Discours de SM le Roi devant le 1er Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission Climat et du Fonds Bleu du Bassin du Congo

Discours de SM le Roi devant le 1er Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission Climat et du Fonds Bleu du Bassin du Congo

Ci-dessous, le texte intégral du discours de SM le Roi du Maroc devant le 1er Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission Climat et du Fonds Bleu du Bassin du Congo: « Louange à Dieu, Paix et Salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons. Monsieur le Président Denis SASSOU-NGUESSO, Président de la République du Congo, Monsieur le Président Paul KAGAME, Président en exercice de l’Union Africaine, Excellences, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine, Mesdames et Messieurs, Je souhaiterais remercier notre Auguste Hôte, le Président de la République du Congo, Son Excellence Denis Sassou-Nguesso, de nous avoir réunis ici, au cœur de l’Afrique Centrale, autour d’un grand projet : un projet fédérateur qui ouvre de belles perspectives pour le Bassin du Congo, pour la région et pour Notre continent. Excellences, Mesdames et Messieurs ; L’Afrique s’est engagée dans la voie de la transformation, de manière irréversible. Elle s’affirme chaque jour davantage et elle se projette dans l’avenir avec confiance et sérénité. Mais nous ne l’ignorons pas, les défis sont nombreux. Et le plus important aujourd’hui est sans doute d’associer le nécessaire développement de notre continent à un éveil des consciences écologiques. Notre réunion aujourd’hui sonne comme une urgence pour tous. Elle est capitale pour Notre continent, elle l’est également pour l’humanité toute entière, car elle est l’expression d’une prise de conscience collective, des effets dévastateurs du réchauffement climatique pour la planète. Nous avons une responsabilité collective, la préservation de la biodiversité africaine. L’appauvrissement de ce patrimoine qui nous est commun, engendre de lourdes conséquences sur la vie quotidienne des populations, et nuit au développement socio-économique des communautés qui en dépendent. Au centre de cette préoccupation, se trouve le Bassin du Congo : au niveau mondial, il est le second réservoir de carbone, et le deuxième plus grand bassin fluvial, constituant ainsi une des plus grandes zones forestières et abritant plus de la moitié des espèces animales du continent ; Il est par conséquent un régulateur du climat de la planète, et fait de l’Afrique le « deuxième poumon » du monde. C’est ici et maintenant que se dessine l’avenir de ce patrimoine vital. Excellences, Mesdames et Messieurs ; Nous avons accordé une place de choix à l’Afrique lors de la COP22 qui s’est tenue à Marrakech en novembre 2016. Afin de conforter cette priorité, J’ai tenu à réunir, en marge de la COP22, le premier Sommet Africain de l’Action, placé sous le sceau de la co-émergence de l’Afrique. Soucieux de donner une orientation opérationnelle aux travaux du Sommet, Nous avons créé trois Commissions sous régionales : La Commission du Sahel, présidée par la République du Niger ; La Commission des Etats insulaires, présidée par la République des Seychelles ; et La Commission du Bassin du Congo, présidée par la République du Congo. Grâce au Leadership du Président Denis Sassou-Nguesso, cette dernière Commission a enregistré des progrès tangibles pour que se transforment en opportunités les défis climatiques que connaît la région. Plusieurs étapes ont été franchies depuis le Sommet Africain de l’Action. A Oyo, en mars 2017, le Fonds bleu a été lancé ; son opérationnalisation a été conçue à Brazzaville, en novembre 2017 et, à Rabat, en mars 2018, sa mise en place a été accélérée, lors d’une rencontre sur les termes de référence de l’étude de préfiguration du Fonds Bleu. Tout au long de ce processus, le Royaume du Maroc s’est mobilisé, et, pour assurer la réussite de ce projet ambitieux, il a déployé l’expertise qu’il a acquise, en matière de lutte contre les changements climatiques. Nous avons choisi de soutenir ce programme, car il est fondé sur un nouveau paradigme qui répond aux besoins présents et futurs. Il s’appuie, en effet, sur des programmes intégrés, inclusifs et solidaires de la nouvelle économie bleue et verte. Nous avons été confortés dans notre soutien par la dimension humaine placée au cœur du projet. En effet, l’adoption d’une approche inclusive et participative à l’égard des habitants de la région est essentielle. Excellences, Mesdames et Messieurs, Mus par un esprit de fraternité et de solidarité africaine, nous sommes ici pour contribuer à créer une dynamique vertueuse. Le véritable enjeu est la sauvegarde et la valorisation d’un patrimoine africain précieux : le Fleuve Congo. Nous avons ce devoir envers les 200 millions d’Africains et Africaines qui vivent dans ce Bassin et envers Notre continent. La mise en place du Fonds Bleu doit s’accompagner de la mobilisation de tous les acteurs économiques et de la société civile, pour que s’engagent des actions concrètes d’atténuation et d’adaptation, et que soit garantie l’émergence d’un mode résilient de développement. Le financement de ce projet, constitue le défi majeur à sa mise en œuvre : Nous devons ainsi innover et créer des mécanismes qui identifieront et mobiliseront les ressources financières ; il nous faut convaincre les bailleurs de Fonds bilatéraux et multilatéraux, publics ou privés. Le Fonds bleu entraînera, nécessairement, une dynamique positive, porteuse de projets capables de soutenir les économies des Etats membres. Je pense en particulier à l’amélioration des voies de navigation intérieure, à l’aménagement des ports secondaires, au développement de la pêche durable, à la lutte contre la pollution des cours d’eaux, et au renforcement de l’irrigation, dans la perspective de l’amélioration de la productivité agricole. Cette nouvelle économie de l’eau et autour de l’eau, sera le moteur du développement. Excellences, Mesdames et Messieurs ; Au-delà des conséquences induites par les changements climatiques, les pénuries alimentaires et les baisses des réserves en eau, risquent d’entraîner d’importantes migrations de population, de fragiliser les Etats et de favoriser la précarité. Comment admettre en effet, que, dans un continent qui dispose de plus de 5000 milliards de mètres cubes d’eau dans ses nappes phréatiques, 320 millions d’Africaines et d’Africains n’ont pas accès à l’eau potable ? Ce constat probant est d’autant plus alarmant que, si nous n’agissons pas, dans les années à venir, le changement climatique conduira à une dégradation des terres et

