Riposte de l’Iran contre Israël : la preuve qu’un autre monde est en marche

Riposte de l’Iran contre Israël : la preuve qu’un autre monde est en marche

TRIBUNE. Personne ne s’y attendait. Oui, pas grand monde pensait que l’Iran allait directement attaquer Israël après le bombardement de son ambassade à Damas par l’aviation israélienne. Je suis de ceux qui pensaient que Téhéran allait agir par proxys interposés. Autant dire que les Mollahs ont surpris le monde entier, à commencer par les Occidentaux. À écouter les dirigeants et les médias occidentaux, on a l’impression que c’est l’Iran qui a ouvert les hostilités contre Israël, alors que c’est bien l’État hébreu qui a provoqué Téhéran en bombardant, au mépris du droit international, l’ambassade iranienne en Syrie. Les Occidentaux vivent dans un monde parallèle, et ça commence à être inquiétant ! Ça relève de la psychiatrie, on dirait… Même si l’attaque de l’Iran est relativement limitée, une chose semble certaine : le monde a vraiment changé, et les Occidentaux et leur allié israélien devraient intérioriser cela. Ils doivent comprendre que personne ne se laissera plus impressionner par leurs gesticulations. Le silence de ce qu’on appelle le « Sud global » après la riposte de l’Iran est un message à prendre au sérieux. Le mythe d’une armée israélienne invincible, ou d’un Occident hyper puissant fait désormais sourire. Quand l’envoyé spécial de France 24 à Washington, Mathieu Mabin, déclare que « face aux États-Unis, l’Iran est un nain militaire », il faut peut-être lui rappeler que l’armée américaine a été vaincue par des barbus en babouche quelque part en Afghanistan, il y a peu. Aussi, le fait qu’Israel ait convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU est un signe qui ne trompe pas. En analysant le communiqué de la Maison Blanche, on s’aperçoit que les États-Unis ne sont pas très disposés à entrer en guerre contre l’Iran. Surtout pas à cause d’un Benyamin Netanyahou… Par Patrick Mbeko

Congo Brazzaville. Riposte contre la pandémie à coronavirus la méthode Makosso au scanner

Congo Brazzaville. Riposte contre la pandémie à coronavirus la méthode Makosso au scanner

TRIBUNE. Les forces de sécurité ont, à la surprise générale, civilisé leurs rapports avec les populations, dans le cadre de la riposte contre le coronavirus. Pourvu que ça dure. Plus d’amendes fantaisistes à infliger aux personnes qui ne portent pas un masque sur les lieux publics, plus d’autoritarisme ou de traitements dégradants à l’égard des populations, plus de jeu au cache-cache entre les forces de sécurité et les populations, plus de courses de 100 mètres d’un imprudent poursuivi par une voiture de marque Toyota BJ dans les avenues et rues de Brazzaville et Pointe-Noire… Les forces de sécurité ont vraiment changé d’attitude et de tactique. Au cours de l’opération « Coup de poing » lancée par Anatole Collinet Makosso, l’on a pu constater qu’une personne au visage dénudé était poliment priée par des agents en faction sur les avenues principales ou en patrouilles de routine, de porter un masque. De mes propres yeux, j’ai vu des agents de police en offrir à de vieilles personnes. Je n’en croyais vraiment pas mes yeux. Conséquence, cette présence dissuasive et effective des forces de sécurité a créé un effet d’autodiscipline à minima auprès des populations, notamment dans le respect par elles-mêmes de certaines mesures barrières. Selon nos informations, une partie des 4 milliards de FCFA decaissés à l’effet de soutenir l’ opération « Coup de Poing », a pu assurer les dépenses liées au déploiement des forces de sécurité(carburant et autres charges connexes). Faut-il noter que l’autoritarisme et l’arnaque de certains agents véreux auraient été, cette fois-ci, mal vécus par une population qui subit les contre coups de la crise économique et financière, à laquelle est venue se greffer la maudite crise sanitaire. Last but no least, le gouvernement Makosso a su anticiper, peu avant les fêtes de fin d’année 2021, en assouplissant les mesures sauvages prises depuis l’irruption du coronavirus au Congo. Les mesures barrières des fêtes de fin d’année 2021 sont moins contraignantes que celles de 2020. Nos informations auprès des compagnies aériennes (Rwandair, Ethiopian, Air Ivoire) renseignent que les plus nantis et leur famille ont déjà fait le plein des prochains vols à destination de Dubaï, Abidjan, Cotonou et Douala, où les mesures barrières contre le coronavirus sont assouplies et où la vie se déroule normalement. Bref, où le no stress du coronavirus est de mise. Réaliste que le couvre-feu entre desormais en vigueur au Congo, à partir de 23h jusqu’à 5h, que les marchés domaniaux s’ouvrent désormais pendant 6 jours sur 7 contre 5 auparavant, que les populations puissent enfin organiser des fêtes et réjouissances populaires(mariages, baptêmes…) tout en respectant les mesures barrières… De toute façon, il le fallait bien. Seuls les moines congolais- s’il en existe- ignorent que les nights clubs sont devenus des « days clubs » dans lesquels des gens se trémoussent sur les pistes de danse, au rythme de la rumba congolaise, à partir de 10h jusqu’à l’heure du couvre-feu voire au petit matin, que les marchés domaniaux fermés pour des opérations de désinfection n’en subissent aucune, qu’un ministre a récemment organisé son anniversaire, au cours duquel champagnes et autres boissons ont coulé à flots, avec des convives, à visage découvert, confinés comme des sardines… Reste maintenant au gouvernement à desserrer davantage l’étau des mesures étouffantes pour les transporteurs privés, obligés de jongler pour tenir. Que le vaccin ne soit plus une obligation et que, pour y parvenir, les tests pcr soient pris en charge par l’État, ce qui n’exposera plus les non vaccinés à la fabrication de faux vrais certificats de vaccination. Le ventre mou de l’opération « Coup de poing « . Les forces de sécurité, les agents des sociétés de gardiennage et autres contrôleurs, n’ont pas été formés auc TIC pour certifier les pass sanitaires via le code QR d’un smartphone. Notons que Le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Sénégal, la RDC, Nigeria…, refusent de sacrifier leurs économies au nom des mesures de confinement importées d’Europe et inadaptées aux réalités africaines. À notre connaissance, aucune hécatombe n’a pas encore eu lieu dans ces pays, comme cela a été prévu par les prophètes de malheur de l’occident. Le Congo Brazzaville est donc capable du meilleur lorsque le sérieux se met au service des populations. Par Alphonse Ndongo (Fb)

