Congo : le ridicule et les obstacles de la note sur la commission de déshérence du premier ministre Collinet Makosso ( lecture en 4 minutes )

PARLONS-EN. Faisant suite à notre article sur la note n°0020/PMCG/CAB signée par le premier ministre ACM sur la mise en place d’une commission chargée du recouvrement des fonds publics en déshérence, et compte tenu des remous qu’elle suscite, il sied d’y revenir. D’emblée, il faut signaler que, par dictat, même si la commission parvenait à exister juridiquement, elle buterait à plusieurs obstacles : Ces failles laissent présager des contentieux massifs, une inefficience opérationnelle et, à terme, un effondrement de la crédibilité de la démarche, à l’instar du fameux arrêté, n°1859 du 10 mars 2017 signé par Calixte Ganongo consacrant les détournements « légaux » en millions de milliards récemment par Dongou Armel alias Zidane et cie. Huit ans plus tard, le pays continue d’en payer le prix fort ! ACM doit prendre le courage de corriger impérativement La viabilité du projet d’ACM suppose :-De revoir les décrets n°1908 du 16 octobre 1995 signé par Adamo Mateta Luc ainsi que celui du ministre Calixte Ganongo, cité dessus. Ghys Fortuné BEMBA DOMBE
Niger. La CoLDEFF annonce un recouvrement de plus de 25 milliards de FCFA
Le président de la Commission de Lutte Contre la Délinquance Économique, Financière et Fiscale (CoLDEFF), le Colonel Abdoul Wahid Djibo a déclaré au terme d’une audience avec le chef de l’État, le général Abdourahamane Tiani, ce samedi 16 mars, que son institution a fait des réalisations de l’ordre de 25 466 211 692 FCFA, dont 20 656 962 024 FCFA recouvrés et 4 809 519 668 en cours de l’être. Le Président de la COLDEFF, le Colonel Abdoul Wahid Djibo a indiqué à la presse être venu faire le point des activités de son institution au Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, et ce, en présence des autres membres du CNSP. »Cela entre dans le cadre des rencontres périodiques instituées à l’effet de rendre compte de l’état d’avancement des activités » a poursuivi le président de la CoLDEFF, selon qui au cours de cette rencontre qui est »la 2ème du genre après celle en date du 16 février 2024, nous avons eu l’honneur de présenter au Chef de l’Etat un aperçu sur le résultat des dossiers ayant été traités par la ColDEFF à travers ses différentes commissions ». Il a, à cette occasion, adressé ses sincères remerciements au Président du CNSP, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, ainsi qu’à l’ensemble des membres du CNSP, pour »leur soutien sans faille dans l’accomplissement de la noble mission qui nous est confiée, à savoir celle de remettre l’Etat du Niger dans tous ses droits qui ont été dilapidés et spoliés, ces dernières années ». Présentant la situation de leurs activités, le président de la CoLDEFF a annoncé avoir réalisé un total général de 25 466 211 692 FCFA, dont 20 656 962 024 FCFA recouvrés et 4 809 519 668 pour les encours » soulignant que du »15 février dernier (veille de la dernière rencontre) au 15 mars 2024, nous avons enregistré des recouvrements s’élevant au montant de 8 389 983 247 FCFA ». »Nous aimerions assurer nos compatriotes du fait que nous gardons toujours à l’esprit le sens de la responsabilité qui nous incombe et le souci de bien mériter la confiance placée en nous par le Président du CNSP » a tenu à rassurer le Colonel Abdoul Wahid Djibo a également réaffirmé conformément à son serment, »notre détermination sans faille à user de tous les moyens légaux pour remettre l’Etat dans tous ses droits, et à assouvir ainsi le besoin de justice exprimé par le peuple nigérien souverain ». ANP
Burkina/Conseil des ministres : le gouvernement autorise une opération spéciale de recouvrement des créances des fonds de financement du ministère en charge de la jeunesse et de l’emploi

