Maroc. Les marchands non financiers anticipent une hausse de l’activité au premier trimestre

Maroc. Les marchands non financiers anticipent une hausse de l’activité au premier trimestre

Les chefs d’entreprise opérant dans le secteur des services marchands non financiers ont déclaré au Haut-commissariat au plan (HCP) s’attendre à une hausse de leur activité au premier trimestre 2023. Selon les résultats des enquêtes de conjoncture, réalisées par l’organisme public au titre du premier trimestre courant, près d’un tiers d’entre eux (31%) anticipe en effet une hausse de l’activité globale au terme de cette période. Il est à préciser que 19% des patrons sondés ont déclaré s’attendre plutôt à une baisse durant la même période, a fait savoir l’institution dirigée par Ahmed Lahlimi Alimi dans une note d’information rendue publique récemment. Selon les explications du Haut-commissariat, les anticipations des chefs d’entreprise opérant dans ce secteur seraient dues à la hausse de l’activité prévue dans les branches de l’«Entreposage et services auxiliaires des transports», des «Transports terrestres et transport par conduites» et de la «Programmation, conseil et autres activités informatiques». L’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc justifie également cette évolution par la baisse prévue dans les « Activités de poste et de courrier », peut-on lire dans la note d’information. Les chefs d’entreprise tablent sur une stabilité de la demande et une hausse des effectifs employés Il est important de préciser que 65% des chefs d’entreprise prévoient une stabilité de la demande et 37% une augmentation des effectifs employés au terme des trois premiers mois de l’année. Selon plus de la moitié des chefs d’entreprise sondés dans le cadre des mêmes enquêtes du Haut-commissariat, l’activité des services marchands non financiers aurait connu une baisse au quatrième trimestre 2022. Dans sa note d’information, l’institution publique rapporte  que 22% des patrons interrogés ont estimé qu’elle aurait connu une hausse au terme du dernier trimestre de l’année écoulée. La même source précise que cette évolution aurait été le résultat, d’une part, de la baisse des activités des «Télécommunications», des «Transports aériens» et des «Transports par eau».   Elle serait aussi liée à la hausse d’activité enregistrée au niveau des branches des «Transports terrestres et transport par conduites» et de l’«Hébergement et restauration», a ajouté le Haut-commissariat notant que le taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur se serait établi à 76%. Il est important de relever ici le fait que «les carnets de commandes du secteur se seraient situés à un niveau normal par 83% des patrons », comme l’a fait savoir le HCP dans sa note, et que l’emploi aurait connu une stabilité selon plus de la majorité des chefs d’entreprise (53%). Seuls 30% soutiennent au contraire qu’il aurait baissé. Soulignons par ailleurs que «70% des entreprises du secteur auraient réalisé des dépenses d’investissements en 2022 destinées, principalement, au remplacement d’une partie du matériel et à l’extension de l’activité », selon le Haut-commissariat. Alain Bouithy

Maroc. Le secteur de la construction table sur une stabilité de l’activité au premier trimestre

Maroc. Le secteur de la construction table sur une stabilité de l’activité au premier trimestre

Les entreprises opérant dans le secteur de la construction s’attendent à une stabilité de leur activité au premier trimestre de l’année 2023, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). Il ressort, en effet, des résultats des enquêtes trimestrielles de conjoncture réalisées par le HCP auprès des entreprises opérant dans le secteur de la construction que «les anticipations avancées par les patrons de ce secteur «font ressortir, globalement, une stabilité de l’activité». Cette évolution résulterait de la hausse d’activité attendue dans la branche de la «construction de bâtiments», indique l’organisme public chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc dans une note d’information rendue publique récemment. Selon les explications du Haut-commissariat, cette évolution serait aussi justifiée par la diminution d’activité prévue au niveau de la branche des «travaux de construction spécialisés», indique-t-il de même source. Il ressort par ailleurs des anticipations des patrons sondés dans le cadre de ces enquêtes de conjoncture que cette évolution «serait accompagnée par une stabilité des effectifs employés», souligne le Haut-commissariat. En parallèle, les chefs d’entreprise du secteur de la construction estiment que l’activité dans le secteur de la construction aurait connu une stabilité au quatrième trimestre 2022. A en croire ces derniers, cette évolution aurait été due, d’une part, à la hausse d’activité dans la branche de la «construction de bâtiments» et, d’autre part, à la stabilité d’activité dans le «génie civil» et les «travaux de construction spécialisés». Les patrons interrogés estiment également que les carnets de commandes dans la construction se seraient situés à un niveau inférieur à la normale alors que l’emploi aurait connu une stabilité. Après analyse de ces différentes évolutions, il ressort que le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans le secteur de la construction se serait établi à 67% au cours du dernier trimestre de l’année écoulée. Les enquêtes de conjonctures du HCP révèlent, par ailleurs, que 28% des entreprises de la construction auraient rencontré des difficultés d’approvisionnement en matières premières, durant le même trimestre, et la trésorerie aurait été jugée «difficile» par près de la moitié des chefs d’entreprise (49%). Dans sa note d’information, le Haut-commissariat rapporte en outre que « 39% des entreprises de la construction auraient réalisé des dépenses d’investissement en 2022 destinées, principalement, au remplacement d’une partie du matériel». Il est important de rappeler que « la tendance baissière des livraisons de ciment entamée à partir du mois de mars 2022, se poursuit au premier mois de l’année 2023, quoiqu’en atténuation», selon une analyse de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie et des Finances. Principal baromètre de l’activité du secteur de la construction, «les ventes de ciment se sont repliées de 6% au cours du mois de janvier 2023, au lieu d’une baisse moyenne de 15,9% lors des mois de juin à décembre 2022 et de 14,9% durant les mois de mars et avril 2022, et contre un accroissement de 8,8% à fin janvier 2022», avait fait remarquer la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de février (N°312). «Ce retrait a concerné l’ensemble des segments de livraison, à l’exception de celui d’infrastructure qui a enregistré une hausse de 7,2%», avait-elle précisé de même source. S’agissant du financement des opérations immobilières, il ressortait de sa note que «l’encours des crédits à l’immobilier a atteint 299,3 milliards de dirhams à fin 2022, en hausse de 2,2%, après une augmentation de 2,6% un an auparavant». Alain Bouithy

