S.O.S SALSA fête ses 30 ans : la salsa congolaise portée par la vision de Romain Gardon

ZOOM. Le 27 août 2025, l’orchestre S.O.S SALSA soufflera ses 30 bougies. À sa tête, un homme, un artiste complet, une figure emblématique de la musique afro-cubaine en Afrique centrale : Romain Gardon, de son vrai nom Romain Nimi, ingénieur de formation, mais avant tout musicien de vocation. Retour sur un parcours hors du commun, entre Brazzaville, Cuba et les grandes scènes africaines. De Santa Clara à Brazzaville : un destin façonné entre sciences et musique Né au Congo, Romain Gardon fait partie de cette génération envoyée très jeune à Cuba dans le cadre d’un programme de coopération éducative entre les deux pays. À seulement 11 ans, il quitte son pays natal pour suivre un cursus complet à l’Université Centrale de Las Villas, à Santa Clara, où il obtient un diplôme d’ingénieur en génie chimique. Mais dans l’ombre des laboratoires, un autre amour grandissait : celui de la musique. Guitariste, harmoniciste, puis pianiste, il se forme sur le tas, participe à des festivals multiculturels sur l’île de la jeunesse, représentant fièrement la République Populaire du Congo dans diverses manifestations. Le jeune pionnier devient peu à peu artiste. Naissance de S.O.S SALSA : sauver la salsa, mission acceptée. De retour au pays en juillet 1995, Romain Gardon crée, à peine deux mois plus tard, l’orchestre S.O.S SALSA, avec d’anciens étudiants congolais formés comme lui à Cuba. La date est symbolique : le 27 août 1995, dans un contexte musical congolais alors dominé par la rumba et le ndombolo, naît un groupe avec une mission claire : sauver la salsa. « S.O.S SALSA signifie tout simplement ‘Sauvons la salsa’ », explique l’artiste. Un clin d’œil à l’effervescence des années 60-70 où la musique afro-cubaine rayonnait, avant d’être éclipsée par d’autres styles émergents comme le zouk, le rap ou le soukous. Le groupe se fixe alors un objectif ambitieux : redonner ses lettres de noblesse à la salsa, version africaine. Une ascension spectaculaire : prix, tournées et reconnaissance Depuis sa création, S.O.S SALSA a multiplié les succès et les distinctions : Lauréat du prix BCDA en 1997 Double Tam-Tam d’Or Participant fidèle au FESPAM depuis 1996 Scènes prestigieuses à Libreville, Kinshasa, Cabinda, Abidjan, Bamako, Cotonou… L’orchestre devient vite une référence incontournable de la musique métissée, « un trait d’union entre la musique jeune et celle des vieux », comme le souligne son fondateur. Une amitié musicale avec Boncana Maïga Autre chapitre marquant : la collaboration étroite entre Romain Gardon et le maestro Boncana Maïga, légende vivante de la musique africaine. Tous deux diplômés de Cuba, ils se retrouvent artistiquement dès 2017 au festival Tounka Gouna, puis de nouveau en 2024 à Cotonou, lors de l’hommage pour les 50 ans de carrière de Maïga. Une relation quasi filiale s’est tissée, nourrie de respect mutuel, de projets partagés et d’une passion commune pour la salsa africaine. S.O.S SALSA, un survivant dans un paysage musical mouvant Dans un environnement dominé par la rumba congolaise et ses variantes, S.O.S SALSA a su résister, se renouveler sans renier son style. « Tous les orchestres nés à la même époque que nous ont disparu. Nous avons tenu bon », affirme Romain Gardon, fier du chemin parcouru. Le groupe revendique aujourd’hui 5 albums à succès, 3 banquets présidentiels animés, des tournées internationales et une identité artistique inaltérable.2025, année de la jeunesse et des grands projets. L’année du 30e anniversaire de S.O.S SALSA coïncide avec un événement majeur : la 12e édition du FESPAM, qui revient en force après les perturbations liées à la pandémie et aux crises économiques. Pour Romain Gardon, ce rendez-vous est plus qu’un simple festival : c’est « la tribune de la jeunesse africaine et de sa diaspora ». Le thème choisi, « Musique et enjeux économiques à l’ère du numérique », trouve pleinement écho dans sa vision : « Il faut repenser l’industrie musicale africaine, créer de vrais modèles économiques où les artistes vivent de leur art », plaide-t-il.Un avenir encore en musique Pour célébrer ses trois décennies, l’orchestre prévoit : Un documentaire rétrospectif Un album Best of S.O.S SALSA Une tournée et des performances live exceptionnelles et comme le résume si bien Romain Gardon avec humilité : Et comme le résume si bien Romain Gardon avec humilité :- « Nous ne sommes pas les meilleurs, mais dans tous les cas, nous sommes les favoris. » En 30 ans, S.O.S SALSA a su allier exigence artistique, fidélité aux racines afro-cubaines et modernité. Un modèle de persévérance et d’innovation. À Brazzaville, la salsa n’est pas un simple rythme : c’est une mission, un combat, un héritage vivant. Fred Gunther Mbemba
