâtiments distincts sont dédiés à l’administration de l’établissement, à la bibliothèque, à l’infirmerie, à la salle informatique, ainsi qu’aux dortoirs, à une cantine scolaire et à un économat. Le complexe garantit également l’autonomie et la sécurité technique par l’intégration d’un transformateur électrique, un local technique, deux bâches à eau, un forage d’eau potable, ainsi que les ouvrages nécessaires de puisards, fosses septiques et drainage. Équipements sportifs et aménagements extérieurs Pour l’épanouissement physique des élèves, l’établissement intègre une infrastructure sportive complète, comprenant des terrains de football, handball, basketball et tennis, ainsi qu’une piste d’athlétisme. Les aménagements prévoient également des logements de fonction pour le proviseur et le directeur des études, ainsi que des voiries internes aménagées en chaussée rigide. Un hommage à la vision du chef de l’État Lors de la cérémonie, Maixent Raoul Ominga, Directeur Général de la SNPC, a salué la vision du Chef de l’État. Il a insisté sur le fait que l’inauguration ne représente pas seulement l’ouverture d’une école, mais la « consécration d’une vision : celle d’un Congo qui mise sur l’intelligence, la créativité et le travail de sa jeunesse. » Il a ajouté que ce lycée moderne incarne la volonté de hisser le Congo « aux standards modernes de l’éducation » et d’offrir à la jeunesse les armes nécessaires pour « affronter les enjeux du 21e siècle. » Pour sa part, Jean Luc Mouthou, Ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, a rappelé que la construction de ce 92e lycée s’inscrit directement dans la politique gouvernementale visant à améliorer les conditions d’apprentissage. Le lycée rend hommage à Simon-Pierre Kikhounga-Ngot, éminente figure politique de Dolisie. Il fut notamment conseiller territorial, député, plusieurs fois ministre, syndicaliste reconnu, troisième vice-président du présidium à la Conférence Nationale Souveraine de 1991, et ancien maire de Dolisie. Wilfrid Lawilla D.
Autonomisation de la femme en Afrique : le Congo honoré par le Réseau des femmes leaders d’Afrique

Le Réseau des femmes leaders africaines, African Women Leaders Network (AWLN), a décerné au chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, le prix de la masculinité positive, ce 30 septembre à Kintélé. Le trophée dit de la masculinité positive a été remis au chef de l’Etat congolais par Mme Ellen Johnson Sirleaf, ancienne présidente du Liberia et marraine d’AWLN au cours de la cérémonie d’ouverture de la 5ème retraite intergénérationnelle de ce réseau. La cérémonie, riche en allocutions, était placée sous l’autorité du président Denis Sassou N’Guesso et a connu la participation de la présidente de la République démocratique et fédérale d’Ethiopie, Sahle-Work Zewde, ainsi que de deux ancienne cheffe d’Etat : Mme Ellen Johnson Sirleaf du Liberia et Cathérine Samba Panza de la RCA. Le leadership de Sassou N’Guesso La présidente exécutive d’ALWN Congo, Mme Danielle Sassou N’Guesso a inauguré la série d’allocution prononcée à cette occasion. Elle a expliqué que son combat en faveur de la femme africaine vise l’amélioration des conditions de vie la femme. « Mes rêves pour la femme africaine sont grandes et audacieuses », a-t-elle déclaré. La présidente exécutive d’AWLN Congo a loué les efforts du président Denis Sassou N’Guesso dont le combat pour la promotion de la cause de la femme en Afrique et dans le monde est porteur d’espoir. Présidente du caucus des jeunes des d’AWLN, le Dr Joanny Beya a relevé que l’approche intergénérationnelle devrait continuer au cours de cette retraite intergénérationnelle pour bâtir l’Afrique voulue par tous, à travers des investissements clés, en s’appuyant sur certaines institutions africaines, à l’instar de la ZLECAF. A son tour, l’envoyée spéciale de la présidente de la commission de l’Union Africaine pour les femmes, la paix et la sécurité, Mme Bineta Diop, a salué le leadership « éclairé » du président de la République du Congo dont le pays s’est engagé et continue à œuvrer pour la promotion et la protection des droits de la femme. « Une des dernières initiatives en la matière est l’adoption d’une législation qui protège les femmes et les filles contre les violences et prône