Tunisie : baisse de la production nationale de pétrole brut

Tunisie : baisse de la production nationale de pétrole brut

Dans les quatre premiers mois de l’année en cours, la production nationale tunisienne de pétrole brut a baissé de 5%, d’après des chiffres dévoilés mercredi par l’Observatoire national de l’énergie et des mines. La production durant cette période a atteint 438 kilotonnes à fin avril 2025, la moyenne de la production de pétrole ayant atteint 27.300 barils par jour contre 29.800 b/j à la fin avril 2024. La majorité des principaux champs pétrolifères du pays ont été touchés par cette baisse. L’observatoire a par ailleurs fait savoir que le déficit de la balance commerciale énergétique du pays (compte tenu de la redevance du gaz algérien exportée) avait également baissé, à la fin avril 2025, à hauteur de 8%. Les exportations des produits énergétiques ont baissé, en valeur, de 28% suivies d’un repli de 12% (en valeur) des importations. Xinhua

Maroc/Anticipations des industriels : Reprise attendue de la production au deuxième trimestre 2025 

Maroc/Anticipations des industriels : Reprise attendue de la production au deuxième trimestre 2025 

Les entreprises opérant dans les secteurs des industries manufacturières s’attendent à une augmentation de leur niveau de production au deuxième trimestre 2025, selon une enquête de conjoncture du Haut-commissariat au plan (HCP). « Cette évolution s’explique principalement par la hausse de l’activité dans les branches de l’industrie automobile, de l’industrie chimique, de l’industrie alimentaire ainsi que de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques », a indiqué l’institution publique. En ce qui concerne les anticipations de l’emploi, les industriels prévoient globalement une stabilité des effectifs employés, a-t-elle souligné dans sa note d’information synthétisant les résultats des enquêtes de conjoncture menées auprès des entreprises relevant des secteurs de l’industrie manufacturière, extractive, énergétique, environnementale ainsi que de la construction, au titre du deuxième trimestre 2025. Selon l’institution, les entreprises opérant dans l’industrie extractive prévoient une baisse de leur production pour le deuxième trimestre 2025  imputable principalement à une diminution de la production des phosphates. Au niveau des effectifs employés, les patrons de ce secteur prévoient une stabilité. «La production énergétique attendue pour le deuxième trimestre 2025, connaîtrait une augmentation attribuable à la hausse de la production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné », d’après le Haut-commissariat ajoutant que l’emploi connaîtrait une diminution des effectifs au cours du même trimestre. Quant aux patrons des entreprises relevant de l’industrie environnementale, ils anticipent une stabilité de la production notamment dans les activités du captage, traitement et distribution d’eau ainsi qu’une stabilité des effectifs. Pour mieux apprécier l’évolution de ces différents secteurs, le HCP rapporte que la production de l’industrie manufacturière aurait connu une légère augmentation au premier trimestre 2025, attribuée à une hausse de la production dans les branches de l’industrie chimique, de l’industrie alimentaire et de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques. Cette variation s’explique également par « une baisse de la production dans les branches de l’industrie de l’habillement, de la fabrication d’équipements électriques et de la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique », a en outre relevé l’institution ajoutant que les carnets de commandes du secteur sont jugés d’un niveau normal par les chefs d’entreprise. Au cours du même trimestre, l’emploi aurait connu une stabilité, tandis que le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) se serait établi à74 %. De ces enquêtes, il ressort également que « 37% des entreprises de l’industrie manufacturière auraient rencontré des difficultés d’approvisionnement en matières premières, principalement celles d’origine étrangère », d’après le HCP. Quant aux stocks de matières premières, ils se seraient situés à un niveau normal durant la même période et la trésorerie aurait été jugée « difficile » selon 23% des patrons, a fait savoir l’institution précisant que, par branche, cette proportion atteint près de 44% dans l’«industrie du cuir et de la chaussure». La production aurait connu une augmentation dans l’industrie extractive au cours du premier trimestre, suite à une hausse de la production des phosphates et les prix de ventes des produits de ce secteur auraient connu une hausse et l’emploi aurait connu une augmentation, a-t-on fait remarquer. En parallèle, « la production de l’industrie énergétique aurait enregistré une baisse, principalement imputable au recul de l’activité dans la branche  production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné», selon les avis des patrons qui soutiennent que les prix de vente des produits du secteur auraient également diminué et qu’une baisse aurait également été  observée au niveau de l’emploi. Enfin, l’institution note que la production de l’industrie environnementale aurait connu une stabilité imputable à une stagnation de l’activité du captage, traitement et distribution d’eau; les carnets de commandes de ce secteur se seraient établis à un niveau normal et l’emploi aurait connu une stabilité. Alain Bouithy