Le Roi du Maroc inflige une belle correction à ses détracteurs

Le Roi du Maroc inflige une belle correction à ses détracteurs

Le Roi du Maroc Mohammed VI a été reçu chaleureusement le mardi 10 avril 2018, à l’Elysée par le Président français Emmanuel Macron. Les deux Chefs d’Etat ont longuement traité de la situation au Moyen-Orient ainsi que des questions d’ordre régional et international sur lesquelles ils ont constaté une large convergence de vue sur tous les sujets abordés. Par ailleurs, le Roi du Maroc et le Président de la République Française se sont réjouis de l’excellence des relations bilatérales entre le Maroc et la France et ont marqué leur volonté de les renforcer dans tous les domaines, notamment politique, sécuritaire, économique et culturel. La richesse, la densité et la vitalité de ce partenariat d’exception, reflètent le socle solide d’une relation stratégique, fondée sur la confiance, le respect mutuel et la coopération fructueuse au service des intérêts des deux pays. Le 09 avril 2018, soit la veille, le Souverain marocain avait rencontré le Prince Héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salmane, et le Premier Ministre libanais, Monsieur Saad Hariri, comme en témoigne cette photographie des trois hommes attablés ensemble, tout sourires, tweetée dans la nuit du 09 au 10 avril 2018 par Saad Hariri. Farid Mnebhi.