un environnement propice à leur épanouissement économique », a-t-elle relevé. Selon Mme Bineta Diop, le président Denis Sassou N’Guesso a « montré la voie à vos pairs parce que nous sommes en train, avec l’Union africaine, de nous battre pour une convention sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles ». Le prix Nobel de la paix, marraine d’AWLN, Mme Johnson Sirleaf a, elle aussi, salué « le leadership exceptionnel » du président congolais, dans la promotion de la masculinité positive. Elle a appelé à des reformes de l’architecture de la gouvernance internationale, en espérant sur l’appui de Denis Sassou N’Guesso. «Nous nous tournons vers vous pour voir aboutir nos efforts, pour que nous ayons une position unifiée, pour pouvoir aborder les défis mondiaux », a-t-elle déclaré. Ellen Johnson Sirleaf relevé la nécessité de réduire à zéro les écarts existants dans le cadre de l’égalité de genre. La marraine d’AWLN s’est dite confiante quant à la prospérité de l’Afrique. « Nous sommes confiantes que l’Afrique peut prospérer … ce dialogue intergénérationnel implique un respect mutuel pour permettre à notre continent d’aller vers la prospérité et l’égalité», a martelé l’ancienne cheffe d’Etat du Liberia. La République du Congo honorée Le président Denis Sassou N’Guesso qui a pris la parole après la réception de son trophée l’a dédié à son pays. Selon lui, « le prestigieux prix » qui lui a été décerné ce jour « honore, au-delà de sa personne, la République du Congo dans son ensemble ». Pour lui, « l’Afrique-égalitaire est véritablement en marche, au regard des avancées significatives enregistrées en matière de genre. Il nous appartient plus que jamais d’accélérer le rythme et la cadence », a ajouté Denis Sassou N’Guesso Les femmes africaines qui assument avec abnégation et résilience, chaque jour, aux prix d’efforts remarquables, le destin de la reproduction de l’espèce humaine et l’exigence du développement économique et social de leurs pays ont reçu de Denis Sassou N’Guesso un hommage mérité. « Pour un tel destin, il nous faut surmonter avec conviction et détermination les clichés surannés, les préjugés rétrogrades sur la femme africaine. Il s’agit de repenser la masculinité hégémonique en une masculinité positive dans un rapport des gens qui consolident les dynamiques de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles et consacrent la parité homme/femme ainsi que le leadership féminin en Afrique », a-t-il affirmé. Denis Sassou N’Guesso a, par la suite, rappelé les efforts de son pays, la République du Congo qui, a-t-il dit, s’est résolument projetée dès les premières heures à l’avant-garde de la lutte pour la promotion et l’intégration des femmes au développement. « Ainsi, l’accession de plus en plus des femmes aux fonctions électives, politiques et administratives au Congo, procède de notre ferme volonté d’élever la qualité de genre au diapason des exigences de développement économique et socioculturel de notre pays Aussi pour des processus plus inclusifs d’intégration de nos peuples, soutenons-nous l’engagement des femmes leaders africaines, votre engagement dans la marche vers le développement de l’Afrique. Femmes dirigeantes aguerries, vous êtes donc, au sein de votre réseau, l’une des principales sources d’inspiration … », a-t-il illustré avant de terminer son discours. Vers un partenariat Congo-AWLN La ministre congolaise de la promotion de la femme, de l’intégration de la femme au développement et de l’économie informelle, Inès Nefer Ingani a, au nom du gouvernement, souligné qu’un partenariat qui sera signé entre son ministère et le réseau des femmes leaders africaines, chapitre Congo, pour réaliser leurs objectifs communs. « L’opérationnalisation dudit protocole apportera un plus dans le relèvement de multiples défis », a-t-elle relevé. A noter que, les travaux de la 5ème retraite intergénérationnelle des femmes leaders d’Afrique seront clôturés, le 1er octobre 2023. La cinquième retraite intergénérationnelle d’AWLN se tient sous le thème « Exploiter le dividende démographique des jeunes femmes africaines… ». Elle constitue un moment d’échanges entre les différentes délégations venues de plusieurs pays
Diplomatie : la RDC n’a pas à approuver ni à désapprouver la démarche diplomatique d’un pays tiers comme le Congo