Algérie. Le complexe Saidal lance la phase expérimentale du système de traçabilité séquentielle des médicaments : de la production à la commercialisation, jusqu’à la vente au consommateur

Algérie. Le complexe Saidal lance la phase expérimentale du système de traçabilité séquentielle des médicaments : de la production à la commercialisation, jusqu’à la vente au consommateur

Le Ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, M. Ghrieb Sifi, a supervisé, lundi 27 janvier, au terme de sa visite d’inspection dans la wilaya de Tipaza, le lancement de la phase expérimentale du système de traçabilité séquentielle des médicaments, au niveau de l’unité de Cherchell relevant du complexe Saidal. M. Ghrieb était accompagné de la Ministre déléguée à la Haute Autorité de Numérisation, Mme Meriem Ben Miloud, du Ministre délégué auprès du Ministre de l’Industrie chargé de la Production Pharmaceutique, M. Fouad Hadji, du wali de Tipaza, M. Ali Moulay, et du président-directeur général du complexe Saidal, M. Wassim Kouidri. Le concept de traçabilité séquentielle des médicaments consiste à attribuer un identifiant unique (système séquentiel) à chaque unité de produits pharmaceutiques afin de les suivre tout au long de la chaîne d’approvisionnement, de la fabrication à la distribution et jusqu’au consommateur final. Cette initiative innovante vise à renforcer le système de suivi des produits pharmaceutiques et à garantir leur sécurité, conformément aux normes internationales, afin d’assurer la qualité des médicaments et de les protéger contre toute manipulation ou contrefaçon. Elle reflète également l’engagement du complexe Saidal à renforcer la confiance des consommateurs et des partenaires en proposant des solutions technologiques modernes pour améliorer l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement. Dans son discours, le Ministre a salué les efforts du complexe Saidal pour adopter des technologies avancées contribuant à renforcer la sécurité sanitaire, à garantir la sécurité des patients et à pérenniser les produits pharmaceutiques algériens sur les marchés locaux et internationaux. Le Ministre a également appelé à généraliser cette initiative à d’autres producteurs de médicaments pharmaceutiques et a encouragé les start-ups à investir dans ce domaine. Il a insisté sur l’importance de partager les expériences avec l’établissement ayant réalisé ce projet, en vue de développer des solutions nouvelles et innovantes soutenant le système national de numérotation des produits pharmaceutiques. Le système de traçabilité séquentielle des médicaments représente un tournant majeur pour l’industrie pharmaceutique algérienne, permettant de suivre chaque produit depuis sa fabrication jusqu’à son arrivée chez le consommateur, renforçant ainsi la transparence et la crédibilité du secteur. En conclusion, le Ministre a exprimé son soutien continu au complexe Saidal, soulignant l’importance de mener cette expérience à bien et de généraliser le système à toutes les unités de production pharmaceutique.