Congo/ Romain Gardon : « En créant l’orchestre S.O.S SALSA, l’ambition était de sauver la salsa et de lui redonner ses lettres de noblesse »

INTERVIEW. Originaire de la République du Congo, Romain Gardon est un artiste musicien et auteur-compositeur aux multiples talents : pianiste, chanteur principal, arrangeur et chef d’orchestre du groupe mythique S.O.S SALSA, qu’il dirige depuis 30 ans. Romain NIMI, de son nom à l’état civil, est diplômé de l’Université Centrale de Las Villas « Marta Abreu », à Santa Clara (Cuba), titulaire d’un diplôme d’ingénieur en sciences et génie chimique. Entretien avec Pagesafrik.com et Starducongo.info. Vous êtes le chef d’orchestre du groupe mythique S.O.S SALSA, fondé il y a 30 ans après un long séjour à Cuba. Avant d’évoquer cette aventure musicale, pouvez-vous nous raconter ce qui vous a mené sur l’île de Cuba ? Romain Gardon : J’ai fait partie d’un programme mis en place par le gouvernement congolais, visant à former des cadres dans divers domaines. J’ai ainsi bénéficié d’une bourse dans le cadre d’un programme de coopération entre le Congo et Cuba, destiné à une colonie d’enfants que l’on appelait alors les « pionniers ». Nous avions entre 11 et 12 ans, et avons poursuivi l’intégralité de notre scolarité à Cuba, du collège à l’université en passant par le lycée. Je suis parti en 1982 et suis rentré au pays en 1995. Votre groupe célèbrera le 27 août prochain son 30e anniversaire. Pouvez-vous nous raconter sa genèse ? L’orchestre S.O.S SALSA, que je dirige depuis sa création, a été fondé le 27 août 1995 à Brazzaville. Pour la petite histoire, pendant notre séjour à Cuba, nous ne disposions pas d’orchestre congolais sur place. Toutefois, dans le cadre de l’éducation intégrale qui nous était dispensée, nous participions à des activités culturelles pour représenter notre pays dans des manifestations regroupant différentes nationalités présentes sur l’île de la Jeunesse : Angola, Mozambique, Namibie, Éthiopie, Soudan, Cap-Vert, Nicaragua, Yémen, etc. Passionné par un courant musical populaire des années 60-70 au Congo – le groupe vocal – qui a inspiré de nombreux artistes de ma génération, je me suis très vite distingué comme principal représentant de la République populaire du Congo (nom officiel à l’époque). J’ai participé à divers festivals, jouant de la guitare et de l’harmonica dans un style proche de celui de Mbahi Travins. Ma première véritable formation musicale remonte à 1983, lorsque j’ai fondé, avec quelques camarades, le groupe vocal Les Patriotes, au sein de l’école du 5 février à Cuba. Progressivement, j’ai appris la guitare, puis intégré l’orchestre de la faculté de chimie à l’université, avec lequel j’ai donné plusieurs concerts. C’est à cette époque que j’ai découvert le format orchestral et que j’ai voulu approfondir mes connaissances. En 5e année d’université, j’ai participé au concours Découvertes RFI 1995 depuis Cuba. Pour y faire face, j’ai collaboré avec l’orchestre local « Grupo Condado », une expérience décisive, complétée par des études de piano à l’institut pédagogique. De retour au pays en juillet 1995, j’ai fondé S.O.S SALSA le 27 août de la même année. Pourquoi avoir choisi le nom S.O.S SALSA ? Parce que les années 60 et 70 ont été l’âge d’or de la musique afro-cubaine. Par la suite, de nouveaux genres ont émergé – zouk, rap, soukous – reléguant peu à peu la salsa au second plan. En créant S.O.S SALSA, nous avions pour ambition de « sauver la salsa » et de la remettre au goût du jour. Heureusement, du côté de l’Afrique de l’Ouest, naissait également l’orchestre Africando, ce qui a renforcé notre vision. Nous avons démarré sur les chapeaux de roues, jusqu’à devenir le groupe afro-cubain le plus populaire et spectaculaire d’Afrique