TRIBUNE. La visite d’Etat que le président Denis Sassou-N’Guesso a effectué au Rwanda, du 21 au 23 juillet 2023, lui a valu une volée de bois vert sur les médias de la RDC et à travers les réseaux sociaux. Certains fils de la RDC, pays voisin, ont poussé leur audace trop loin en insultant, sur les antennes des médias, le Chef de l’Etat congolais, qu’ils accusent de comploter avec le Rwanda contre la RDC. Curieuse et inexplicable attitude d’un voisin qui se trompe d’ennemi. Ce texte qui tend à expliquer à ceux qui ne l’ont pas compris que la visite d’Etat du président Denis Sassou-N’Guesso au Rwanda en 2023, comme celle de son homologue rwandais Paul Kagamé au Congo en 2022 n’ont rien à avoir avec les déboires de l’armée de la RDC, fasse à celles que l’on désigne, là-bas par les forces du mal. La bassesse et la légèreté des interventions sur cette affaire à travers les médias de la RDC et sur les réseaux sociaux ne méritent pas un reflet dans ce texte. Car, l’insulte est souvent l’argument final de celui qui ne trouve plus rien à dire. Coopération vieille de quatre décennies La visite d’Etat de Denis Sassou-N’Guesso au Rwanda courant juillet 2023 s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre le Congo et le Rwanda. Les relations de coopération bilatérale entre le Rwanda et le Congo ne datent pas de 2023. Bien au contraire, elles commencent en 1976, année de la signature d’un accord général de coopération. Interrompue à la suite du génocide rwandais en 1994 et des conflits qui ont perturbé la paix dans la région courant la dernière décennie, la coopération entre les deux pays a été relancée depuis 2010, à travers des visites officielles de haut niveau et des réunions bilatérales. La coopération entre les deux pays n’est donc pas circonstancielle. En effet, le président rwandais a effectué une visite d’État au Congo en novembre 2010, alors qu’une année plus tard, son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso répondait à son invitation pour une visite d’Etat au Rwanda en novembre 2011. C’est en 2016 que les deux pays ont ouvert des représentations diplomatiques à Kigali pour la République du Congo et à Brazzaville, pour le Rwanda. Ainsi, le réchauffement de l’axe Brazzaville-Kigali est la preuve que les deux chefs d’Etat ont une analyse approfondie de l’état de coopération entre leurs deux pays. Ils estiment d’ailleurs, que le niveau de leurs relations économiques ne reflétait pas l’étendue et la profondeur des engagements qu’ils avaient pris et renouvelés à l’occasion des deux visites d’Etat de 2010 et 2011. Au Rwanda, Denis Sassou N’Guesso intercède en faveur de la RDC Pays souverain, le Congo entretient des relations de coopération avec tous les pays du monde sur la base des conventions et traités internationaux régissant les relations internationales. Depuis la nuit des temps, le République du Congo a toujours promu les relations de bon voisinage. Il ne s’agit pas d’une vue de l’esprit. La preuve, s’il en faut, est que la République du Congo n’a pas de conflit avec un seul de ses voisins. Pourtant, les citoyens de la RDC le savent, en dépit de leur dénégation de la réalité, Denis Sassou N’Guesso œuvre pour la paix dans la région Afrique centrale, en général et en RDC en particulier. Il s’implique dans la recherche du retour de la paix en RDC et partout ailleurs en Afrique centrale, notamment. D’ailleurs, lors de sa dernière visite d’Etat au Rwanda, Denis Sassou N’Guesso a très clairement plaidé devant le président Paul Kagame, pour le bon voisinage. Il a mis l’accent sur le maintien et le développement de bonnes relations politiques entre voisins, mais aussi et surtout, sur le renforcement des alliances de coopération. Dès lors que son pays, la République du Congo n’est en conflit ni avec le Rwanda, ni avec aucun autre voisin, la lecture attentive de ce plaidoyer fait comprendre, de toute évidence, qu’il s’agit d’un appel lancé à Paul Kagame, en faveur de l’apaisement entre le Rwanda et la RDC. Denis Sassou N’Guesso intercède ainsi pour la paix en RDC. Les citoyens de la RDC qui refusent de comprendre les choses dans ces conditions commettent une grossière erreur de lecture de la crise qui secoue leur pays depuis bientôt trente