Congo-Qualité : Retour des activités de contrôle des produits

La sensibilisation des organisations patronales sur le respect des normes liées aux produits importés en terre Congolaise après une année de suspension du fait de la menace de la crise alimentaire. Les syndicats patronaux du pays, à savoir, le Collectif des opérateurs économiques du Congo, Uni Congo et l’Union nationale des opérateurs économiques du Congo se sont retrouvés autour de la table pour se faire une idée du bien-fondé du programme mis en place par l’Agence congolaise de normalisation et de la qualité (Aconoq). Ce programme concerne la procédure d’évaluation de la conformité des cargaisons à destination du pays. Pour son directeur général, Jean-Jacques Ngoko Mouyabi, cette rencontre avec le patronat s’inscrit dans la droite ligne des activités de sensibilisation que mène cette entité étatique depuis peu. C’est grâce à ce programme que les produits sans certificat de conformité ne pourront plus entrer au Congo. Il a précisé que rien ne change en matière de procédures fiscalo-douanières, indiquant que sauf que les fournisseurs auront désormais l’obligation de s’adresser à l’Aconoq via ses prestataires de services. Il a révélé que le Congo est le cinquième pays à mettre en œuvre ce genre de programme. Pour lui, si le pays ne fait pas cette protection, le pays reste un dépotoir, c’est-à-dire que ce qui est refusé ailleurs y entre. Le certificat de conformité permet justement de s’assurer que les produits qui entrent sont conformes. L’Aconoq a de ce fait recruté deux agences de prestation de services, Cotecna et le bureau Veritas, présents dans plusieurs pays producteurs, qui vont se charger du suivi de la procédure de contrôle qualité depuis les pays d’embarquement. Florent Sogni Zaou
Le droit du consommateur à une information transparente sur la qualité des viandes rouges

La Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (FIVIAR) et le Centre de conseil agricole maroco-allemand (CECAMA) ont organisé, récemment à Rabat, une journée maroco-allemande sur les enjeux nutritionnels et sanitaires des viandes rouges. Cette journée s’est achevée sur un constat qui sonne comme une exigence : l’information transparente du consommateur autour de la qualité des viandes rouges et ses valeurs nutritionnelles doit être la responsabilité de tous les acteurs. Comme l’a souligné le nouveau président de la FIVIAR, M’Hammed Karimine, cette journée a marqué le lancement d’une forte campagne de sensibilisation et d’information du consommateur sur les viandes rouges. A noter que plus de 190 professionnels, scientifiques, représentants de l’administration et des médias ainsi que des associations des consommateurs ont participé à cette rencontre, organisée avec le soutien du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts du Maroc et le ministère fédéral de l’Alimentation et de l’Agriculture de l’Allemagne, et qui a permis de mettre en évidence l’effet de l’alimentation animale sur la qualité nutritionnelle et organoleptique des viandes. Pour Klaus Goldnick, directeur du Centre du conseil agricole maroco-allemand (CECAMA), la qualité de la viande commence avec l’éleveur et les bonnes pratiques d’élevage. C’est, entre autres, pour cette raison que le CECAMA a décidé de s’engager dans l’encadrement des éleveurs et a pris l’option de les accompagner dans la production d’une bonne qualité à des coûts compétitifs, a-t-il expliqué. Professeur à l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV), Mohamed Taher Srairi a estimé, pour sa part, que pour assurer l’attractivité des viandes rouges pour les consommateurs et garantir tous ses bienfaits nutritionnels et sanitaires, il est important de promouvoir les bonnes pratiques d’élevage, d’abattage et de réfrigération. S’exprimant sur les effets de la consommation des viandes rouges, Pr. Abdellatif Bour, responsable de l’Equipe de recherche transition alimentaire et nutritionnelle à l’Université Ibn Toufaïl, a indiqué que la consommation des viandes rouges maintenait l’équilibre alimentaire grâce à son apport important en lipides, acides gras, fer, protéines et vitamines. Cet apport serait rendu possible grâce notamment aux modes de préparation dans la cuisine marocaine qui permettent de tirer le meilleur de cet aliment, a-t-il soutenu. A propos de l’information distillée autour de cet aliment, Dr. Bouazza Kherrati, président de la Fédération marocaine des droits du consommateur, a attiré l’attention des participants sur l’opacité qui l’entour. Il en veut pour preuve que sur 500.000 études réalisées sur la viande, seulement 1,4% ont été jugées fiables. « Le consommateur perd son orientation et ne peut plus faire la différence entre les études scientifiques crédibles et les informations sans fondements», a-t-il fustigé estimant qu’il est nécessaire que le consommateur soit averti et soutenu – aussi par les médias – pour choisir les bonnes sources d’informations. Un point qui n’a pas échappé à l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) dont la mission consiste aussi à protéger le consommateur. C’est ainsi que Dr. Abdelghni Azzi, chef de la division produits animaux au sein de cet organisme, a estimé que le consommateur doit aussi être exigent en ne s’approvisionnant que des points de vente agréés. Avant d’appeler ce dernier à ne pas être tenté par des prix bas qui ne reflètent en aucun cas une viande de qualité ». Dans un souci d’assurer l’assistance, et à travers eux le consommateur, le représentant de l’ONSSA a affirmé que cet organisme a depuis le début de l’année « octroyé 138 mandats d’inspection des viandes rouges aux vétérinaires sanitaires privés afin de renforcer les contrôles ».