centrale. S.O.S SALSA, c’est tout simplement l’acronyme de « Sauvons la Salsa ». Comment parveniez-vous à concilier études et musique ? Cela n’a jamais posé problème, car notre priorité à Cuba restait les études. La musique, quant à elle, était une passion d’enfance que j’ai pu nourrir à distance du contrôle parental. Je m’y adonnais pendant mes temps libres, ce qui m’a permis de réussir brillamment mes études. Je précise qu’il n’y avait à Cuba aucun projet de former un groupe d’anciens étudiants. Ce n’est qu’une fois rentré au pays que j’ai rassemblé d’anciens camarades, eux aussi rentrés avant moi. Ce fut une révélation avec les premiers titres comme « Somos Africanos » et « La Bamba », diffusés sur Télé Congo et Radio Congo. L’orchestre va célébrer ses 30 ans d’existence. Quel bilan tirez-vous de ces trois décennies ? Et quelles perspectives pour l’avenir ? En un mot : positif. Avec cinq albums à succès et l’animation de trois banquets présidentiels (ce qui est rare), S.O.S SALSA a marqué les esprits. Le groupe a aussi parcouru la sous-région : Libreville (1997) : participation au premier Festival des jeunes d’Afrique centrale pour l’UNESCO. Lauréat du prix BCDA la même année. Participant fidèle au FESPAM depuis 1996. Deux fois lauréat du Tam-Tam d’Or. Kinshasa (2013) : Nuit de la Francophonie au Stade des Martyrs. Cabinda (2002) : participation au 25e anniversaire de l’indépendance de l’Angola. Abidjan (2015) : invité de l’émission Afrique Étoile. Bamako (2017) : invité de l’émission Tounka-Gouna (TV5 Monde) animée par Boncana Maïga. Cotonou (2024) : participation à la célébration des 50 ans de carrière du maestro Boncana Maïga. Nous préparons actuellement un documentaire retraçant l’histoire du groupe, un album best-of et comptons bien poursuivre nos activités avec le même professionnalisme. Dans un environnement dominé par le ndombolo et la rumba congolaise, durer 30 ans relève de l’exploit. Beaucoup de groupes nés à la même époque ont disparu. La configuration musicale actuelle vous oblige-t-elle à adapter votre style ? Absolument pas. Bien au contraire, nous sommes fiers d’avoir misé dès 1995 sur la salsa made in Africa. Notre style s’est affirmé dans un paysage très concurrentiel. Aujourd’hui, la plupart des orchestres nés à la même période ont disparu, ce qui nous conforte dans nos choix. Nous estimons que S.O.S SALSA contribue à combler le vide laissé par des géants comme José Missamou, Laba Sosseh ou Joseph Kabasele, du moins en Afrique centrale. Un projet serait en cours entre S.O.S
Portrait de l’artiste-musicien Romain Gardon

Romain Gardon, de son vrai nom Romain Nimi, est né le 26 septembre 1968 dans le district de Kimongo-Poste, département du Niari, de Jean Nimi Boungou et de Thérèse Kihangou. Il est le quatrième fils d’une famille de sept (7) enfants dont deux (2) filles et cinq (5) garçons. Il est célibataire et père de trois (3) enfants. Détenteur d’un diplôme d’Ingénieur-chimiste et d’un Master’s Degree en Génie Chimique, il est spécialiste en Technologies des Productions Chimiques obtenu à Marta à Abreu, Santa Clara Villa Clara ; Cuba. De son parcours musical, il a mis sur pieds le groupe vocal «les Patriotes » en 1983 avant de participer au concours «Découverte RFI» en 1994. Auteur compositeur, arrangeur, pianiste, lead vocal et chef d’orchestre, il est le fondateur de l’orchestre S.O.S Salsa le 27 août 1995 à Brazzaville. Il est chevalier dans l’ordre du dévouement congolais en 2016. Enseignant de chimie minérale à l’école Paramédicale et Médico-Social (EPEMS) du CHU de Brazzaville, il est militant de la société civile et Secrétaire National chargé de la jeunesse et de la culture à l’ADK Association pour le développement de Kimongo. Il est également le Vice-Président chargé de la culture, de la jeunesse et des arts à la CARESCO (Coordination des associations et réseaux de la société civile) et Président du commissariat aux comptes au sein de l’Union des Musiciens Congolais UMC. Florent Sogni Zaou
Musique : Romain Gardon : «Nous allons proposer la suite logique de ce que vous avez déjà écouté et aimé»