Maroc. L’industrie manufacturière table sur une hausse de la production au premier trimestre

Maroc. L’industrie manufacturière table sur une hausse de la production au premier trimestre

ENQUETES DE CONJONCTURE. « Au premier trimestre 2023, les entreprises de l’industrie manufacturière s’attendent à une augmentation de leur production », indique le Haut-Commissariat au plan (HCP) dans une récente note d’information. Selon les explications de l’organisme public, chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, ces anticipations seraient attribuables à une hausse de l’activité de l’«Industrie alimentaire», de la «Métallurgie » et de la «Fabrication d’équipements électriques». Cette évolution s’expliquerait également par la diminution de l’activité de l’«Industrie chimique» et de la «Fabrication de machines et équipements», ajoute le Haut-Commissariat. A noter que les anticipations des industriels prévoient globalement une stabilité des effectifs employés au premier trimestre de cette année, indique, par ailleurs, le HCP qui vient de dévoiler les résultats de ses enquêtes trimestrielles de conjoncture auprès des entreprises opérant dans les secteurs des industries manufacturières, de l’extractiion, de l’énergie, de l’environnement ainsi que celui de la construction. Dans sa note d’information, l’institution publique annonce que les entreprises opérant dans le secteur des industries extractives prévoient également une hausse de leur production pour le premier trimestre. Comme l’explique l’institution dirigée par Ahmed Lahlimi Alimi, « cette évolution serait imputable principalement à une augmentation de la production des phosphates ». Il est important de souligner qu’au niveau des effectifs employés, les patrons sondés dans le cadre de ces enquêtes trimestrielles de ce secteur prévoient parallèlement une diminution. D’après les résultats des enquêtes réalisées au titre du premier trimestre en cours, la production énergétique connaîtrait une baisse au premier trimestre 2023,  en raison du recul de la «Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné». En ce qui concerne l’emploi, les patrons des entreprises relevant de ce secteur annoncent s’attendre à une baisse des effectifs au cours du même trimestre, indique le Haut-Commissariat. Durant la même période, les entreprises de l’industrie environnementale anticipent, pour leur part, une stabilité de la production notamment dans les activités du «Captage, traitement et distribution d’eau» ainsi qu’au niveau des effectifs employés. Les enquêtes de conjoncture du HCP auprès des entreprises révèlent parallèlement que la production de l’industrie manufacturière aurait connu une augmentation au quatrième trimestre 2022, suite à la hausse de la production dans les branches de l’«Industrie automobile», de la «Fabrication d’équipements électriques» et de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques». Cette évolution serait également due à la baisse de la production dans les branches de la «Fabrication de boissons», de la «Fabrication de meubles» et de la « Fabrication de textiles », affirme l’organisme. S’agissant des carnets de commandes du secteur, les patrons les jugent d’un niveau normal alors que les prix de vente de produits fabriqués auraient connu une augmentation au cours de cette période et l’emploi une stabilité. « Globalement, le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans l’industrie manufacturière se serait établi à 76% », selon le HCP notant que 45% des entreprises de l’industrie manufacturière auraient rencontré des difficultés d’approvisionnement en matières premières, principalement celles d’origine étrangère. Parallèlement, 35% des patrons estiment que les stocks de matières premières se seraient situés à un niveau normal, la trésorerie aurait été  jugée «difficile»; tandis que, par branche, cette proportion atteint près de 47% dans la «Fabrication de textiles». Les entreprises de l’industrie extractive estiment, pour leur part que la production aurait connu une baisse durant le trimestre précédent, en raison d’une diminution de la production des phosphates, et que les carnets de commandes se seraient situés à un niveau normal alors que l’emploi aurait enregistré une baisse. Du côté de l’industrie énergétique, la production aurait affiché une baisse due principalement à la diminution de la «Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné»; tandis que les carnets de commandes se seraient situés à un niveau normal. Quant à l’emploi, le Haut-Commissariat rapporte qu’il aurait connu une augmentation. Imputable à une stagnation de l’activité du «Captage, traitement et distribution d’eau», la production de l’industrie environnementale aurait connu une stabilité au cours du dernier trimestre de l’année écoulée. « En ce qui concerne les carnets de commandes de ce secteur, ils se seraient établis à un niveau normal et l’emploi aurait connu une stabilité », affirme le HCP. Le remplacement d’une partie des équipements et l’extension de l’activité auraient fait l’objet des principaux objectifs de dépenses d’investissements en 2022 réalisées par la majorité des entreprises relevant des secteurs de l’industrie manufacturière, extractive et énergétique. Alain Bouithy