Imperium/Ramadan: les premiers chiffres des investissements publicitaires dévoilés

IMPERIUM, le leader du traitement de l’information à 360° et provider de solutions Big Data et Smart Data a dévoilé les premiers chiffres clés des investissements publicitaires, à l’issu des dix premiers jours du mois sacré de Ramadan. Dans un communiqué rendu public récemment, IMPERIUM précise que son étude concerne tous médias confondus : télévision, radio, affichage, presse, cinéma et digital. Traditionnellement, le mois de Ramadan génère de fortes audiences sur les différents médias, ce qui est à corréler à un changement d’habitudes de consommation, en nette augmentation pour les biens, les services et les médias. Ce contexte de Ramadan génère par conséquent des pics plus ou moins notoires des investissements publicitaires au Maroc. Une légère baisse des investissements publicitaires Une légère baisse est constatée en termes d’investissements publicitaires en cette première dizaine du mois (du 1er au 10 Ramadan correspondant à la période du 23 Mars au 1er avril 2023). Ceux-ci s’élèvent, en brut, à + de 394 millions de DH, soit -3,2% par rapport à l’année précédente. Parts de marché : la télévision toujours en tête La télévision enregistre une baisse de -13,6% durant les 1er dix jours du mois de Ramadan tout en absorbant 56,4% de part de marché. L’affichage quant à lui enregistre une hausse de +0,2 %, soit 19% de part de marché, suivi de la radio qui enregistre une hausse de +13,7 %, soit 12,5 % de part de marché, suivi du digital, qui connaît une augmentation de 9,1%, pour 6,1 % de part de marché. Enfin, la presse enregistre une hausse de +139,4 %, soit 6 % de part de marché. Les secteurs qui investissent Dans le top 5 des secteurs qui ont le plus investi en cette première dizaine de Ramadan, on retrouve l’Alimentation (+6,2% Vs +36% en 2022), les Télécommunications (- 12,4% Vs +6% en 2022), la Banque-Assurance (-16,3% Vs -42% en 2022), les Boissons (+23,5% Vs -4% en 2022) et le BTP (- 21,7 Vs +5% en 2022 ). Bien qu’ayant augmenté considérablement leurs investissements publicitaires par rapport à 2022, viennent ensuite les secteurs de la Distribution (+ 48%), du Voyage/Tourisme (+89%), de l’Information/Média (+70,7%), de la Culture/Loisirs (+162%) et de l’Energie (+116%). Plus d’annonceurs pour la presse et l’affichage en 2023 Si les budgets publicitaires connaissent une nette baisse en valeur, la présence d’annonceurs sur cette période du Ramadan a augmenté par rapport à 2022. 990 annonceurs ont répondu présents ces 10 premiers jours de Ramadan (vs 726 en 2022). Fait marquant, c’est la Télé et la Presse qui ont vu le plus augmenter le nombre de leurs annonceurs, avec respectivement +4 annonceurs et +284 annonceurs ayant communiqué sur ces médias. À propos d’Imperium Leader du traitement de l’information à 360° et provider de solutions Big Data et Smart Data au service de la productivité de l’entreprise, Imperium développe des outils basés sur une technologie de sourcing avancée capable de fournir de la data structurée sous différents formats.