L’artiste-musicien Romain Gardon est en ce moment en studio où il travaille sur un autre album. Il affirme que ce que son orchestre va proposer au public dans son album à paraître, est la suite logique de ce qu’il a déjà entendu et aimé. Il l’a dit au cours de l’interview qu’il a accordée le 13 avril 2019 à Brazzaville à la rédaction de Pagesafrik.info. Pagesafrik.info : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs si ça ne vous dérange ? Je suis l’artiste musicien Romain Gardon. A la naissance, je suis Romain Nimi. Je suis auteur compositeur et pianiste et président fondateur de l’orchestre SOS Salsa. Pagesafrik.info. Que devient cet orchestre ? SOS Salsa est né le 27 août 1995 à Brazzaville. L’orchestre a aujourd’hui 23 ans de vie avec trois albums sur le marché. Le premier est bien sûr Somos africanos, le second, Gracias avec comme titre phare «Taba mobangue» puis un single en featuring en 2017 avec la Cléopâtre Mbilia Bel. Nous préparons un autre album, Avenir. Je vous informe que nous sommes en studio et celui-là s’intitule «Foula-Foula». Pagesafrik.info. : Un titre fort et de quoi s’agit-il ? C’est un peu pour consoler ceux qui vivent dans les ghettos, ceux qui vivent dans les quartiers où tous les services publics ne sont pas encore arrivés, comme l’électricité, l’eau et les difficultés d’accès avec des routes non praticables. Il sied de comprendre que nous avons tous emprunter le foula-foula à quelque degré que ce soit. Il va là où personne ne va et nous savons le confort qu’on y trouve. Parfois, il n’est pas rare de se retrouver à côté d’une chèvre ou de recevoir un sac de foufou sur la tête. Des véhicules pas toujours techniquement corrects. En réalité, je veux dire qu’on peut également caresser des rêves depuis ces quartiers et voir scintiller les étoiles. Ce n’est pas une raison pour baisser les bras. Peut-on avoir une idée du bulletin de santé de SOS Salsa à ce jour ? SOS Salsa est en santé de fer. Je crois que la discographie le témoigne. Nous avons sorti un album tous les cinq ans. Ce n’est pas assez mais l’orchestre a fait le tour de l’Afrique. L’orchestre a été au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Mali, en RDC, en Angola et a livré de nombreux spectacles sur la place de Brazzaville. J’ajoute que l’orchestre est passé maître dans l’animation des soirées de gala, des soirées de salon et des dîners. Il y a aussi le fait que l’orchestre est présent au FESPAM depuis la première édition en 1996. Je souhaiterais signaler que nous avons reçu trois fois le Tam-Tam d’or. Et en studio ? Oui, Romain Gardon est en studio et ce que nous allons vous proposer est la suite logique de ce que vous avez écouté et avez aimé et je profite de cette occasion que vous m’offrez pour remercier tous ceux qui nous ont soutenu jusque-là et qui continuent à le faire. Des perspectives ? Il y en a. Nous envisageons par exemple de remodeler les accents rythmiques et les arrangements et évidemment essayer de nous adapter aux sonorités actuelles parce que les musiques urbaines sont aujourd’hui plus présentes sur le marché. Nous ne pouvons plus rester sur des airs authentiques et originaux de la salsa comme avant. Propos recueillis par Florent Sogni Zaou
Un des meilleurs duos musicaux 2017 : Romain Gardon (Sos Salsa) et Mbilia Bel « Dis-moi Maman »

Si nous devions choisir » le couple musical » congolais en 2017, nous retiendrons le duo étincelant Mbilia Bell et Romain Gardon du groupe brazzavillois SOS Salsa. Ces deux chanteurs de grand talent nous emportent et nous donnent envie d’aimer nos mères avec leur single star « Dis-moi Maman », leur musique lumineuse, leurs mélodies afro-cubaines, des paroles positives et leur image rétro poétique. Une musique qui se veut très enthousiaste. Avec le single « Dis-moi Maman », Mbilia Bell et Romain Gardon ont été les nouveaux visages du paysage musical congolais qui se sont les plus démarqués. En jetant un coup d’œil sur les mérites des deux, on peut dire que : Mbilia Bell, est probablement le visage le plus connu du public comme l’une des meilleures vedettes féminines africaines, et aussi celle qui a le plus grand succès populaire à travers le monde. Notamment après sa fulgurante carrière aux côtés de Tabu Ley. Romain Gardon : Après un foisonnant parcours musical sur les scènes africaines, la reconnaissance internationale dans le domaine de la Salsa sourit à cet ancien étudiant congolais à Cuba. (président de l’orchestre créé en 