Congo. Non à une élection présidentielle verrouillée à l’avance et à un simulacre de dialogue politique à Djambala

Congo. Non à une élection présidentielle verrouillée à l’avance et à un simulacre de dialogue politique à Djambala

POLITIQUE. Le Congo-Brazzaville traverse aujourd’hui la crise politique, économique, financière, sociale, démocratique, morale, sécuritaire et électorale la plus grave de son histoire récente. Le pays est actuellement socialement fragmenté, économiquement en récession, financièrement ruiné et en cessation des paiements courants. Sur le plan politique il plie sous un terrorisme d’Etat sans précédent. Il est confronté à de multiples et grands défis, dont notamment : – L’effondrement économique et financier ; – la cessation des paiements courants ; – les pénuries chroniques de réserves internationales de change ; – une dette publique insoutenable de 8 mille milliards 500 millions de francs CFA (99% du BIP) ; – L’absence d’une vision nationale ; – l’explosion des replis identitaires sectaires et le délitement de l’unité et de la concorde nationales ; – l’intrusion intempestive de la force publique dans le champ politique et son instrumentalisation à des fins politiques artisanes ; – les guerres fratricides à répétions dans le département du Pool ; – la dérive autoritaire du pouvoir ; – l’insécurité chronique ; – l’explosion des violences politiques et des violences criminelles ; – les violations quotidiennes des droits humains, de la Constitution, des lois et des règlements de la République ; – la mal-gouvernance chronique des affaires publiques ; – le chômage endémique en général, le chômage des jeunes en particulier ; – les pénuries chroniques d’eau potable, d’électricité et de carburant ; – la faillite du système national de santé ; – l’effondrement du système national d’éducation et de formation professionnelle ; – le manque de logements sociaux décents ; – la galère extrême des populations et les tensions sociales récurrentes ; – le développement anarchique des villes transformées en poubelles à ciel ouvert et leur insalubrité toxique ; – la crise de la conscience congolaise ; – la perte des repères moraux ; – le relâchement de la discipline comportementale ; – l’addiction à l’argent facile ; – le goût immodéré du lucre et des jouissances mondaines ; – l’explosion de la délinquance sous toutes ses formes ; – le laisser-aller, le laisser-faire ; – la corruption ; – la criminalité économique ; – l’enrichissement illicite des décideurs et des gestionnaires ; – le détournements des deniers publics ; – l’appropriation personnelle des biens de l’Etat ; – le noyautage clanique des postes à responsabilité au sommet de l’Etat ; – la cooptation complaisante de la médiocrité aux postes de direction ; – le favoritisme ; – le clientélisme ; – l’impunité des délinquants en col blanc ; – l’insensibilité à l’humain ; – l’indifférence hautaine face aux souffrances atroces des populations, la création des conditions permissives d’élections nationales libres, transparentes, honnêtes et crédibles, etc. Face à ces grands problèmes qui plombent le Congo, l’Etat/PCT propose deux fausses solutions : 1- L’organisation de façon unilatérale par l’Etat/PCT, son administration partisane et ses alliés, complices et obligés, d’une parodie d’élection