Maroc: Les investissements publicitaires de Ramadan en légère hausse (03 au 12 avril 2022)

IMPERIUM, leader du traitement de l’information et provider de solutions Big Data et Smart Data, a livré les premiers chiffres clés des investissements publicitaires, tous médias confondus (télévision, radio, affichage, presse, cinéma et digital), à l’issu des dix premiers jours du mois sacré de Ramadan. Il ressort de cette étude que la tendance haussière du mois de Ramadan 2022 en termes d’investissements publicitaires se confirme en cette première dizaine du mois (du 1er au 10 Ramadan correspondant à la période du 03 au 12 avril 2022), selon une étude . Ceux-ci s’élèvent, en brut, à + de 407 millions de DH, soit +9,1% par rapport à l’année précédente, laquelle avait été marquée par une très forte hausse (+45%) , en raison des restrictions sanitaires (couvre-feu à 21 heures) lors du mois de Ramadan 2021 et la forte chute des investissements en 2020. Parts de marché : la télévision toujours en tête La télévision, l’affichage, le digital et la radio enregistrent une augmentation plus ou moins forte, la télévision en tête, absorbant 63,2% de part de marché, avec une évolution de +11,9%, soit 257 MDH. Ceci est à corréler à des parts d’audiences en forte augmentation pour les chaînes nationales durant ce mois de Ramadan (70% de part d’audience pour 2M et Al Aoula réunies dès le 1er jour de Ramadan). L’affichage quant à lui enregistre une hausse significative de +12,5 %, soit 18,2% de part de marché, pour 74 MDH, suivi du digital, qui connaît une augmentation de 8,2%, pour 5,4 % de part de marché, soit 22 MDH. Enfin, avec 44 MDH investis, la radio enregistre une hausse de +7,7 %, soit 10,8 % de part de marché. La presse en baisse Si la tendance générale dénote une dynamique de reprise de l’économie nationale, avec un classement des médias en termes de part de marché identique à 2021, la presse enregistre par contre une forte baisse de -39,7% avec 10 MDH, et seulement 2,5 % de part de marché. Les secteurs qui investissent Si la Banque-Assurance accuse une forte baisse (-42%) par rapport à 2021, elle reste le 4ème secteur ayant le plus investit en 2022, avec un budget de 27,2 MDH, devancée par le secteur de l’Alimentation (+36%), pour un total de 91,3 MDH, suivi du secteur des Télécommunication (+6%), ayant investi 85,9 MDH, et du secteur de l’Assurance-Finance, avec une hausse de 220%, ayant investi 28,1 MDH. Aux cinquième et sixième places, on trouve respectivement les secteurs du Bâtiment-Travaux Publics (+5% / 22,3 MDH) et celui des Boissons (-4%/ 16,3 MDH). Toujours selon les chiffres recueillis pour ces 10 premiers jours du mois de Ramadan, les secteurs accusant de très fortes tendances haussières par rapport à 2021 sont, en tête de file, le secteur de l’Immobilier, avec une hausse significative de 928 % (4,8 MDH), suivi de la Pharmacie-Médecine avec un budget publicitaire en hausse de +339%, pour un total de près de 5,2 MDH. D’autres secteurs ont plus investit en 2022, tels que l’Enseignement-formation (+202 %),la Distribution (+93%), l’Industrie (+43%) et la Culture (42%). Alors qu’en 2021, la quasi-totalité des secteurs avaient nettement plus investit que les années précédentes, 2022 marque une baisse significative dans plusieurs secteurs, à savoir le secteur de l’Énergie (-42%), de l’Ameublement-Décoration (-67%), de la Bureautique-Informatique (-12%) ou de l’Entretien (-21%). Plus d’annonceurs pour la presse et l’affichage en 2022 Si les budgets publicitaires connaissent une nette hausse en valeur, la présence d’annonceurs sur cette période du Ramadan est quasi identique à 2021. 726 annonceurs ont répondu présents ces 10 premiers jours de Ramadan (vs 731 en 2021). Fait marquant, c’est l’affichage et la Presse qui ont vu le plus augmenter le nombre de leurs annonceurs, avec respectivement +24 annonceurs et +60 annonceurs ayant communiqué sur ces médias. Globalement, les indicateurs pour cette période dénotent d’un léger rebond des investissements publicitaires dans les médias.