Burkina Faso/Souveraineté nationale dans la production : le gouvernement adopte des quotas à l’importation

Burkina Faso/Souveraineté nationale dans la production : le gouvernement adopte des quotas à l’importation

Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé, ce mercredi, l’hebdomadaire Conseil des Ministres. Selon le ministre d’Etat, Porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel OUEDRAOGO, le Conseil a examiné plusieurs rapports et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation. Au titre du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le Conseil a adopté un décret portant institution de quotas d’enlèvement à l’importation des produits similaires fabriqués ou produits au niveau national. Selon le ministre en charge de l’Industrie, Serge Gnaniodem PODA, l’adoption de ce décret s’inscrit dans la vision du Président du Faso, qui veut que la production nationale et la transformation industrielle des matières premières nationales soient des priorités. Ce décret, a-t-il indiqué, vient renforcer la souveraineté nationale en matière de production, de transformation et de disponibilité des produits, et constitue un soutien manifeste à l’industrie au plan national. « A travers l’adoption de ce décret qui instaure des quotas pour les produits à l’importation, qui sont aussi fabriqués au plan national, il s’agit de la mise en place d’un cadre de soutien important à la production nationale à travers l’instauration de débouchés pour les produits fabriqués au plan national », a précisé le ministre Serge Gnaniodem PODA. Pour le compte du ministère de l’Economie et des Finances, le Conseil a adopté un rapport sur la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat. La ministre déléguée en charge du Budget, Fatoumata BAKO/TRAORE a soutenu que ce rapport à mi-parcours, affiche une mobilisation de ressources d’environ 1 400 milliards FCFA, soit un taux d’exécution de 44, 48%, contre 1 700 milliards FCFA en dépenses soit un taux d’exécution de 46%. Elle a indiqué que les décaissements effectués au titre de la trésorerie s’élèvent à environ 1 834 milliards FCFA contre 1 831 milliards FCFA pour les encaissements. « Globalement, il ressort que la mobilisation des ressources est en deçà des prévisions. Cela s’explique en partie par les difficultés rencontrées par les régies, notamment au niveau de la Direction générale des impôts. Des dispositions ont été prises pour résorber les difficultés », a conclu Mme la ministre déléguée en charge du Budget, Fatoumata BAKO/TRAORE.

L’Algérie débutera sa propre production de lait en poudre

La société agroalimentaire qatarie Baladna a signé un accord avec le gouvernement algérien pour construire une ferme produisant du lait en poudre, relate Doha News. La ferme s’étendra sur 100.000 hectares et produira 200.000 tonnes de lait en poudre par an. L’emplacement du site n’a pas encore été révélé. Le projet permettra de localiser la production de lait en poudre en Algérie. Actuellement, le pays importe la quasi-totalité de sa consommation annuelle de lait en poudre qui tourne autour de 400.000 tonnes. Retrouvez cet article sur Sputniknews