présidentielle, le 15 mars 2026 ; 2- La tenue d’un simulacre de dialogue politique à Djambala sur « la consolidation de la démocratie et la réaffirmation de la culture de paix par l’élite politique congolaise, à l’orée de l’élection présidentielle de mars 2026 ». Nous l’avons dit mille et une fois : à des vrais problèmes il ne faut jamais apporter de fausses solutions, car, pour guérir un mal, il faut d’abord bien le diagnostiquer et ensuite, s’attaquer à ses causes. La réponse appropriée à la crise multidimensionnelle gravissime qui mine le Congo n’est pas et ne peut pas être l’organisation unilatérale d’une élection présidentielle truquée dont les résultats sont connus d’avance et qui entraîneront inéluctablement des tensions inutiles dans le pays et de nouvelles épreuves pour le peuple congolais. Dans un contexte politique marqué par la dérive autoritaire du pouvoir, l’explosion exponentielle de l’insécurité, des violences politiques et des violences criminelles, la cessation des paiements courants et la galère extrême des populations, est-il raisonnable et humain pour un Etat, d’envisager d’organiser de façon unilatérale, avec ses propres partisans déjà déployés sur le terrain et battant illégalement campagne, une élection présidentielle en mars 2026 ? Pour l’UPRN, les conditions d’organisation d’une élection présidentielle consensuelle et apaisée en mars 2026 ne sont pas réunies. En matière électorale, le défi majeur du moment est la refondation préalable du système électoral frauduleux à l’œuvre depuis 2002. C’est là un impératif catégorique, c’est-à-dire, un passage obligé. Pour rappel, l’expérience historique de la pratique électorale en Afrique au sud du Sahara, a montré que des élections mal organisées et truquées par plusieurs pays africains, ont donné lieu à des guerres civiles meurtrières comme en témoignent les exemples tragiques du Congo-Brazzaville (1997 et 2016), du Kenya (2007), du Zimbabwe (2008) , du Niger (2009), de la Côte d’Ivoire (2010), de la Guinée Conakry (2011 et 2020), de la RDC (2011 et 2019), du Burundi (2013), du Gabon (2016), du Cameroun (2019). Quant au vrai-faux dialogue de Djambala, il n’est rien d’autre qu’une opération de diversion, une ruse politique du pouvoir, pour faire avaliser par la classe politique congolaise, le nouveau coup d’Etat électoral qu’il est en train de perpétrer avec le soutien actif de la DGSP qui menace d’exterminer sans état d’âme, quiconque oserait entraver la marche du président Denis SSSSOU NGUESSO vers une victoire éclatante en mars 2026, ceci, après plus de 42 ans à la tête de l’Etat, soit plus de 8 mandats de 5 ans. Dans un passé récent, notre pays a organisé plusieurs concertations politiques à l’orée d’élections nationales : Brazzaville (2009) ; – Ewo (2011) ; Dolisie ((2013) ; -Sibiti (2015) ; – Madingou (2019) ; – Owando (2021). Les mêmes causes ont produit les mêmes effets. Parce que ces différentes concertations n’ont pas apporté de véritables solutions aux vrais problèmes posés par l’organisation d’élections truquées et injustes par le pouvoir, la classe politique congolaise continue de patauger dans la politique de l’autruche. Ayons le courage politique de regarder la vérité en face. La classe politique congolaise n’a plus le droit de reproduire les fautes politiques du passé. L’UPRN refuse