Ce que l’on retiendra de la participation du Roi du Maroc au 5ème Sommet Union Africaine-Union Européenne, tenu à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Ce que l’on retiendra de la participation du Roi du Maroc au 5ème Sommet Union Africaine-Union Européenne, tenu à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Le Roi Mohammed VI du Maroc a, d’emblée livré un solide message à ses Pairs, Chefs de Gouvernement et responsables d’Institutions Internationales sur la migration. Un constat clair et net des droits et des devoirs de chacun pour que le partenariat Afrique-Europe puisse passer à l’action et à des projets ambitieux et salvateurs. C’est ainsi que le Souverain marocain a présenté un vigoureux plaidoyer pour un véritable agenda africain sur la migration, lors de ce 5ème Sommet Union Africaine-Union Européenne d’Abidjan car il s’agit d’un véritable déni de l’Humanité. Aussi, dans son message adressé au 5ème Sommet UA-UE à Abidjan, en Sa qualité de Leader de l’Union Africaine sur le Dossier de la Migration, le Roi du Maroc a plaidé pour un « véritable Agenda Africain sur la Migration », à la portée pleine et entière. De plus, au moment où l’Algérie était totalement isolée de ce Sommet, le polisario était invisible, et des questions se posaient sur la question de sa présence ; il était invisible, tout comme, d’ailleurs, ses compères algériens venus pour la façade et les photographies. N’a t’on pas vu le sieur Brahim Ghali, ce chef terro-polisarien et criminel recherché par les autorités espagnoles, errer comme une âme en peine dans les couloirs de ce Sommet à la recherche d’une rencontre avec un représentant européen ou d’une organisation internationale ; espoir perdu. Ainsi, alors que l’Algérie et le polisario croyaient faire de la simple présence de la pseud rasd un événement et une victoire, le Maroc a de nouveau marqué de nombreux points dans un cénacle panafricain. La participation du Roi Mohammed VI a focalisé l’attention générale et les initiatives diplomatiques du Souverain marocain ont mis en relief l’isolement de l’Algérie. Des rencontres très remarquées avec les leaders de puissances africaines traditionnellement hostiles au Maroc, comme les Présidents d’Afrique du Sud Jacob Zuma ou d’Angola João Lourenço, ouvrent la voie à de nouvelles performances diplomatiques marocaines sur le continent africain. Le 5ème Sommet UA-UE a été l’occasion pour plusieurs chefs d’Etat occidentaux de rendre hommage au rôle du Maroc en tant que partenaire dans la lutte contre l’immigration clandestine et le terrorisme. Ainsi, le Président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a t’il salué, lors de ce 5ème Sommet, devant le Roi Mohammed VI, la coopération entre le Maroc et l’Espagne en matière de lutte contre l’immigration clandestine, voyant là « un véritable modèle d’association entre les deux continents ». Le Maroc s’est également attiré les faveurs du Chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, cette fois-ci sur un autre combat : le terrorisme. A l’occasion d’un discours prononcé le 28 novembre à l’université de Ouagadougou, au Burkina Faso, le chef de l’Etat a évoqué le Roi Mohammed VI, insistant sur « son rôle éminent dans la lutte contre l’obscurantisme et l’extrémisme religieux ». Signalons également que le Président de Madagascar, Hery Rajaonarimampianina, a salué la décision du Roi du Maroc de déployer des C130 pour le rapatriement des migrants africains bloqués en Libye dans des conditions inhumaines. Par ailleurs, Madame Joséphine Mayuma Kala, Représentante Spéciale du Président de la Commission de l’UA, a salué, au nom de l’UA, le rôle du Maroc ainsi que l’apport du Souverain marocain au renforcement du partenariat avec le continent africain. Enfin, sur ce chapitre, de nombreux autres Chefs d’Etats et responsables africains ont salué l’engagement du Roi du Maroc fidèle et indéfectible sur le dossier de la question migratoire, faisant du Maroc une référence. On citera les Présidents du Sénégal et de la Guinée, entre autres, mais aussi les Présidents de la Commission Européenne et du Parlement panafricain, pour ne citer qu’eux. Un retour du Maroc dans la famille africaine donc triomphal et le Roi Mohammed VI a bien démontré dans ce Sommet qu’il peut servir de pont, de passeur de savoir et d’intelligence entre deux continents aux destins imbriqués, et de ciment entre deux destinées en érigeant un sillage de stabilité dans un monde menacé par de lourdes secousses. Ce Sommet a été, en conclusion, un grand succès pour le Maroc et une large défaite pour le polisario et son soutien algérien. Coup dur pour l’Algérie, de nouveaux pays africains s’apprêtent à retirer leur reconnaissance à la pseudo-rasd ! S’il y a une morale à tirer de la participation du Maroc au 5ème Sommet de l’Union africaine-Union Européenne d’Abidjan, c’est l’incontestable démonstration du leadership africain du Roi Mohammed VI. Non seulement il était le leader absolu de ce Sommet qui attire les regards et fixe les lumières, mais son message mémorable à ses pairs africains et européens résume toute la philosophie d’un pays trait d’union entre l’Afrique et l’Europe.