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi en séance ordinaire, sous la présidence du Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Il a examiné et adopté plusieurs dossiers inscrits à son ordre du jour selon le ministre Boubakar SAVADOGO, assurant l’intérim du porte-parole du gouvernement. Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, le Conseil a adopté un avant-projet de loi portant conditions d’entrée et de séjour des étrangers, de sortie des nationaux et des étrangers du territoire national. « Son adoption vise non seulement à permettre aux forces de police de prendre les mesures idoines de contrôle aux frontières qu’exige le contexte sécuritaire actuel mais aussi d’internaliser les différentes conventions et résolutions internationales », a expliqué le ministre délégué chargé de la sécurité, Commissaire Divisionnaire de Police, Mahamadou SANA. Il a indiqué que les innovations majeures apportées sont entre autres la clarification de certains concepts, la prise en compte des questions relatives au trafic des migrants, à la traite des personnes et à l’asile. Le deuxième texte adopté pour le compte de ce ministère est un décret portant création d’une unité d’élite dénommée « Groupe spécial d’intervention de la Police nationale », qui selon le ministre SANA va apporter une réponse efficace et opérationnelle à tout type de menace de sécurité intérieure. Pour le compte du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, le Conseil a examiné et adopté un rapport portant situation de la trésorerie de l’Etat au 30 septembre 2023 qui fait ressortir une amélioration au niveau des recouvrements et une exécution normale des dépenses, selon le ministre en charge de l’Economie, Dr Aboubakar NACANABO. Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Dr Boubakar SAVADOGO a fait au Conseil, une communication orale relative à l’opération spéciale de recouvrement des créances des différents fonds de financement de son département. Les trois fonds à savoir le Fonds d’appui à la promotion de l’emploi (FAPE), le Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ) et le Fonds d’appui au secteur informel (FASI), restent caractérisés par de forts taux de créances non recouvrées après plus de vingt (20) ans d’exercice. Ces créances sont estimées aujourd’hui à près de 22 milliards F CFA et concernent plus 30 000 personnes. Le ministre a lancé un appel à toutes les personnes qui détiennent des créances au niveau de ces fonds à prendre les dispositions pour se mettre à jour de leur remboursement.
Secteur de transport au Maroc: la DEPF note un recouvrement significatif en 2022

En glissement annuel, la valeur ajoutée du secteur de transports et entreposage s’est améliorée, en moyenne, de 7,3% au titre des neuf premiers mois de 2022, récupérant ainsi 86,1% de son niveau pré-crise. « Cette évolution incorpore des hausses, en variation annuelle, de 5,7% au T1-2022, de 10,8% au T2-2022 et de 5,5% au T3-2022 avec des taux de récupération respectifs de 94%, 80,8% et 83,5% par rapport à leur niveau pré-crise », selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie et des Finances. Dans sa note de conjoncture du mois de janvier 2023, l’organisme public a également noté que « cette dynamique a profité de la bonne tenue de la majorité des segments du secteur. L’activité du transport aérien plus particulièrement, poursuit son raffermissement, entamé depuis la mise en œuvre des mesures adoptées par le gouvernement visant à redynamiser le secteur ». Il est à noter que l’activité aérienne a poursuivi son redressement au cours du dernier trimestre de l’année écoulée. Selon la DEPF, le nombre de passagers accueillis aux aéroports nationaux a en effet enregistré un taux de récupération, par rapport à son niveau pré-crise, de 100,5%, après un taux de 76% à fin septembre 2022. En hausse de 107,1% par rapport à l’année précédente, le trafic aérien de passagers a atteint 20,6 millions de passagers à fin 2022. Comparé à son niveau à fin 2019, ce trafic a représenté 82,1% après 63,7% à fin juin 2022 et 39,6% à fin 2021, a noté la Direction indiquant que les mouvements aéroportuaires et du trafic du fret aérien ont pour leur part récupéré à fin 2022, respectivement 83% et 72,6% de leurs niveaux à fin 2019. « Concernant l’activité portuaire, le volume du trafic réalisé au sein des ports gérés par l’ANP s’est situé à 87,2 millions de tonnes au terme de l’année 2022, en légère baisse par rapport à son niveau pré-crise (-0,8%) », a fait remarquer la DEPF estimant toutefois qu’il s’est replié, en variation annuelle, de 4,2%, après une baisse de 1,6% en 2021. Selon ses explications, « cette évolution s’explique par le recul du trafic des exportations de 18,5%, atténué par la hausse de celui des importations (+2,4%), du cabotage à l’import (+27,2%) et du cabotage à l’export (+37,2%) ». Quoi qu’il en soit, « ce repli au niveau de l’activité des ports gérés par l’ANP a été largement compensé par la bonne dynamique du complexe portuaire Tanger Med, dont le volume du trafic s’est élevé à 107,8 millions de tonnes à fin 2022, en hausse de 6% en une année », a constaté précisant que ce trafic s’est situé à 55% de l’ensemble du tonnage portuaire réalisé au niveau national. Au final, les données suggèrent que plus de 195 millions de tonnes ont été traités au sein des ports nationaux à fin 2022, en accroissement de 1,2%. Martin Kam