Centrafrique : la réélection de Faustin-Archange Touadéra confirmée par le Conseil constitutionnel

Centrafrique : la réélection de Faustin-Archange Touadéra confirmée par le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a validé la réélection de Faustin-Archange Touadéra à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, selon Radio Ndeke Luka précisant que le score du président sortant est réévalué à 77,90 % des voix, contre 76,15 % proclamé initialement par l’Autorité nationale des élections ». La stations de radio de la République centrafricaine souligne qu’à l’issue du verdict, les résultats définitifs donnent 77,90 % des voix pour Touadéra, 13,5 % pour Anicet-Georges Dologuélé, et 2,97 % pour Henri-Marie Dondra. Le président sortant devance largement ses principaux challengers. Conformément à la Constitution d’août 2023, Faustin-Archange Touadéra à est élu pour un mandat de sept ans. Le chef de l’Etat centrafricain a déjà passé deux mandats de 5 ans. Martin Kam

THEATRE DE CHEZ NOUS : UNE COMEDIE BURLESQUE

THEATRE DE CHEZ NOUS : UNE COMEDIE BURLESQUE

PARLONS-EN. Il a sévèrement critiqué ALPHA CONDE, son ancien homologue et voisin, pour avoir violé la constitution, réclamé des sanctions économiques contre les pays de l’AES et s’est même permis de refouler une délégation de médiateurs de la CEDEAO, organisation qu’il a pourtant présidée, au début de la crise pré-électorale en GUINEE-BISSAU. A la veille de la proclamation des résultats de la présidentielle, il a passé un coup de fil à des journalistes d’un pays ETRANGER pour leur annoncer le renversement de son propre régime. Un scénario très mal ficelé avec un histrion au béret vert dans le rôle principal. J’avais vu en UMARO SISSOCO EMBALLO, le symbole d’une Afrique INTEGREE et DETRIBALISEE parce qu’il avait réussi à se hisser à la tête de son pays natal (la GUINEE-BISSAU) dont ses parents n’étaient pas originaires sans ambages. Une fois de plus, la mémoire d’AMILCAR CABRAL et d’ERNESTINA « TITINA » SYLLA a été souillée. Par Lascony Nysymb

Présidentielle et législatives en RCA: Le premier tour se tiendra simultanément le 28 décembre 2025

Présidentielle et législatives en RCA: Le premier tour se tiendra simultanément le 28 décembre 2025

Le premier tour de la présidentielle et des législatives en République centrafricaine tiendra simultanément et en même temps que les élections régionales et municipales, rapporte Radio Ndeke Luka. D’après le chronogramme électoral publié par l’Autorité nationale des élections (ANE), il aura lieu le 28 décembre 2025. Les dépôts des candidatures pour l’ensemble des scrutins auront lieu entre le 2 et le 11 octobre, tandis que la campagne électorale officielle se déroulera du 13 au 26 décembre. D’après la stations de radio, « les résultats provisoires du premier tour de la présidentielle et des législatives sont attendus pour le 5 janvier 2026. Quant à la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle, elle est fixée au 20 janvier ». La même source indique qu’en cas de second tour, celui-ci se tiendra le 15 février, suivi de la prestation de serment du président élu, prévue le 30 mars, tandis que celui des législatives se déroulera le 5 avril. A noter que l’opposition -notamment celle regroupée au sein du Bloc Républicain pour la défense de la Constitution – réclame des réformes profondes au sein de l’Autorité nationale des élections. Elle estime que cela permettrait d’assurer un scrutin crédible et transparent. Patricia Engali

Tunisie: le mouvement d’opposition du Front du salut national annonce boycotter la présidentielle

Le mouvement du Front du salut national – qui agrège à la fois des figures politiques de gauche comme d’anciens du parti islamiste Ennahdha – a annoncé mardi qu’il ne présenterait pas de candidat à la prochaine présidentielle qui doit se tenir cet automne en Tunisie. Il dénonce une « comédie électorale ». Faut-il participer à la présidentielle au risque de donner du crédit à ce qu’il appelle une « comédie électorale » ou boycotter le scrutin au risque de disparaître encore plus du spectre politique tunisien ? Pour le Front du salut national, la question est désormais tranchée. Il ne participera pas. « À ce jour, nous avons décidé de ne pas présenter de candidats car les conditions d’une concurrence ne sont pas assurées », a déclaré Ahmed Nejib Chebbi, président du Front de salut national et figure emblématique de gauche qui fut par le passé un opposant à Habib Bourguiba et Zine el-Abidine Ben Ali. Il s’oppose aujourd’hui à Kaïs Saïed… Lire la suite sur Rfi

Tunisie : toutes les échéances électorales, dont la présidentielle, auront lieu dans les délais

Le président tunisien Kaïs Saïed a assuré lundi soir que « toutes les prochaines échéances électorales, y compris la présidentielle, prévue en 2024, auront bel et bien lieu dans les délais ». Dans un communiqué diffusé à l’issue d’une rencontre avec le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Farouk Bouasker, il a souligné que « ceux qui réclament un boycott des élections de l’Assemblée des représentants du peuple, des districts et des régions se mobilisent activement pour la prochaine échéance électorale (…) Leur unique préoccupation n’est autre que la présidence. Ils omettent déjà leur passé, mais le peuple ne peut pas oublier ». « Leurs tromperies se poursuivent », a-t-il poursuivi. « Ils oublient toujours que la responsabilité constitue un lourd fardeau et demeure assez loin d’être un simple fauteuil ou une fausse gloire. »