Véritable plaidoyer sur la Migration du Roi du Maroc au 5ème Sommet Union Européenne-Union Africaine d’Abidjan

Véritable plaidoyer sur la Migration du Roi du Maroc au 5ème Sommet Union Européenne-Union Africaine d’Abidjan

Plus de 5200 participants participent à ce 5ème Sommet Union Européenne-Union Africaine (UE-UA), dont 83 Chefs d’Etat et de Gouvernement représentant 55 pays d’Afrique et 28 pays d’Europe, ainsi que des délégations de pays amis, de la Commission de l’UA, de la Commission de l’UE, des organisations internationales, régionales et sous régionales. Il y a lieu de souligner, à ce sujet, les efforts consentis par la Côte d’Ivoire sur le plan sécuritaire pour assurer le maximum de sécurité aux participants à ce Sommet. Au plan de l’hébergement, on relèvera que les autorités ivoiriennes ont emporté le pari d’héberger plus de 130 délégations en les dispersant sur plusieurs hôtels. Le Roi du Maroc, qui figurait dans la « short list » des quatre Chefs d’Etat à s’exprimer le 29 novembre 2017, à savoir Idriss Deby Itno (Tchad), Jacob Zuma (Afrique du Sud) et Nana Akufo Addo (Ghana), a délivré un discours sur la « migration et la mobilité », lors d’une des quatre sessions thématiques animées par les Chefs d’Etat. Cette thématique était d’autant plus d’actualité, notamment suite au scandale international de la vente de migrants sub-sahariens en Libye. Le Souverain marocain a , dans son discours, décliné en quatre axes à cette thématique importante, à savoir : 1/ en sa qualité de Leader de l’Union Africaine sur le dossier de a migration, le Roi du Maroc soumettra lors du prochain Sommet de l’U.A des propositions sur cette question afin que les pays africains puissent parler d’une voix unique et selon son propre plan de travail. Le Souverain marocain a tenu à rappeler qu’aujourd’hui la mouvance migratoire était sans précédent et imposait donc quatre niveaux d’actions : national, régional, continental et international. Sur ce sujet le Roi Mohammed a également souligné qu’il convenait de corriger « quatre mythes infondés » : A/ la migration africaine n’est pas, de manière prédominante intercontinentale, seuls 5 Africains se déplacent, contre 4 qui restent en Afrique, B/ la migration irrégulière n’est pas majoritaire et ne correspond qu’à 20% de la migration internationale, C/ la migration n’appauvrit pas les pays d’accueil car 85% des gains restent dans ces pays, D/ enfin, il n’existe plus de différence entre pays d’émigration, de transit et d’installation. 2/ dans le cadre de cet Agenda, les Etats africains se doivent d’assumer pleinement leurs responsabilités dans la garantie des droits et de la dignité des migrants africains sur leur sol, loin des pratiques honteuses et inhumaines, héritées d’une époque révolue. 3/ C’est pourquoi l’heure est à l’action et la politique européenne en matière de migration se doit d’évoluer. 4/ Enfin, une nouvelle vision s’impose aujourd’hui : il s’agit de faire de l’immigration un sujet de débat apaisé et d’échange constructif. Ainsi donc le Roi Mohammed VI a-t’il livré devant ses pairs africains et européens un véritable plaidoyer pour un Agenda africain sur la Migration, à la portée pleine et entière, dont les premiers jalons avaient été posés par le Souverain marocain en juillet 2017, lors du Sommet des Chefs d’Etat et Gouvernement de l’Union Africaine.