Maroc. L’embellie de l’activité industrielle se poursuit

Maroc. L’embellie de l’activité industrielle se poursuit

Bank Al-Maghrib (BAM) a publié les résultats de son enquête mensuelle de conjoncture dans l’industrie au titre du mois de février 2024. Il ressort de cette étude, menée du 1er au 29 mars 2024, que l’amélioration de l’activité industrielle s’est poursuivie au deuxième mois de l’année en cours. En effet, l’enquête dont les résultats sont établis sur la base d’un taux de réponse de 63%, «fait ressortir une amélioration de l’activité, avec une progression aussi bien de la production que du taux d’utilisation des capacités de production (TUC) qui se serait situé à 79%», a indiqué la Banque centrale. D’après l’institution publique, la hausse de la production aurait concerné les principales branches d’activité alors que les ventes auraient baissé, recouvrant un repli des expéditions à l’étranger et une hausse sur le marché local. Par branche, l’enquête révèle que les ventes auraient enregistré une hausse dans l’«agro-alimentaire» et dans le «textile et cuir», une stagnation dans la «mécanique et métallurgie» et une baisse dans la «chimie et parachimie» et dans l’«électrique et électronique», selon BAM. A l’exception de la «chimie et parachimie», où elles auraient baissé, les commandes auraient marqué une hausse dans l’ensemble des branches. Quant aux carnets de commandes, l’analyse des résultats montre qu’ils se seraient situés à un niveau inférieur à la normale dans la «mécanique et métallurgie» et dans la «chimie et parachimie», normal dans le «textile et cuir» et supérieur à la normale dans l’«électrique et électronique» et dans l’« agro-alimentaire». L’autre enseignement tiré de cette enquête est que les industriels anticipent une hausse de la production et des ventes dans toutes les branches d’activité dans les trois prochains mois,  sauf dans le «textile et cuir» où ils s’attendent à leur stagnation. Toutefois, 28% des entreprises ayant participé à cette enquête «indiquent des incertitudes quant à l’évolution future de la production et 26% pour ce qui est des ventes», a fait remarquer Bank Al-Maghrib. Dans le détail, la production de la branche «agro-alimentaire» aurait augmenté, avec un TUC qui se serait situé à 71% tandis que les ventes auraient connu une hausse, recouvrant une progression sur le marché local et un repli sur le marché étranger. Avec un carnet qui se serait situé à un niveau supérieur à la normale, les commandes, elles, auraient de leur côté progressé. Bien qu’ils s’attendent à une hausse de la production et des ventes au cours des trois prochains mois, plus de 50% des chefs d’entreprise indiquent un manque de visibilité quant à l’évolution future de l’activité. Dans la branche « textile et cuir », la production et les ventes auraient enregistré une hausse dans l’ensemble des sous-branches hormis l’«industrie du cuir et de la chaussure» où la production aurait baissé, a relevé BAM indiquant que le TUC se serait ainsi établi à 80%. Recouvrant une hausse dans l’«industrie du cuir et de la chaussure» et dans l’«industrie de l’habillement et des fourrures» et une baisse dans l’«industrie textile», les commandes auraient enregistré un accroissement en février dernier, selon l’institution précisant que le carnet de commandes se serait situé à un niveau normal. «Pour les trois prochains mois, les industriels s’attendent à une stagnation de la production et des ventes, avec 30% d’entre eux qui signalent des incertitudes quant à leur évolution future», a noté la Banque centrale. L’enquête a en outre relevé que la production de la «chimie et parachimie» aurait progressé et le TUC se serait établi à 78%, alors que les ventes se seraient repliées aussi bien sur le marché local qu’étranger; tout comme les commandes auraient baissé, avec un carnet qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale. Les entreprises s’attendent toutefois à une hausse de la production et des ventes au cours des trois mois à venir, quand bien même «une entreprise sur quatre indique un manque de visibilité quant à l’évolution future de la production», selon BAM. Toujours selon les résultats de l’enquête de BAM, la production de la «mécanique et métallurgie» aurait progressé et le TUC se serait établi à 90%, les ventes auraient connu une stagnation, recouvrant une hausse sur le marché local et une baisse sur celui étranger. En parallèle, les commandes auraient progressé et les carnets de commandes se seraient situés à un niveau inférieur à la normale. Optimistes, les patrons opérant dans cette branche anticipent une hausse de la production et des ventes dans les trois prochains mois. Tout comme ceux de la branche «électrique et électronique» qui  prévoient également une hausse de la production et des ventes. Ces derniers estiment toutefois que la production dans cette branche aurait reculé et le TUC se serait situé à 80% ; de même que les ventes auraient baissé en lien avec le repli des expéditions à l’étranger. La hausse n’aurait été observée qu’au niveau des ventes sur le marché local. Quant aux commandes, elles auraient progressé et le carnet de commandes se serait situé à un niveau supérieur à la normale. Alain Bouithy

