RDC. CONSTANT MUTAMBA : CETTE BOMBE À RETARDEMENT…

TRIBUNE. Le report du verdict sur Mutamba prévu le 27 août dernier et renvoyé à demain lundi 1er septembre 2025 permet à l’accusé de jouer aux prolongations, de tirer à son profit le facteur décisif appelé TEMPS en vue de renverser la tendance. Plus le temps passe, plus le concerné trouve plus d’opportunités d’engranger les fruits de sa communication consistant à revêtir la peau d’une victime pour gagner les cœurs et les esprits d’une grande partie de l’opinion publique congolaise déjà trop frustrée par les dérives des barons du régime et par l’impunité inacceptable qui les accompagne. La mobilisation des jeunes devient de plus en plus grande, les veillées continuent de se tenir à son domicile et, cerise sur gâteau, hier samedi soir un concert géant a été organisé devant la résidence avec lui-même Mutamba de blanc vêtu, drapeau congolais au cou et dansant avec sa base politique pour la galvaniser avant le Jour J. Puis tard la nuit ce communiqué virulent lu solennellement par un étudiant de l’ISTA nommé Junior, invoquant l’article 64 de la constitution congolaise et demandant à toute la communauté scolaire et estudiantine de Kinshasa d’observer un arrêt des cours demain lundi qui est le jour même du verdict et ce, pour aller soutenir leur idole et égérie politique. De toute évidence Constant Mutamba devient une épine dans les souliers des tenants du pouvoir. Un Mutamba acquitté demain lundi baissera les tensions sociales. Même si le pouvoir judiciaire s’en sortira diminué, pour le pouvoir politique, cet acquittement sera un MOINDRE MAL par rapport aux dégâts collatéraux d’un éventuel soulèvement populaire. En revanche, un Mutamba condamné à 15 ans de travaux forcés et à dix ans d’inéligibilité sera le goutte d’eau qui fera déborder le vase. Même la mesure publiée hier d’interdire tout rassemblement autour de la cour de cassation risque d’être tout simplement boycottée par une foule en colère prête à envahir les locaux du tribunal et à se transformer en un raz-de-marée de soulèvements qui risquent de tout emporter sur son passage, y compris les forces de l’ordre et le pouvoir qu’elles défendent. Comme je l’écrivais le semaine dernière, tout usage des forces policières ou militaires pour réprimer de tels manifestants ne fera qu’exacerber une situation déjà explosive et tresser une couronne de héros à ce jeune homme qui respire, parle et agit en fonction des échéances électorales de 2028. Le cas Mutamba devient, on ne peut plus, une bombe à fragmentation capable d’entraîner tout le pays dans un chaos incontrôlable, capable d’être récupéré par les ennemis du Congo. Que nos autorités usent des voies de sagesse pour ne pas favoriser une quelconque jonction entre la rue en colère et des éléments de M23/AFC qui peuvent avoir déjà infiltré la capitale kinoise en vue d’instrumentaliser cette colère à leurs funestes dessins politiques. Un congolais averti en vaut mille!!! Par Germain Nzinga
RDC. Procès Constant Mutamba : verdict reporté à une date ultérieure

Alors que le verdict du procès de Constant Mutamba était attendu ce mercredi 27 août et que le décor était déjà planté, la Cour a annoncé son report à une date ultérieure. Les juges estiment ne pas être encore prêts à rendre leur arrêt. La tension était palpable ce mercredi autour de la Cour de cassation, située dans la commune de Gombe à Kinshasa. La Police nationale congolaise a déployé un impressionnant dispositif sécuritaire en prévision du verdict dans le procès de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, poursuivi pour tentative de détournement de 19 millions USD. À l’intérieur de la salle d’audience, les avocats de la défense, les proches du prévenu et de nombreux curieux avaient pris place dans l’attente du jugement. À l’extérieur, des dizaines de policiers maintenaient le périmètre de sécurité dans un calme relatif. La veille, le procureur général avait publié un communiqué interdisant toute manifestation, notamment celles des personnes arborant des effigies ou scandant des slogans en faveur du prévenu. « Quiconque oserait menacer les magistrats sera arrêté par la police », a averti le ministère public. Constant Mutamba est accusé d’avoir tenté de détourner 19 millions USD destinés à la construction d’une prison moderne à Kisangani. Le ministère public a requis : De son côté, le prévenu a plaidé non coupable, dénonçant un « complot politique » visant à l’écarter de la scène nationale. Ses avocats ont demandé son acquittement au bénéfice du doute, contestant la solidité des preuves présentées. Radio Okapi
Procès de la tentative de coup d’État à Kinshasa : grâce présidentielle pour trois Américains condamnés à mort