Une 5ème visite officielle à Abidjan du Roi du Maroc, nouveau témoignage de l’excellence des relations maroco-ivoiriennes

Une 5ème visite officielle à Abidjan du Roi du Maroc, nouveau témoignage de l’excellence des relations maroco-ivoiriennes

Arrivé pour une visite officielle de Travail et d’Amitié, le 26 novembre 2017, à l’aéroport international « Félix Houphouët-Boigny » d’Abidjan, le Roi Mohammed VI a été accueilli chaleureusement par le Président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, qui était accompagné de la Première Dame de Côte d’Ivoire, Madame Dominique Claudine, ainsi que par le peuple ivoirien et par les membres de la communauté marocaine installés dans ce pays. Après une brève pause au salon d’honneur de l’aéroport, le cortège des deux Chefs d’Etat s’est dirigé vers le lieu de résidence du Souverain marocain à Abidjan. A noter qu’une importante délégation marocaine, composée de ministres et d’hommes d’affaires, accompagne le Roi Mohammed VI à Abidjan pour sa 5ème visite, -la dernière remonte au 24 février 2017-, que le Roi effectue dans ce pays depuis l’arrivée au pouvoir du Président Alassane Ouattara en 2011. Le lundi 27 novembre 2017, le Souverain marocain et le Président ivoirien ont eu un entretien en tête-à-tête au Palais Présidentiel à Abidjan. Avant d’aller inaugurer officiellement le Point de Débarquement Aménagé de pêche « Mohammed VI » à Locodjro (commune Attécoubé, Abidjan Nord). Quant à celui construit à Grand-Lahou (150 kilomètres à l’ouest d’Abidjan) et financé par le Roi Mohammed VI, il portera le nom du Président ivoirien « Alassane Ouattara ». D’un coût de plus de 3,3 milliards de francs CFA, les deux points de débarquement ont été aménagés respectivement dans le quartier de Locodjoro et dans la ville de Grand-Lahou. Cette infrastructure moderne, bâtie sur une superficie de 1,4 ha et d’un coût de 2,6 milliards FCFA, a été co-financée par l’Etat ivoirien à plus de 897, 18 millions FCFA et par la Fondation Mohammed VI du Roi du Maroc à hauteur de 1, 75 milliards FCFA. Sa réalisation pourra ainsi permettre à la Côte d’Ivoire d’accroître à 317 000 tonnes sa production annuelle en pêche et aquaculture d’ici à 2020. Environ 5000 personnes bénéficieront des avantages fournis par le débarcadère, dont 2400 marins pêcheurs et 1600 mareyeuses, pour une production annuelle de 20.000 tonnes de poisson supplémentaires pour le marché abidjanais. De plus, les deux points de débarquement comprennent une halle de poissons, un espace fumage, un espace froid, un espace de stockage, un atelier de maintenance, des espaces communs (bureaux, infirmerie, garderie d’enfants, restauration, etc.). Par la suite, le Chef d’Etat marocain, en présence du vice-Président ivoirien, a inauguré le Complexe de formation professionnelle multisectoriel « Mohammed VI », à Yopougon, commune située à l’Est d’Abidjan. A rappeler que l’autoroute d’Anyama à la périphérie d’Abidjan porte le nom du Roi du Maroc. Exemplaire, la coopération Maroc-Côte d’Ivoire ne cesse de se renforcer et de s’étendre à tous les registres, à la faveur de l’élan qu’impriment le Roi Mohammed VI et le Président Alassane Dramane Ouattara à ce partenariat d’exception, dont la constance ne s’est jamais démentie au fil de l’histoire. Cette nouvelle visite de travail et d’amitié entamée, le 26 novembre 2017, par le Roi du Maroc en terre ivoirienne confirme l’engagement africain du Souverain et constitue une nouvelle preuve de la solidité et de la profondeur des relations maroco-ivoiriennes qui font de l’axe Rabat-Abidjan un modèle réussi de coopération et de partenariat Sud-Sud tourné vers l’avenir. Foncièrement, cette solidarité agissante, qui a de tout temps façonné le traitement conjoint des dossiers épineux, se veut un véritable legs historique et une tradition hautement ancrée dans les liens séculaires unissant les deux pays depuis les temps de Feu Sa Majesté le Roi Hassan II et de Feu le Président, Félix Houphouët-Boigny. La visite du Roi du Maroc en Côte d’Ivoire, pays membre de la CEDEAO, conforte la détermination du Maroc à intégrer l’institution. Enfin, le Roi Mohammed VI prendra part, les 29 et 30 novembre 2017, au 5ème Sommet Union Africaine-Union Européenne, à Abidjan, sous le thème « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable ». Une précision d’importance du fait que les ennemis du Maroc, dirigeants algériens et polisariens en tête, ont prétendu qu’il y aura uniquement une délégation ministérielle et que le Roi du Maroc n’assistera pas au Sommet. Ces mêmes ennemis en sont réduits à considérer que chaque présence du polisario à une réunion africaine est une victoire. Les temps ont bien changé ! « La participation du polisario à ce Sommet ne change en rien notre position sur le Sahara », a précisé Federica Mogherini, Vice-Présidente de la Commission Européenne. Voilà qui est bien dit ! Aux ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc de s’occuper de leurs affaires internes bien délétères.