Congo Brazzaville. Coronavirus, la riposte baisse la garde

Congo Brazzaville. Coronavirus, la riposte baisse la garde

TRIBUNE. Le Comité de riposte contre la pandémie à coronavirus a cessé de redoubler de vigilance. Des cas de contamination que l’on aurait pu éviter leur sont imputables. Pourquoi? Explications. Depuis le décès de F.Ondongo des suites du coronavirus, selon les résultats du pcr sortis du Laboratoire national, quinze personnes présentées comme ayant eu un contact direct avec la décédée, n’ont jamais été approchées par les agents du comité de riposte, pour subir des tests et, le cas échéant, leur recommander illico presto la mise en quatorzaine. « N’eût été la vigilance de la famille, même le domicile de la défunte, sis au plateau des 15 ans à Brazzaville, n’aurait jamais été désinfecté », confie, les yeux levés vers le ciel, un fils de la défunte. S’il est donc établi que la vieille femme de 82 ans était infectée au coronavirus, le risque est énorme pour d’autres personnes qui lui ont rendu visite at home, peu avant son hospitalisation au CHUB. La gouvernante de F.Ondongo, une jeune dame de quelque quarante ans, se la coule douce dans un quartier de Brazzaville, faute de tracking à opérer sur des cas suspects par des agents chargés de la riposte au Congo. Dans la zone dite orange du CHUB, où convergent tous les cas suspects, des garde-malades, membres de la famille du patient, sans protection aucune, à part leur bible, eau bénite, chapelet ou fétiche , se débrouillent, mains nues, à lutter contre un ennemi invisible mais très mortel! Leurs incessants va et vient entre cette zone à virus, leur domicile familial, la pharmacie voire l’église, ne peuvent quantifier le nombre de personnes qu’ils contaminent, au cas où ils sont eux-mêmes des cas asymptomatiques. Que fait donc le comité de riposte au moment où la courbe de décès et des cas de contamination remonte de manière vertigineuse à Pointe- Noire et Brazzaville? La logistique, en cas de décès des suites de coronavirus, fait également défaut. Le CHU de Brazzaville dispose d’un seul corbillard, qui tombe en panne de temps en temps. Un seul chauffeur, un certain « Madiensi », assure, le cœur serré, l’acheminement des corps aussi bien dans les cimetières des quartiers Sud que Nord… « Ce qui arrive aux autres peut également vous arriver », renseigne un adage populaire. Par Alphonse Ndongo

Insurrection au Mozambique : pourquoi le Rwanda mène la riposte?

Insurrection au Mozambique : pourquoi le Rwanda mène la riposte?

Une force rwandaise de 1 000 hommes est entrée en action depuis son déploiement au Mozambique pour combattre les insurgés pauvres qui ont mené des attaques dévastatrices dans l’extrême nord du pays. En deux semaines, les troupes – la première force étrangère à être déployée contre les insurgés – ont pris un carrefour routier clé, tenu par les militants l’année dernière, et ont atteint la ville portuaire de Mocímboa da Praia. En quatre ans, les insurgés ont pris le contrôle de la plupart des cinq districts de la province de Cabo Delgado, dans le nord-est du Mozambique. Jusqu’à présent, 3 100 personnes sont tuées et 820 000 sont déplacées, soit plus que l’ensemble de la population des cinq districts. Lorsqu’en mars, les insurgés ont capturé Palma, la ville du boom gazier qui jouxte le développement de Total pour 20 milliards de dollars (14 milliards de livres sterling) du deuxième plus grand champ gazier d’Afrique, le géant pétrolier français a abandonné l’énorme chantier. Les forces de défense mozambicaines, largement considérées comme corrompues, mal entraînées et mal équipées, n’ont pas fait le poids face à une bande d’insurgés de plus en plus nombreuse, mais toujours en lambeaux. Malgré l’opposition de son propre parti, le président Filipe Nyusi a demandé une aide étrangère… Lire la suite sur BBC