Maroc. Les patrons partagés entre optimisme et incertitudes

Maroc. Les patrons partagés entre optimisme et incertitudes

Les industriels ont abordé la fin de l’année 2023 avec optimisme, selon l’enquête mensuelle de conjoncture de Bank Al-Maghrib au titre du mois de novembre 2023. Malgré quelques incertitudes sur l’évolution future de la production et des ventes, les patrons des entreprises opérant dans le secteur industriel anticipent des améliorations au cours des trois prochains mois dans toutes les branches. A l’exception  toutefois de l’«agro-alimentaire», ont-ils toutefois estimé. En effet, l’enquête menée du 1er au 27 décembre 2023 révèle qu’ils s’attendent cependant à une baisse de la production et une stagnation des ventes dans la branche «agro-alimentaire», a fait savoir la Banque centrale. Elle fait en outre ressortir une amélioration de l’activité, avec un Taut d’utilisation des capacités de production (TUC) qui se serait stabilisé autour de 76%. D’après les résultats de l’enquête, la production aurait enregistré une hausse, recouvrant des augmentations dans la «chimie et parachimie» et dans la «mécanique et métallurgie», une stagnation dans le «textile et cuir» et dans l’«agro-alimentaire» et une baisse dans l’«électrique et électronique». Les ventes auraient pour leur part affiché un accroissement aussi bien sur le marché local qu’étranger, a également rapporté Bank Al-Maghrib après analyse des opinions recueillies. Selon l’institution, par branche, les ventes auraient enregistré une progression dans la «chimie et parachimie», dans la «mécanique et métallurgie» et dans le «textile et cuir», une stagnation dans l’«électrique et électronique» et une baisse dans l’«agro-alimentaire». Les commandes auraient de leur côté connu une hausse, recouvrant des accroissements dans la «chimie et parachimie», dans la «mécanique et métallurgie» et dans l’«électrique et électronique», une stagnation dans le «textile et cuir» et une diminution dans l’«agro-alimentaire». Quant aux carnets de commandes, les industriels estiment qu’ils se seraient situés à un niveau inférieur à la normale dans l’ensemble des branches à l’exception de l’«électrique et électronique» où ils auraient été à un niveau normal. Dans le détail, la production de la branche «agro-alimentaire» aurait stagné, avec un TUC qui se serait situé à 67%, les ventes auraient connu une baisse, les commandes auraient diminué avec un carnet qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale. Les chefs d’entreprise s’attendent au final à une baisse de la production et à une stagnation des ventes au cours des trois prochains mois, même si près du tiers des entreprises indiquent cependant un manque de visibilité quant à l’évolution future de la production et des ventes. La production de la branche «textile et cuir» aurait de son côté enregistré une stagnation, le TUC se serait ainsi établi à 82%. Les ventes auraient marqué une progression dans toutes les sous-branches hormis l’«industrie de l’habillement et des fourrures» où elles auraient plutôt reculé ;  les commandes auraient stagné avec un carnet de commandes qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale. Pour les trois prochains mois, les industriels anticipent une hausse de la production et des ventes, quand bien même 27% d’entre eux signaleraient des incertitudes quant à leur évolution future. Pour les industriels, la production de la «chimie et parachimie» aurait progressé et le TUC se serait établi à 76%, les ventes auraient progressé aussi bien sur le marché local qu’étranger, tout comme les commandes auraient augmenté avec un carnet qui se serait établi à un niveau inférieur à la normale. Dans ces conditions, ils anticipent une amélioration de l’activité dans les trois mois à venir. A noter que la production de la «mécanique et métallurgie» aurait augmenté et le TUC se serait établi à 82%, les ventes auraient aussi progressé tant sur le marché local qu’étranger. En parallèle, les commandes se seraient accrues et les carnets de commandes se seraient situés à un niveau inférieur à la normale. Ainsi, pour les trois prochains mois, les patrons s’attendent à une hausse de la production et des ventes, alors que 28% d’ente eux déclarent des incertitudes sur l’évolution future des ventes. Quant à la production de la branche «industries électriques et électroniques»,  elle aurait reculé et le TUC se serait situé à 83%. Pendant ce temps, les ventes auraient stagné, avec une  baisse sur le marché local et une hausse sur celui étranger ; les commandes auraient enregistré une progression et le carnet des commandes se serait situé à un niveau normal. Pour les patrons, la production et les ventes devraient enregistrer des hausses dans les trois prochains mois. Alain Bouithy

La FAO revoit à la baisse ses prévisions de production céréalière mondiale pour 2022

La FAO revoit à la baisse ses prévisions de production céréalière mondiale pour 2022