Démenti formel du Maroc et des autorités qataries face à un grossier photomontage

Démenti formel du Maroc et des autorités qataries face à un grossier photomontage

Le photomontage, montrant le Roi du Maroc brandissant une écharpe sur laquelle était inscrit en langue arabe la phrase « Vous avez le monde et nous avons Tamim », dernièrement diffusé sur les réseaux sociaux, a été démenti catégoriquement par le Conseiller du Souverain marocain, Monsieur Yassir Znagui et le Bureau de Communication du Gouvernement du Qatar, dans un communiqué officiel en date du 14 novembre 2017. Ce faux message RoyaL, supposé s’adresser aux pays en conflit avec le Qatar, n’est en fait qu’un grotesque montage car il s’agit d’une image et non d’une photographie, chose détectable à l’oeil nu tout simplement. Le Qatar a déploré ce lamentable photomontage et promis une enquête pour en déterminer les tenants et aboutissants. Il est à noter que le Roi Mohammed VI suit de très près les évènements entre les pays du Golfe ; la diplomatie marocaine, réputée pour sa retenue et sa sagesse, est en contact avec tous les pays de la région pour trouver une issue favorable à cette crise ; diplomatie, il faut le reconnaître, qui a toujours adopté une neutralité constructive et ne saurait être confinée à l’observation passive d’une escalade inquiétante entre des pays frères. Il apparaît donc que la publication de ce photomontage est sous-tendue par des desseins malveillants voulant nuire à l’excellence des relations du Maroc avec les pays du Golfe, dont la dernière réussite de la visite officielle du Roi Mohammed VI au Qatar ; une visite qui fut un succès à tous point de vue, permettant d’approfondir et de développer les relations maroco-qataries.

