Congo/Economie: La croissance du Congo estimée à 1,7% d’ici la fin de l’année 2022

La croissance économique de la république du Congo est estimée, d’ici la fin de l’année 2022, à 1,7%, à condition que la guerre entre la Russie et l’Ukraine s’arrête, selon le comité national de la Banque des Etats de l’Afrique centrale du 17 août 2022 à Brazzaville. La réunion trimestrielle du Comité national économique et financier (CNE) a eu lieu au siège national de la BEAC à Brazzaville, sous la présidence du ministre des finances, du budget et du portefeuille public, Roger Rigobert Andély aux côtés de sa collègue Ingrid Olga Ghislaine Ebouka Babakas et du gouverneur de cette institution financière sous-régionale, Abbas Mahamat Tolli. Selon la ministre Ebouka-Babakas, l’économie nationale s’est bien portée au premier trimestre 2022 malgré les impacts de la guerre Russie-Ukraine. Cette économie s’est bien portée grâce au secteur non pétrolier et au secteur pétrolier. Le secteur pétrolier devrait contribuer de façon significative au Produit intérieur brut (PIB), à travers les nombreux investissements et la fiscalité des entreprises installées du Congo. Les perspectives économiques du Congo s’annoncent donc bonnes. Florent Sogni Zaou
Congo. Gouvernement: Adoption de la nouvelle loi des finances 2021

« Le poids de la dette aujourd’hui fait que tous les efforts du gouvernement tournent autour de la restauration de l’économie macroéconomique et budgétaire », a dit la ministre Ebouka-Babakas après l’adoption du projet par les sénateurs. Cette adoption a eu lieu en présence du ministre des finances, Roger Rigobert Andely. Pour elle, c’est pour cela que vous avez compris qu’en matière de comblement du gap, un effort sera mis à la fois sur des mesures internes comme je l’ai dit, amélioration de la performance des régies financières et un autre effort dans la capacité à négocier avec les partenaires techniques et financiers. Pour elle, le gouvernement va aussi recourir, pour combler ce gap, aux marchés financiers sous-régional. La ministre a ainsi dit lors de la cérémonie d’adoption du nouveau budget 2021 qui est révisé à 1671 milliards 635 millions de fcfa en recettes et de 1521 milliards 15 millions fcfa en dépenses, soit un excédent de 150 milliards 620 millions fcfa. Cette somme est destinée au financement du gap de trésorerie de 542 milliards 860 millions fcfa. Une baisse substantielle par rapport à la première loi des finances due non seulement à la conjoncture économique mais aussi aux mesures prises par le gouvernement pour assister les entreprises notamment, la baisse de certaines impôts et de certaines taxes douanières et des entreprises qui peinent aussi à se relancer à cause de la parafiscalité galopante. Florent Sogni Zaou
Congo. Passation de service entre les Ministres Calixte Nganongo et Roger Rigobert Andely

ACTUALITE. La cérémonie de passation de service entre les Ministres des Finances et du Budget sortant, Calixte Nganongo, et le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public entrant, Roger Rigobert Andely, a eu lieu vendredi 21 mai 2021 à Brazzaville. Au cours de cette cérémonie d’échange de consignes, l’assistance a suivi la lecture du procès-verbal de passation de service par le Directeur de cabinet du Ministre des Finances et du Budget sortant, Henri Loundou, suivie de la signature du Rapport. Le Directeur de cabinet a fait, entre autres, le point sur la gestion de la réforme des finances publiques et a énuméré les projets de la réforme du système d’information. Les projets de la réforme du système d’information, selon le Directeur de cabinet En vue de la sécurisation des recettes de l’Etat et de la rationalisation de la dépense publique, plusieurs projets de réforme du système d’information du Ministère des Finances et du Budget ont été réalisés. Le plus emblématique demeure le projet SIGFIP (Système intégré de gestion des finances publiques) qui a été mis en exploitation à compter du 17 août 2020, en remplacement de SIDERE. Toutes les dépenses du budget de l’Etat sont désormais exécutées à travers SIGFIP. Comme pour tout changement de système de cette envergure, des difficultés techniques de démarrage ont été constatées. Car la mise en service d’un nouveau progiciel de gestion intégrée ne peut manquer de générer quelques aléas. La plupart de ces difficultés techniques ont été résorbées. Les autres projets de la réforme Le Numéro d’identification unique (NIU), modernisé et sécurisé grâce à la biométrie et à l’identification intelligente ; le Système de suivi des paiements des créances de l’Etat par les sociétés extractives (SYSPACE) ; la modernisation du Système d’information de la Direction générale des impôts à travers E-TAX; la modernisation du Système d’information de la Direction générale des douanes à travers E-Douanes ; le Guichet unique de paiement (GUP) déployé à la Banque Postale du Congo ; la dématérialisation du Timbre grâce aux machines à timbrer ; l’amélioration du Système de gestion de la paie des agents de l’Etat (SIPAE et E-Bulletin) ; le Système de gestion des ressources humaines de l’Etat (SIGRHE) ; le Système d’élaboration de la balance des paiements (SYSBAL) ; l’Application de la gestion de la fiscalité, de la vérification et de la légalité du bois (SIVL) ; le Portail de dématérialisation des procédures administratives à travers TELESERVICE ; la Plateforme de paiement en ligne avec les moyens modernes (E-PAY). L’échange des civilités entre les deux Ministres Dans son message, Calixte Nganongo a souhaité la bienvenue et pleins succès à son successeur Roger Rigobert Andely. Ce dernier a révélé à l’assistance les vertus de sagesse de son prédécesseur, ainsi que de rigueur dans le travail, et surtout d’endurance à travailler jusqu’à des heures indues de la nuit, non seulement depuis son passage à la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), mais aussi pendant son mandat à la tête de ce Ministère, depuis 2016. Roger Rigobert Andely a aussi apprécié la dynamique de transparence dans la gestion des ressources humaines et financières, insufflé par Calixte Nganongo. Il s’est engagé à poursuivre cette dynamique avec tout le personnel, au nom de la continuité de l’Etat. De même qu’il mettra à profit les précieux conseils qu’il a reçu de son prédécesseur. A noter que cette passation a été précédé, le même jour, par l’échange de consigne entre le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie, de l’industrie et du Portefeuille public sortant, Gilbert Ondongo, et Roger Rigobert Andely, Ministre du Portefeuille public entrant.
Finances : Inauguration du siège de la BSCA bank à Brazzaville