Les Marocains de Côte d’ivoire vivent le mois de Ramadan dans les pures traditions ancestrales du Royaume

Le mois béni du Ramadan, tant attendu par les fidèles, revêt une caractéristique singulière en Côte d’Ivoire, plus particulièrement à Abidjan où ce mois de piété et de recueillement est célébré chaque année, par les membres de la communauté marocaine dans les pures traditions ancestrales du Royaume.Dans ce pays de l’Afrique de l’Ouest qui partage avec le Maroc plusieurs affinités religieuses, les membres de la communauté marocaine se fondent allègrement dans cette ambiance de paix et de quiétude qui embaume les jours de Ramadan. Ils veillent à accomplir le rituel de jeûne, dans la symbiose et en toute communion avec l’ensemble des populations locales, non sans un brin de nostalgie pour l’effervescence chaleureuse qui caractérise les soirées durant cette période dans le Royaume. L’avènement du mois sacré se veut donc un événement majeur pour les Marocains, qui, à la fois, fiers et fidèles de leur appartenance à un pays aux traditions culturelles et spirituelles millénaires, s’attachent au moindre détail, côté préparatifs, pour que le mois de Ramadan passe dans une ambiance ’’100% marocaine’’. Dans les quartiers à forte présence marocaine, notamment à Treichville (Rue 12), Adjamé, Koumassi, Marcory et autres, l’ambiance ne diffère guère de celle qui marque le mois sacré au Maroc, a déclaré à la MAP le président de l’association « Assemblée du Conseil des Marocains Résidents en Côte d’Ivoire » (ACMRCI), M. Ouazzani Chahdi. Cette ambiance, a-t-il souligné, est souvent l’apanage immédiat de ’’la simplicité, de la générosité et surtout de la modestie des Marocains souvent connus par leur ouverture d’esprit, et leur attachement au quotidien, aux préceptes de l’islam modéré et du juste milieu, qui incite à la tolérance, au respect et à l’amour d’autrui et surtout, à la promotion des valeurs de solidarité et d’entraide’’. De l’avis de M. Chahdi, dans chaque foyer revivre chaque soir cette ambiance ramadanesque à ‘’la marocaine » est possible. ’’La femme marocaine ne ménage aucun effort pour que les pures traditions marocaines soient respectées dans les règles de l’art, en veillant à mettre à la disposition de sa famille un menu très varié et complet’’, a-t-il mis en avant. Et de poursuivre que dans cet élan de mobilisation pour célébrer le Ramadan dans la pure ambiance et traditions marocaines, plusieurs femmes au foyer parmi les Marocaines les plus battantes, proposent, sur commande, des mets, des gâteaux de la pure pâtisserie traditionnelle, et des spécialités de la cuisine marocaine soigneusement préparés pour le plaisir des gourmets. De même, durant ce mois béni, l’échange de visites entre familles, amis et proches ne manque guère chez les Marocains en Cote d’Ivoire. Ces derniers prennent le plaisir de se réunir chaque soirée pour rompre collectivement le jeûne, ou la nuit après la prière de ‘’Tarawih », le temps de partager ensemble des moments de joie et de détente, autour d’un verre de thé à la menthe ‘’made in Morocco’’, souvent servi avec fruits secs et des petits fourrés. Et comme chaque année, a encore ajouté M. Chahdi, notre Association, l’ACMRCI, organise des ruptures collectives du jeûne et remet des kits alimentaires et des bons d’achats au profit de familles marocaines, ivoiriennes ou issues de mariages mixtes maroco-ivoiriens. ’’Cette initiative, qui sera incha allah à sa 6ème édition, sera marquée, comme chaque année, par la présence de l’Ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire qui se réjoui de l’esprit sous-tendant de cette opération initiée à l’occasion de chaque mois béni du Ramadan, qui a toujours été une période de partage, de fraternité et de convivialité entre les Ivoiriens et la communauté marocaine établie en Côte d’Ivoire’’, a-t-il fait savoir. Cette opération se veut un geste symbolisant les principes de solidarité fraternelle qui régissent les liens entre musulmans en général et façonnent, de façon particulière, les attaches fraternelles entre Marocains et Ivoiriens. ’’Cette action, entre autres opérations organisées par notre Association, va de pair avec la vision d’un Maroc « toujours solidaire, un Maroc de fraternité et un Maroc qui s’entraide pour aller de l’avant, tous ensemble’’, a conclu M. Ouazzani Chahdi. Par Azedine Lqadey (MAP)