ans. Et, cette mauvaise lecture de la situation les pousse à l’accusation facile. La recherche d’un bouc-émissaire devient un objectif, qu’ils croient atteindre en ciblant Denis Sassou N’Guesso. Paul Kagamé et Félix Tshisekedi à Goma, le 26 juin 2021 Les réactions à l’emporte-pièce de certains citoyens de la RDC, à la suite de la visite d’Etat du président Denis Sassou N’Guesso au Rwanda laissent plus d’un observateur dubitatif. Personne ne comprend, en effet, que les congolais de la RDC s’en prennent au chef d’Etat de la République du Congo parce qu’il a rencontré le président rwandais, alors que le leur a déroulé le tapis rouge au même Paul Kagame, le 26 juin 2021, d’abord à après Gisenyi, ensuite à Goma (Nord-Kivu), au cours de laquelle un certain nombre d’accords de coopération seront signés. En juin 2021 effet, le président de la RDC, Félix Tshisekedi recevait son homologue rwandais, Paul Kagame à Goma. Les deux chefs d’Etat affichèrent une nouvelle alliance. Les deux dirigeants avaient alors tourné la page et résolu d’entrer dans une nouvelle ère. Le chef de l’Etat rwandais avait estimé que l’état de siège instauré à cette époque par son homologue pourrait résoudre les problèmes d’insécurité et d’instabilité qui perdurent dans l’Est de la RDC. Il avait rassuré, par ailleurs, que le Rwanda était prêt à apporter à la RDC une assistance de n’importe quelle nature dans la limite de ses moyens. Le président Félix Tshisekedi salua alors le rapprochement, regrettant au passage les considérations négatives du passé. Il qualifia plusieurs fois Paul Kagamé de « frère ». Aujourd’hui, la collaboration existe avec le Rwanda dans tous les domaines, selon lui, avant d’appeler à unir les efforts pour éradiquer les obstacles et à penser désormais
Congo: décès de Parfait Kolelas, principal rival du président Sassou-Nguesso à la présidentielle de dimanche

L’opposant congolais Guy-Brice Parfait Kolélas n’est plus. Le président de l’Union des démocrates humanistes (UDH-YUKI) est décédé lundi 22 mars lors de son évacuation sanitaire vers la France, selon des sources concordantes. Une information confirmée par son directeur de campagne, Christian Cyr Rodrigue Mayanda. Ce dernier a en effet annoncé à l’AFP que l’opposant « est décédé dans l’avion médicalisé qui était venu le chercher à Brazzaville dimanche après-midi ». Principal rival du président sortant Denis Sassou Nguesso à la présidentielle du dimanche 21 mars, Parfait Kolelas était apparu affaibli durant la campagne au point qu’il n’avait pu animer son dernier meeting de campagne à Brazzaville. Bien qu’alité et visiblement mal en point, l’opposant avait encouragé dans une vidéo ses compatriotes à allez voter pour le changement. Dans cette vidéo, publiée quelques heures avant le scrutin, P. Kolelas avait affirmé « se battre contre la mort ». Mais cependant, je vous demande de vous lever. Allez voter pour le changement. Je ne me serais pas battu pour rien », rapportent divers médias. Adrien Thyg
Congo: Conseil des ministres du vendredi 27 mars 2020

Le Conseil des ministres s’est réuni ce vendredi 27 mars 2020 au Palais du peuple, sous la très haute autorité de son Excellence, M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat. Deux (2) affaires étaient inscrites à l’ordre du jour, à savoir : – Un (1) projet de décret portant approbation du Plan national de riposte à l’épidémie de coronavirus (Covid-19) au Congo, au titre du ministère de la Santé, de la Population, de la Promotion de la Femme et de l’Intégration de la Femme au Développement ; – Des nominations aux titres respectifs du ministère des Finances et du Budget et du ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique. I/- Ministère de la Santé, de la Population, de la Promotion de la Femme et de l’Intégration de la Femme au Développement Projet de décret portant approbation du plan national de riposte à l’épidémie de coronavirus (Covid-19) au Congo Invitée par le président de la République à prendre la parole, Mme Jacqueline Lydia Mikolo, ministre de la Santé, de la Population, de la Promotion de la Femme et de l’Intégration de la Femme au Développement, a rappelé aux membres du Conseil des ministres que si, dans un premier temps, l’épidémie a semblé épargner l’Afrique, celle-ci a enregistré