Trois Américains condamnés à mort lors du procès de la tentative de coup d’État du 19 mai 2024 à Kinshasa-Gombe ont bénéficié de la grâce présidentielle, selon l’ordonnance présidentielle lue mardi 1er avril sur la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC). Les trois graciés sont Benjamin Zalman, Taylor Thompson et Marcel Malanga, fils de Christian Malanga, chef de la bande décédé. Leur peine a été commuée en perpétuité, selon l’ordonnance présidentielle. Sur les 37 condamnés dans ce procès, cinq sont des étrangers, dont les trois Américains. Deux autres condamnés sont de nationalité canadienne et belge. Jean-Jacques Wondo, le Belge, bénéficiaire d’une liberté conditionnelle pour des raisons humanitaires, n’est pas concerné par cette grâce présidentielle. Le procès de la tentative manquée de coup d’Etat avait débuté le 7 juin 2024. Trois mois plus tard, soit le 13 septembre, le premier juge avait condamné à la peine capitale 37 prévenus, 14 autres avaient été acquittés faute de preuves. Ce verdict avait été confirmé en appel par la Cour militaire en janvier 2025. Radio Okapi
Athlétisme : Papa Massata Diack face à un nouveau procès

Papa Massata Diack comparaîtra prochainement devant la Cour d’appel de Paris. Initialement condamné à cinq ans de prison en première instance et en appel, le fils de l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme, Lamine Diack, a vu sa peine partiellement révisée par la Cour de cassation. Cette dernière a estimé que les preuves concernant sa complicité passive étaient insuffisantes pour justifier l’amende de 500 000 euros et la peine d’emprisonnement de cinq ans. Massata Diack est accusé d’avoir joué un rôle dans un vaste réseau de corruption visant à couvrir des cas de dopage d’athlètes russes, notamment lors des Jeux olympiques de Londres en 2012. Ya Willy.
RDC. Procès contre les kidnappeurs : ce que je retiens de positif…

OPINION. Au terme du procès public contre la bande de criminels qui sèment morts et terreurs dans la ville de Kinshasa et du rapide verdict qui en a été prononcé, avouons tout de même que beaucoup de zones d’ombres sont restées non éclairées. En l’occurrence: le non-listing de ces magistrats qui favorisent la libération de ces criminels multirécidivistes; l’insistance du juge plus sur les faits de kidnapping que sur ce second problème soulevé par la majorité des criminels eux-mêmes concernant la vente des organes humains des victimes ; le non approfondissement de cette délicate question de vente d’organes sur laquelle le porte-parole du gouvernement a curieusement prononcé un déni officiel ; l’identification des médecins chargés d’ablation de ces organes; la localisation des cliniques et des services appropriés pour la conservation de ces organes; l’identité des acheteurs et le mécanisme par lesquels ce commerce échappe quasi à la police de frontières etc. Tant que le voile ne sera pas levé sur toutes ces préoccupations, l’épée de Damoclès restera suspendue sur les congolaises et congolais. Un seul avantage de la forte médiatisation de ce procès public, c’est que la population connaît maintenant les visages d’une partie (je répète une partie) de ses ennemis intérieurs et elle a pris la juste mesure du danger qui plane sur sa propre sécurité. À cet effet, elle est devenue plus vigilante et poussée à se prendre en charge. Ce procès a, de toute évidence, suscité le SOUPÇON dans le chef d’une population qui refuse désormais de rester bras croisés et de se laisser faire. Ce soupçon lui fait comprendre que tout n’a pas été dit pendant ce procès de deux jours et que ces criminels ne sont qu’une partie d’un iceberg plus profond d’une maffia des crimes organisés opérant à Kinshasa et dans d’autres agglomérations congolaises et pouvant étendre plusieurs de ses ramifications (jusque-là mal identifiées) jusqu’à ces congolais haut placés qui exercent le pouvoir dans divers secteurs-clés de l’Etat. La majorité des congolais est désormais avertie sur l’ensemble des modes opératoires de ces criminels et, au moindre indice de négligence de l’Etat ou de la complicité des politiques, des agents de la police ou des magistrats avec ces malfrats, il faudra s’attendre à ce que la population désemparée et abandonnée à son triste sort se rende justice à elle-même. Dans la guerre à basse intensité à laquelle les congolaises et congolais sont soumis depuis un quart du siècle par des forces extérieures et intérieures, la bonne information a toujours été l’arme la plus puissante pour leur survie et cette semaine, l’état congolais l’a livrée sur un plateau d’or au peuple souverain pour sa propre prise en charge. Ce dernier en a déjà donné les preuves en août 1998 contre les envahisseurs rwandais qui voulaient s’emparer du pouvoir à Kinshasa. Il est aujourd’hui prêt à se défendre farouchement contre ses propres filles et fils, de père et de mère congolais mais dévoyés par l’appât d’enrichissement facile. Par Germain Nzinga
RDC : quel tribunal pour le procès du meurtre du diplomate italien ?
Guinée. Le procès tant attendu