Ramadan: Orange Maroc relance son initiative du clic solidaire Khatwat Khir au profit de l’école numérique pour tous

A l’occasion du mois sacré de Ramadan, Orange Maroc s’engage à nouveau aux côtés de sa fondation pour lancer la deuxième édition du programme Khatwat Khir. Ouverte à tous, cette initiative solidaire permet avec un simple geste, de faire un grand pas en faveur de l’inclusion numérique au Maroc. Comme l’explique l’opérateur, « il suffit d’aller sur le site www.khatwatkhir.ma, et de cliquer un maximum de fois en 10 secondes. Le nombre de clics effectué sera automatiquement converti par Orange en un don de volume data, à raison de 10 Mo par clic ». Notons que l’opération peut être répétée à volonté et ainsi en quelques clics, chacun peut s’engager dans une action collective de générosité et de solidarité en phase avec l’esprit du mois sacré. En 2021, 40 millions de clics avaient été récoltés et transformés en Gigas et équipements pour des jeunes défavorisés. Grace à l’implication des internautes, Orange Maroc espère que des millions de giga-octets de dons en data seront à nouveau générés, avant d’être pré chargés sur des tablettes que des collaborateurs d’Orange Maroc iront par la suite distribuer à travers les régions du pays. En tant qu’opérateur à forte responsabilité sociale, Orange Maroc s’engage au quotidien, notamment via sa Fondation, à agir pour réduire les inégalités liées à l’accès au matériel, aux usages, et à la maîtrise du numérique, en favorisant la connectivité, l’inclusion et le développement des compétences sans discriminations. Dans ce sens, la Fondation Orange Maroc a récemment conclu une convention avec le Ministère de l’Education Nationale pour la mise en place d’une expérience pilote pour l’école numérique dans le Royaume. A travers ce partenariat, la Fondation apportera une donation en tablettes connectées au Ministère pour soutenir l’utilisation des nouvelles technologies dans des établissements d’enseignement primaires. Chaque tablette donnera accès à des contenus pédagogiques numériques riches, à forte valeur ajoutée, pour chacun des élèves et enseignants. Pour rappel, en marge de la CAN 2022, une action Khatwat Khir a aussi été lancée en vue de convertir chaque like récolté par le jeu concours mis en place pour l’occasion en don de volume Data, à raison de 10Mo par like. Au final, l’Association Initiative Citoyenneté Education Environnement Développement située à Tanger a pu recevoir un don en matériel connecté destiné aux jeunes marginalisés en situation précaire. Orange Maroc et sa fondation comptent poursuivre avec cette nouvelle édition du programme Khatwat Khir leur engagement pour faire du numérique un facteur d’égalité des chances pour les jeunes marocains en situation difficile.
Laconiquement, changer l’heure pour jeuner une heure de moins ?

OPINION. Pourquoi avancer l’heure durant toute l’année sauf au mois de ramadan ? L’horaire biologique du cerveau ne supporte pas ce yoyo horaire, car ceci le perturbe et l’oblige à s’adapter à un horaire contre nature. Notre cerveau est programmé pour se réveiller avec le lever de soleil et dormir après le coucher de soleil. Les sécrétions hormonales cérébrales se font en fonction du rythme nycthéméral. Ces mêmes glandes cérébrales se chargent de l’équilibre du reste des grandes endocriniennes du corps. Une des conséquences la plus grave de ce yoyo horaire est le trouble de l’humeur, soit une dépression soit à l’inverse une manie. Et là nous ne faisons plus aucune économie au niveau des ressources humaines, au contraire nous observons des grandes pertes. Ce yoyo horaire est justifié par l’économie des énergies. Cette économie vorace n’est-elle pas la raison de la misère du monde ainsi que des guerres ? Admettons que ce yoyo horaire est efficace pour la santé de l’économie, mais qu’en est-il pour la pratique religieuse ? Reculer d’une heure durant le mois de ramadan, n’est-il pas paradoxal ? Je me pose alors deux questions : 1- Reculer d’une heure n’est-il pas un retour au gaspillage de l’économie ? Les marocains gagnent-ils beaucoup plus d’argent pendant ramadan et subitement ils s’enrichissent par la baraka de Dieu ? Ou bien, serait-il que l’état se retrouve pendant ramadan avec un excédent des bénéfices et se permet alors de ne pas faire économie pendant 30 jours par an ? Ou peut-être le gouvernement subventionne les gaspillages du mois de ramadan (aumône ou sadaka pour les croyants, ce qui explique le luxe de la consommation des marocains pendant 30 jours par an ? 