son premier cas le 14 février 2020 en Egypte. A la date du 24 mars 2020, environ 395.000 cas ont été notifiés à travers le monde. Le bilan global de la pandémie établit que près de 104.000 personnes en ont guéri, tandis que 17.454 en sont décédées, soit un taux moyen de létalité (c’est-à-dire le nombre de décès par rapport au nombre de cas déclarés) de 4,35%. Le continent africain a enregistré à ce jour 1211 cas, qui touchent 42 pays sur 54. Leur grande majorité est constituée de cas importés des pays à risque. C’est dans ce contexte que notre pays a élaboré et mis en œuvre un plan de préparation pour éviter l’importation de ladite pandémie. Il a été ainsi réalisé les actions principales suivantes : le confinement des voyageurs en provenance des pays à risque ; la mise sur pied du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COSUP) ; la dotation en équipements de surveillance des points d’entrée (caméras thermiques et thermo flash), ainsi que l’acquisition des équipements et intrants nécessaires au diagnostic et au travail de laboratoire. Cette première phase a permis une sensibilisation de masse du public ainsi que la réalisation des actions suivantes : – Renforcement de la surveillance épidémiologique et la gestion des cinq (5) plus importants points d’entrée (aéroports Maya-Maya de Brazzaville et Agostinho-Neto de Pointe-Noire ; Beach de Brazzaville, Port autonome de Pointe-Noire, frontière terrestre de Tchamba-Nzassi dans le département de Pointe-Noire) ; – Mise en quarantaine collective ou individuelle des voyageurs en provenance de pays à haut risque ; – Mise en place du dispositif de dépistage et de confirmation au Laboratoire national de santé publique de Brazzaville ; En dépit de ces mesures conservatoires, notre pays avait jusqu’ici notifié quatre (4) cas testés positifs. Les patients concernés ont été placés sous traitement. Il s’agissait exclusivement de cas importés. C’est donc cette situation grave qui amène le Conseil des ministres à examiner le plan et les actions soumis ce jour à son examen. Ce plan est la conséquence des déclarations faites par le gouvernement des cas de Covid-19 au Congo notifiés les 14, 18 et 21 mars 2020. Il est également la suite logique de la déclaration du coronavirus Covid-19 comme pandémie par le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le 13 mars 2020. Compte tenu de cette évolution rapide, le gouvernement a donné un caractère flexible et réactif à son plan de riposte. Ainsi, les deux phases suivantes, à exécuter de manière concomitante ont été identifiées, et se déclinent ainsi qu’il suit : – Mise en œuvre d’activités de réponse, avec des cas dont le nombre serait compris entre 1 et 50 ; – Mise en œuvre d’activités de réponse renforcées et de résilience, pour un nombre de cas supérieur à 50. Le coût global du plan de riposte au Covid-19 a été arrêté à la somme de vingt et un milliards neuf cent quatre-vingt deux millions deux cent quatre-vingt quatorze mille cent (21.982.294.000) francs CFA, duquel il faut retrancher la somme de 841.000.000 de frs CFA déjà mobilisée par le gouvernement. Ainsi, le besoin de financement est établi à la somme de 21.141.294.000 de francs CFA. Prenant la parole, M. Clément Mouamba, Premier ministre, chef du gouvernement, a informé le Conseil des ministres que certains partenaires ou sociétés de la place ainsi que des bonnes volontés voulant aider l’Afrique, ont bien effectué des dons qui viennent en appui de l’effort de l’Etat quant au financement des activités à mener dans le cadre de ce plan de riposte. Il en est ainsi de : – La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) à hauteur de cinq cents (500.000.000) millions de frs CFA ; – La société RAGEC, à hauteur de 40 millions de frs CFA ; – M. Jacques Mâ, PDG de la société chinoise Ali-Baba, qui a effectué un don important de matériel médical à tous les pays membres de l’Union africaine. Le lot qui revient au Congo sera réceptionné à Brazzaville dans les tous prochains jours ; Enfin, le Premier ministre a indiqué que le gouvernement chinois a, pour sa part, confirmé aux autorités congolaises le principe d’un don, lequel sera disponible dans les prochains jours. Poursuivant son propos, le Premier ministre, chef du gouvernement, a présenté un bilan d’étape des premières mesures prises depuis l’annonce du premier cas de Covid-19 dans notre pays, ce dont le Conseil des ministres a pris bonne note. Invité à son tour par le président de la République à prendre la parole, M. Gilbert Ondongo, ministre d’Etat, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Portefeuille public, a présenté les premières conclusions des réflexions de la « Task Force » mise en place par le chef de l’Etat. Il en ressort que la survenance