Le Roi du Maroc sanctionne de graves manquements intervenus dans la mise en oeuvre de projets de développement socio-économique sous le Gouvernement Benkirane

Le Roi du Maroc sanctionne de graves manquements intervenus dans la mise en oeuvre de projets de développement socio-économique sous le Gouvernement Benkirane

Le Souverain marocain a reçu en audience, le 24 octobre 2017, à Rabat, le Premier Président de la Cour des Comptes, Monsieur Driss JETTOU, au cours de laquelle il lui a été présenté les conclusions du rapport de la Cour des Comptes sur le projet « Al Hoceima Manarat Al Moutawassit », un projet phare de la Méditerranée (2015-2019) doté d’un budget de 600 millions d’Euros. Les investigations de la Cour des Comptes, dont la neutralité et l’objectivité sont incontestables, sont minutieuses et rigoureuses. L’analyse est implacable. Les faits sont sans appel. Seuls cinq projets avaient été réellement lancés dans la région d’Al Hoceima sur les 644 annoncés devant le Chef de l’Etat marocain. Ce rapport, commandé par le Souverain marocain pour déterminer les raisons du retard dans l’exécution de ces projets, a apporté la preuve irréfutable qu’il n’existait « ni malversations ni détournements », mais fait état de « dysfonctionnements » et de retards injustifiés. « Il a été constaté un grand retard dans le lancement des projets, pis encore la majorité de ces projets n’avait même pas été lancée, avec l’absence d’initiatives de la part de certains intervenants ». La réaction du Roi Mohammed VI devant ce rapport de la Cour des Comptes, une instance nationale forte d’une neutralité et d’une objectivité incontestable et présidée par une personnalité dont l’impartialité n’est pas à démontrer, ne s’est pas faite attendre. Ainsi, l’ire du Souverain marocain est tombée sans fioriture sur les responsables gouvernementaux défaillants, le jour même de la présentation dudit rapport. Trois Ministres et un Secrétaire d’Etat en activité viennent ainsi d’être limogés en plus de six Ministres du précédent Gouvernement auquel le Roi du Maroc a retiré sa « confiance ». Outre ces limogeages à la pelle, le Souverain marocain a exprimé son vif mécontentement à l’encontre d’anciens Ministres qui n’occuperont dorénavant plus aucun poste de responsabilité. Quant aux 14 autres personnes, des responsables administratifs, incriminés dans ce dossier, le Roi du Maroc a instruit son Chef du Gouvernement, Monsieur Saadeddine Othmani, afin qu’il prenne toutes les mesures nécessaires à leur encontre et de lui soumettre un rapport à ce sujet. Il est de notoriété publique que le Souverain marocain, depuis son accession au Trône, veille personnellement au suivi des projets qu’il a lancés, adoptant une approche dynamique spécifique basée sur l’efficience, l’efficacité et la célérité dans l’exécution, et sur le strict respect des engagements. Toutefois, il est à rappeler que le non-respect des engagements et le retard évident dans le lancements des projets « Am Hoceima : Manarat Al Moutawassit » ont été enregistrés sous le gouvernement d’Abdelilah Benkirane, actuel Secrétaire Général du Parti de la Justice et du Développement (PJD). Force est donc de souligner que ces dernières décisions du Roi Mohammed VI s’inscrivent dans le cadre d’une nouvelle politique qui ne se limite pas uniquement à la région d’Al Hoceima, mais englobe toutes les régions du Maroc, et qui concerne tout responsable, tous niveaux confondus, en application du principe de corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes, d’encouragement des initiatives constructives et de promotion des valeurs de patriotisme sincère et de citoyenneté engagée au service de l’intérêt général. Ces décisions royales permettront de tirer les enseignements pour prévenir à l’avenir d’éventuels manquements dans la mise en œuvre, dans les délais impartis, des projets de développement socio-économique dans les différentes régions du Maroc et de mettre les responsables gouvernementaux, quelque soit la formation politique à laquelle ils appartiennent, devant leurs responsabilités.