2- Reculer d’une heure n’est il pas une façon de tromper le mois de ramadan et de jeuner une heure de moins en bénéficiant d’une heure de sommeil de plus, une heure d’économie de la faim par jour ? Ne s’agit-il pas d’une contradiction avec les principes de la foi ? Gaspiller de l’énergie et de l’argent n’est-il pas contradictoire avec les objectifs de ramadan ? Pour être dans l’esprit de la foi et des sacrifices spirituelles du mois de ramadan, ne fallait-il pas avancer l’heure de 60 ou 120 minutes, pendant le mois sacré, pour moins de gaspillage des ressources naturelles et renforcer positivement la spiritualité des croyants, à moins qu’il ne s’agisse d’un simple mois d’exercice de la faim ? Docteur J. Mabrouki Psychiatre, psychanalyste de la société marocaine
Maroc. La hausse des prix pèse lourd dans le panier de la ménagère qui s’annonce léger

L’indice des prix à la consommation (IPC) a repris de la hauteur en février 2022, sur une base mensuelle, selon les chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP) et rendus publics récemment. Après une stagnation observée en début d’année, suite à la baisse de 0,1% de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires, l’IPC a en effet progressé de 0,6% au titre du deuxième mois de l’année en cours. En glissement annuel, l’IPC a enregistré une hausse de 3,6% au cours du mois dernier en raison de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 5,5% et de celui des produits non alimentaires de 2,5%. Pour ce qui est des produits non alimentaires, le HCP indique que les variations vont d’une stagnation dans la «communication» à une hausse de 6% dans le «Transport». Comparé au même mois de l’année écoulée, l’indice des prix à la consommation a connu une hausse de 3,6% à fin février 2022 A quelques jours du début du mois de Ramadan, l’annonce de l’augmentation de l’IPC – un des principaux indicateurs de l’inflation – fait tache d’huile alors que le gouvernement a annoncé une abondance des denrées alimentaires et une stabilité des prix. Comparé au mois de janvier 2022, et sachant que le mois sacré de Ramadan connaît habituellement une demande plus importante en denrées alimentaires, la hausse des prix observée en février dernier n’augure rien de bon pour les consommateurs. D’autant plus que cette évolution est la conséquence de l’augmentation de 1% de l’indice des produits alimentaires et de 0,3% de l’indice des produits non alimentaires très demandés durant le mois sacré. En effet, après analyse des données recueillies par le Haut-commissariat, il ressort que les hausses des produits alimentaires observées entre janvier et février 2022 ont concerné principalement le pain et les céréales. A en croire l’institution publique, le prix de ces deux denrées alimentaires très demandées en période de Ramadan ont bondi de 2,9%. La hausse a également concerné d’autres produits alimentaires tout aussi prisés durant le mois saint du Ramadan tels que les «Huiles et graisses» (1,5%), les «Légumes» (1,0%), les «Fruits» (0,5%) et le «Lait, fromage et œufs» (0,4%). Dans sa note d’information relative à l’indice des prix à la consommation du mois de février 2022, le Haut-commissariat a toutefois fait état d’une baisse de 0,1% des prix pour ce qui est des «Poissons et fruits de mer». Pour les produits non alimentaires, l’institution publique a noté que la hausse a concerné principalement les prix des «Carburants» qui ont progressé de 5,7% au cours de cette même période. Il est à noter que les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Marrakech (1,3%), à Fès et Tanger (1,1%), à Oujda (0,9%), à Guelmim et Beni-Mellal avec 0,8% et à Kénitra, Rabat et Tétouan avec 0,7%. En revanche, une baisse a été enregistrée à Casablanca et à Errachidia