OPINION. Après avoir été anéantis par le déluge, NOUS (Africains) sommes en quête permanente d’un MESSIE depuis des lustres. Le premier NE… qui crie PLUS fort que les autres est érigé en HEROS, même s’il brasse du VENT. Les discours et la propagande sont certes des armes de guerre, mais AUCUN peuple n’a JAMAIS remporté une VICTOIRE en usant uniquement du VERBE. Les déclarations INTEMPESTIVES du capitaine MOUSSA DADIS CAMARA (photo ci-jointe) ont irradié la TOILE et été acclamées par de nombreux AFRICAINS pendant son règne éphémère. Voir cet ancien officier à la barre est la preuve qu’il n’existe pas d’HOMME FORT ». Je suis avec un intérêt particulier le procès du MASSACRE qui s’est déroulé à CONAKRY, le 28 septembre 2009. Il est riche d’enseignements. Les accusés (tous des militaires), qui hier se sentaient puissants et invulnérables, ont troqué leurs treillis contre un boubou ordinaire. Tous m’ont apparu ETEINT devant le juge donnant parfois l’impression d’être des MOINES. Il faut tout de même reconnaître que le capitaine MOUSSA DADIS CAMARA est un VRAI soldat du fait d’avoir toujours voulu répondre à la JUSTICE de son pays, alors qu’il bénéficiait d’un traitement de FAVEUR au BURKINA FASO, son pays d’exil. Sous le règne d’ALPHA CONDE, il avait manifesté sa volonté de se rendre en GUINEE. Son avion fut empêché d’y atterrir. Je reste convaincu que le capitaine MOUSSA DADIS CAMARA ne fut pas le commanditaire de ce MASSACRE. Celui-ci fut plutôt planifié par les services secrets d’une puissance étrangère pour se débarrasser de lui. Ses FANFARONNADES commençaient à exaspérer un bon nombre de dirigeants et de diplomates. Enivré par sa POPULARITE et mal conseillé, le capitaine MOUSSA DADIS CAMARA tomba bêtement dans le piège, alors que l’annonce d’un chronogramme électoral lui aurait ouvert GRANDEMENT les portes du palais présidentiel plus tard. Que la VERITE éclate enfin et que le DROIT soit dit pour soulager les survivants et les familles de victimes. Par Nysymb Lascony
Justice : L’Etat guinéen signe un protocole d’accord avec la Cour pénale internationale dans le cadre du procès des massacres du 28 septembre 2009

Dans le souci de coopérer pleinement pour la tenue effective et la réussite du procès des massacres du 28 septembre 2009 au stade du même nom, qui a démarré ce mercredi, la République de Guinée et la Cour pénale internationale se sont engagées à travers la signature d’un protocole d’accord établi à cet effet. Les deux parties représentées respectivement par le Chef de l’État, le Colonel Mamadi DOUMBOUYA, et le procureur de la Cour Pénale Internationale, M. Karim A.A KHAN, manifestent ainsi à travers cette signature, leur volonté de voir se dérouler dans les meilleures conditions les audiences du procès qui vient de démarrer, 13 ans après les faits. Se prononçant ainsi sur le contenu dudit protocole, M. Karim.A.A KHAN a affirmé qu’il porte entre autres sur le respect de la Charte de la Transition en vigueur en République de GUINÉE, l’assistance technique de la CPI, le partage des informations entre l’État guinéen et le bureau de la CPI sur l’évolution des audiences pour mener à bon port ledit procès. Le procureur de la CPI, impressionné par le travail abattu en un temps record par les autorités guinéennes sous le magistère du Colonel Mamadi DOUMBOUYA, dans le cadre de l’organisation du procès du stade du 28 septembre 2009, a réitéré la volonté et la disponibilité de son bureau d’accompagner la Guinée. Le tout, dans le respect de la souveraineté de la Guinée et de l’indépendance de la justice guinéenne. Le président de la transition, Colonel Mamadi DOUMBOUYA a rappelé que ce procès est la volonté du peuple souverain de Guinée de prendre son destin en main. Pour lui, les Guinéens sont résolument engagés à œuvrer pour la manifestation de la vérité à l’effet de panser les plaies et aller de l’avant. Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Alphonse Charles WRIGHT a déclaré que la date de ce mercredi 28 Septembre 2022, marquant le démarrage du procès des évènements douloureux du 28 septembre 2009, s’inscrit dans les annales de l’histoire guinéenne et africaine. Selon lui, le procès qui se tient actuellement à Conakry, est une première en Afrique, comme le démontre le protocole d’accord signé entre la GUINÉE et le bureau de la CPI, permettant au procès d’aller jusqu’au bout. La signature de ce présent protocole entre le président de la transition, Colonel Mamadi DOUMBOUYA et le procureur de la CPI Karim.A.A KHAN s’est passée au palais Mohammed V.