Le président du Congo, M. Denis Sassou N’guesso a procédé, 10 avril 2018 à Brazzaville, l’immeuble (R+15), bâti en plein cœur de la capitale en présence de la vice-présidente de la Banque agricole de Chine, Mme Guo Ningning. Selon le président du conseil d’administration de la Banque sino-congolaise pour l’Afrique (BSCA bank), Roger Rigobert Andely, c’est un bâtiment intelligent, éligible au prix Luban décerné aux édifices les plus beaux et modernes réalisés par les sociétés chinoises en Chine ou ailleurs. «Cet immeuble est conforme à la stratégie de développement à long terme de la BSCA bank. En effet, aujourd’hui, ce bâtiment abrite le siège de la banque pour le Congo, demain, il abritera le siège de la banque pour la zone Cémac et après-demain pour toute l’Afrique. Nous misons sur l’Afrique émergente et nous avons construit notre siège continental une fois pour toute», a-t-il souligné. L’ouvrage dont les travaux ont duré deux ans, pour un coût global de trente-cinq milliards de francs CFA, mesure 72m de hauteur. Il compte huit cents postes de travail, un restaurant et une salle de conférences d’une capacité respective de cent cinquante personnes. Il est à noter qu’en deux années d’exercice, la BSCA se félicite d’un résultat net bénéficiaire de 1,7 milliard FCFA fin 2017, soit 2,7 millions d’euros, alors que le business sur plan prévoyait « les premiers bénéfices pour 2018 ». Mais pour renforcer ses capacités, le capital de 50 milliards FCFA, soit 76,2 millions d’euros, va connaître une hausse de 20 milliards FCFA (30,5 millions d’euros) d’ici la fin de l’année selon Roger Rigobert Andely. Présente à Brazzaville et Pointe Noire, la BSCA qui se veut « une banque commerciale de proximité » entend par ailleurs accélérer son maillage du territoire national. Outre la Banque chinoise ABC, le capital est reparti entre l’Etat congolais, 12%, la SNPC (société nationale des pétroles du Congo), 15%, un collectif d’actionnaires privés congolais et français, 21,5%, et la société Magminerals Potasse, 1,5%. Ouverte en 2015, la Banque sino-congolaise pour l’Afrique (BSCA bank) a ouvert l’an dernier un siège à Pointe-Noire et un autre à Brazzaville elle y construit des agences à Bacongo et à Poto-Poto dans les deuxième et troisième arrondissements. La banque a déjà installé trente distributeurs et guichets automatiques en 2017 contre deux en 2016. Elle prévoit, cette année, d’installer cinquante distributeurs supplémentaires. Le nombre d’agents est passé de soixante et onze en 2016 à quatre-vingt-dix en 2017 dont 75% des Congolais. Les activités de la banque ont connu un accroissement. Les dépôts de la clientèle ont atteint cent cinq milliards de francs CFA en 2017 contre soixante milliards en 2016. Les crédits au secteur privé sont passés de vingt-six milliards de francs CFA en 2016 à quatre-vingt-douze milliards en 2017. Née de l’initiative des présidents Denis Sassou N’Guesso du Congo et Xi Jinping de Chine, la BSCA bank est le onzième établissement bancaire installé au Congo. Elle est détenue à 50% par la Banque agricole de Chine qui occupe le sixième rang mondial. Les actionnaires de la BSCA bank envisagent d’augmenter son capital de cinquante-trois milliards de francs CFA à soixante-treize milliards à la fin 2018. Florent Sogni Zaou