avec 0,1%. A titre de rappel, la stagnation observée en début d’année résultait de la baisse de 0,1% de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires. Entre décembre 2021 et janvier 2022, les hausses des produits alimentaires avaient concerné principalement le «Pain et céréales» (1,9%), les «Huiles et graisses» (0,8%) et les «Eaux minérales, boissons rafraîchissantes, jus de fruits et de légumes» (0,3%). Dans sa note d’information relative à cette période, le HCP avait en revanche constaté une diminution des prix de 4,4% pour les «Légumes», de 0,6% pour les «Viandes» et de 0,5% pour les «Fruits». En ce qui concerne les produits non alimentaires, le Haut-commissariat avait indiqué de même source que la hausse a concerné principalement les prix des «Tabacs» (3,5%) et des «Carburants» (1,1%). Dans cette même note d’information, les hausses les plus importantes de l’IPC avaient été observées à Casablanca (0,5%), à Kénitra (0,4%, à Agadir et Tétouan (0,2%) et à Rabat, Tanger, Laâyoune et Errachidia (0,1%). Quant aux baisses les plus importantes, elles ont été enregistrées à Safi (1,2%), à Beni-Mellal (0,7%) et à Fès et Marrakech (0,4%), selon l’institution publique. Au regard de l’évolution des prix observée au cours du mois de février 2022, le Haut-commissariat estime que « l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu au cours du mois de février 2022 une hausse de 0,5% par rapport au mois de janvier 2022 et de 3,5% par rapport au mois de février 2021 ». Alain Bouithy
Algérie : face à une situation socio-économique très précaire en ce mois de Ramadan, la riposte du pouvoir est répressive !

TRIBUNE. Pour le commun des Algériennes et Algériens, il est de plus en plus dur de faire son marché tant les fruits, légumes, viandes blanches et rouges, poissons et autres produits alimentaires ont soit connu une forte hausse vertigineuse ou sont totalement absents des étals des marchés en ce début du mois Sacré de Ramadan. Les seuils atteints par certains produits dépassent l’entendement, comme la tomate, cédée entre 140 et 180 DA le kilogramme, alors que la pomme de terre, produit de base des ménages algériens, a atteint la barre des 100 DA dans certains marchés ou sont introuvables. C’est ce qui se passe avec l’huile de table, le sucre, le lait en poudre et les œufs Les poches déjà bien vides, les smicards et autres travailleurs mal payés seront, encore une fois, mis à rude épreuve et attendront de se faire plumer lors des prochaines Fêtes religieuses. La flambée des prix, conjuguée à la situation sanitaire et à la crise économique qui sévit depuis plusieurs années dans ce pays, alimentera davantage un mécontentement social déjà à son paroxysme et promet des lendemains qui déchantent. Après les sorties en fanfare et les annonces des responsables algériens, dont ne subsistent que les effluves d’un populisme destructeur, place à l’absence d’arguments et au mutisme. Sur le terrain, les soldes et les marchés de proximité ne font, hélas, pas le bonheur des petites bourses. Si cette situation était assimilée ces dernières années à une gestion mafieuse, issue d’un mariage macabre entre les institutions de l’Etat et l’oligarchie, elle ne s’explique aujourd’hui par cet argument, du fait que les changements profonds résultants d’une contestation populaire, qui a renversé l’ordre établi, a permis le lancement du processus démocratique et constitutionnel, et redonner l’espoir aux algériens, celui de ne plus revivre la privation et l’oppression. De toute vraisemblance, la résistance à cette voie s’intensifie et se dresse, par le biais des lobbys tapis dans l’ombre de l’ancien régime, contre la volonté indéfectible des pouvoirs publics, à atteindre les objectifs inscrits pour opérer le changement tant attendu. Et cela se confirme, lorsque les dysfonctionnements ne se confinent plus à l’unique perturbation des prix des produits de première nécessité, et s’élargissent au service public. Le quotidien du citoyen se complique et son pouvoir d’achat croule sous le poids des pénuries, de crises répétées de liquidités au niveau des bureaux de poste, et pour rappeler l’ère de l’anarchie et du chaos social, même la gestion de la distribution de l’eau