BDEAC : Validation du document de stratégie relatif aux projets à fort impact économique

Le Conseil d’administration de la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BdEAC) a procédé, le 10 juillet 2020, en visioconférence, à la validation du document de stratégie d’intervention en faveur de la République du Congo, axé uniquement sur les projets à fort impact économique du Plan national de développement (Pnd) 2018-2022. Les Etats membres de cette institution ont retenu le Congo parmi les bénéficiaires des treize propositions de financement des projets approuvés. Ils englobent les secteurs de la santé, de l’eau, de l’assainissement, de l’agro-industrie, des transports et des finances. Ce document est un cadre de référence des interventions de la BDEAC au Congo pendant les trois prochaines années. Depuis 2019, les deux parties discutent sur le financement des travaux de construction d’un port minéralier, de la réhabilitation du Chemin de fer Congo océan (CFCO) et de l’érection du barrage de Sounda dans le département du Kouilou. Il permet également de booster la diversification de l’économie congolaise, en favorisant la dynamique du secteur privé et la création d’emplois. Ce document est une feuille de route propre au Congo. Pour le président de la BDEAC, Fortunato Mbo Nchama, ce document a été validé par cette institution financière et le gouvernement congolais pour que les interventions de la banque soient visibles et prévisionnelles. Les membres du conseil d’administration ont également planché sur la situation financière de la banque dans un contexte de crise sanitaire due au coronavirus. « La Bdeac se porte bien », a rassuré M. Mbo Nchama. Les indicateurs clés de la banque sont en outre en hausse, avec un bénéfice de 15,2 milliards de Fcfa en 2019, contre 11,5 milliards de Fcfa un an plus tôt, soit une hausse de 32%. Le produit net bancaire est en hausse de 4%, tandis que le total du bilan s’établit à 459,8 milliards de Fcfa, contre 428,6 milliards de Fcfa à la clôture de l’exercice précédent, soit un accroissement de 7%, a-t-on noté. Dès le début de la pandémie de la Covid 19, cette institution a réagi par le décaissement d’une enveloppe de trois milliards de Fcfa pour soutenir les pays membres dans la lutte sanitaire. Tenant compte de cela, M. Mbo Nchama a noté que la banque sera obligée de revoir les calendriers d’exécution de certains projets et le report des échéances de remboursement des crédits. Le conseil a approuvé une enveloppe de 155 milliards de Fcfa, soit 90 milliards de Fcfa destinés à la lutte contre la pandémie et ses effets économiques, et 65 milliards de Fcfa pour le financement des projets de développement. Les décisions adoptées au cours de ce conseil d’administration seront soumises à l’assemblée générale de la banque, prévue le 13 juillet prochain, a-t-on appris. Florent Sogni Zaou
Banque mondiale/Congo : Signature d’accords de financement et de restructuration de trois projets.

Le Gouvernement de la République du Congo et le Bureau de la Banque mondiale ont procédé le 23 juin 2017 à Brazzaville à la signature de deux nouveaux accords de financement du Projet de réformes intégrées du secteur public (PRISP) et du Projet forêt et diversification économique (PFDE) ; ainsi que des accords de restructuration du Projet d’appui à la diversification de l’économie (PADE), de la Phase II du Projet de développement des services de santé (PDSS II) et du Projet de renforcement des capacités en statistiques (PSTAT), rapporte un communiqué de cette institution. L’objet essentiel de ces accords est d’une part d’apporter de nouveaux financements à la République du Congo afin de soutenir les efforts du Gouvernement en matière de réformes économiques rendues nécessaires par la situation financière difficile que traverse le pays, et d’autre part d’alléger la charge sur le Gouvernement en accroissant la part de la Banque mondiale dans le financement des projets. Ainsi, le premier financement pour la Réforme intégrée du secteur public (PRISP) d’un montant de 40 millions de dollars, appuiera les efforts de l’Etat en vue du rétablissement de la stabilité macroéconomique et la viabilité budgétaire. Il apportera une assistance technique pour appuyer les réformes engagées par le Gouvernement dans les domaines de la diversification des sources de recettes publiques en élargissant l’assiette fiscale notamment, du foncier et de l’économie forestière pour contribuer à atténuer l’impact de la chute des recettes pétrolières sur le budget de l’Etat ; du renforcement de la gestion de la dépense publique ainsi que la redevabilité en République du Congo, en particulier par un appui aux régies financières, la cour des comptes, les commissions économie et finances du parlement, l’inspection générale des finances ; (iii) Appui à la réforme de la fonction publique et de l’Etat par la modernisation et la fiabilisation de la gestion des fonctionnaires et de la solde (recensement des fonctionnaires, répertoire des expertise et carrières, etc.). Le deuxième financement de 6,5 millions de dollars est un don accordé par le Fonds pour l’Environnement mondial, à travers la Banque mondiale. Ce financement devrait permettre de renforcer les efforts de la République du Congo en matière de gestion forestière et de réduction des émissions de gaz à effet de serre à travers le mécanisme de Réduction des émissions issues de la déforestation et la dégradation forestière (REDD+). Ce financement soutiendra les efforts du Gouvernement visant à diversifier l’économie de la République du Congo à travers un appui aux populations locales pour des techniques agroforestières durables, et le tourisme écologique par le développement des deux parcs nationaux de Ntokou Pikounda et de Nouabalé-Ndoki. Il appuiera enfin la lutte anti-braconnage du Gouvernement. Tenant compte de la situation financière difficile que connaît actuellement la République du Congo, la Banque mondiale restructure ses financements apportés aux projets cofinancés avec l’Etat afin de différer le décaissement des fonds de contrepartie par le Gouvernement. Ainsi, la Banque mondiale procédera au décaissement préalable de ses propres ressources financières avant celles du Gouvernement. C’est le cas du Projet d’appui à la diversification de l’économie (PADE), de la Phase II du Projet de développement des services de santé (PDSS II) et du Projet de renforcement des capacités en statistiques (PSTAT). Enfin, ces restructurations de financement seront complétées par l’apport de ressources financières additionnelles pour accroitre la part de la Banque mondiale dans le financement des projets afin d’alléger la charge sur le Gouvernement. Les accords de financement et de restructuration des projets ont été paraphés par le Ministre des finances, du budget et du portefeuille public, Calixte Nganongo pour le Représentant résident de la Banque mondiale au Congo, Djibrilla Issa, en présence de la Ministre du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, en sa qualité de Gouverneur de la Banque mondiale en République du Congo, Madame Ingrid Olga Ebouka Babakas.