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) annonce qu’elle a encore revu à la baisse ses prévisions concernant la production mondiale de céréales en 2022. Il ressort ainsi de son dernier Bulletin sur l’offre et la demande de céréales que ses prévisions de production céréalière mondiale pour 2022 s’établissent à présent à  2.756 millions de tonnes. Ce qui correspond à un recul de 2% par rapport à 2021. «Les prévisions de la FAO concernant la production mondiale de céréales en 2022 ont été réduites de 7,2 millions de tonnes ce mois-ci et s’établissent à présent à 2.756 millions de tonnes, soit une baisse de 2% (57 millions de tonnes) en glissement annuel», a en effet souligné l’organisation. Après analyse, il apparaît que « la production mondiale de céréales a progressé en moyenne de 56 millions de tonnes par an ces trois dernières années », a noté la FOA. Selon les explications de l’agence onusienne, « cette diminution tient en grande partie aux perspectives pessimistes quant à la production de maïs en Ukraine, où le coût des opérations d’après-récolte est devenu prohibitif à cause de la guerre ». Dans son rapport, publié récemment, la FAO annonce également avoir revu à la baisse ses prévisions relatives à la production mondiale de blé pour l’année  qui s’achève, relevant toutefois que le chiffre nouvellement calculé de 781,2 millions de tonnes resterait quand même un record. «La production mondiale de blé prévue en 2022 a été abaissée de 2,7 millions de tonnes ce mois-ci et descend à 781,2 millions de tonnes, mais elle devrait tout de même atteindre un niveau record», a souligné la FAO. L’organisation internationale est cependant persuade que «la production mondiale de riz devrait baisser de 2,4% par rapport à l’année précédente, où elle avait marqué un record historique». Elle devrait s’établir globalement à 512,8 millions de tonnes (en équivalent riz usiné), a-t-elle annoncé estimant que «ce niveau est légèrement supérieur à ce que l’on prévoyait en novembre, en grande partie parce que les résultats sont meilleurs que prévu à Madagascar et que des révisions sans précédent ont été apportées aux données de production pour la Malaisie, la République bolivarienne du Venezuela et la République démocratique du Congo ». En ce qui concerne la production mondiale de céréales secondaires, la FAO l’établit à 1.462 millions de tonnes en 2022, compte tenu de l’ajustement à la baisse de 5 millions de tonnes apporté aux prévisions, ce qui représenterait un recul de 3,1% par rapport au résultat de 2021. D’après l’institution spécialisée, « pour ce qui est de l’avenir, les emblavages de blé d’hiver pour 2023 démarrent dans un contexte d’inquiétude quant au caractère abordable des principaux intrants agricoles et aux conditions météorologiques défavorables aux Etats-Unis d’Amérique et dans la Fédération de Russie, quoique la perspective d’un bon prix du produit récolté puisse contribuer à maintenir une superficie cultivée supérieure à la moyenne au niveau mondial ». Comme elle le relève dans son rapport, dans l’hémisphère Sud, les céréales secondaires sont en cours d’emblavage et les prévisions officielles au Brésil indiquent que la superficie cultivée devrait atteindre un chiffre record pour le maïs. Toujours selon les prévisions de la FAO, l’utilisation mondiale de céréales en 2022-2023 devrait atteindre 2.777 millions de tonnes, soit un niveau presque identique à ce qui était prévu le mois dernier et un fléchissement de 0,7% (21 millions de tonnes) par rapport à 2021-2022. Il est important de noter que « les prévisions concernant l’utilisation totale de céréales secondaires en 2022-2023 ont été légèrement revues à la baisse (-1,2 million de tonnes) par rapport aux prévisions précédentes datant de novembre et s’établissent à 1.484 millions de tonnes, ce qui représenterait une baisse de 1,3% par rapport à la campagne précédente». Selon les explications de l’agence onusienne, la baisse prévue résulte principalement de «la contraction attendue de l’utilisation dans l’alimentation animale, en particulier du maïs, mais aussi de l’orge et du sorgho, et de l’utilisation du maïs à des fins industrielles». Alain Bouithy