République du Congo. Des partisans de l’opposition détenus depuis quatre mois doivent être libérés

Amnesty International demande aux autorités congolaises de libérer immédiatement et sans condition cinq partisans de l’opposition incarcérés pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression. L’un d’entre eux a déjà passé quatre mois derrière les barreaux. Parfait Mabiala, partisan du mouvement d’opposition Incarner l’espoir, est incarcéré depuis son arrestation le 23 novembre 2019 à Pointe-Noire. Trois autres opposants, Franck Donald Saboukoulou Loubaki, Guil Miangué Ossebi et Meldry Rolf Dissavoulou ont été arrêtés un peu plus tard, entre le 13 et le 17 décembre 2019 à Brazzaville. Celeste Nlemvo Makela, militant du mouvement citoyen Ras-Le-Bol, a été interpellé le 22 décembre 2019. Amnesty International demande leur libération immédiate et inconditionnelle.Les autorités congolaises tentent de nouveau d’employer le harcèlement et les poursuites judiciaires comme moyens de faire taire l’opposition. Elles doivent abandonner toutes les charges retenues contre ces détenus et les libérer immédiatement et sans condition. Fabien Offner, chercheur sur l’Afrique centrale à Amnesty International. « Dans un pays où les autorités se targuent de promouvoir les droits humains et nient l’existence de prisonniers politiques et de prisonniers d’opinion, ce à quoi nous assistons depuis quelques années et ce que nous constatons aujourd’hui atteste d’une politique de détention des partisans de l’opposition, des défenseurs des droits humains et des militants. À n’en pas douter, les autorités durcissent l’offensive contre les voix dissidentes, a déclaré Fabien Offner, chercheur sur l’Afrique centrale à Amnesty International. « Ces arrestations à caractère politique sont d’autant plus inquiétantes que plusieurs candidats de l’opposition, défenseurs des droits humains et militants arrêtés de manière arbitraire depuis les élections de 2016 sont toujours en prison. Les autorités congolaises tentent de nouveau d’employer le harcèlement et les poursuites judiciaires comme moyens de faire taire l’opposition. Elles doivent abandonner toutes les charges retenues contre ces détenus et les libérer immédiatement et sans condition. » Ces partisans de l’opposition sont inculpés d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État. Amnesty International estime qu’ils sont incarcérés uniquement parce qu’ils sont membres de mouvements qui se montrent critiques à l’égard de la situation des droits humains et de l’état de droit au Congo. Il s’agit d’une violation du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, que le Congo a ratifiés. Arrêtés sur la base de rumeurs concernant une manifestation programmée, ces militants ont été interrogés sur leurs liens avec les leaders d’Incarner l’espoir, de Ras-le-Bol et d’autres mouvements. Incarner l’espoir est dirigé par un opposant politique installé en France, qui s’est officiellement déclaré candidat à l’élection présidentielle de 2021. Celeste Nlemvo Makela, militant de Ras-le-Bol, est inculpé d’« incitation à troubler l’ordre public » au titre de la Loi du 21 août 2006 sur les partis politiques, alors qu’il n’est membre d’aucun parti. Le 3 mars 2020, un autre membre de Ras-le-Bol, Hallel Bouesse, a été interpellé à l’aéroport international de Maya-Maya, à Brazzaville, alors qu’il était sur le point d’embarquer pour Dakar. Il a été conduit à la Direction Générale de Surveillance du Territoire afin d’être interrogé sur ses liens avec Incarner l’espoir et une organisation congolaise de défense des droits humains, avant d’être relâché dans la soirée. Depuis quelques années, les autorités congolaises harcèlent et poursuivent en justice leurs opposants pour les réduire au silence. Les droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association, ainsi que le droit à l’accès à l’information sont menacés au Congo, où des syndicalistes, des opposants politiques, des membres de la société civile, des journalistes et des avocats sont régulièrement harcelés et pris pour cibles uniquement parce qu’ils font leur travail. Jean-Marie Michel Mokoko, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016, a été condamné en 2018 à 20 ans de prison pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État » et « détention illégale d’armes et de munitions de guerre ». Malgré la déclaration publique du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire qui a conclu que la détention de Jean-Marie Michel Mokoko était arbitraire et a demandé sa libération immédiate, il se trouve toujours derrière les barreaux, tout comme d’autres militants et candidats de l’opposition. C’est le cas d’André Okombi Salissa, lui aussi sous le coup d’une détention jugée arbitraire par le Groupe de travail des Nations unies. Amnesty International
Radioscopie d’un pouvoir à l’agonie

Dis-moi qui tu hantes je te dirai qui tu es.Qui part loin ménage sa monture. TRIBUNE. Les soubresauts politiques entre les intouchables du régime criminel installé au Congo, depuis l’assassinat de la jeune la démocratie qui était en gestation, après la Conférence Nationale Souveraine ne sont que les fruits de la rançon du retour au pouvoir de Denis SASSOU -NGUESSO par les armes. Pour comprendre ce qui se passe actuellement, avec ces affaires en cascades qui échappent à l’entendement des congolais ,il faut procéder à une analyse nécessitant un recul historique qui intègre plusieurs dimensions car ces détournements, opérés par les apparatchiks du sassouïsme, idéologie par excellence faisant l’apologie des crimes économiques et de sang. L’origine de ces pratiques n’est autre , que la justification de la racine fondamentale de la logique d’asservissement des soutiens et accompagnateurs du re tour au pouvoir , par des moyens non démocratiques qui avaient mis , à feu et à sang la partie sud du Congo. Il faudrait retenir que ceux qui ont aidé SASSOU-NGUESSO à renverser les institutions de la république en 1997, ne l’avaient pas fait par altruisme, voilà le véritable fondement du péril de notre république, qui a généré ces conflits d’intérêts . Le vers était déjà dans le fruit depuis fort longtemps , dès lors que le projet de société du pouvoir clanique continuai à s’articuler autour du triptyque suivant : manger, boire et voler ( Lédia Lénwua , on roule en Mbéba), il n’est pas étonnant de se retrouver dans ce genre capharnaüm. Ces scandales qui ne cessent d’enflammer actuellement les réseaux sociaux démontrent que SASSOU –NGUESSO devient le sorcier ensorcelé malgré son titre de MWENE . Maintenant que la case de Birama brûle, sa véritable opposition , le fond monétaire international (FMI), le zappe.A cette allure son entourage le plus proche commencera à s’effriter tel des rats quittant un navire en feu . SASSOU-NGUESSO deviendra-t-il le capitaine abandonné par son équipage préoccupé par sa propre survie , que celui de l’ ensemble de son embarcation ,dont le meneur serait Jean Dominique OKEMBA? Depuis son retour en force au pouvoir , tous ceux qui se sont battus, qui se donnés corps et âmes , pour ce pouvoir , sont devenus encombrants au point ou Sassou ne se prive pas , de se débarrasser des éléments et collaborateurs qui au fil du temps ont vu leur influence grandir et se répandre dans l’opinion, allant jusqu’à être perçus comme des potentiels recours, par ceux qui refusent de croire à la fin de ce régime bienfaiteur. Le plus en vue parmi eux encore appelé par les initiés, le Vice-Président, le spécial OKEMBA , n’aurait jamais imaginé qu’un jour que la terre pourrait trembler sous ses pieds , toute cette folle rumeur qui agite les réseaux sociaux montre à quel point, l’équilibre fragile qui maintien encore, ce régime tendrait à se rompre dans un pays où tous ce qui se racontent dans les rues représenteraient 92% de la vérité et 8% de mensonges . Le sort de JDO serait il scellé ? Attendons, encore quelques jours tout finit toujours par se savoir .Allons, seulement plus loin ensemble, le travail ne doit pas s’arrêter, Armand MANDZIONO , LE NZOÏSTE.
