Congo/Décès : Les restes mortels de Joséphine Mountou-Bayonne inhumés au Mausolée Marien-Ngouabi

DISPARITION. Les restes mortels de la sénatrice Joséphine Mountou-Bayonne, décédée le 24 octobre 2022 à Paris, en France, à l’âge de 93 ans, seront portés en terre ce 18 novembre 2022 au Mausolée Marien-Ngouabi, à Brazzaville. Rapatriés de France le 16 novembre 2022 et accueillis à l’aéroport international Maya-Maya par les autorités congolaises au-dessus desquelles se trouve le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, les restes mortels de la sénatrice reposent désormais aux côtés de leurs prédécesseurs au mausolée Marien Ngouabi à Brazzaville. Cette grande femme et militante a été une force de lutte pour l’émancipation des femmes. Le Sénat qui l’a reçue pendant plusieurs années, a organisé une exposition photos retraçant sa vie afin de la garder en souvenir et bien sûr de garder les moments inoubliables partagés avec elle. Ces moments ont été patronnés par le président de cette institution, Pierre Ngolo. La présence du Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, et du secrétaire général du PCT, Pierre Moussa y a été notée. Pour le Premier ministre, c’est un hommage solennel que le pays rend à une femme qui marquera pour longtemps l’histoire politique du Congo. Pierre Moussa a quant à lui évoqué son engagement politique au sein du PCT, affirmant que c’était une femme exceptionnelle. Elle est née le 28 juin 1929 à Djambala dans le département des Plateaux et est membre fondateur du Parti congolais du travail. Présidente de l’Union révolutionnaire des femmes du Congo (URFC) de 1974 à 1979, elle a été, pendant cinq décennies, une véritable lampe pour plusieurs femmes politiques. Florent Sogni Zaou
Congo. Décès : Arrivée des restes mortels de Moé Makosso IV à Pointe-Noire

Les restes mortels du roi Mâ Loango Moé Makosso IV ont été accueillis le 27 janvier 2021 à Pointe-Noire par la première dame, Mme Antoinette Sassou Nguesso et de plusieurs membres influents de la capitale économique, département de Pointe-Noire ainsi que ceux du département du Kouilou. Décédé le 23 décembre 2020 à Rabat au Maroc, les restes mortels du roi ont été accueillis à l’aéroport international Antonio Agostino Neto par plusieurs personnalités, de plusieurs membres de la communauté et de membres de la communauté parés de palmes et de plusieurs autres membres. Le cercueil contenant les restes mortels a été embarqué sur un camion-remorque et entouré par des femmes et des hommes armés de torches traditionnels, jouant des instruments traditionnels de musique. Ces restes mortels vont demeurer à Diosso pendant une semaine et seront inhumés le 3 février 2021. Le domicile du roi où se tient la veillée mortuaire est paré de palmes et de quatre chapiteaux. Les mêmes palmes sont accrochées sur des maisons de particuliers et sur toutes les voix conduisant au lieu de la veillée. La maison du roi a été repeinte en bleu en bas et en jaune en hauteur. Le roi Moé Makosso IV est né le 1er mai 1944 à Tchizondi en République du Congo où il a fait ses études jusqu’en classe de 3e avant d’être recruté et de travailler au Port autonome de Pointe-Noire comme chauffeur-mécanicien. Il est le neveu du roi Moe Poaty III ayant géré le royaume de 1931 à 1975. Il sied de rappeler que les pouvoirs traditionnels, au Congo-Brazzaville, ont été réhabilités par la Conférence nationale souveraine de 1991, et ont un caractère symbolique. Il est le dix-septième roi du Royaume Loango. Intronisé le 29 août 2009 à Bilala dans le Kouilou, quelques temps après le décès de son prédécesseur Moé Tati, Sa Majesté Moé Makosso IV a bénéficié d’un nouveau palais royal construit à Diosso par les pouvoirs publics. Il était marié à deux femmes et père de seize enfants. Florent Sogni Zaou