Situation nationale : le Président DAMIBA échange avec les anciens Chefs d’Etat Roch KABORE et Jean-Baptiste OUEDRAOGO

Situation nationale : le Président DAMIBA échange avec les anciens Chefs d’Etat Roch KABORE et Jean-Baptiste OUEDRAOGO

Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a reçu en audience, ce matin les anciens Chefs d’Etat, Roch Marc Christian KABORE et Jean-Baptiste OUEDRAOGO. Le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA et ses deux prédécesseurs à la tête de l’État burkinabè ont échangé sur les questions sécuritaires, la conduite de la Transition et bien d’autres sujets d’intérêt national. La rencontre entre ces trois personnalités témoigne de la volonté de réconciliation du Chef de l’État, pour un Burkina uni, déterminé et solidaire dans la lutte contre l’hydre terroriste. Elle traduit la matérialisation de l’appel à l’unité nationale et à la cohésion sociale lancé par le Président du Faso pour plus de cohésion sociale et pour un Burkina réconcilié avec lui-même et son histoire. Cette audience est le début d’une série d’actions envisagées par le Chef de l’Etat en vue de décrisper la situation politique et favoriser la participation de toutes les filles et tous les fils du Burkina à l’oeuvre de refondation nationale.

Coup d’État : Un allié de Roch Kaboré demande à la CEDEAO de ne pas sanctionner le Burkina

Coup d’État : Un allié de Roch Kaboré demande à la CEDEAO de ne pas sanctionner le Burkina

Me Bénéwendé Stanislas Sankara, allié du président Roch Kaboré, renversé lundi dernier, a demandé à la CEDEAO, de ne pas infliger des sanctions politiques et économiques au Burkina Faso, à cause de la situation extrêmement  difficile que le pays traverse. «Tirant les leçons de ce qui s’est passé notamment au Tchad, au Mali et en Guinée», l’UNIR-MPS a «invité avec insistance, la communauté internationale et en particulier la CEDEAO à épargner le Burkina Faso déjà durement éprouvé, de toutes sanctions économiques ou politiques», a écrit son président jeudi, Me Bénéwendé Stanislas Sankara dans un communiqué. Me Sankara fait allusion aux éventuelles sanctions que pourraient prendre demain vendredi, la CEDEAO, lors de son sommet virtuel, contre le Burkina Faso, suite au coup d’Etat du 24 janvier 2022 qui a évincé le président Roch Kaboré. «Toute sanction contre le Burkina Faso ne fera qu’exacerber le climat socio-politique, économique et militaire déjà extrêmement difficile et pénible pour le peuple burkinabè en proie aux attaques terroristes», a expliqué l’avocat. Le Burkina Faso subi depuis 2016, de régulières attaques terroristes qui ont couté la vie à au moins 2 500 personnes, provoqué le déplacement de près de 1,5 millions d’habitants et la fermeture de près de 3000 écoles. Le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) du lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba a justifié sa prise du pouvoir par «l’incapacité manifeste» du régime Kaboré, à enrayer les attaques. L’Union pour la renaissance/Mouvement Patriotique sankariste (UNIR-MPS)  a demandé à la communauté internationale dont la CEDEAO, à accompagner le Burkina Faso en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel. Me Bénéwendé Stanislas Sankara a rejoint le camp du président Roch Kaboré en décembre 2015, après la victoire de celui-ci à la magistrature suprême. Vice-président de l’Assemblée nationale jusqu’en décembre 2020, il a été nommé ministre en charge de l’Habitat le 13 décembre 2021 jusqu’à la chute du régime Kaboré. Agence d’information du Burkina

