Niger : la coordonnatrice de l’Onu sommée de quitter le pays
C’est à travers un communiqué que le régime issu d’un coup d’Etat au Niger a donné cet ultimatum de 72 heures à la coordonnatrice de l’Onu, Louise Aubin. Les militaires au pouvoir, dénoncent les « entraves » mises selon eux par l’Onu, en l’occurrence son sécrétaire général Antonio Guterres, « en vue de contrarier la participation pleine et entière du Niger » à la 78ème Assemblée générale de l’organisation qui a eu lieu en septembre à New York. Avant de réclamer le départ de la coordonnatrice de l’Onu au Niger, le régime militaire à Niamey avait déjà fait ce reproche au sécrétaire général et avaient dénoncé le refus d’Antonio Guterres de « prendre acte » de la liste officielle des délégués du Niger… Lire la suite sur DW
Visite au Tchad du Premier ministre nigérien nommé par le régime militaire • FRANCE 24
En ce 08 mars, la Femme Algérienne manifeste contre le régime militaire

Après un appel lancé sur Facebook par l’Association féministe Tharwa N Fadhma N’Soumeur, plus d’un millier de Femmes ont défilé ce 08 mars 2021 à Alger à l’occasion de la Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes. Cette manifestation s’est déroulée au centre-ville d’Alger, le long de la rue Didouche Mourad jusqu’à la Grande Poste et a été l’occasion de Fêter la Femme Algérienne et défendre ses Droits mais aussi de demander l’abrogation du Code de Famille qualifié de « Code de l’infamie ». Les militantes pour les Droits des Femmes ont tenu à rappeler leur participation massive au mouvement du Hirak et exigé le démantèlement du pouvoir en place et la construction d’une République fondée sur l’État de droit, la justice sociale et l’égalité citoyenne en matière des droits. Ce jour-là, les Algériennes, dans toutes les Wilayas du pays, ont déferlé sur la rue par milliers pour faire savoir que leur présence, ce 08 mars 2021, dans les rues du pays s’inscrit en droite ligne du mouvement de protestation populaire du Hirak. A noter que pour la seule année 2020, une centaine de Femmes ont été assassinées en Algérie, et, pour les deux premiers mois de 2021, 09 d’entre elles ont été tuées à coups de couteau, de hache et même de marteau. Par ailleurs, les Femmes Algériennes ont tenu à rejeter fermement le projet de loi visant les membres de la diaspora responsables d’actes contre les intérêts de l’État, notamment en lui retirant sa nationalité, arguant que celle-ci n’appartient à aucun pouvoir législatif ou exécutif. Elle est innée, naturelle, définitive, irrévocable, intangible, inaliénable et ne peut faire l’objet d’aucune déchéance. On rappellera que cette procédure a déjà été réclamée par un député au Premier Ministre, Abdelmalek Sellal, en 2016. Ce dernier avait répondu que « personne ne peut être déchu de sa nationalité d’origine » et que la « loi algérienne est en phase avec le Droit International, qui consacre la nationalité comme un des Droits de l’Homme », tout comme les Harkis qui n’ont jamais été déchus de leur nationalité algérienne. Farid Mnebhi.