Congo. 5 Février 2020. Une occasion manquée.

TRIBUNE. J’interviens, ici, ce 5 février, date significative pour le Président Sassou Nguesso, aux fins d’obtenir de lui que soient remis en liberté les jeunes activistes de Ras Le Bol et du Collectif Sassoufit, actuellement incarcérés à la Maison Centrale d’Arrêt de Brazzaville. S’il est reproché à ces jeunes gens une expression, tout à la fois, trop hardie et fort osée, l’on peut, pourtant, comprendre qu’elle n’est que le produit normal et humain de leur ressenti dans le pays, au regard des supplices qu’ils vivent, leur avenir étant bouché. Et ils ne sont pas les seuls dans cette posture. Fussent ils de l’arrière pays, citadins ou de la diaspora, les Congolais, dans leur grande majorité, campent, de manière générale, sur des récriminations identiques à celles de ces activistes, à l’endroit des autorités nationales. Ces récriminations ont cours, soit sur les réseaux sociaux, soit dans les moyens de transport en commun empruntés, dans les rues, sur les lieux de travail, dans les domiciles ou lors des évènements qui rassemblent. Les motifs sont connus. La crise persiste dans le pays. Et l’on ne voit pas les gouvernants afficher une ferme volonté de réformer, en profondeur le pays, dans les secteurs qui flanchent, pour y mettre fin. Rien ne semble préoccuper ces dirigeants comme l’auraient voulu les populations. Les dernières inondations qui ont ruiné des familles entières ne font toujours pas l’objet d’un programme de relogement et d’indemnisations des victimes. Tous les corps sociaux sont à la peine. La raison et l’humanisme doivent prévaloir en faveur des jeunes gens écroués pour qu’ils rejoignent leurs parents qui s’inquiètent, selon le cas, de leurs études ou pour leurs activités de survie que l’emprisonnement a brisé. Une inquiétude que partagent également les forces républicaines et patriotiques du pays, aussi bien de la diaspora que de l’intérieur. Cette année 2020 qui précède l’échéance majeure du scrutin présidentiel doit être une année où devrait se reconstruire, durablement, la concorde et la cohésion nationales, en appui du strict respect des libertés fondamentales. Pour tout dire, des risques d’une réouverture des plaies, non bien cicatrisées, planent dans le ciel congolais, si jamais ces présidentielles ne se déroulent pas dans une atmosphère apaisée, avec un système électoral convainquant. Le Président Sassou Nguesso a encore raté l’occasion d’un geste noble, ce 5 Février 2020. Un jour où il aurait pu expurger, d’un trait de plume, les lieux de détention du pays de tous les prisonniers politiques et d’opinion pour symboliser cette date par une volonté de rassembler la nation. Incluant les condamnations par contumace. La cérémonie à l’Académie militaire Marien Ngouabi, sur la Route Nationale 1, n’était pas suffisante pour marquer ladite date. J’y croyais jusqu’à 0h00 de ce 5 février. C’est perdu, cette fois. Je persiste à y croire, les jours à venir. Paris le 6 février 2020 Ouabari Mariotti, Membre de l’UPADS.