1995 et composé d’anciens étudiants congolais partis pour des études à Cuba, nommé S.O.S Salsa.) Pour aborder le titre de la chanson « Dis-moi Maman » (de l’album « Wo wo wo »). Ce sont des paroles de tendresse et d’amour d’un fils à sa maman. Ci-après quelques extraits : « Maman dis-moi comment as-tu fait pour parvenir à nous élever ? Mais dis-moi comment as-tu fait pour faire de nous des grands enfants… Comment as-tu fait pour nous éduquer si bien ! « … »Apprends fils que dans le passé, vivant en communautaire réuni autour d’un « Mbongui » tout était si bien, tout était si merveilleux « … Le nouveau single de SOS Salsa de Romain Gardon en feat avec Mbilia Bel. » Dis-moi maman » est déjà disponible chez le producteur Cyriaque Bassoka, sur le site de streaming et téléchargement légaux dans le monde entier, sur You Tube. ……
S.O.S. SALSA de Romain Gardon en majesté à la 09e édition du marché des musiques d’Afrique, « Le Kolatier », à Yaoundé

Si S.O.S. Salsa de Romain Gardon est le groupe brazzavillois le mieux coté à l’international, il manque cependant le soutien national. Particulièrement, l’obtention des billets d’avion pour ses sept musiciens : Brazzaville/Yaoundé (Aller et Retour). La participation de SOS Salsa au Festival « Le Kolatier’ de Yaoundé, est née d’une volonté du producteur musical Cyriaque Bassoka de s’impliquer dans le spectacle vivant et de soutenir l’initiative artistique & culturelle congolaise. La musique est un élément évident et indispensable de rayonnement du Congo (avec Brazzaville « La ville créative, plate-forme lancée par l’Unesco pour mettre en valeur le potentiel culturel des villes ») En cela, il est nécessaire de renforcer les aides pour la musique, bien inférieures au soutien constaté dans d’autres pays et secteurs. Comment venir en aide au groupe S.O.S. Salsa Pour revenir à la participation du groupe SOS Salsa de Romain Gardon à la 09e édition du marché des musiques d’Afrique « Le Kolatier » à Yaoundé du 11 au 14 octobre 2017, notons que le groupe a du mal à trouver des services d’accompagnement. Les quelques organismes de services qui existent, comme le Ministère de la Culture et des arts, le Fespam, La Municipalité de Brazzaville, Feux de Brazza… peinent à répondre aux demandes qui viennent souvent d’artistes qui tiennent à améliorer leur influence internationale. C’est dire que l’aide de toutes les bonnes volontés, les sponsors est la bienvenue. Notamment, les sept billets d’avion précités. Informations sur la 9ème édition du Marché des musiques d’Afrique Le groupe musical SOS SALSA du Congo, représenté par monsieur Romain GARDON est invité à se produire en spectacle à l’occasion de la neuvième édition du Marché des Musiques d’Afrique « Le Kolatier 2017 » qui se tiendra à Yaoundé du 11 au 14 octobre 2017. Chaque groupe invité prend en charge les billets d’avion (aller et retour) de ses membres. Le Comité d’organisation offre le séjour (hébergement et repas) pendant la période de l’évènement, en fonction des informations communiquées sur la fiche de candidature, et dans la limite de sept personnes. Le Festival offre un plateau technique professionnel pour une meilleure prestation scénique, ainsi que des accréditations pour participer aux différents spectacles, rencontres professionnelles et à l’espace marché. Le Kolatier est une plateforme de rencontres et d’échanges entre les groupes musicaux émergents d’Afrique et les professionnels en provenance de plusieurs continents. C’est une vitrine qui permet aux artistes de mieux présenter leur travail dans la perspective de contrats divers. Groupes musicaux sélectionnés (sur 126 candidatures) Eva Hakapoka (Cameroun), Lornoar (Cameroun), Armand Biyag (Cameroun), Adango Salicia Zulu (Cameroun), Teety Tezano (Cameroun), Alima (Cameroun), Papy Anza (Cameroun), Leberger (Cameroun), Christelle Tambou (Cameroun), Chrispo Epole (Cameroun), Stephane Akam (Cameroun), Nicole Obele (Cameroun), Nour Project (Egypte), SOS Salsa (Congo), Shak Shakito (RDC), Orchestre Koré (Mali), DjimRade (Tchad France), Ifrikya Spririt (Algérie), Gween et Tina (Gabon-Suisse), Queen Koumb (Gabon), Ibaaku (Sénégal), Ariband (Maroc). Le Festival attend également de nombreux professionnels en provenance de plusieurs continents. Bonne chance à S.O.S. Salsa !