La réhabilitation des monuments de l’ancienne médina de Fès, une des priorités du Roi du Maroc

La réhabilitation des monuments de l’ancienne médina de Fès, une des priorités du Roi du Maroc

Fermement déterminé à redonner aux medersas (école théologique musulmane où l’on enseigne, dans le monde sunnite, un ou plusieurs des quatre rites (hanafite, chaféite, malékite et hanbalite), qui correspondent à quatre écoles de droit, légèrement différentes sur certains aspects canonique et traditionnel, mais aussi la philologie et la linguistique arabe) leurs lettres de noblesse d’antan, et à veiller de manière permanente à la diffusion des valeurs de l’Islam du juste milieu, de la modération, de la tolérance et de l’ouverture sur l’autre, le Roi du Maroc avait lancé, le 04 mars 2013, un programme de rénovation à l’identique d’édifices historiques de la ville de Fès, capitale spirituelle du Royaume du Maroc. Ainsi, le Souverain marocain a présidé, le 24 mai 2017, à la bibliothèque Al Qaraouiyine à Fès, la cérémonie de présentation du programme de réhabilitation des anciennes médersas de Fès, après leur restauration et leur ouverture, à des fins d’hébergement et d’enseignement, au profit respectivement d’étudiants du cycle terminal «Al Alimiya» et de ceux de la filière de la calligraphie de l’Université Al Qaraouiyine. A cette occasion, le Roi Mohammed VI a visité la Medersa Mohammadia, édifiée par Feu Sa Majesté le Roi Mohammed V, les Medersas construites à l’époque des Mérinides au 13ème et 14ème siècle, à savoir Seffarine (dédiée à l’enseignement des sciences sociales et humaines) et Mesbahiya, ainsi que la Medersa de Sahrij qui abrite le cycle de formation en calligraphie. Le Souverain marocain a également visité Dar Al Mouaqqit, qui sert, à la fois, d’observatoire pour un savant astronome chargé de l’observation du croissant lunaire et de l’établissement du calendrier des horaires de prière, et de musée où sont exposés d’anciens instruments astronomiques marocains et arabes traduisant l’intérêt que l’on portait à la notion de l’espace-temps dans la culture islamique. Avec ces réhabilitations, l’Université Al Qaraouyine, le plus ancien établissement d’enseignement supérieur islamique dans le monde, demeure un haut lieu de mémoire et d’histoire et un acteur majeur dans la diffusion des sciences de la religion, au service du rayonnement de la civilisation islamique. Fondée au 9ème siècle, sous la dynastie des Idrissides, l’Université Al Qaraouiyne renoue, après sa complète restructuration, avec son histoire millénaire en contribuant à faire connaître les sciences islamiques, l’histoire du Maroc, le patrimoine du fikh islamique et tout particulièrement du fikh malékite, en portant soin à ses sources et en oeuvrant à sa diffusion. Cette initiative du Souverain marocain, qui a nécessité un investissement de près de 04 millions d’Euros, conforte également l’Université Al Qaraouyine dans l’accomplissement de ses missions, tout en lui permettant de retrouver son rayonnement dans le domaine des connaissances et son rôle de leader qu’elle a toujours joué depuis sa création. Elle traduit aussi la ferme détermination du Souverain Maroc de redonner aux medersas leurs lettres de noblesse d’antan. Ces édifices réhabilités viennent enrichir le patrimoine matériel et immatériel du Maroc et permettront à l’Université Al Qaraouiyine d’assurer pleinement son rôle dans la diplomatie religieuse du Maroc. L’Université Al Qaraouiyine, sous la conduite du Roi Mohammed VI, participe à la mise en œuvre de la politique africaine du Maroc, en assurant la formation de plusieurs étudiants originaires de pays africains dans les domaines des sciences de la charia, des études et de la pensée islamiques. A noter que la Directrice Générale de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), Madame Bokova, présente lors de cette cérémonie, a salué cette initiative du Roi du Maroc et lui a exprimé toute son admiration et ses respects.