Burkina Faso: Message de vœux du Président Roch Kaboré

Burkina Faso: Message de vœux du Président Roch Kaboré

Peuple du Burkina Faso Chers Compatriotes de l’intérieur et de l’extérieur Dans quelques heures, l’année 2017 va s’achever pour faire place à 2018. Au moment de m’adresser à vous, j’ai en mémoire que cela fait deux ans que je suis en fonction en tant que Président du Faso, grâce à la confiance que vous m’avez accordée pour présider aux destinées de notre chère patrie. Permettez-moi de vous renouveler ma gratitude et de vous rassurer que cette confiance ne sera pas trahie. Avec la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social, le référentiel sur lequel je me suis engagé à « Bâtir avec le peuple, un Burkina Faso de démocratie, de progrès économique et social, de liberté et de justice », nous avons de solides raisons d’espérer. La relance économique s’opère et est porteuse de perspectives meilleures. Le contexte particulièrement hostile dans lequel j’ai démarré mon mandat n’a nullement entamé mes ambitions pour notre pays. L’adversité a plutôt renforcé ma détermination, car rien de grand, de bien et de durable ne peut se réaliser sans un minimum d’épreuves et donc d’effort et de sacrifices individuels et collectifs. Il n’est pas ici le lieu pour moi de me livrer à un quelconque bilan exhaustif des actions multiformes du Gouvernement, mais il convient de saluer à sa juste valeur, la construction de nombreux logements sociaux, les chantiers d’infrastructures routières, scolaires et sanitaires, les efforts déployés pour la création d’emplois en faveur des jeunes et des femmes, l’augmentation du nombre de forages, le renforcement du système d’adduction d‘eau potable, la multiplication du nombre de localités raccordées à la SONABEL ou à l’éclairage solaire. Ces avancées ont été réalisées, malgré toutes les vicissitudes qui ont jalonné l’année qui s’achève. Au regard des attentes des Burkinabè au plan national, tout cela peut paraitre insuffisant, mais ce qui n’a pas pu se réaliser dans les secteurs sociaux et du développement depuis 57 ans, ne peut l’être en deux ans de mandat. C’est pourquoi, j’en appelle à la patience et à davantage d’optimisme sur l’avenir. L’urgence nous commande de mettre fin à l’incivisme et aux actes de défiance vis-à-vis des institutions de l’Etat et des autorités qui les incarnent. Ces attitudes ne sauraient perdurer sans remettre dangereusement en cause les fondements même de notre Nation, de notre progrès social et de nos acquis démocratiques. Peuple du Burkina Faso Chers Compatriotes L’année 2017 aura été marquée par une certaine agitation sur le front social, dans plusieurs secteurs, avec de fortes attentes quelques fois teintées d’irréalisme et d’impatience. Nous devons nous convaincre que nous ne pourrons réformer efficacement nos institutions et moderniser notre administration sans nous départir des mauvaises pratiques et habitudes qui pèsent sur la qualité des services publics et la gouvernance vertueuse que nous souhaitons de tous nos vœux. Ce n’est pas en nous enlisant dans l’incivisme, dans les grèves perlées et le dialogue de sourd que nous pourrons accélérer le développement au profit de tous. La persistance des revendications salariales et les demandes d’amélioration des conditions de vie des travailleurs dans les différents secteurs posent avec acuité et urgence la nécessité d’une réforme du système des rémunérations dans la fonction publique pour plus d’équité et de justice sociale. Il importe de mettre fin à la méthode qui consiste à régler les revendications de travailleurs au cas par cas. Une telle démarche ne prend pas en compte la nécessaire vision d’ensemble qui devrait présider à toute initiative destinée à satisfaire les revendications des fonctionnaires. Cette approche a eu entres autres pour conséquence d’entrainer des distorsions énormes de traitements qui doivent être corrigées. Force est de reconnaitre qu’en matière salariale, quelles que soient la pertinence et la réalité des revendications, il n’est plus possible de continuer à avoir une approche sectorielle qui a conduit à l’impasse dans laquelle se trouvent notre fonction publique et notre économie dont les capacités internes d’investissement en faveur de la grande majorité des Burkinabè sont mises à rude épreuve. C’est pourquoi, j’annonce que dès le mois de Février, le Gouvernement engagera cette réforme du système des rémunérations en concertation avec les partenaires sociaux et les autres composantes de la Nation pour donner naissance à une fonction publique moderne, dynamique, tournée vers le développement et au service exclusif des usagers. Peuple du Burkina Faso Chers Concitoyens de l’intérieur et de l’extérieur A l’aube de l’année nouvelle, j’ai une pensée particulière pour toutes les victimes civiles et militaires du terrorisme. Je compatis à la douleur de leurs familles meurtries par leur disparition. Je salue nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité et leur réitère mes encouragements et mon soutien indéfectible. Leur diligence et leur montée en puissance sur le front de la lutte contre le terrorisme et l’insécurité nous rassurent. Grâce à notre détermination commune à rester debout, nous reprenons progressivement le dessus sur les forces du mal qui profitent des rancœurs de certains de nos compatriotes pour s’en prendre à notre Nation, à notre vivre ensemble et à notre unité. Quels que soient nos désaccords sur la manière de gérer nos affaires communes, rien ne peut justifier que l’on jette en pâture notre patrie aux marchands d’illusions et de la mort. Le Burkina Faso ne cèdera pas à la terreur, d’où qu’elle vienne. L’opérationnalisation en cours de la force conjointe du G5 sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et les trafics illégaux de tous genres, grâce à l’aide de nos partenaires, participera sans nul doute à anéantir ces forces du mal. Toujours sur le front de la paix et de la stabilité, je me réjouis qu’à la suite du Forum sur la sécurité qui s’est tenu du 24 au 26 octobre dernier, nous ayons désormais une feuille de route claire et consensuelle, dont la mise en œuvre devrait permettre d’instaurer un système de sécurité efficace et responsable. Par ailleurs, l’adoption de la loi de programmation militaire quinquennale permettra d’impacter non seulement les conditions de vie, et de travail de nos forces, tout en assurant la