et de l’électricité, n’échappent pas à ce phénomène. Force est d’admettre que la saignée de Ramadan se confirme et prend un aspect particulier cette année, celui de la désillusion. Car, contre toute attente, et après les affres de la crise sanitaire et ses effets de précarité, la situation sociale et financière des citoyens se détériorent à vue d’œil. Mieux, les responsables algériens taisent la vérité sur la pandémie de la COVID-19 au point que le Centre de Contrôle et Prévention des Maladies (CDC), une importante autorité sanitaire américaine, vient de classer l’Algérie en « zone inconnue ». En effet, le CDC a conclu que les données affichées par l’Algérie demeurent peu fiables et ne peuvent pas garantir la sécurité des voyageurs qui vont se déplacer en Algérie. Quant aux Droits de l’Homme, il est à relever que la liste des détenus politiques ne cesse de s’allonger en Algérie où des dizaines personnes viennent d’être tout récemment incarcérées pour leurs opinions politiques ou leurs participations à des activités liées au mouvement du Hirak. Ce climat sinistre, régnant en Algérie en ce mois de Ramadan, fait que le régime algérien a relancé la machine répressive, orchestrant ainsi des procès expéditifs à l’encontre de manifestants pacifiques, et reflète la volonté du régime des généraux algériens d’étouffer la contestation populaire qui ne faiblit pas, mais qui, à contrario, se renforce par le sentiment de colère des Algériens à cause de leur quotidien alarmant. Farid Mnebhi.
Lancement de l’opération « Ramadan 1442 » par le Roi du Maroc

L’opération de distribution alimentaire « Ramadan 1442 », initiée par le Roi Mohammed VI a débuté, ce 14 avril 2021, suite aux Instructions du Souverain marocain. Le lancement de cette 22ème édition de l’opération de distribution alimentaire « Ramadan 1442 » profitera à trois millions de personnes, soit 600 000 foyers au niveau national dont 459 504 issus des zones rurales, annonce la Fondation Mohammed V pour la Solidarité. Cette initiative louable, initiée depuis 1999 par le Roi du Maroc en chaque mois sacré de Ramadan, apportera un soutien alimentaire en faveur des populations vulnérables et démunies. Cette opération solidaire de grande envergure s’est inscrite dans la continuité, malgré le contexte d’urgence sanitaire car, en ce temps de pandémie, la solidarité nationale et l’entraide sont essentielles pour soulager les familles modestes, fragilisées par les incidences socio-économiques de la crise sanitaire. Aussi, différentes mesures de prévention du risque sanitaire ont-elles été adoptées au niveau des comités de suivi locaux afin d’assurer la santé et la sécurité des population. Il s’agit notamment de la désinfection des centres d’approvisionnement, des paniers alimentaires ainsi que des véhicules de transport, de la distanciation physique, de la réduction des effectifs humains dédiés et de la remise directe de l’aide. Les chefs de foyer bénéficiaires (veuves, personnes âgées, personnes en situation de handicap et personnes vivant en situation de précarité), identifiés par les comités provinciaux, encadrés par le Ministère de l’Intérieur, sont informés en amont par les Caïdats pour la distribution des denrées alimentaires en porte à porte. A cet effet, une logistique spéciale sera déployée en coordination avec le Ministère de l’Intérieur afin d’éviter le déplacement des bénéficiaires. Elle fera intervenir, en équipes réduites sur le terrain, les autorités locales, les Directions Régionales de l’Entraide Nationale, la Gendarmerie Royale ainsi que les assistantes sociales de la Direction Générale des Services Sociaux des Forces Armées Royales. L’opération « Ramadan 1442 », organisée avec le concours financier du Ministère de l’Intérieur (Direction Générale des Collectivités Locales) et du Ministère des Habous et des Affaires Islamiques, repose sur un soutien alimentaire composé de sept produits alimentaires (10 kilogrammes de farine, 5 litres d’huile végétale, 4 kg de sucre, 1 kg de lentilles, 1 kg de vermicelle, 850 grammes de concentré de tomate et 250 grammes de thé) et contribuera à alléger le poids des besoins alimentaires liés au mois sacré du Ramadan, a fait savoir la Fondation. Farid Mnebhi.